Bonsoir FFNET, c'est moi, une revenante. Je sais que j'ai pas update cette fic depuis 2 mois mais pour ma défense c'était le Nanowrimo. Et j'ai une bonne nouvelle pour vous, les 3 personnes qui lisez ma fic, j'ai écrit 10K de Heads Will Roll à la fin du Nano, donc le temps que je les corrige le reste des chapitres devraient arriver vite ;)
Cette fic continue d'être ma catharsis, c'est beau.
Also merci à Elliada, my best girl, pour avoir relu ce chapitre et pour me supporter quand je me questionne tous les 2 jours sur le personnage de Junko Enoshima, god bless. Et puis allez la harceler pour qu'elle finisse son OS KomaHina que j'attends depuis 82 ans.
Bonne lecture !
CHAPITRE 2 – Qui veut la paix prépare la guerre
« You got your H.P. Lovecraft
Your Edgar Allan Poe
You got your unkind of ravens
And your murder of crows
Catty eyelashes and your Dracula cape
Been flashing triple A passes
At the cemetary gates »
Arctic Monkeys, You're So Dark.
IZURU
Izuru soupira profondément en refermant la porte de son appartement. Son chat s'approcha immédiatement de lui et se frotta contre sa jambe. Izuru le prit dans ses bras et marmonna :
- Quelle étrange première journée…
Son chat miaula comme pour lui répondre et un mince sourire apparut sur ses lèvres.
- L'université a l'air bien. Les cours que j'ai eu aujourd'hui étaient plutôt intéressants…
Le chat s'échappa de ses bras pour sauter sur le bar de sa cuisine.
- J'ai rencontré une drôle de fille. Assez ennuyeuse à première vue, mais plutôt…persistante.
Le chat miaula comme s'il oubliait quelque chose. Izuru leva les yeux au ciel.
- J'imagine qu'elle n'est pas désagréable à regarder non plus. Mais c'est un stéréotype vivant de la garce. Ceci dit, elle a des couettes. Qui se coiffe encore comme ça à vingt-et-un ans ?
Izuru soupira et sortit sa théière de l'un de ses placards. Boire du thé avait tendance à l'apaiser et Dieu savait qu'il en avait besoin après une journée pareille.
Peu désireux de rencontrer d'autres énergumènes semblables à Junko, Izuru s'assura d'arriver très tôt dans l'amphithéâtre avant son premier cours du lendemain. Contrairement à ses anticipations, il n'était pas le premier arrivé.
Une étudiante était assise du côté droit de la salle, son ordinateur déjà ouvert. Elle relisait probablement ses notes, les jambes croisées et l'air concentré. Ses longs cheveux étaient semblables à une myriade de rubans parme et elle semblait plus sérieuse que l'ensemble des autres étudiants qu'Izuru avait croisés jusque là.
- Je peux m'asseoir ?
Elle l'étudia un instant du regard avant de hocher la tête.
- Tu dois être le nouveau.
Ça n'était pas une question – tout au plus, une observation.
Izuru haussa les épaules.
- Il faut croire.
Elle lui tendit sa main.
- Kirigiri Kyouko.
Izuru serra sa main avec un demi-sourire.
- Izuru Kamukura.
- Puisses-tu survivre à Hope's Peak.
Izuru ricana en sortant son ordinateur.
- Je vais essayer. J'ai déjà fait la connaissance de votre charmante présidente. déclara t-il, la voix emplie de sarcasme.
Kirigiri haussa les sourcils.
- Pavure de toi. Ceci dit, les gens qui ne se jettent pas aux pieds de Junko sont rares.
Il s'apprêtait à répondre lorsque Junko en personne fit irruption dans l'amphithéâtre. Ses cheveux toujours noués en deux couettes blondes qui flottaient derrière elles à chacun de ses pas, elle lui fit un clin d'œil qu'Izuru ignora royalement.
- Quand on parle du loup…
Durant leur conversation, la salle s'était considérablement remplie. Izuru vit cinq personnes suivre Junko jusqu'au micro réservé aux professeurs.
- La Troupe des Abrutis. commenta Kirigiri. Je te présente notre Bureau des Étudiants.
- La clique de Junko, j'imagine.
- En personne. Celui qui a les cheveux blancs, c'est Nagito Komaeda, le seul membre à peu près fréquentable du BDE, même s'il est un peu bizarre.
Komaeda n'avait pas l'air très bien réveillé.
- À côté de lui, le blond à lunettes, c'est Togami. C'est le trésorier et un vrai snob.
Izuru avisa le dénommé Togami, qui se tenait bien droit derrière Junko, jaugeant l'amphithéâtre d'un air supérieur derrière ses lunettes.
- Il en a tout l'air.
- La fille avec les tresses, c'est Fukawa. Une sacrée psychopathe. Elle a planté ses ciseaux dans la main d'une fille qui avait copié sur elle pendant l'examen final.
