Bonsoir !
Voici le chapitre 2 (enfin je sais mdr). Il est assez court car le précédent faisait 15 pages et je me suis dis que c'était peut-être de trop et que ça allait vous faire ch*** de le lire donc je teste ici en faisant la moitié pour voir.
Je n'ai pas su faire corrigé ce chapitre, ni pour l'orthographe ni pour plus des détails mieux développé que ma béta adorée me fais donc j'espère que vous serez indulgent et que vous n'allez pas hurler en voyant ce chapitre ! mdr
Alors je remercie Dith et Sinwen car je ne l'ai pas fais dans le chapitre précédent j'avoue que ça m'est sorti de la tête alors que ça m'avais fais plaisir de recevoir des reviews ! :p
Docteur ! Je suis malade, que me conseillez-vous ! mdr Ta review m'a fait plaisir et c'est cette review qui m'a boosté et poussé à finir ce chapitre donc merci ! Pour ce qui est de la qualité de la fiction je vais tout faire pour qu'elle reste comme dans les débuts, d'ailleurs j'espère même qu'elle s'améliore au fil de mes chapitre ainsi ça prouvera que je sais commencer jouer avec les mots pour celle-ci. Oui mais c'est un sujet compliqué donc je pense que c'est pour cela qu'il n'y en a pas beaucoup donc je comprend moi-même je me demande ce qui m'a prit de me lancer dans cette aventure ! mdr
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 2
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Il y a différentes façon de mourir: avec douceur dans son sommeil, brutalement dans un accident de voiture ou encore lentement à cause d'une maladie. Pour Freddie aucune douleur physique ne se faisait ressentir, mais ça allait être lent et pénible car son bourreau prenait son temps avec un malin plaisir à la tourmenter dans ces derniers instants de vie.
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- Depuis tout ce temps c'était vous..., dit Freddie avec difficulté.
- Il est étonnant de votre part que vous n'ayez pas pensé à cela dès le début, aussi fouine êtes-vous.
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Hannibal avait commencé à inciser la peau pâle de sa victime depuis un moment, le sang coulait, tâchant la perfection du corps de la journaliste, mais à ses yeux son corps était toujours aussi beau, le sang était quelque chose qui le fascinait depuis longtemps.
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- Je pourrais être atteinte d'une... d'une maladie transmissible comme le sida, vous ne devriez pas me manipuler avec une telle légèreté.
- Je doute fort que vous soyez imprudente lorsque vous avez un partenaire, n'est-ce pas mademoiselle Lounds ?
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L'intéressée ne lui répondit pas, elle n'en avait pas la force. Freddie avait beau ne pas sentir la douleur, elle sentait que quelque chose n'allait pas, sa voix était faiblarde et une fine pellicule de sueur couvrait son front et le contour de ses lèvres, quelques mèches de ses cheveux étaient aussi plaquées sur son visage.
Hannibal savait qu'elle ne serait pas consciente bien longtemps, même si elle ne sentait rien, le corps ne supporterait pas longtemps les prélèvements qu'il effectuait. Jusqu'à présent il lui avait ôté un rein qu'il avait nettoyé avant de le conserver. C'était un homme patient qui aimait prendre son temps pour que les choses soient bien faites. La patience était une vertu qu'il avait acquise depuis un certain temps. C'était cette patience qui avait fait de lui ce qu'il était aujourd'hui.
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- Pourquoi avoir choisi le métier de journaliste ? demande Hannibal en essuyant son scalpel.
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Sa combinaison verte était tâchée de sang qui avait coagulé puis séché, il se protégeait toujours lorsqu'il laissait exprimer son art sur la table d'opération. Parfois lorsqu'il faisait les prélèvements sur ses victimes, il avait l'impression de retourner des années en arrière quant-il travaillait à l'hôpital. Une autre époque. Un autre Hannibal.
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- J'ai toujours pensé que détenir les informations étaient la clé du pouvoir... Et les partager avec tous c'est se faire connaître...
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Elle se mit à tousser. Une toux rauque suivit d'éclaboussure de sang sur son torse, signe que des vaisseaux sanguins de son œsophage avaient éclatés. Hannibal essuie alors la bouche de Freddie avec un mouchoir d'un blanc pur tout en disant :
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- La curiosité est souvent une qualité, mais peut être un défaut. Parfois, ce que l'on découvre ne nous apporte que des maux.
- N'est-ce pas la curiosité qui nous retient à la vie ?
- À l'évidence ce n'est pas votre cas.
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Il lui sourit d'un air presque aimable et reprend sa découpe au niveau de sa cuisse, ses incisions devenaient de plus en plus profonde mais toujours précise, il faisait attention à ne pas toucher l'artère fémorale, elle ne devait pas le quitter trop tôt.
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- Je... Je... Je..., dit Freddie.
- Chhhhhut calmez-vous.
- Je..., répète-t-elle à nouveau.
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Freddie Lounds avait toujours détesté son prénom qui était "Fredricka", selon elle ça lui donnait moins de crédibilité auprès des autres, ils se demanderaient plus de quelle origine était son prénom et s'éloignerait de son but précis : se faire connaître. C'est pourquoi elle se faisait appeler Freddie. Elle avait eu ce qu'elle voulait mais au prix de sa vie et à cet instant elle se demandait si cela en avait valu la peine.
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- Je pensais que... que la connaissance était la clé..., réussi à dire Mlle Lounds.
- La clé de quoi ?
