Joyeux Noël les enfants. Personnellement j'ai passé le réveillon à rêver de jouer à Danganronpa V3 tellement je m'ennuyais. DYPLOPIA TOUT EST DE TA FAUTE.
As always merci à Elliada de me relire et pour ses conseils de derrière les fagots, et à Lilsucrette & Dyplopia de lire cette vieille fic, jvous love.
CHAPITRE 5 – Les absents ont toujours tort
« Everything you say can and will be held against you
So only say my name »
Just One Yesterday, Fall Out Boy
IZURU / JUNKO
La première chose que Kirigiri lança à Izuru à son retour à Hope's Peak, le lendemain, eut le mérite de lui couper le souffle.
- Ça n'était pas Celestia.
- Quoi ?
Kirigiri n'avait jamais vu Izuru faire cette tête là et elle se sentit deux fois plus pathétique à l'idée qu'il se fasse autant de souci pour elle.
- C'est pas ta faute, j'aurai dû le savoir.
- J'étais persuadé que c'était elle, je suis désolé. Je n'aurai pas dû m'en mêler.
- Je la connais depuis longtemps. C'est ma faute, j'ai été stupide.
- Écoute, si ce n'est pas elle qui les a envoyées, ça ne veut pas forcément dire qu'elle ne t'apprécie pas…
- J'imagine de plus en plus mal Celestia appréciant qui que ce soit.
- Si tu avais lu ce que j'ai lu…
Kirigiri croisa les bras.
- Peut être que Junko se doutait que tu allais fouiller dans son portable. Peut être qu'elle a tout mis en scène. Elle en est capable.
- Non. C'est trop tordu, même pour elle.
- Je sais même pas pourquoi on en parle encore, soupira Kirigiri. Je passe à autre chose. J'aurai dû balancer ces foutues lettres pendant que j'en avais encore l'occasion.
La tension était palpable dans le local du BDE lorsqu'Izuru et Junko y firent irruption, à peine une heure plus tard. Izuru avait prétexté vouloir faire une partie d'échecs contre Togami pour la suivre et en avoir le cœur net concernant les lettres adressées à Kirigiri.
- Je peux savoir ce que ton petit copain fait ici ? lâcha Celestia. On mène toujours notre enquête.
- Ça n'est certainement pas Naegi Makoto, intervint Komaeda. Il avait l'air super gêné quand je lui ai posé la question mais il n'est pas assez retors pour ça…
- Pour savoir qui a écrit ces maudites lettres ? soupira Junko en regardant Celestia droit dans les yeux. Eh bien ne cherchez plus, c'était moi.
Un silence de mort tomba sur la pièce entière alors que tous les regard déviaient lentement vers Junko. Même Izuru écarquilla les yeux. Pas même ses hypothèses les plus farfelues n'avaient concerné Junko.
- Vous nous laissez une minute ? dit Celestia, les dents serrées. Je crois qu'on doit s'expliquer.
Komaeda grimaça.
- Je devrais peut être venir aussi, histoire de m'assurer que tout le monde revienne en vie…
- Reste en dehors de ça, Ko. dit Junko. On est des grandes filles.
- Comment t'as pu me faire une chose pareille ? siffla Celestia au moment même où elles furent dans le couloir. T'as perdu la tête ?
Junko s'adossa au mur et rejeta la tête en arrière avec un soupir las.
- Tu crois que je l'ai fait pour te compliquer la vie ? Je l'ai fait parce qu'il fallait bien que quelqu'un réagisse. T'en serais encore au même point avec elle si j'étais pas intervenue.
Celestia la pointa d'un index accusateur.
- Et j'en suis où, maintenant ? Elle ne me regarde même plus dans les yeux !
- Mais comment tu voulais que je sache que t'allais être honnête avec elle ? T'aurais pas pu mentir et dire que tu les avais écrites, ces foutues lettres ? rétorqua Junko.
