Bonjour à tous ! J'espère que vous allez bien !
Bon, je tiens tout d'abord à m'excuser pour la suspension que j'ai dû infliger à ma fic... malheureusement, j'ai eu énormément de travail cette année, pour passer un concours (que je n'ai pas eu par ailleurs donc on rempile pour cette année) et j'ai non seulement manqué de temps mais aussi, on ne va pas se mentir, d'inspiration ! (c'est à dire que j'avais un peu la tête ailleurs voyez-vous ^^). Bref, arrivée en juin, j'ai mis beaucoup de temps à me remettre un petit peu dans L'année de la dernière chance et à réécrire mais dans tous les cas, voici un chapitre (un peu plus court que d'habitude) :)
Merci à Charliee3216, Swangranger, Madie0248, Oceane, Rose Caldin, RouliaClp91, Isop, Misery et Tinkerbell et Lunaserpent pour leurs reviews :)
J'espère que ce chapitre 20 vous plaira et je vous retrouve en bas ! Bonne lecture !
RAR :
Oceane : oui, Hermione se motive peut-être par le stress mais ça n'empêche qu'il va falloir qu'elle se calme parce que ça commence à avoir des répercussions embêtantes comme on va le voir dans ce chapitre ^^ merci pour ta review :)
Guest : merci pour ta review et si tu es toujours dans le coin, voilà la suite, bien que tardive ;)
Lunaserpent : ta patience a été mise à rude épreuve mais voici le nouveau chapitre, merci pour ton commentaire :)
[Je précise que ce chapitre reprend directement après la fin du chapitre 19 que vous pouvez aller relire si la mémoire vous fait défaut ;)]
A peine Hermione eût-elle abaissé sa baguette qu'elle recula vivement en faisant signe aux autres de la suivre.
Ils n'eurent qu'à parcourir quelques mètres en arrière pour pénétrer de nouveau dans la zone protégée par les enchantements et redécouvrir la tente, un peu plus loin. C'est avec tristesse qu'Hermione observa la jeune femme qui l'avait tant aidée regarder autour d'elle d'un air confus avant de secouer la tête puis de transplaner.
Ce n'est que lorsqu'elle se fut volatilisée que Ron lâcha :
- Qu'est-ce qui t'a pris ?
- On ne peut prendre aucun risque, répondit-elle sans quitter des yeux l'endroit où se tenait Bathilda un instant plus tôt.
- Mais elle ne nous aurait jamais dénoncés !
- Pas de son plein gré, non.
Elle poussa un soupir las et sans tenir compte de ses amis, retourna vers la tente. Faire de la magie aussitôt après s'être réveillée lui avait donné une légère nausée qu'elle s'efforça de repousser en inspirant profondément l'air frais et piquant.
L'obscurité avait commencé à tomber en cette fin d'après-midi et Hermione regarda les cendres froides du petit feu qu'ils avaient allumé devant la tente la veille. Ils avaient quitté Poudlard depuis moins de vingt-quatre heures et pourtant, cela semblait une éternité.
Elle rentra dans la tente et se dirigea aussitôt vers la cuisine : elle avait terriblement envie d'une tasse de thé.
Les garçons ne tardèrent pas à la rejoindre et tandis qu'Harry et Ron débarrassaient les livres et parchemins qui encombraient la table pour qu'ils puissent s'y asseoir, Drago s'approcha de la jeune fille.
- Ca va ?
- Oui…
Elle attendit que la bouilloire siffle pour la retirer du feu et regarder enfin le Serpentard avec un sourire triste :
- C'est le réveillon de Noël ce soir.
Hermione se réveilla quelques heures plus tard, un peu sonnée. Elle avait beau avoir été inconsciente pendant deux heures, elle était trop fatiguée pour travailler et en la voyant dodeliner de la tête pendant qu'ils buvaient leur thé, Harry lui avait conseillé d'aller se reposer. Et à peine s'était-elle allongée sur son lit qu'elle s'était endormie comme une masse.
Passant une main dans ses cheveux emmêlés pour tenter – en vain – de les coiffer, la jeune fille sortit de sa chambre. Une délicieuse et familière odeur de nourriture lui atteint les narines, même si elle ne put déterminer de quoi il s'agissait exactement. Elle s'avança jusqu'au salon et ne put retenir une exclamation de surprise en découvrant des bougies qui parsemaient la pièce, ainsi que des branches de houx accrochées ci et là. Une table avait été dressée avec une vaisselle ravissante et décorée de pommes de pin et de houx.
