Et voici comme promis le nouveau chapitre.

Mon de HP et certains personnages à JK Rowling (Qui ça étonne?) et le reste à moi!

Enjoy!


J'ai acheté de magnifiques gants à ma mère, un magnifique encrier avec une plume à mon père et un magnifique châle à ma grand-mère. Ça leur a plu. Au fond, j'aime ma grand-mère.

Je vous l'ai caché, mais j'ai aussi offert des cadeaux à mes cousins et cousines : des pinces à cheveux pour les filles (toutes différentes, bien sûr) et des montres colorées pour mes cousins. Ça leur a beaucoup plu aussi.

A Helen, je vous l'ai dit : un nécessaire à balais avec Tonks, à Jodie une écharpe bleue et à Tia et Bryan, des babioles inutiles, mais ils adorent ça (genre un porte-clés, un bracelet, plein de trucs comme ça).

A Drew, j'ai offert un album photo contenant des images de bons moments (genre les retenues, le Quidditch…), à Tonks, ben le vernis !

Et à Chris… Tadam : une clé capable d'ouvrir n'importe quelle serrure. Ça va lui plaire ! Je suis trop fière de moi.

J'attends les miens avec impatience.

Ah ! Ils arrivent tous en même temps. Waouh !

Je les décroche tous et mes cousins et cousines regardent avec attention.

J'ai reçu du vernis à ongles qui change de couleur de Tia et Bryan. Trop cool ! Ils me connaissent bien ! J'ouvre leur lettre :

Chère Ally,

Coucou ! Joyeux Noël ! Comment vas-tu ? Un p'tit cadeau en espérant que ça te plaise (te connaissant, tu dois aimer !). A la rentrée !

Bisous on t'aime !

Tia et Bryan

Quelques babioles et décorations de mes cousins.

Des sucreries d'Helen et Jodie. Je me jette sur un paquet de plumes en sucres.

-Qui veut ?

On en prend tous une.

Puis des lunettes de soleil rose fuchsia de Drew.

Hello miss !

Alors, la grand-mère n'est pas trop énervante ? Te connaissant, ça doit être tendu !

Je te souhaite un très joyeux Noël !

Gros bisous !

Drew

Je souris et les mets en me regardant dans le miroir.

Puis je tends la main vers la lettre de Tonks :

Ally D'amooooouuuuuuuuuuur !

Joyeux Noël !

Je crois inutile de garder le secret plus longtemps : les chaussures appartiennent à Chris ! Oui, TON Chris !

Je hoquète. Elle est en train de se foutre de ma gueule ? Oui, ça doit être ça.

Et non, ce n'est pas une blague !

Je regarde les chaussures. Alors elles appartiennent à Chris ?

Tu vas avoir des envies de meurtre alors tchao ! Bonne nuit !

Bisoussssssss

Chewing-gum

Alors comme ça, elle a les cheveux roses aujourd'hui ? Argh ! Je vais la tuer à la rentrée !

Mais en attendant, j'ouvre son paquet qui s'avère être un joli pendentif. Un médaillon en forme de cœur. Avec gravé dessus d'étranges motifs.

Je l'ouvre et découvre une photo de nous deux, souriant de toutes nos dents, dehors, dans le parc de Poudlard. Sous la neige.

C'est fou ce que je l'aime ma petite Tonksie. Et ouais, elle a réussi à se faire pardonner en si peu de temps.

Je tends la main vers le paquet de Chris mais celui-ci s'ouvre tout seul.

Un chaton !

Nan, vous rêvez pas, un chaton vivant ! Noir avec des yeux verts. Des yeux verts pales comme lui. Bon, faudrait que j'arrête de penser à lui.

-Oh ! Fait Kalie. C'est de qui ?

-Chris, je souffle.

Karl ricane et pioche dans le paquet de plumes en sucre.

Je prends le chaton dans mes bras.

-Coucou toi !

-Yo salut la meuf ! Fais Edmund avec une main devant la bouche.

-Ha ha ha !

-Ben tu lui as parlé, il te répond !

-Tu sais parler aux animaux, maintenant ?

-Bien sûr !

-Je te crois ! Je fais ironiquement.

-Je le savais.

On rigole.

-Comment vas-tu l'appeler ? Demande Leanne.

-Ben, je sais pas si c'est un mâle ou une femelle.

-C'est sûr que tu ne vas pas l'appeler Chipie si c'est un mâle, fait Harriet.

-Ou Zorro si c'est une femelle, continue Jonathan.