Celestia semblait sur le point de l'éviscérer sur place.
- Peut être que si tu m'avais mise au courant, j'aurai été mieux préparée !
Junko leva les bras au ciel, excédée.
- Eh bien va la voir et dis lui la vérité ! Et profites-en pour lui déclarer ta flamme ou peu importe comment t'appelles ça. Ça nous fera des vacances.
- J'en reviens pas que tu m'aies fait un coup pareil, murmura Celestia. J'ai accusé la moitié du BDE, un première année innocent, mais toi…Je m'en serais jamais doutée.
Junko s'approcha de Celestia et lissa le col de sa chemise.
- Je te dis que je l'ai fait pour toi. Et si j'avais pas été certaine qu'elle réagirait positivement, je n'aurais jamais mis ce plan au point.
- T'en sais rien, siffla Celestia. Tu sais absolument rien de ce qu'elle peut bien ressentir. Et si jamais elle m'envoie balader…
- Tu pourras me haïr jusqu'à la fin de tes jours, oui. Mais comme on dit, faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Va lui faire la cour. Et excuse toi, ça fait toujours bien.
Celestia se détourna.
- Tu me dégoûtes.
Elle s'avança dans le couloir, sans la moindre idée de ce qu'elle allait bien pouvoir dire à Kirigiri. Une chose était certaine : elle allait massacrer Junko.
- Je t'aime aussi ! chantonna Junko derrière elle.
Kirigiri finissait sa dixième fiche de révisions lorsqu'elle aperçut la silhouette de Celestia. Hésitant presque à quitter immédiatement la bibliothèque, elle se contenta d'un regard appuyé à ses notes pour signifier clairement qu'elle n'était nullement d'humeur à discuter.
- Kirigiri, je sais que t'as aucune envie de me parler mais s'il te plaît, écoute moi cinq minutes.
- Je t'en donne trois. J'ai des cours à réviser.
Celestia baissa les yeux, les mains jointes.
- Oui, c'est promis.
Kirigiri accepta de la suivre à l'extérieur de la bibliothèque. Mis à part le claquement des talons de Celestia, aucun bruit ne troublait le calme du couloir désert. Cette dernière se retourna vers elle d'un air contrit.
- Écoute, à propos de ces lettres...
Kirigiri se raidit.
- Je n'ai pas envie qu'on en parle. J'ai bien compris que ce n'était pas toi qui les avait envoyées, donc maintenant on oublie, tu crois pas ?
- En effet, ce n'était pas moi. Mais...j'aurai bien aimé.
Kirgiri haussa les sourcils, perplexe. Elle se revit rire au nez d'Izuru. "Celestia Ludenberg ? Comme si c'était possible qu'elle s'intéresse à moi..." S'il en avait été capable, elle était certaine qu'il se serait allègrement moqué d'elle.
"Bravo pour cette déduction, Kirigiri." songea t-elle.
Elle s'efforça tout de même de conserver une expression neutre devant Celestia.
- Ah, vraiment. Et qu'est-ce qui t'empêchait de venir me parler ?
Celestia se mordit la lèvre comme si elle cherchait ses mots. Lorsqu'elle finit par relever les yeux, son visage pâle reflétait une expression que Kirigiri ne lui avait jamais connue.
- Peut être que t'es pas aussi facile à approcher que tu le penses.
Kirigiri n'avait pas eu envie de repenser à ces lettres depuis la veille, l'humiliation de s'être trompée sur son destinataire encore imprimée au fer rouge dans son esprit. Mais peut être que Celestia n'avait pas tort sur toute la ligne.
- Si ce que tu me dis est vrai...Qui les a envoyées ?
Peut-être bien que sa curiosité lui valait bien son surnom de Miss Détective, mais tant pis.
Celestia eut un moment d'hésitation avant de grommeller "oh après tout on s'en fiche"
- C'était Junko.
Kirigiri ouvrit des yeux ronds.
- Pardon ?