Toute à son observation, Hermione n'entendit pas Drago entrer dans la tente et ce n'est que lorsqu'il s'approcha d'elle, des branches de sapin dans les mains, qu'elle s'aperçut de sa présence.
- Qu'est-ce que tu en penses ? demanda-t-il avec un petit sourire.
La réponse de la jeune fille fut « hermionesque » au possible :
- Drago, d'où sort cette vaisselle ? Vous avez encore quitté la forêt ? Vous savez pourtant que…
- Calme-toi, l'interrompit-il en déposant les branches de sapin humides sur le sol. C'est toujours notre vieille vaisselle ébréchée, je l'ai juste transformée. C'est un sort que ma mère a tendance à utiliser quand elle n'apprécie pas la vaisselle dans les restaurants.
- Oh…, souffla Hermione, prise de court, eh bien, elle est ravissante ! reprit-elle précipitamment pour changer de sujet. Et la décoration, tu n'aurais pas dû…
- L'honneur et le fait qu'ils nous écoutent probablement m'obligent à admettre que Potter et Weasley m'ont aidé. Qui aurait cru que Weasley avait un tel sens de la décoration, une vraie petite fée d'intérieur !
Ca ne manqua pas, la voix de Ron retentit en provenance de la cuisine :
- Dit le type qui a métamorphosé nos assiettes en vaisselle de princesse !
Le rire d'Harry retentit à ses côtés et les deux garçons apparurent dans l'encadrement de la porte de la cuisine.
- Ca te plaît ? fit Harry en souriant.
- Bien sûr que ça me plaît ! répondit la jeune fille, sincèrement touchée.
- Ca ne sera pas comme à Poudlard ou au Terrier, renchérit Ron avec un sourire mélancolique, et je ne dis pas seulement ça parce que je pense que mon pudding fait avec les moyens du bord a 90% de chances de nous intoxiquer, mais on pourra quand même fêter Noël.
Hermione retint les larmes qui lui montaient aux yeux. Pleurer ne ferait que rendre les garçons mal à l'aise et elle se contenta donc de sourire tandis que Drago marmonnait en direction de Ron :
- Je te préviens, y a pas moyen que je touche à ton truc là…
- Dommage pour toi Malefoy, j'ai fait tout le dîner.
La soirée fut étonnamment joyeuse. Contrairement à ce qu'il avait prétendu, Ron ne s'était heureusement occupé que du dessert et le dîner préparé par Harry, bien que simple et frugal, fut bien accueilli. Ils passèrent la soirée à ressasser des vieux souvenirs de leurs premières années à Poudlard, chacun évitant soigneusement les sujets sensibles tels que les maisons, Rogue ou le quidditch – l'avantage du professeur Binns ou de la divination étant qu'ils n'étaient pas sujets à débat.
Après qu'ils aient dévoré leur plat et félicité Harry pour ses talents de cuisinier – personne n'avait relevé le « tu cuisines aussi bien que mon elfe de maison Potter » de Drago et Hermione avait aussitôt changé de sujet pour éviter le malaise qui pointait – Ron apporta fièrement son pudding sous l'œil attendri d'Hermione et celui, franchement dubitatif, d'Harry et Drago qui pour la première fois peut-être, échangèrent un regard entendu.
- Ca a l'air délicieux Ron ! sourit Hermione, prouvant à ses amis que l'amour, même amical, rendait définitivement aveugle.
- D'après la recette de ma mère ! clama le jeune homme.
Il découpa soigneusement une part pour chacun – Drago faillit retirer son assiette mais un regard d'Hermione l'en empêcha – et il s'ensuivit un moment de flottement pendant que chacun observait le contenu de son assiette. Les regards insistants d'Harry et Drago en direction d'Hermione lui firent comprendre qu'ils s'attendaient à ce qu'elle joue aux goûteurs mais elle secoua la tête et c'est donc ensemble qu'ils se lancèrent et mâchouillèrent avec difficulté le gâteau, dur comme de la pierre et au goût… particulier.