-Zorro ?

-Un copain avait un chat qui s'appelait comme ça.

-Ah…

J'ouvre la lettre de Chris :

Hey Ally !

Je te souhaite de très joyeuses fêtes de Noël ! J'ai eu un coup de cœur pour ce chaton, mais je me suis souvenu trop tard-hélas- que tu avais déjà une chouette.

Bah, c'est pas grave ! On fera genre c'est celui de Drew !

Grosses bises !

Chris

PS : C'est une femelle

-Alors, une femelle… réfléchit Kalie.

-Vanille ! Fait fièrement Leanne.

Ah, j'ai oublié qu'elle était fan de vanille ? Elle parfume tout à la vanille, autant son parfum que ses gâteaux.

-Nan, elle est noire ! Quelque chose en rapport avec sa robe ! Proteste Harriet.

-Onyx, ça aurait été bien mais c'est une femelle, soupire Oliver.

-Ciboulette ! Pour ses yeux ! Clame Jonathan.

-Euh…

-Elle veut dire non, fait Karl.

-Menthe, propose Harriet.

-Et pourquoi pas Salade tant qu'on y est ? fait Karl.

-Olive ? suggère Edmund.

-Hors de question ! Siffle Oliver.

-Cachou ! Conseille Karl.

-Enfin, une idée potable !

-Opale ! Jade ! Fais Kalie.

-Je retiens ces trois-là.

-J'aime bien Opale, hésite Harriet. J'ai une amie qui s'appelle Jade…

-Moi aussi, j'aime bien Opale, je continue.

-Alors adjugé vendu ! Fais Leanne.

On éclate de rire.

-On fait quoi ? Demande Karl.

-On descend ? Propose Kalie.

Ils acceptent.

-Tu viens ? Demande Jonathan.

-Je vous rejoins dans cinq minutes, Nana ! Dis-je.

Ils acquiescent et sortent. Je m'empare d'une plume et de quelques parchemins. Je commence par Tia et Bryan. Ce sera le plus rapide.

Hello !

Je vous remercie énormément pour votre cadeau ! Alala… Vous me connaissez trop bien !

Bisous

Ally

Puis je passe à Drew :

Coucou !

Merci pour les lunettes ! Je les mettrai à la rentrée !

Je t'embrasse fort !

Ally

Puis à Helen et Jodie :

Salut les filles !

Merci pour vos bonbons (avec mes cousins, on a déjà fini un paquet de plumes en sucres) !

A la rentrée !

Ally

Il me reste Chris et Tonks. Je commence par cette dernière :

Ma chèèèèèèère Tonks,

Inutile de te dire : je suis furieuse. FURIEUSE ! Nan mais tu t'imagines que maintenant, je n'ose même plus marcher ?

Tu vas en baver ! Parole d'Allyson Stewart !

Mais j'adoooooore ton cadeau ! Merci !

Big Bisous Bien Baveux !

Ally

Et enfin ! Chris ! Mon Chris d'am… Rrrrmhhh… Chris mon ami !

Hey beau gosse !

Ton chaton est adooooorable ! Je l'ai appelé Opale pour ses yeux (la même couleur que les tiens ! Vert pale MA-GNI-FI-QUE !)

Bon, je dois aller rejoindre ma famille !

Gros bisous je t'adoooooore !

Ally

Nan, vous rêvez pas, j'ai bien écrit ça ! Je crois que j'étais très excitée !

Je me dirige vers les escaliers, mais je remarque que mon maquillage a coulé.

Je me dirige vers ma salle de bains (Eh ouais ! J'en ai une privée !) et, en compagnie de mon nouveau chaton, j'enlève le mascara qui a coulé avec un coton. Je m'apprête à m'emparer dudit mascara quand j'entends une détonation.

Etonnée, je sors silencieusement en laissant mon chat. Je me penche par-dessus la rambarde. Je vois un bout du salon. Je vois ma grand-mère, mon père, Harriet qui est à moitié caché derrière lui et un pied qui, je crois, appartient à Jonathan. Mon Nana.

Tous froncent les sourcils et commencent à se diriger vers le Hall où se trouvent les escaliers et la porte d'entrée.

Moi, d'où je suis, j'ai l'escalier à une dizaine de mètres sur ma droite en parallèle. Quand je regarde en face de moi, je vois la porte du salon (ouverte) et sous moi, en face du salon (le tout au rez-de-chaussée), que je ne vois donc pas, la porte d'entrée.