- Écoute, je sais pas ce qui lui a pris, je suis désolée.
- Est-ce que tu lui as demandé de le faire ?
Celestia eut un mouvement de recul.
- Oh non, sûrement pas. Mais j'ai eu le malheur de lui dire que tu me plaisais, par contre. Son esprit tordu a fait le reste...
Kirigiri secoua la tête, s'efforçant de réprimer un sourire en imaginant Celestia se confiant à la plus grande psychopathe de Hope's Peak.
- Écoute, le plus simple c'est qu'on oublie tout ça.
Celestia acquiesça avec un soupir résigné.
- Et qu'on reparte à zéro ?
Kirigiri détourna le regard et Celestia jura avoir vu ses joues se réchauffer imperceptiblement.
- Pas forcément.
Komaeda avait gracieusement déserté les lieux lorsque Celestia revint dans leur chambre. Junko se limait tranquillement les ongles, assise sur son lit.
- Je vais pas te mentir. lui dit Celestia. Je t'en veux pour ce que t'as fait et t'aurais dû m'en parler avant. Mais vu que ça a eu a peu près l'effet escompté…
Junko frappa dans ses mains.
- Donc tu me pardonnes ? Je serais trop triste si ma meilleure amie restait fâchée contre moi…
Celestia fit mine de réfléchir, le menton appuyé dans une main.
- Oui, ça ira pour cette fois. Dans ma grande bonté, j'accepte de te pardonner.
Junko lui fit un clin d'œil avant de tendre les bras.
- Trop cool. On s'embrasse ?
- Certainement pas.
- Tu me rassures.
Les jours passèrent à la fois lentement et à toute allure après cet incident, la saison des exams ayant tôt fait d'éloigner l'affaire des lettres de l'esprit de tous.
Malgré leurs notes plus que satisfaisantes, Izuru et Junko devaient réviser dans les quelques matières qui leur posaient problème - Junko prenait la place de major de la promotion très à cœur malgré ce qu'elle prétendait. Et parce que l'agitation qui régnait dans la bibliothèque les agaçait tous les deux au plus haut point, ils s'étaient retrouvés chez Izuru à plusieurs reprises. Hormis les miaulements de Monokuma, le silence était au moins garanti.
- Je déteste le droit, râla Junko, un soir où elle feuilletait distraitement ses cours, allongée à côté d'Izuru.
- Je sais, tu l'as dit à peu près cinq fois depuis le début de l'après midi.
Junko releva la capuche de son sweat-shirt rose sur sa tête.
- Je démissionne de Hope's Peak.
- Ne dis pas de bêtises. Tu vas encore faire pleurer des gens avec ta moyenne.
- Qui t'as raconté ça ?
- Komaeda.
- Le saligaud.
Junko s'étira et jeta un œil à sa montre. Il était dix huit heures passées et Ishimaru devait déjà gérer les préparatifs de Noël tel un chef d'armée.
- Je devrais rentrer à Hope's Peak, Ishimaru va encore râler…
Izuru l'embrassa dans le cou comme pour lui signifier à quel point il s'en moquait. Junko ferma les yeux et soupira d'un air navré.
- J'imagine qu'il peut très bien se débrouiller sans moi, après tout...
Junko brisait allègrement chacune de ses règles depuis le début de la saison des examens. Rester dormir chez Izuru n'était pas resté une exception - il lui semblait même qu'elle passait plus de temps chez lui que dans sa chambre, ces derniers temps.
La neige avait de nouveau recouvert Hope's Peak pendant la nuit. Celestia avait eu comme un pressentiment, la veille, comme si elle avait pu prédire le déluge de flocons qui se déposaient lentement dans la cour de l'université.
Elle s'extirpa de sa couette avec un soupir et nota que Junko n'était nulle part. Si ça ne l'étonnait pas le moins du monde, elle ne pouvait pas s'empêcher de se demander combien de temps encore cette mascarade entre Izuru et elle durerait.