Aucun d'eux n'osait déglutir et c'est finalement Ron qui lâcha :
- Bon sang c'est dégueulasse.
Ils furent alors tous pris d'un fou rire et Drago se souviendrait longtemps de ce moment où, pour la première fois, il avait véritablement ri avec les trois Gryffondor.
Après avoir failli s'étouffer plusieurs fois puisqu'aucun d'eux n'avait avalé la mixture étrange que Ron avait appelé « pudding », ils se précipitèrent à l'extérieur et chacun partit de son côté pour aller charitablement recracher le tout dans la forêt.
- Je n'avais pas de lait ni de sucre ! se défendit Ron alors qu'ils rentraient dans la tente, encore hilares.
- Bon sang Weasley, je crois que c'était le truc le plus immonde que j'ai jamais mangé de toute ma vie ! lança Drago.
- Ron, Merlin sait que tu as de nombreux talents, renchérit Harry sans cesser de rire, mais je pense qu'on peut définitivement dire que la cuisine n'est pas l'un d'entre eux.
- Ca me rappelle une soirée avec mes parents, sourit Hermione en s'asseyant dans le canapé. On avait passé la journée dans un petit village de pêcheurs perdu au milieu de nulle part sur la côte Est, Colster. Je m'en souviens parce que c'était l'été de notre première année et ma mère avait tenu à aller dans un endroit entièrement moldu. A l'époque, elle avait peur que je ne perde pied avec ce qu'elle appelait « la réalité ».
- Quel rapport avec le danger alimentaire de Weasley ? demanda Drago en s'asseyant sur l'accoudoir à côté d'elle – tandis que Ron lui lançait un regard à la fois menaçant et amusé.
- Eh bien on avait dîné dans le pub de Colster et il y avait du pudding comme dessert du jour. Malheureusement pour nous, je crois que c'était aussi le jour où le cuisinier avait décidé de laisser les rênes à son stagiaire ou son fils, je ne sais plus… bref, le pudding était absolument immonde et on a été pris d'un fou rire incontrôlable avec mes parents…
Elle s'arrêta un instant, un sourire pensif flottant sur ses lèvres. Elle se demanda ce que feraient ses parents pour le jour de Noël. Est-ce que son père tenterait, comme chaque année, son fameux vin chaud épicé qui n'était généralement ni chaud, ni épicé ? Est-ce que sa mère, qui adorait la neige, se désolerait de ne pas voir un seul flocon en Australie ? Elle avait beau ne pas avoir souvent fêté Noël avec eux ces dernières années, il y avait les cadeaux, les lettres qu'ils s'envoyaient… elle avait pensé à leur envoyer des cadeaux, anonymement, après avoir vu à Pré-au-Lard un livre que son père aurait adoré, mais sa raison lui avait rappelé à quel point cela aurait été stupide et surtout risqué – des souvenirs auraient pu remonter.
- Et toi alors ? demanda soudain Harry. Comment ça se passe un Noël chez les Malefoy ?
Hermione retint un sourire amusé. Elle doutait sérieusement qu'Harry s'intéresse à la façon dont Drago pouvait passer Noël mais il tentait maladroitement de la détourner de ses pensées mélancoliques et elle lui en était reconnaissante. Le Serpentard semblait d'ailleurs tout à fait conscient de la manœuvre puisqu'il retint le « qu'est-ce que ça peut bien te faire Potter ? » qu'il s'apprêtait à lancer par réflexe pour une réponse plus détaillée :
- Je ne suis pas sûr qu'il y aura des festivités cette année mais habituellement, je le fête avec mes parents le 24 au soir. Bon, c'est pas vraiment le délire total mais c'est le seul moment où je suis seul avec ma famille. Le 25, on fait toujours un énorme banquet au manoir. Heureusement que Blaise et Pansy sont là sinon je me lancerais un avada kedavra.
- Quoi, tu vas soudainement prétendre qu'en fait, tu ne supportais pas d'entendre tous ces Sang-Pur cracher sur les gens comme Hermione ou sur les traîtres à leur sang comme moi ? lâcha Ron, franchement dubitatif.
Drago lui lança un regard sincèrement surpris :
- Non. C'est juste que comme n'importe quel gosse puis ado à une réunion de vieux, je me serais fait mortellement chier sans mes deux meilleurs amis.
