Bonjour à tous ! Alors tout d'abord, je vous fais mes plus profondes excuses pour ce retard de trois jours, j'étais dans un endroit sans internet et je viens de rentrer, mais je m'en veux surtout de ne pas avoir prévenu la semaine passée, vu que je suis la première à râler quand les auteurs ne tiennent pas les délais de publication qu'ils avaient donné donc encore désolée ^^ En tout cas, merci à ceux qui continuent de me lire ainsi qu'à Guest (charmant prénom ;p) dont je réponds à la review ci-dessous.

Ce chapitre n'est pas bien long, mais en ce moment l'inspiration me fait un peu défaut et sans vouloir me tirer une balle dans le pied avant même que vous n'ayez commencé la lecture, je ne suis vraiment pas ravie de ce chapitre, à l'exception de certains passages...

Sur cette note joyeuse, bonne lecture à tous !


RAR :

Guest : Alors tout d'abord, merci de ta review :) je comprends que tu aies un peu l'idée d'un "bloc" Harry/Ron pour le moment. Même s'ils sont très importants pour moi (après, je ne sais pas si ça se ressent dans l'histoire) ils ne sont pas les personnages principaux et donc forcément, je les fais un peu agir en tandem mais je vais essayer de faire évoluer un peu ça ! Par contre, je suis déçue que tu trouves que mon Harry a l'air idiot :( ce n'était bien évidemment pas mon intention ! J'ai relu les livres il n'y a pas si longtemps et même si on est d'accord qu'Harry est un héros qui reconnait ses erreurs etc. ça reste aussi un garçon "normal" que je trouve personnellement assez impulsif et qui peut se laisser entraîner par la colère. Dans le 7, pendant la recherche des horcruxes, ce n'est forcément un gai luron et il lui arrive d'être franchement désagréable ! Disons que j'ai voulu faire passer dans le dernier chapitre cette petite baisse de régime que j'avais trouvée intéressante dans les livres. Enfin, entre lui et Malefoy, si une espèce de relation plus ou moins positive arrive, je me vois mal la caser deux semaines après que Malefoy ait retourné sa veste ! Harry et lui se sont détestés pendant des années, déjà qu'avec Hermione ça prend du temps alors eux aussi ^^ Voilà, cette réponse est un peu longue mais j'avais trouvé ta review constructive et je voulais y répondre point par point ! En tout cas, merci, et j'espère que tu auras toujours envie de lire après ça ;)


Ce matin là, Hermione sortait de son cours d'arithmancie lorsqu'elle sentit une chaleur dans sa poche droite. Sortant le gallion de l'A.D., elle vit que Dumbledore leur donnait rendez-vous à son bureau à la fin des cours. La jeune fille rangea précipitamment la pièce et se dépêcha de rejoindre Harry et Ron devant la classe de métamorphose.

Elle eut l'agréable surprise de les voir discuter. Ginny lui avait appris qu'après des jours à s'éloigner l'un de l'autre, ils avaient eu une formidable engueulade, ce qui était peut-être ce qui leur fallait, songea-t-elle en s'avançant vers eux. Chacun avait lâché ce qu'il avait sur le cœur, et ils semblaient discuter comme si rien ne s'était passé. Hermione s'abstint donc de faire mention des derniers jours et leur envoya un sourire :

- Je viens de voir le gallion ! pourquoi Dumbledore veut-il nous voir ?

- Je pense que l'opération pour récupérer la coupe se met enfin en place, répondit tranquillement Harry.

- Quand est-ce qu'on ira à ton avis ?

Harry et Ron se figèrent en même temps et Hermione les vit lui lancer un regard surpris.

- On ? Répéta Ron.

- Hermione, il n'est pas question que tu viennes. Lâcha Harry d'un ton sans réplique. On en a déjà parlé.

- Je me sens très bien, mentit-elle en relevant le menton.

- Ce n'est pas ce que dit Malefoy.

- Comment ça « ce que dit Malefoy » ?! depuis quand est-ce que tu écoutes, et crois, ce qu'il a à dire ?

- Hermione, n'insiste pas s'il te plaît.

La jeune fille rougit furieusement et se promit d'avoir une « discussion » avec le Serpentard. De quel droit était-il allé dire ça à ses amis ?! si elle voulait leur en parler, elle l'aurait déjà fait !