Izuru fronça les sourcils. Fukawa était appuyée contre le mur, jouant distraitement avec une paire de ciseaux d'un l'air mortellement ennuyé. Il nota mentalement de ne pas s'approcher d'elle de trop près.
- Le type à l'air constamment énervé avec le brassard « BDE » c'est Ishimaru, le vice-président. Un type un peu colérique, mais pas méchant.
- Je vois.
- Et tu connais déjà Junko, hélas. acheva Kirigiri.
Cette dernière semblait attendre que l'intégralité des élèves arrive pour faire son annonce, penchée sur le pupitre. Elle jeta un regard noir à Kirigiri, qui l'ignora tout autant.
- Et la fille avec les anglaises ? voulut savoir Izuru.
Kirigiri se raidit. Izuru se demanda vaguement pourquoi elle l'avait volontairement oubliée. Elle avait un style vestimentaire plutôt…étrange pour quelqu'un d'aussi populaire. Ses longs cheveux noirs étaient relevés en anglaises et elle portait un chemisier noir transparent, ainsi qu'un collier de perles sophistiqué qui lui donnait l'air d'une gothique.
- Celestia Ludenberg, marmonna Kirigiri. La graphiste. C'est une peste, rien d'étonnant puisqu'elle est la meilleure amie de cette chère Junko.
- Eh ben, soupira Izuru. La fine équipe.
- Je ne te le fais pas dire.
Junko se mit à parler d'une soirée organisée le weekend à venir par le bureau des étudiants et Izuru en profita pour poser d'autres questions à Kirigiri.
- Tu es là depuis ta première année ?
Elle acquiesça.
- Oui, et j'ai vu Junko arriver au pouvoir tout en maintenant sa position de major de la promotion.
Izuru arqua un sourcil.
- Quoi, vraiment ?
- Elle est plus intelligente qu'elle en a l'air. Elle ne vient quasiment jamais en amphi, pourtant – et quand c'est le cas, elle le passe à bavarder avec Koameda et Celes.
Izuru resta silencieux. Lui qui était plutôt doué pour lire les gens au premier regard, il n'avait pas pu prédire cette facette de la personnalité de Junko. Il ne put d'ailleurs pas s'empêcher d'y penser pour le reste de la matinée, alors que les cours d'une monotonie et d'un ennui profond se succédaient.
Vers onze heures, son portable vibra et il le sortir de sa poche avec un froncement de sourcils. Quasiment personne ne lui envoyait de textos, et ses parents préféraient l'appeler.
despairqueen : alors, c'est Kirigiri ton type, c'est ça ? elle doit être la fille plus ENNUYEUSE de cette université.
Izuru.K : Comment t'as eu mon pseudo
despairqueen : t'es prévisible
Izuru.K : On s'est parlé UNE fois
despairqueen : que veux-tu, j'aime les gens
Izuru renifla de dédain.
- Elle me gonfle, bordel.
Kirigiri fronça les sourcils.
- Tu parles avec Junko ?
- Contre mon gré, soupira t-il.
- Bon courage. fit Kirigiri d'un air compatissant.
despairqueen : bon passons aux choses sérieuses
Izuru.K : qu'est-ce que tu veux bon sang
despairqueen : j'ai pas été assez claire ? toi
Izuru.K : non
despairqueen : mauvaise réponse
Izuru.K : Junko, je te jure, fous moi la paix
despairqueen : retrouve-moi dans les vestiaires après notre dernier cours
Izuru.K : je pourrais te dire oui pour avoir la paix et ne jamais venir
despairqueen : ça serait si ENNUYEUX de ta part
- Je vais l'étrangler, murmura t-il.
- Elle doit vraiment te trouver canon pour te harceler comme ça. Quoique, je doute que quiconque lui ait déjà dit non. C'est peut-être le challenge qui l'attire…
Kirigiri semblait concentrée, comme si le comportement de Junko était la pièce clé d'une enquête criminelle.
- Ah, parce que je ne le suis pas ? plaisanta Izuru.
- Je n'ai jamais dit ça, ricana Kirigiri. Tes cheveux sont chouettes. Dommage que les mecs, ça ne soit pas mon truc.
- Si seulement les mecs c'était mon truc, soupira Izuru en jetant un regard désespéré à son téléphone.
Kirigiri lui tapota l'épaule en signe de compassion.
Izuru paramétra son portable sur vibreur pour le reste de la journée. Il avait bien mieux à faire que de se préoccuper de la proposition de Junko, qu'il ne comptait nullement accepter. Batifoler avec une garce dans un vestiaire ? Il avait d'autres centres d'intérêt, merci bien.
Pourtant, peu importe à quel point Izuru se forçait à penser à autre chose – les cours qu'il devrait rattraper, l'éventualité affreuse d'un travail de groupe à effectuer, entre autres – Junko refusait de quitter ses pensées. Elle se calquait en trame de fond sur son esprit, presque imperceptible, mais présente en permanence, assez longtemps pour énerver Izuru comme jamais auparavant.