Hermione esquissa un sourire bienveillant et Ron, agacé de s'être fait moucher, émit un grommellement inintelligible en croisant les bras.
- Bon, qui prend le premier tour de garde ? demanda finalement le rouquin, désireux de briser au silence qui régnait dans la pièce.
- Moi, répondit Harry en se levant, je n'ai absolument pas envie de dormir pour le moment.
- Je prendrai ta relève, indiqua Drago.
- Si tu n'es pas trop fatigué Drago, j'aimerais bien qu'on voit deux ou trois trucs avant que tu n'ailles te coucher, dit soudainement Hermione.
Les garçons se tournèrent vers elle et Harry faillit lui demander de quoi il en retournait mais il ne broncha pas et Drago hocha la tête avant de se lever pour suivre la jeune fille qui se dirigea vers sa chambre.
Elle lança un sort pour faire apparaître une flamme qui illumina la pièce tandis que Drago refermait la porte.
- Il y a un problème ?
- Du tout. Au contraire, mais tu m'as fait penser à quelque chose en parlant de ta famille…
La jeune fille fouillait dans son sac d'où elle extirpa finalement une liasse de parchemins, à savoir une partie de ses notes sur les horcruxes :
- Et si R. A. B. était un Black ?
- Quoi ?
Drago fronça les sourcils et vint finalement s'asseoir sur le lit aux côtés de son amie qui semblait chercher quelque chose dans ses notes qu'elle feuilletait frénétiquement.
- Attends, ça n'a aucun sens Hermione. Ca va faire des mois qu'on épluche les noms de tous ceux qui ont été en rapport avec l'ordre du Phénix, les résistants et tout… et là tu me dis qu'il s'agit d'un mangemort ?
- Tous les Black n'ont pas suivi Voldemort, précisa Hermione, regarde ta tante Andromeda…
- Oui enfin à part elle et quelques autres…
- Eh bien concentrons-nous sur ces quelques autres ! Tu connais bien les Black ?
Drago secoua doucement la tête. Non, il avait très peu de connaissances sur sa famille maternelle. Grand adepte du patriarcat, Lucius Malefoy avait mis en avant sa propre branche et Narcissa parlait peu de la sienne entre une sœur enfermée à Azkaban pendant des années et une autre reniée pour avoir épousé un né-moldu, Drago avait finalement croisé assez peu de parents de sa mère et avait encore moins posé de questions.
- Non, pas vraiment…, répondit-il finalement en se massant la nuque. J'ai croisé plus de Malefoy que de Black dans ma vie pour tout te dire.
Mordillant pensivement sa lèvre inférieure, Hermione regardait sans le voir le parchemin rempli de notes dans ses mains. La théorie allait en effet à contre-courant de tout ce qu'ils avaient recherché jusque là, mais vu qu'ils en étaient au point mort sur le médaillon, tout était bon à prendre.
Soudain, la flamme s'éteignit brusquement et ils se retrouvèrent dans le noir. Hermione laissa échapper un glapissement de surprise et chercha immédiatement sa baguette tandis que Drago, plus prosaïque, lâchait d'une voix agacée :
- Pourquoi la flamme s'est éteinte ?
Dans la pièce d'à côté, alerté par le cri de son amie, Ron se leva et vint ouvrir la porte.
- Qu'est-ce que vous faites dans le noir ? demanda-t-il d'une voix soupçonneuse.
- T'es sûr d'avoir envie de le savoir Weasley ? répliqua Drago d'une voix mielleuse.
- Je te demande pardon ?
- Arrêtez tous les deux, soupira Hermione. Ce n'est rien Ron, la flamme s'est éteinte.
Le jeune homme ne laissa pas passer l'occasion :
- Bah alors Malefoy, on n'est pas capable de lancer un sort qui tienne ?
- La ferme crétin, c'est…
- C'était ma flamme Ron, le coupa Hermione.
- Oh.
Drago relança le sort et une belle flamme vive vint éclairer de nouveau la pièce. Fronçant les sourcils, Ron s'avança dans la chambre :
- Mais… elle était là depuis longtemps ?
- A peine un dix minutes, répondit sombrement son amie.
- Que… qu'est-ce que ça veut dire ?
- Ca veut dire que ma magie s'affaiblit, soupira-t-elle douloureusement.