Hermione ouvrait la bouche pour protester à nouveau mais le cours de l'heure précédente était terminé et une flopée de deuxième année de Pouffsouffle et Gryffondor sortirent bruyamment de la salle, l'empêchant de se faire entendre de ses amis qui, par ailleurs, rentraient déjà dans la salle.

Vexée de s'être fait ainsi mouchée avant même d'avoir pu s'expliquer, Hermione s'assit rageusement à côté de Neville qui lança un regard interrogateur à Harry et Ron devant lui. Ce dernier lui fit comprendre qu'il valait mieux ne pas demander à sa voisine ce qui n'allait pas.

Elle n'était pas de très bonne humeur.


Le cours de potions en commun avec les Serpentard arriva après le déjeuner et Hermione descendit sans enthousiasme dans les cachots.

Quoique…en apercevant Malefoy qui discutait avec Blaise Zabini dans un coin, à l'écart des autres élèves attendant pour le cours, elle se sentit un peu plus en forme.

De dos, Drago ne vit pas arriver sa colocataire. Mais il aurait comprendre aux sourcils haussés de Blaise en face de lui qu'il y avait un problème. Hermione le poussa brusquement et il manqua de trébucher. Il se retourna, fou de rage et prêt à en découdre avec celui qui avait la mauvaise idée de venir lui prendre la tête, mais il s'arrêta net en voyant que l'imprudent était sa très agaçante colocataire, qui accessoirement faisait presque deux têtes de moins que lui.

- C'est quoi ton problème Granger ! Fulmina-t-il sans prendre la peine de baisser la voix – s'il y avait bien quelque chose qui n'attirerait pas particulièrement l'attention, c'est lui en train de s'engueuler avec une Gryffondor.

- C'est plutôt à moi de te poser cette question ! s'écria-t-elle en retour. Qu'est-ce qui t'a fait croire que tu avais le droit d'aller parler à Harry et Ron ?!

- Oh, parce qu'ils étaient pas au courant ? Fit Malefoy en feignant la stupéfaction.

- Espèce de crétin ! Rien ne t'autorisait à leur parler de ça ! c'est mon problème, mon…

Elle s'arrêta brusquement en réalisant que Blaise Zabini n'avait pas bougé d'un pouce et qu'il les regardait avec un sourire amusé. Hermione se traita mentalement d'idiote. Et si Zabini allait tout répéter à…

- C'est bon Granger, il est au courant, grogna Drago qui avait compris ses réticences. Et pour ton information, je suis allé dire à Potter que tu étais crevée parce que c'est vrai et que franchement, si tu meurs, ce n'est pas avec leur demi-cerveau que le Balafré et la Belette vont gagner la guerre, alors autant conserver le tien.

Blaise Zabini retint à grand peine un rire. En fait, il ne le retint pas vraiment et lâcha un pouffement bien vite réprimé lorsque Drago et Hermione le foudroyèrent du regard.

- Ca va, ça va, j'ai compris, je vous laisse.

- Pas la peine, j'ai dit ce que j'avais à dire, marmonna Hermione. Malefoy, mêle-toi de ce qui te regarde !

Elle s'éloigna et passa la tête haute devant Harry et Ron qui avaient assisté à toute la scène.

- Elle vient de l'engueuler pour nous avoir parlé de ses malaises ? Fit Ron.

- On dirait bien.

- Pour une fois qu'il faisait quelque chose d'utile…


En fin d'après-midi, Hermione prit donc le chemin du bureau directorial en réfléchissant à ce qu'elle pourrait dire à Dumbledore. Si elle parvenait à convaincre le directeur de la laisser accompagner les autres, Harry et Ron s'inclineraient.

Elle repensa brièvement à Malefoy mais écarta sa tête de son esprit en grognant. Bien sûr qu'il avait raison, bien sûr qu'elle n'allait pas bien, mais elle refusait de laisser ses amis aller risquer leur vie sans elle ! ca devait être eux trois, ça avait toujours été eux trois. Et l'idée que ses deux meilleurs amis puissent accomplir quelque chose d'aussi important et dangereux sans elle lui serrait le cœur.

Lorsqu'elle arriva dans le bureau, Harry et Ron étaient déjà là. Elle fit la moue, déçue. Elle aurait préféré avoir quelques minutes en tête à tête avec le vieil homme.

- Miss Granger ! déclara Dumbledore en l'apercevant. Approchez, je vous en prie.