Celestia connaissait sa meilleure amie mieux que quiconque, elle l'avait vue mentir et briser avec le sourire. Elle n'avait pas un cœur fait pour deux, et Izuru Kamukura ne ferait pas exception à la règle. Celestia n'avait pas envie d'y penser, redoutant le fait de voir Junko devenir presque humaine comme le début d'une apocalypse.
Qui serait semblable à Celestia, si Junko se défaisait de son armure de glace et de méchanceté ? Qui d'autre pourrait partager ce sentiment d'avoir eu le cœur toujours aussi noir et lisse qu'une pierre ?
Chassant ses idées noires, Celestia se leva et alla réveiller Komaeda, qui dormait sur le lit supérieur.
- Hé, Komaeda. Junko n'est pas rentrée.
Une masse de boucles blanches daigna enfin sortir de sa couverture, l'air aussi éreinté que s'il n'avait pas dormi depuis six mois.
- Quelle heure il est, Celes ? J'ai encore sommeil, moi.
- Il est neuf heures. Bouge toi.
- Mais on est samedi…
- Bouge. Toi.
Conscient qu'il valait mieux ne pas s'exposer au courroux de son amie si tôt le matin, Komaeda leva les mains en signe d'abandon et descendit de son lit.
- D'accord, d'accord. Tu l'as vue quand pour la dernière fois ?
- Hier soir vers dix-sept heures.
- Elle doit être avec Izuru. Pas de quoi s'inquiéter.
- Oh j'ai arrêté de m'inquiéter pour Junko depuis un moment, grommela Celestia. Mais depuis quand elle passe autant de temps avec lui ?
Komaeda haussa les épaules et ouvrit son armoire pour enfiler un pull-over en laine.
- Qu'est-ce que ça peut faire, du moment qu'elle prend son pied…
- Oui, après tout, on s'en moque. laissa tomber Celestia. On va au centre commercial cet après midi ?
- Il faudrait, acquiesça Komaeda. Noël approche et j'ai encore rien acheté…
- On va encore passer mille ans à trouver un cadeau à Junko, je le sens.
- Que serait une séance de shopping de Noël sans le traditionnel dilemme du cadeau de la présidente ?
Celestia hocha la tête. Il valait mieux qu'ils s'y prennent à l'avance, et avec un peu de chance cette sortie parviendrait à la distraire de ses récentes inquiétudes à l'égard de Junko.
Le centre commercial était moins animé que ce qu'avait craint Komaeda. Celestia avançait dans les allées de son habituel air morose, emmitouflée dans un manteau rouge vif et ses anglaises flottant dans son dos. Il avait pour sa part attrapé son écharpe la plus épaisse, assortie à son manteau bleu marine.
- On commence par qui ?
- Fukawa et Togami. La librairie est juste là.
- Je sais même pas pourquoi on se donne la peine de faire des cadeaux à Togami. Il pourrait acheter le centre commercial. soupira Komaeda.
- C'est l'intention qui compte.
Komaeda hocha la tête.
- Je peux lui offrir un dessin alors ?
- Si tu veux avoir droit à son air condescendant pendant toute la soirée alors oui.
- Pas faux.
Ils flânèrent un bon moment dans la librairie, notamment car la plus grande passion de Celestia était de critiquer les dernières parutions.
- Bon, qu'est-ce qu'on achète à Junko ?
- Du rouge à lèvres. décida Celestia.
- Elle en a cinquante-trois.
- Et alors ?
- On ne va pas lui acheter du maquillage.
- Elle adore le maquillage.
- Tu disais ça aussi pour les bottes qu'on lui a achetées l'année dernière et au final…
- Elle mes les a filées. C'est un bon compromis.
- Mais c'est pas ton cadeau qu'on va acheter !
- Tu me fatigues.