Ron et Drago échangèrent un regard et ce dernier lança d'une voix qui se voulait dégagée :
- C'est juste la fatigue. Ca ira mieux demain.
- Je ne crois pas, non…
Soudain très découragée, elle se leva et déclara dans un profond soupir :
- Je crois que je vais me coucher.
- D'accord, répondit aussitôt Drago en se levant à son tour.
- Bonne nuit, sourit Ron.
Il attendit, la main sur la poignée que Drago sorte de la pièce pour la fermer derrière lui, non sans s'assurer une dernière fois en lançant un regard inquiet à son amie :
- Ca va ?
- Oui, oui, tout va bien.
Hermione attendit que la porte se soit refermée pour laisser tomber son sourire forcé.
Elle avait un mauvais pressentiment.
Blaise poussa un énième soupir d'ennui et se laissa glisser contre le mur. C'était bien parti pour être le pire Noël de sa vie.
La veille, il avait dû insister pour que Pansy monte dans le Poudlard Express comme c'était prévu, afin d'aller retrouver ses parents pour les vacances. Bien qu'elle ait caché son inquiétude sous une froide colère, la jeune femme était désespérée de ne pas pouvoir rester à l'école où elle aurait tellement plus de chances d'avoir des nouvelles de Drago. Mais Blaise avait tempêté, argumenté, tant et si bien qu'elle avait fini par céder. Au moment du départ, il avait voulu l'embrasser mais il s'était retenu. Ce n'était pas le moment.
Et puis surtout il avait eu la trouille.
Depuis, le jeune homme traînait comme une âme en peine dans le château. Il s'était résolu à aller faire ses devoirs pour la rentrée, puis avait arpenté le château pendant tout un après-midi dans l'espoir de tomber sur un des Gryffondor liés à Potter. Juste quelqu'un qui pourrait lui confirmer ce qu'il voyait comme la seule hypothèse valable : que son meilleur ami était parti avec le trio infernal et qu'il allait bien.
Alors ce matin, il avait fait tout ce qui lui restait à faire et était venu se poser dans un recoin du septième étage, non loin de l'endroit où était supposée se trouver la Salle sur Demande. Quelqu'un allait bien finir par en sortir.
Sauf que ça allait faire bientôt six heures qu'il attendait, que sa vessie devenait douloureuse, son ventre gargouillait, et qu'il n'avait rien pris pour passer le temps. Et même penser à Pansy devenait un peu redondant à force.
Soudain, le jeune homme entendit des pas et il se releva avant de coller contre le mur, s'enfonçant un peu plus dans l'alcôve où il s'était dissimulé. Les élèves ayant, depuis la veille, interdiction de se promener dans les couloirs, il espérait fortement que ce n'était pas un professeur.
- Tu attends le magicobus Zabini ?
Le jeune homme manqua de sursauter. La haute silhouette dégingandée de Neville Londubat se dressait devant lui, baguette en main. Le Gryffondor avait la lèvre éclatée et une vilaine écorchure à la main. Blaise se doutait qu'il avait combattu lors de la prise de Poudlard mais il semblait qu'il n'ait pas ménagé ses efforts.
- Qu'est-ce que tu fous là depuis six heures Zabini ? reprit Neville en voyant qu'il ne répondait pas. Tu es en mission pour les Carrow ?
- Certainement pas. Je t'attendais.
Neville haussa un sourcil, dubitatif.
- Vraiment ?
- Oui. Et puis comment tu sais que je suis là depuis six heures, d'abord ?
Le Gryffondor esquissa un sourire mais ne répondit rien. Il n'allait certainement pas apprendre au Serpentard qu'ils empruntaient une autre sortie pour la Salle sur Demande. C'est ainsi que Seamus avait découvert que Blaise Zabini avait élu domicile dans le couloir menant à la Salle sur Demande ce matin là. Ils avaient attendu, longtemps, que le jeune homme parte, vérifiant à intervalles réguliers s'il était toujours là, et puis finalement, la curiosité avait été la plus forte. Neville savait que Zabini et Parkinson étaient restés les – seuls ? – amis de Malefoy et se doutait que ce dernier était la raison de la présence du Serpentard au septième étage, généralement peu fréquenté.