Il s'assit lourdement derrière son bureau. Il n'avait vraiment pas l'air bien, songea Hermione en jetant un bref coup d'œil à sa main noircie.

- Comme je le disais à Harry et M. Weasley, reprit le directeur, j'ai prévenu l'Ordre du Phénix de notre récente découverte et nous avons mis sur pied une opération qui devrait avoir lieu la semaine prochaine.

- D'accord, acquiesça seulement la jeune fille, attendant qu'il poursuive.

- Remus Lupin et Nymphadora Tonks se joindront à Harry et Ron pour pénétrer dans Gringotts et récupérer l'horcruxe.

- Vous n'irez pas Professeur ?

Dumbledore poussa un douloureux soupir.

- Je n'aurais pas pensé dire cela un jour miss Granger, mais je suis un vieil homme, et cette mission est trop importante pour que j'encombre l'Ordre de ma présence. Croyez bien que je le regrette.

Il posa alors un regard gentil mais ferme sur la Gryffondor.

- Et quoique vous puissiez en dire, j'ai bien peur que vous ne puissiez vous y rendre non plus.

- Mais…

- Je sais que vous voudriez accompagner vos amis et nul doute qu'en temps normal, vous auriez été d'une aide précieuse. Mais ni l'Ordre, ni moi, ne souhaitons vous mettre en danger plus que nécessaire.

La voix était douce mais le ton sans réplique et Hermione abandonna avant même d'avoir commencé. Harry et Ron l'avaient sans doute prévenu qu'elle protesterait, rendant toute argumentation inutile.

- Quel est le plan ? Demanda Harry. Comment allons-nous pénétrer dans Gringotts ?

- Les détails vous seront communiqués dans une semaine, quelques heures avant que vous ne partiez, répondit Dumbledore. Lupin et Tonks n'en savent pas plus que vous, précisa-t-il lorsqu'Harry ouvrit la bouche pour protester, il m'a paru plus prudent de garder jusqu'au dernier moment les détails. Je ne voudrais pas qu'ils tombent entre de mauvaises mains.

- Que voulez-vous dire ? Fit Ron en fronçant les sourcils.

- Vous saviez déjà que vous étiez sous surveillance. Il semble que Voldemort ait décidé d'accélérer les choses et il aurait demandé à des élèves de vous…ralentir dirais-je. Je dois donc vous demander d'être plus prudents que jamais. Ne vous déplacez pas seuls dans les couloirs et, si cela vous est possible, respectez le couvre-feu.

Il prononça ces derniers mots en souriant et si Hermione rougit d'entendre le directeur leur rappeler qu'ils avaient violé – à de nombreuses reprises – le règlement, Harry et Ron ne purent s'empêcher de sourire à leur tour.

- Je suis sûr que vous n'avez pas parlé de la coupe à vos camarades de l'A.D., comme je vous l'avais demandé…

Les trois amis hochèrent la tête.

- De même, gardons votre sortie prochaine secrète. Même pour M. Malefoy, ajouta Dumbledore en regardant Hermione.

- Bien sûr Professeur.

- Vos recherches avancent-elles ?

- Pas vraiment, avoua Hermione, rougissante d'avoir à admettre ce qui lui apparaissait comme un échec. Nous attendons toujours des nouvelles d'Helena Serdaigle, quant aux autres horcruxes…je n'ai que des théories pour l'instant.

Dumbledore ne paraissait pas déçu le moins du monde. Il remercia Hermione, ainsi qu'Harry et Ron, puis s'excusa d'un air las et les laissa partir.


Lorsqu'elle revint à l'appartement des préfets, Hermione constata que Drago l'attendait dans leur salle commune. Il avait le regard fixé sur un bout de papier chiffonné, signe qu'il l'avait serré dans son poing.

Lorsqu'il vit la jeune fille, Drago lui tendit le message sans un mot. Elle le prit et lut d'un coup d'œil les quelques mots qui courraient sur le papier.

Tue la sang-de-bourbe. Ordre du Maître.

Hermione sentit son cœur faire un bond et elle serra les dents avant de reporter son regard sur Drago qui attendait qu'elle parle :

- Quand as-tu reçu ça ?

- Il y a une heure à peine. C'était l'un des hiboux Malefoy.

- Tu as répondu ?

- Oui. J'ai écrit que je ferais de mon mieux.

- Pardon ?!