Personne ne fait attention à moi. Tous les regards sont concentrés sur la porte d'entrée.

En fait, il y a une sorte de trou en carré au milieu du couloir du haut. Et tout autour, il y a des pièces. Je me dirige vers un côté de ce carré ou je peux voir et me penche. J'arrive à voir la porte d'entrée qui explose soudain. Je sursaute et faillis perdre l'équilibre et m'écraser en bas.

S'avancent de l'ombre des personnes en noir encagoulées. Comme les Mangemorts.

Tous les regards concentrés se muent en visages de peur.

Personne ne parle.

-Tiens, tiens, fais la voix de celle qui est devant. J'en attendais pas tant. Toute la famille en même temps… En plein réveillon de Noël.

-Que voulez-vous ? Demande mon père.

-Il me semble, commence le deuxième, que vous n'avez pas été très conciliants pendant la montée du Seigneur des Ténèbres.

-Votre Seigneur des Ténèbres est fini ! Clame mon oncle. Regardez les choses en face !

-Et vous y avez contribuez ! Continue le Mangemort.

-Harry Potter l'a tué ! Fais ma tante.

-Vous allez payer !

-Nous sommes plus nombreux.

La Mangemort éclate d'un rire glacial.

-Nous sommes plus forts que vous !

Une dizaine de Mangemorts apparaît derrière elle et son acolyte.

-Nous sommes douze. Vous êtes seize et demi. Mais nous sommes quand même plus puissants.

Elle n'a visiblement pas remarqué que je n'étais pas là. Elle a dû préparer son discours à l'avance. Pathétique.

Ils s'alignent. Les adultes se mettent devant les deux ou trois benjamins.

La Mangemort les fixe toujours.

-Bon, et bien je crois que je vous laisse faire. Je vais m'asseoir tranquillement et regarder. Toi et toi ! Allez-y !

Deux Mangemorts sortent du groupe.

-On commence par qui ? Demande l'un en ricanant.

-Par la demi-portion ?

Ma tante se place devant Harriet en les regardant d'un air noir.

-Prenez votre temps ! Fait la chef.

Sadique ! Ai-je envie de hurler.

Je commence à me diriger à pas de loup vers les escaliers. Peut-être que j'ai une chance de les prendre par surprise ?

-Ne bougez pas, les enfants, gronde mon père.

Je le sais, ça s'adresse à moi. Il est prêt à se sacrifier.

-Quoi qu'il arrive, ne bougez pas.

Mais je ne veux pas vous regarder mourir !

Deux des Mangemorts se mettent en mouvement.

-Le premier qui touche à la demi-portion a gagné, fait l'un d'entre eux.

Ils prennent ça pour un jeu ?

-Reste derrière moi Harriet ! Lâche mon père.

-Que la fête commence ! Hurle de rire la Mangemort.

Des lianes s'enroulent autour des pieds de mon père mais il les brûle.

Un des Mangemorts attrape Harriet par un bras.

-Endoloris !

NON ! Il faut que j'agisse, mais avant que je n'aie eu le temps de faire le moindre mouvement, Edmund distrait l'homme.

Je commence à courir vers les escaliers mais un Stupéfix m'atteint. Je tombe avec la tête du bon côté.

Mon père me lance un regard noir.

NON !

-Endoloris !

Cette fois, c'est Leanne qui est atteinte. Elle s'agenouille lentement, comme pour dire « tu vois, je souffre à peine ! »

Leanne qui s'agenouille. Leanne la combattante qui ne laisse jamais voir ses émotions. Leanne qui malgré son sourire serein, est dure comme du fer. Leanne qui se relève toujours. Leanne quoi !

Ma grand-mère et mon père tiennent en respect le Mangemort qui torturait Harriet. Oliver et Jonathan en ont désarmés un. Je vois le bras d'Oli pendre. Il est blessé.

-Avada Kedavra !

NON !

Comme dans un rêve-ou plutôt un cauchemar-je vois Jonathan tomber au ralenti.

Jonathan. Nana. Celui que je taquinais. Mon compagnon de jeux avec qui je faisais les mille coups sous le regard amusé de Leanne. C'était toujours moi qui l'entraînais. Il acceptait toujours. C'était mon Nana à moi.

Ma tante et mon oncle tentent désespérément de se frayer un chemin vers Leanne, toujours à genoux sous les rires du Mangemort.

-Quand est-ce que tu plieras ? Tu es très amusante, tu sais !