- T'occupes, répondit finalement Neville en balayant la question d'un geste de la main. Je suis là maintenant, alors dis-moi ce que tu veux.
- Je veux juste savoir où est Drago. Il a disparu depuis deux jours. Est-ce qu'il est avec vous ?
- Qu'est-ce qui te fait croire que je sais quoi que ce soit sur Malefoy ?
- Parce qu'il est dans votre… votre club, groupe, quel que soit le nom que vous lui donnez. Il vous aide, je le sais.
Neville le regarda un instant sans rien dire. Il lâcha finalement :
- Qu'est-ce qui me dit que tu ne vas pas aller tout raconter aux mangemorts ?
Blaise haussa les épaules avec un léger sourire.
- Absolument rien. Il va falloir me faire confiance j'imagine.
- Tu rêves.
- Dis-moi juste s'il va bien. S'il te plaît.
Quelques secondes de silence à nouveau. Finalement, Neville poussa un profond soupir.
- Malefoy n'est plus à Poudlard. Et aux dernières nouvelles, il va bien.
Le Serpentard soupira à son tour. De soulagement.
- Ok. Merci.
Neville se contenta de hocher la tête et il recula de quelques pas.
- Hum… et vous, ça va ? reprit soudainement Blaise.
Son interlocuteur esquissa un petit sourire cynique.
- T'inquiètes pas pour nous.
Il fit volte-face et s'éloigna sans un mot. Blaise regarda pensivement l'endroit où il se tenait quelques secondes auparavant et ne put se défendre d'un soupçon d'admiration envers le Gryffondor.
Comme quoi, c'est vraiment la fin du monde…
Le même jour, à des centaines de kilomètres de l'école de sorcellerie, le Trio et Drago Malefoy progressaient en silence dans la forêt enneigée de Dean.
Ils ne s'étaient pas attardés dans la tente ce matin là et bien que tous aient eu une pensée pour leurs familles en ce jour de Noël, ils avaient rapidement plié bagage pour changer d'endroit. Personne n'avait vraiment le cœur à bavarder. Ron rêvait aux bons petits plats de sa mère et à la douce chaleur qui devait régner au Terrier, Harry pensait à Ginny et aux membres de l'Armée de Dumbledore, Drago s'inquiétait pour Pansy qui avait dû rentrer chez elle et subirait nécessairement des questions.
Quant à Hermione, elle réfléchissait à plein régime, se fustigeant mentalement pour ne pas s'être davantage intéressé à la famille Black dont elle se rendait compte à présent qu'elle lui était presque inconnue. Cela faisait bientôt trois heures qu'ils marchaient et, collée à Ron qui passait son temps à frotter ses mains engoncées dans des gants, elle tentait désespérément de rameuter toutes les informations dont elle puisse se souvenir sur la famille de Sirius. Et la récolte n'était pas fameuse.
Soudain, Drago s'arrêta brusquement et regarda autour de lui. Quelques mètres derrière lui, Harry stoppa à son tour en fronçant les sourcils :
- Malefoy ?
- Eh bah c'est pas trop tôt !
Voilà voilà ^^
Bon, c'est un chapitre un peu transition, avec surtout des "scènes de vie" qui au premier abord apparaissent un peu inutiles mais de un, ils ne peuvent pas passer leur temps à courir, et de deux, certains détails ne sont pas inintéressants et auront un sens dans la suite de l'histoire. Ce chapitre est court et à mon sens pas très bien écrit par moments mais j'espère tout de même qu'il vous a plu ! Je vous laisse sur un "suspens" un peu pourri mais il fallait bien couper le chapitre à un moment x) en tout cas qu'en pensez-vous ? Qui vient de parler ? Ami ou ennemi ? N'hésitez pas à me donner vos impressions et pronostics éventuels ;)
Concernant le prochain chapitre, je ne suis vraiment pas en mesure de vous donner une date pour le moment... déjà je vous lâche celui-là juste avant de partir 3 semaines en Amérique du Sud donc a priori, rien avant la fin du mois (quoiqu'il y a du wifi dans les hôtels donc rien n'est impossible mais je ne veux pas faire de folles promesses), j'aimerais être plus précise mais malheureusement, si l'histoire vous intéresse toujours, il va falloir guetter un peu au hasard...
En tout cas, merci de m'avoir lu et à très bientôt j'espère !