Ils continuèrent de se chamailler en achetant un recueil de poèmes pour Fukawa et un roman d'un auteur obscur pour Togami. Après être passé à la caisse, Komaeda désigna un carnet à la reliure dorée sur un étalage.
- On pourrait prendre ça à Junko, non ? Elle pourrait y écrire ses plans de domination mondiale.
- On lui prendra du maquillage.
- C'est moche, comme idée. Tu sais très bien qu'elle mettra quand même les trois même rouges à lèvres que le reste de l'année.
Celestia pinça les lèvres et se tourna vers Komaeda d'un air agacé qu'il connaissait bien.
- C'est toi qui est moche.
- Ah oui ?
Il tira sur l'une de ses anglaises avant de prendre la fuite dans l'allée la plus proche.
- Reviens ici sale petit con !
Komaeda avait l'intention de courir pour sa vie, comme tout être humain normalement constitué se faisant pourchasser par Celestia Ludenberg, mais il s'arrêta si abruptement qu'elle lui rentra dedans.
- Mais qu'est-ce qui te prend ? Ça va pas ? râla Celestia en se massant le coude, qui avait percuté le dos de Komaeda.
Ce dernier avait eu tout aussi mal qu'elle mais il était trop choqué par ce qu'il venait de voir pour s'en préoccuper.
Assis devant l'une des vitres du Starbucks du centre commercial, Junko et Izuru partageaient tranquillement une part de gâteau. Enfin, de ce qu'il voyait, Junko était plutôt en train de dévorer l'entièreté de la pâtisserie, mais ce n'était pas le plus important.
- Putain mais c'est Junko ? hallucina Celestia.
- Et son mec.
- Mais quoi ? Depuis quand ils sont ensemble ?
- On a qu'à découvrir ça.
Celestia lui jeta un regard perplexe.
- Toi, tu veux espionner Junko ? Laisse moi rire. On ferait mieux de finir nos courses de Noël.
- Mais…
- C'est non négociable. On a des partiels à réviser, en plus.
- Cesse donc de me faire penser à ma vie, par pitié…
Celestia l'ignora royalement.
- En tout cas son cadeau de Noël est tout trouvé...
Komaeda l'interrogea du regard.
- J'ai du mal à te suivre.
Celestia se para d'un sourire énigmatique.
- Tu verras...
La veille du début des partiels, Junko retourna sa chambre de fond en comble, au plus grand désespoir de Komaeda qui venait de tout ranger.
- Mais elle est où cette paire de chaussures ? râla Junko. J'en ai marre, je retrouve pas la moitié de mes affaires !
- Peut être parce que l'autre moitié de tes fringues est chez Izuru ? commenta Celestia.
Komaeda ricana depuis son lit.
- Touché.
- N'exagérons rien, je passe pas tant de temps que ça chez lui...
Celestia battit des cils d'un air innocent.
- Ah oui, et c'était quand la dernière fois qu'on s'est fait une soirée vodka et ragots ?
- Ah, ça me manque, geignit Komaeda.
Junko grimaça. Vu sous cet angle, Celestia n'avait pas tout à fait tort.
- On se rattrapera pendant les vacances.
- Qu'est ce qu'il fait à Noël, ton chéri ? l'interrogea Komaeda.
- C'est pas mon chéri, et j'en sais rien.
- Tu lui as même pas demandé ? Il va pas trop te manquer ?
- Vous m'emmerdez. Je me tire, faut que j'aille parler à Togami.
- Tu ne pourras pas fuir pour toujours !
- Regarde moi faire.
despairqueen : qu'est ce que tu fais à noël ?
Adossée au mur extérieur des dortoirs, Junko relut le message qu'elle venait de taper. Après quelques minutes d'hésitation, elle finit par le supprimer.
Les examens se passèrent dans le chaos et la fatigue habituelles à Hope's Peak, où chaque étudiant se rendait en salle d'examen vêtu de son plus beau sweat-shirt et d'une bouteille d'eau pour y noyer son chagrin. Junko sortit de la salle une demi heure avant la fin pour la plupart des épreuves, ce qui lui valut le même soupir collectif d'envie et d'agacement que les années précédentes.