- J'ai l'intention de continuer à leur faire croire que je suis de leur côté aussi longtemps que possible. Alors la prochaine fois que tu veux m'engueuler, évite de le faire au beau milieu du couloir.

Hermione s'empourpra, gênée. Il avait raison, c'était stupide de sa part d'agresser Malefoy devant tous les Serpentard. Même s'ils ne les avaient pas entendus, sans doute avaient-ils trouvé que les deux préfets-en-chef discutaient un peu trop longtemps pour deux personnes qui se méprisaient.

- Tu n'avais qu'à tenir ta langue, répondit-elle bêtement.

Drago fronça les sourcils mais ne répondit rien. La jeune fille se laissa tomber dans un fauteuil en relisant une nouvelle fois le message.

- Je le savais.

- De quoi tu parles Granger ?

- Dumbledore nous a prévenus que Voldemort avait demandé à des élèves de nous « arrêter ». Je ne pensais pas que ça irait aussi loin mais…

- Et moi je ne pensais pas que Voldemort me donnerait une fois de plus ce genre de mission. Vu comment j'ai foiré la dernière…

Hermione lui lança un regard noir et il ajouta précipitamment :

- Mais heureusement ! heureusement que je l'ai foirée ! c'est juste que…

- Je sais.

Elle se leva, le message toujours dans sa main.

- Il faut que j'aille prévenir Harry.

- Pourquoi ? Demanda le Serpentard avec étonnement.

- Je ne suis qu'un intermédiaire. Au bout du compte, on sait très bien que c'est lui qu'ils veulent.


Dix minutes plus tard, Hermione se retrouvait devant le tableau de la Grosse Dame. Elle se rendit compte que ça faisait un certain temps qu'elle n'était pas revenue dans sa maison et elle perdit au moins cinq minutes dans la salle commune à saluer tout le monde.

Finalement, elle demanda à Neville qui travaillait dans un coin :

- Où est Harry ?

- Dans le dortoir.

- Ron est avec lui ?

- Non, je crois qu'il est parti avec Lavande…, répondit le jeune homme avec un léger sourire.

Hermione hocha la tête et après avoir remercié son ami, elle prit les escaliers en direction des dortoirs. Après quelques mois de rupture l'an dernier, Lavande avait tenté de récupérer Ron. La jeune fille semblait avoir mûri pendant l'été, Hermione savait qu'ils avaient discuté et ils semblaient se remettre doucement ensemble. Elle était contente pour lui. Si pendant plusieurs années, elle pensait avoir des sentiments pour Ron, elle avait fini par se rendre compte qu'elle n'éprouvait à son égard qu'une profonde amitié. Elle avait même poussé la bienveillance jusqu'à glisser quelques conseils à son ancienne camarade de dortoir – comme diminuer les gloussements hystériques…

Lorsqu'elle entra dans le dortoir des garçons, Harry était penché sur la carte des Maraudeurs. Hermione savait qu'il lui arrivait de passer des heures à fixer la carte de son père, comme s'il espérait y trouver des réponses.

Le jeune homme leva brusquement la tête en entendant la porte et il sourit en voyant son amie.

- Tout va bien ? demanda Hermione en venant s'asseoir sur le bord de son lit.

- Ca va.

La préfète décida de ne pas perdre de temps en préambules et elle lui tendit le message.

- Malefoy a reçu ça.

Harry saisit le billet en fronçant les sourcils, expression qui s'accentua une fois qu'il en lut le contenu.

- Où l'as-tu trouvé ? Gronda-t-il.

- Malefoy me l'a donné. Répondit-elle comme si c'était évident.

- Ah…

- Ca t'étonne ? Il dit que ça vient de son père, enfin en tout cas, du manoir Malefoy.

- Qu'est-ce qu'il a fait ?

- Il a répondu en disant qu'il essaierait. Il m'a expliqué qu'il voulait continuer à donner le change pour le moment. Je pense que c'est une bonne idée.

- C'est vrai, admit Harry en se redressant. Peut-être qu'il pourra nous donner quelques infos.

- Qu'est-ce qu'on fait ?

Harry poussa un profond soupir. Il y avait tellement de gens pour lui poser cette question ces derniers temps. Comme s'il avait la réponse.

- On va faire attention, répondit-il néanmoins, et on va continuer les entraînements.

- Bien sûr, renchérit Hermione en lui prenant la main. Il a peur Harry, peur parce qu'il sait que tu es capable de le vaincre.