Elle serre les dents. Très fort. Elle ouvre lentement les yeux. Elle fait un énorme effort juste pour faire ça. Elle est forte. Elle est forte. Elle ne pliera pas. C'est ma cousine. C'est ma cousine et elle est forte.

-Expelliarmus ! Hurle mon oncle.

Le Mangemort créé un bouclier mais est du coup obligé de perdre son Doloris.

Soudain, je me rends compte que mon corps n'est plus engourdi.

Je me redresse et remarque mon père tomber.

-Non… Je souffle.

Pas assez doucement. La Mangemort me repère.

Je me précipite dans les escaliers. Elle vient à ma rencontre.

-Salut ! Fait-elle comme si on était amies.

Je prends peur. Je tends la main vers ma poche, mais remarque que je n'ai pas ma baguette. Je l'ai laissée dans ma salle de bains.

Je fais demi-tour.

-Avec ça, tu vas peut-être t'envoler ! Ce serait rigolo !

Elle éclate de rire puis s'exclame :

-Bombarda Maxima !

Le sortilège atteint juste la droite de mes pieds et le sol à côté de moi explose. Je suis projetée contre le mur et perd connaissance, n'emportant que le rire de la femme.

OoOoOoOoO

Lorsque je reprends connaissance, tout est calme. Très calme. Trop calme. Je me lève. Pas une seule blessure. Que quelques égratignures.

Je regarde autour de moi. Les Mangemorts sont partis. Le rire de la fille me hante.

Je me précipite en bas des escaliers. Le spectacle me cloue sur place. Des larmes montent lentement.

Mon père et ma mère sont allongés l'un à côté de l'autre, inertes.

-Papa ! Maman !

Je me précipite. Je les secoue, les appelle, je pleure.

-Répondez-moi ! Ne me laissez pas seule ! S'il vous plaît !

Ma voix se fait suppliante.

-Ne me laissez pas ! Ne m'abandonnez pas !

Mes parents, ceux qui ont été présents, inquiets quand j'étais malade, contents quand j'avais un Optimal, qui me grondaient gentiment quand je faisais des bêtises et riaient quand je racontais une blague, même une pas drôle.

Puis la réalité me frappe de plein fouet.

Ils sont morts. Ils ne reviendront plus.

Je serre mes parents dans mes bras.

Je ne sais pas combien de temps je reste comme ça, prostrée au sol. J'ai perdu la notion temps.

Puis je me redresse.

Face à moi, les corps de Jonathan et de ma grand-mère gisent.

Et là, je commence à devenir hystérique.

Je pleure et cours auprès d'eux, un à un.

Je les aime tous. Je les adore tous.

Nana… Olive… Kalie… Karl… Harriet… Eddie… Leanne…

Ces prénoms me martèlent la tête plus que les autres. Ils n'auraient pas dû mourir.

-Leanne…

Je ne pensais pas que Leanne pouvait mourir. Elle est toujours forte. Elle est douce, mais elle est forte. Comme une étoile.

Je ne pensais pas que Harriet pouvait mourir. Elle était beaucoup trop jeune. Douze ans !

-Tu as vingt-et-un ans, j'en ai douze ! Ce n'est qu'un inversement de chiffre ! Et puis, rira bien qui rira le dernier quand tu seras un papi !

A peine quelques heures plus tôt, elle avait cela. Elle ne pensait pas à la mort. Qui y pense à cet âge-là ?

Je ne pensais pas qu'Edmund pouvait mourir. C'était l'aîné, celui qui nous protégeait tous, peut-être trop.

Je ne pensais pas qu'Oliver pouvait mourir. Celui qui nous consolait sans rien demander. Qui nous serrait dans ses bras quand on pleurait. Toujours présent.

Je ne pensais pas que Kalie pouvait mourir. Celle vers qui on se tournait quand on ne comprenait pas quelque chose, qui nous ramenait des fleurs qui s'ouvraient et se fermaient.

Je ne pensais pas que Karl pouvait mourir. Celui qui nous disait tout ce qu'il pensait, le mec franc. Il n'a pas peur de la vérité et rigole sur tout. Même sur lui.

Je ne pensais pas que Jonathan pouvait mourir. Mon compagnon de jeux, le lus adorable, celui dont j'étais le plus proche. Notre confident à tous. Celui qui ne se moque pas même quand on évoque des trucs ridicules. Nana.

Je ne pensais pas qu'ils pouvaient tous m'abandonner.

De tous, c'est moi qui méritais le moins de rester en vie.