Pourquoi diable était-il incapable de l'éliminer de ses pensées ? Elle n'avait rien de spécial. C'était une garce comme on en voyait des milliers, aussi belle que mesquine et avide du pouvoir que son statut de Présidente lui conférait.
Il ne pouvait pas nier que Junko était attirante, au-delà de son corps absolument parfait et de son visage aussi harmonieux que menaçant. Quelque chose chez elle l'intriguait au plus haut point, et il n'y avait probablement qu'une seule solution pour se débarrasser de cette question. Aller chercher les réponses lui-même, briser le masque de Junko et découvrir ce qui se cachait derrière sa personnalité aux mille facettes.
Qu'avait-il à perdre, après tout ?
À dix-huit heures, Izuru avait lui-même du mal à croire qu'il se trouvait devant la porte du gymnase de Hope's Peak. Son corps tout entier lui criait de dégager de là pendant qu'il en avait encore l'occasion, mais sa décision était prise.
Quoi qu'il arrive, quelque chose lui disait que Junko reviendrait à la charge avec deux fois plus d'ardeur s'il lui posait un lapin.
Comme il s'y attendait et à son plus grand agacement, un sourire vicieux étira les lèvres peintes en rouge de Junko lorsqu'il poussa la porte du vestiaire.
- Je le savais, ricana t-elle. Vous êtes tous pareils, les mecs.
Izuru esquissa un sourire.
« Qu'elle pense avoir gagné, parfait. »
- Alors, tu comptes m'embrasser ?
Izuru secoua la tête de dépit, un sourire blasé sur les lèvres.
- T'as qu'à venir chercher ce que tu veux.
Il n'aurait su dire exactement lequel des deux avait attiré l'autre vers lui le premier, mais l'instant d'après, ils s'embrassaient contre les casiers.
« Comment j'en suis arrivé là ? » se demanda-t-il brièvement. « Je l'ai rencontrée hier, bon sang. »
Leur baiser n'avait rien de tendre et Junko tira sur sa cravate pour l'attirer plus près d'elle. Izuru grogna et la souleva par la taille alors qu'ils s'embrassaient plus fiévreusement encore.
- Alors, soupira t-elle, je t'ennuie toujours autant ?
Izuru lui mordit la lèvre inférieure pour toute réponse. Et ils auraient sans doute pu continuer encore un long moment si la porte ne s'était pas brutalement ouverte sur Mondo.
- Hé, Junko ! On en a déjà parlé, mon vestiaire n'est pas ton coin bisous !
- Mon coin bisous n'est pas ton vestiaire, répliqua Junko en lui adressant un geste grossier.
Izuru lui jeta un regard consterné avant de se décoller du mur.
- Oh, on est pas obligés de s'arrêter là, il aurait bien fini par partir…
- Junko, sifflèrent les deux garçons d'une seule voix abasourdie.
Mondo le fixa l'air de dire « espèce de sale petit veinard » avant de soupirer et d'aller rejoindre le reste de l'équipe de football américain.
Junko se retourna vers lui avec un sourire narquois.
- Pour quelqu'un qui me trouvait ennuyeuse, je te trouve plutôt réceptif à mes avances.
Izuru croisa les bras, loin d'éviter son regard.
- Si tu crois que j'ai pas vu mieux…
Junko poussa une exclamation outrée.
- Petit con.
- Présidente en carton, répliqua Izuru.
- Asocial.
- Nyphomane.
- Qu'est-ce que t'en sais ?
Izuru réprima un ricanement.
- Est-ce que je commence par ton attitude affreusement suffisante ou par la horde de mecs qui te suivent partout ?
- Déjà jaloux ?
- Ne sois pas prétentieuse.
Junko haussa les épaules.
- Je suis née comme ça, j'y peux rien.
- Ben voyons.
- J'adorerai me chamailler avec toi toute la journée, Kamukura, mais j'ai des trucs à faire. On se voit à la fête.
- N'y compte pas trop.
Junko lui caressa la joue avec un sourire mutin.
- Tu disais ça aussi ce matin, et pourtant…
- Qui te dit que ça se reproduira ? ricana Izuru. Je ne viendrais pas à ta fête.
- T'as peur à ce point de devoir parler à des gens ?
- Comme si c'était une question de peur.
- Prouve-le.
Il croisa les bras, presque abasourdi par son audace.
- Je n'ai rien à te prouver.
- On verra ça samedi !
Sur ces mots, Junko tourna les talons et disparut dans le couloir.
Izuru réajusta sa cravate avec un soupir et passa une main dans ses cheveux désordonnés.
« Quel ennui. »
Voilàààà, ce chap était un peu court mais le 3 arrivera bientôt, c'est promis. Also, si vous aussi vous êtes en mode facepalm devant le comportement d'Izuru c'est totalement normal. Cet enfant se ment à lui même.
Merci d'avoir lu et à plus :)
Aeli