Elle lui serra doucement la main en ajoutant avec un petit sourire :

- On le sait tous.


La semaine suivante se passa calmement en apparence, même si le Trio avait du mal à tenir en place. Harry et Ron passaient leurs soirées dans la Salle sur Demande en compagnie d'Hermione pour des entraînements supplémentaires. Cette dernière les voulait fin prêts pour leur mission. Enfin surtout Ron Harry n'avait pas besoin de ses conseils, il était le plus puissant d'entre eux et la jeune fille se rassurait en regardant le Survivant lancer des sorts à une vitesse effarante. Et elle se répétait la même chose.

Tout va bien se passer.

Le lundi suivant, en fin d'après-midi, Remus Lupin et Nymphadora Tonks arrivèrent à Poudlard. Ils s'étaient fait discrets et avaient emprunté la cape d'invisibilité d'Harry pour parvenir jusqu'à la Salle sur Demande. Ils étaient tous les deux assez reconnaissables, surtout Remus depuis qu'il était venu enseigner à l'école et Harry craignait qu'un élève ne révèle leur présence aux Mangemorts, ce qui leur aurait sans doute mis la puce à l'oreille.

Hermione les y retrouva juste après son dernier cours. Remus l'embrassa maladroitement sur la joue et Tonks la serra contre elle avant de la tenir à bout de bras pour mieux la regarder :

- Ca va toi ? Demanda-t-elle doucement.

Hermione sentit immédiatement le piège et elle poussa un soupir :

- Qu'est-ce que Molly vous a raconté ?

- Que tu étais très fatiguée, sourit Remus. Rien de plus.

- Qu'est-ce que tu as ? Reprit Tonks, un peu anxieuse.

- Je…rien, le stress, les études, Voldemort, tout ça quoi…, répondit-elle avec un petit sourire.

Elle vit bien que ses amis n'étaient pas dupes mais elle était décidée à ne parler de sa maladie qu'au moins de personnes possibles, même à ses proches. Elle en voulut un peu à Molly d'avoir trop parlé mais de toute façon, les questions seraient sans aucun doute venues lorsque Remus et Tonks auraient réalisé qu'elle ne les accompagnerait pas ce soir.

- C'est pour ça que je ne viens pas ce soir, ajouta-t-elle avec regret. J'ai jugé que c'était plus sage…et puis de toute façon Harry et Ron ne m'auraient pas laissée venir, avoua-t-elle finalement en bougonnant.

- Et ils auraient raison ! dit Remus avec un sourire affectueux. Mais ne te tracasse pas, il n'y aucune raison pour que les choses aillent mal.

- Comment ça va se passer exactement ? Dumbledore vous a expliqué le plan ?

Tonks prit le temps de s'asseoir dans un fauteuil et de se servir une tasse de thé qui était apparue un peu plus tôt avant de répondre :

- Plus ou moins. Un gobelin va nous aider à nous introduire dans Gringotts.

- Vraiment ? S'étonna Hermione.

- Oui, enfin…pas de son plein gré…

Elle avait l'air gêné par cette confidence et Hermione fronça légèrement les sourcils :

- Vous allez le soumettre à l'Imperium ?

- C'est le seul moyen pour nous d'atteindre la chambre forte des Lestrange, expliqua Remus en soupirant. Seuls les Gobelins savent se diriger dans les souterrains de la banque. Nous n'aurions aucune chance sinon.

Hermione hocha la tête et se rendit compte qu'elle le comprenait. Ils étaient en guerre et elle avait fini par apprendre que parfois, il fallait faire une entorse aux règles.


Hermione resta avec le couple pendant la soirée. Harry et Ron étaient passés les saluer avant de repartir pour parler avec Dumbledore mais la jeune fille dîna avec eux – les elfes leur avaient apporté discrètement de quoi manger – quoiqu'elle put difficilement avaler quoi que ce soit.

Vers dix heures, Harry et Ron réapparurent. Ils étaient allés se montrer dans la Grande Salle, trouvant inutile d'attiser les soupçons en disparaissant toute la soirée. Les cinq amis sortirent de la Salle sur Demande et se dirigèrent vers un le troisième étage pour y emprunter un souterrain menant à Pré-au-Lard. Ils transplaneraient de là.