Pourtant, à la fin de la dernière épreuve, la veille de Noël, Junko trouva Izuru devant le distributeur à sa sortie de la salle d'examen.
- Excuse moi ? T'as fini avant moi ? J'espère que t'as vu que le sujet avait un verso...
- Sois pas vexée, lui répondit Izuru. On trouve toujours meilleur que soi.
Junko arqua un sourcil.
- T'as gardé ton brouillon ?
Izuru leva les yeux au ciel en sortant une feuille de papier verte de son sac.
- T'es sérieuse, on est en vacances là...
Junko l'ignora et lui prit la feuille des mains pour comparer leurs réponses.
- Mmh. On a mis à peu près la même chose.
- Génial.
Junko lui envoya un coup de pied qu'il évita habilement, comme par automatisme.
Les autres étudiants finirent par quitter à leur tour la salle d'examen, un soulagement indicible sur leurs visages.
Mondo sortit en donnant un coup de pied dans la porte, suivi par Nekomaru.
- VACAAAAANCES !
- Je déclare la bataille de boules de neige ouverte, hurla Mondo.
- Oh, oh. fit Junko. Tous aux abris.
Ils s'apprêtaient à quitter la cour de Hope's Peak lorsqu'une boule de neige frappa l'arrière de la tête de Junko. Cette dernière se retourna lentement pour croiser le regard effaré de Mondo.
- Fais tes prières espèce de fils de –
- Junko, surveille ton langage ! lui cria Ishimaru. Tu es un modèle pour les autres, tu dois te comporter comme t-
Junko tourna sur elle même avant d'envoyer sa boule de neige directement dans la tête d'Ishimaru plutôt que de viser Mondo.
- EH ! cria ce dernier. Attaque toi à quelqu'un de ta taille !
- Tu vas morfler, enfoiré.
Izuru s'éclipsa loin du tumulte de la bataille de boules de neige, peu désireux d'en prendre une en pleine figure. Kirigiri le rejoignit quelques minutes plus tard, alors qu'il observait le chaos qui faisait rage dans la cour.
- Alors, ces examens ?
- Je m'en suis sorti. Et toi ?
- Ça ira pour moi aussi. J'espère que Naegi n'a pas trop raté les siens...
- Il s'est remis de l'épisode des lettres ?
Un léger sourire réchauffa le visage de Kirigiri.
- Ouais, j'imagine que tout est rentré dans l'ordre...
- Et donc, vous deux ?
- T'es bien curieux ce matin.
- Après la scène à laquelle on a eu droit y'a deux semaines, même moi ça m'intrigue.
- J'ai pas tellement eu le temps d'y penser avec les partiels, mais j'imagine que même après cette histoire de lettres, c'est un début. Elle a été honnête avec moi.
- Tant mieux.
Il était sincèrement soulagé que cette histoire se soit bien terminée pour Kirigiri.
- Tu rentres chez toi pour les fêtes ?
Izuru acquiesça.
- Je prends l'avion ce soir, mes parents m'attendent. Tu restes à Hope's Peak ?
- Non, je pars aussi. Mais c'est la première année où je le regrette presque.
Izuru ressera sa prise sur la bandoulière de son sac, l'air pensif.
- Je peux comprendre. Mais personnellement, je pense que ça ne me fera pas mal de prendre un peu de distance.
Que s'est-il passé après la conversation entre Celestia et Kirigiri ? Vous le saurez au chapitre 7 8) Mais avant ça...le chapitre de Noël légèrement en retard que je posterai ce soir (normalement)
ENCORE JOYEUX NOEL
Aeli
PS : N'hésitez pas à me faire part d'éventuelles fautes, j'ai dû me passer de mon cher Antidote puisque je ne suis pas sur mon ordi habituel, sniff