Moi, avec pour seule qualité la loyauté et l'honnêteté. Peut-être un soupçon de courage.

Et là, je suis pitoyable. Je cours de l'un à l'autre, les appelle, leur supplie de ne pas me laisser.

-Ne me laissez pas !

Mais ils sont déjà loin. Il est trois heures du matin.

Edmund, Kalie, Oliver, Karl, Leanne, Jonathan et Harriet, mes oncles, mes tantes, ma grand-mère et mes parents. Pourquoi suis-je là ?

Pourquoi moi ? Pourquoi est-ce moi qui dois continuer à subir la vie ?

Pourquoi moi, celle qui compte le moins, qui suis toujours vivante ? Pourquoi pas Harriet, la plus jeune ? Edmund, le plus vieux ? Kalie, la plus sage et douce ? Oliver, le plus gentil ? Karl, celui qui goûte le plus à la vie ? Leanne, la plus combative ? Jonathan, le plus adorable ?

Pourquoi moi ?

Que dois-je faire ?

Kalie, qu'aurais-tu fais à ma place ?

Tu serais partie. Tu te serais réfugiée. Mais moi, je ne peux me résoudre à vous abandonner.

Tu ne dois pas être fière de moi.

Je les regarde tous. Non, je ne peux pas rester là. Ils se sont sacrifiés, je ne dois pas gâcher cela.

Je les embrasse tous une dernière fois.

Mon regard accroche une tâche blanche. Un bout de papier.

Et voici toute la famille morte !

Nous pourchasserons les moindres survivants de cette famille si nous en découvrons !

Mon ventre se tord.

Ils me croient donc morte. Je ne dois pas rester ici.

Je monte et regarde la scène.

Mon regard se pose sur la trace du bombardement. Celui qui était censé me tuer.

Je m'empare du corps de Jonathan et le soulève dans les escaliers.

Après un quart d'heure au moins de bataille avec son poids, je le mets comme le mien, contre le mur.

Le Ministère de la Magie n'y verra que du feu. On doit m'oublier.

Sinon, je suis morte.

OoOoOoOoO

Après avoir remis la scène très crédible (huit cousins, un de plus, un de moins, on ne remarquera rien. Enfin, j'espère), une nouvelle crise d'hystérie me prend.

-Que dois-je faire ?

Je monte précipitamment et m'empare d'un sac à dos.

Je n'emporte aucuns habits à part quelques sous-vêtements. Juste des souvenirs de cette autre vie.

Je dois en commencer une nouvelle. Ne pas me retourner. Rester droite et avancer. Comme Leanne l'aurait fait.

Je dois bien réfléchir. Comme Kalie l'aurait fait.

Je dois protéger ceux que j'aime. Comme Edmund l'aurait fait.

Je dois continuer à vivre ma vie. Comme Karl l'aurait fait.

Je dois me protéger moi-même et me méfier, pour que leur mort ne soit pas mort inutile. Comme Jonathan l'aurait fait.

Je dois aider les autres qui sont dans mon cas. Comme Oliver l'aurait fait.

Je dois recommencer à sourire. Comme Harriet l'aurait fait.

Je dois leur ressembler. Les faire vivre en moi.

Toujours.

Réfléchir…

Je ne dois pas faire de magie, sinon, ils me localiseront.

J'attrape mon chat et pars en courant, pleurant toujours comme une madeleine.

-Je vous aime ! Hurlais-je sur le pas de la porte.

OoOoOoOoO

Je les vois partout. Je ne rencontre qu'eux.

Mes cousins.

-Nous sommes et pas toi tu dis payer pour cette injustice, chuchotent-ils dans le noir.

-Non ! Non ! Je vous en prie !

On doit me prendre pour une folle, mais je ne m'en rends même pas compte.

Je dois faire un triste tableau : une fille de quinze ans, habillée de couleur comme ce n'est pas permis avec des lunettes de soleil fuchsia en forme de cœur dans les cheveux, mais pleurant comme une madeleine et ayant l'impression de vivre un film d'horreur. C'est le cas. Je vis un atroce film d'horreur où tout le monde meurt.

Où dois-je aller ?

A Poudlard ! Me souffle l'esprit de Kalie.

Je me précipite dans le Chaudron Baveur, vide à cette heure et m'empare d'une pincée de poudre de cheminette.

-Poudlard, bureau du Directeur !

Je disparais.


Voilà! La semaine prochaine (sans oublier une petite review xD)