Lorsqu'Hermione dut les abandonner devant le tableau dissimulant le passage, elle retint à grand peine ses larmes. Elle souhaita bonne chance à Lupin et Tonks qui entrèrent rapidement dans le passage, sans doute pour laisser Hermione leur dire au revoir.

- Tout va bien se passer, lança maladroitement Ron en lui tapotant l'épaule.

- Je sais, marmonna-t-elle.

Elle tremblait, mais elle n'aurait su dire si c'était de froid ou de peur.

- Avec Lupin et Tonks, il ne peut rien nous arriver. Sourit Harry.

Va dire ça à Sirius.

Hermione se bénit mentalement de ne pas avoir pensé tout haut et elle se contenta de serrer ses amis contre elle en balbutiant des recommandations et des « bonne chance » étouffés.

Et elle attendit que ses amis aient disparu derrière le tableau pour laisser couler ses larmes.


Lorsque Drago revint à ses appartements après avoir passé une partie de la soirée avec Blaise et Pansy dans la salle commune des Serpentard, il remarqua que la porte de la chambre d'Hermione était ouverte et a fortiori qu'elle n'était pas dedans.

Rendu nerveux par le message qu'il avait reçu plus tôt dans la journée et les révélations de la Gryffondor à cette occasion, le jeune homme fronça les sourcils et ressortit immédiatement des appartements.

A peine dehors, il se mit à courir dans le couloir.

Et se heurta violemment à celle qu'il cherchait, occasionnant des cris de surprise et de douleur d'un côté comme de l'autre.

- Malefoy ! s'écria Hermione en découvrant son colocataire qui reculait de quelques pas, surpris par l'impact. Non mais ça va pas de courir comme ça ?!

Toute inquiétude oubliée, Drago reprit vite du poil de la bête et répliqua sèchement :

- Et toi, qu'est-ce que tu fiches à te balader toute seule dans les couloirs à cette heure là ?! tu cherches les emmerdes ou quoi ?

Il avait d'autres réflexions en réserve mais son agacement s'estompa lorsqu'il vit à ses yeux tirés et son nez rouge que la jeune fille avait pleuré.

- Hum…qu'est-ce qui va pas encore ? Demanda-t-il maladroitement, plus brusquement qu'il ne l'aurait voulu.

- Rien.

- Oh bon sang…

En un instant, Drago avait compris. Pourquoi la Gryffondor pleurerait-elle si ce n'était parce qu'elle se rongeait les sangs en pensant à ses crétins d'amis qui…

- Ils le font ce soir, pas vrai ?

- De quoi tu parles ? Grommela Hermione, pleine de mauvaise foi.

- Ils sont allés à Gringotts.

- Non. Tenta-t-elle en dernier recours.

- Bien sûr que si. Et toi tu restes là à te morfondre.

- Peut-être que si tu n'étais pas allée dire à Harry que j'étais du bord de la mort, j'aurais pu les accompagner ! rétorqua Hermione avec agressivité.

Drago lui lança un regard goguenard.

Comme si c'était moi qui avait fait changer d'avis le Balafré…

Hermione avait repris le chemin des appartements et Drago dut presque courir pour la rattraper.

- Ils sont partis il y a longtemps ?

- Je n'ai pas le droit d'en parler. Surtout à toi.

- Ah.

Soudain, Hermione s'arrêta net au milieu du couloir et le regard suppliant qu'elle lança au jeune homme le bouleversa l'espace d'un instant :

- Je ne te demande qu'une seule chose Malefoy. Si jamais tu as décidé de nous trahir…je t'en supplie, pas ce soir.


Deux heures plus tard, Hermione attendait ses amis, recroquevillée sur les marches du hall silencieux.

Elle avait bien tenté de travailler dans sa chambre, mais c'était peine perdue. Même rester dans la salle commune à ne rien faire était un supplice. Alors elle était venue là où elle se sentait le plus proche d'eux, là où elle espérait les voir quand ils reviendrait.

Il ne lui restait plus d'ongles à ronger alors elle se triturait nerveusement les cheveux, les enroulant autour de son doigt, les emmêlant, les arrachant lorsque les nœuds résistaient. L'angoisse lui serrait la gorge comme un étau. Depuis le départ de ses amis, des images atroces lui traversaient l'esprit, des images cauchemardesques remplies de sang et des cadavres d'êtres aimés.

Elle avait envie de vomir et elle était presque sûre que ce n'était pas du au traitement.

Pourquoi n'était-elle pas allée avec eux ? Elle aurait pu les aider, les protéger…

Ca faisait longtemps, trop longtemps qu'ils étaient partis...

Soudain, des pas légers sur les marches de pierre lui firent tourner la tête si brusquement qu'elle se froissa un muscle. La douleur l'étourdit un instant et c'est donc avec une grimace de douleur qu'elle accueillit Drago qui, une couverture à la main, arrivait à sa hauteur.

Elle n'avait aucune envie de parler. En tout cas pas avec lui.

Mais à sa grande surprise, le jeune homme se contenta de déplier la couverture avec un soupir et de lui en couvrir les épaules. Puis il s'assit une marche au dessus d'elle sans un mot.

Ils attendirent encore longtemps ainsi. Hermione avait cessé de regarder sa montre. La grande horloge au dessus du hall avait peut-être sonné. Mais elle n'en était pas sûre. Les yeux rouges et piquants à cause de la fatigue, elle se contentait de regarder la grande porte par laquelle devaient revenir ses amis.

Et puis enfin, après une éternité, du bruit, des pas, des voix. Hermione bondit si rapidement sur ses pieds que Drago crut qu'elle allait tomber. Mais non, elle dévala les marches, sauta les cinq dernières et se rua au dehors par la porte entrouverte.

A l'extérieur, une lune blanche presque pleine et un ciel sans nuages permirent à Hermione de distinguer des silhouettes. Alors qu'elle courrait vers eux à toutes jambes, elle reconnut Remus et Tonks à ses cheveux bleus qui brillaient à la lueur de la lune.

Elle ne comprenait pas pourquoi après avoir pris tant de précautions à l'aller, ils revenaient par la grande porte. Mais elle s'en fichait. Et aussi heureuse qu'elle soit de savoir le couple sain et sauf, ce n'était pas eux qui importaient. Pas tout de suite.

Et enfin, elle se jeta dans les bras de Ron et Harry et éclata en sanglots.

Bon, il s'avéra que c'était davantage une crise de nerfs. Son corps était secoué de spasmes, elle gémissait en s'agrippant à eux, leur griffant presque la nuque en les serrant contre elle. Derrière elle, elle entendit Remus chuchoter :

- Il faut qu'elle fasse moins de bruit…je vous rappelle que vous êtes tous censés être dans vos lits.

Elle sentit Ron hocher la tête sur son épaule gauche tandis qu'Harry, le visage coincé sur son épaule droite lui caressait le dos en murmurant des mots pour la calmer :

- Hermione, tout va bien…on est là…on n'a rien…

- Façon de parler…, grommela Ron avant que son meilleur ami ne lui file un grand coup de coude dans les côtes, lui faisant pousser un râle de douleur.

Mais Hermione ne parvenait pas à se calmer. Au fond, elle-même se trouvait ridicule. Mais elle était tellement soulagée, tellement heureuse de les sentir bien vivants contre elle que les larmes ne tarissaient pas.

- C'est rien. Ce sont ses nerfs qui lâchent.

Harry et Ron qui s'étaient libérés de l'étreinte de leur amie et marchaient avec elle vers le château virent Drago se diriger vers eux.

- Ca fait des heures qu'elle vous attend. Ajouta-t-il.

Ce n'était pas un reproche, nota Ron, une simple précision.

Une fois arrivés dans le hall, Hermione put constater que ses amis n'étaient pas entièrement indemnes. Leurs vêtements étaient déchirés par endroits, ils avaient plusieurs entailles sur le visage, le cou, les mains…et du sang à peu près partout.

Elle les serra à nouveau contre elle.

- Plus jamais…ne me faites plus jamais une peur pareille ! hoqueta-t-elle.

- Hermione, il faut te calmer, sourit faiblement Harry.

Tout comme Ron ainsi que Remus et Tonks qui marchaient devant pour leur laisser un peu d'intimité, il accusait le coup de la fatigue.

- De ce que j'en sais, ça ne devrait pas tarder…, lança nonchalamment Drago, une émotion pareille, je m'étonne qu'elle ait tenu aussi…ah bah tiens, qu'est-ce que je disais !

Ron retint son amie à temps avant qu'elle ne s'effondre au sol, inconsciente.


Voilà, voilà, voilà, je prendrai avec joie toute beuglante m'étant destinée... x)

Pour le chapitre 8, je pense poster samedi dans la journée !

Donnez-moi vos impressions et à la prochaine ;)