- De tout...
- C'est une façon de voir les choses... Un jour un scientifique a dit : Notre connaissance est largement dépassée par notre ignorance. Pour moi, une vie entière consacrée à la science produit l'émerveillement et la curiosité, plutôt que le dogmatisme. Qu'en pensez-vous ?
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Le psychiatre n'attend pas sa réponse et enchaîne :
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- La connaissance est importante mais elle ne doit pas nous mener à notre perte, il faut savoir où sont nos limites pour arrêter à temps.
- Et de toute évidence ce fut mon cas...
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Elle toussa à nouveau, il essuya sa bouche.
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- Vous allez vous repaitre de ma chair c'est ça...?
- En effet, malheureusement vous aurez un goût légèrement acide et amer à cause de votre état émotionnel.
- Vous m'en voyez navrée..., marmonne Freddie ironiquement.
- Ne le soyez pas, je saurais camoufler cet arrière-goût.
- À la bonne heure...
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Sa dernière phrase avait été dite dans un soupir d'épuisement, elle abandonnait, laissait ses dernières forces la quitter. Sous ses airs frêles, Freddie Lounds était une combattante, elle s'était toujours battu durant sa vie pour obtenir ce qu'elle voulait, elle allait toujours au bout des choses, rien ne l'arrêtait. Sauf aujourd'hui, cette fois le combat était perdu d'avance, elle ne pouvait lutter contre ce qui lui arrivait. C'est donc naturellement qu'elle se laissa aller dans le néant.
Le Dr lecter regarda sa "patiente" et remarqua qu'elle n'était plus consciente de ce qui l'entourait, elle fixait le plafond sans vraiment le voir. Hannibal claque plusieurs fois des doigts sous ses yeux mais aucune réaction n'émanait d'elle.
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- Bien... Je vois que votre résistance était plus faible que je ne le pensais... Quelle déception.
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Hannibal avait espéré avoir une conversation plus longue avec elle. À l'évidence, ce n'était pas possible. Une déception qu'il effacerait en la compagnie de Will et du repas qu'il comptait concocter demain. Il se disait que Will apprécierait ce plat en sachant le calvaire qu'elle lui avait fait subir, les rumeurs qu'elle avait lâché à son encontre. Au fond Hannibal lui avait rendu service, il devrait lui en être reconnaissant.
Freddie n'étant plus avec lui, Hannibal pouvait terminer son prélèvement ; il fit une dernière incision et souleva le morceau de la cuisse pour le poser sur un nid de glaçon. Le sang coulait à flot de la plaie béante, le corps fut parcouru de tremblement avant de se détendre.
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- Vous avez été une adversaire des plus plaisante Mlle Lounds, dommage que votre curiosité vous est mené à votre perte.
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L'intéressée n'émit aucune réponse, son corps luttait pour rester en vie, mais c'était inutile, la fin était inéluctable. Son cœur ralentissait au fil des secondes jusqu'à se stopper définitivement. Il attendit que les soubresauts de son corps se terminent pour lui prendre son foie avec délicatesse. Il la recoud ensuite. Le travail fini, Hannibal observa le corps sans vie durant un moment avant de commencer le grand nettoyage.
Il y a des années de cela Hannibal avait installé une salle stérile dans sa cave -non loin de l'endroit où il avait enfermé Will- pour vaquer à son occupation préférée. Depuis, de nombreuse victime avait été dépecée dans ce lieu. Il mettait beaucoup d'importance à l'hygiène dans sa demeure et encore plus dans cette pièce, il la nettoyait de bas en haut, chaque recoins, chaque instruments utilisés, tout y passait. Il faisait en sorte que même le luminol ne puisse détecter toutes traces de sang. Quant au corps il l'emballa dans une bâche en plastique et remonta le corps pour le mettre dans son coffre. Une fois la désinfection fini il enleva sa combinaison qu'il nettoya avant de la ranger avec les autres. À présent il pouvait s'attaquer à la "viande" qu'il remontait pour enlever les imperfections comme les nerfs puis l'emballe avec soin.
Ensuite il s'en alla en veillant à tout fermer, il savait que Will ne partirait pas, il était enfermé dans sa chambre et vu son état psychologique il n'oserait pas quitter la demeure s'il en trouvait le moyen. Le trajet jusqu'à la forêt dura une heure, il ne voulait pas déposer le corps de Freddie dans le coin, ce n'était pas le moment d'avoir la police qui rôde près de chez lui surtout avec un Will instable. Il se gara sur un petit sentier après avoir quitté la route et transporta Freddie aisément. La jeune femme était légère et encore plus depuis qu'elle s'était vidée de la moitié de son sang et qu'il avait prélevé des parties d'elle.
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- Je vous présente votre dernière demeure Mlle Lounds.
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Il se mit à siffloter un air sinistre tout en marchant lentement, il tenait Freddie comme un sac de pomme de terre.
Hannibal n'avait pas choisi cet endroit par hasard, il savait que là tout le monde la verrait. Malgré tout, il voulait être discret sur la nature de son meurtre, ne pas montrer qu'il s'agissait du tueur que tout le monde cherchait donc la disposition allait être différente. Il se doutait qu'il y aurait un rapprochement avec l'Eventreur de Chesapeake et ce meurtre car il avait prélevé des organes comme sur ses autres victimes, mais il ne pouvait pas la cacher, il voulait qu'on voit son œuvre.
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- Vous serez bien ici, on vous trouvera vite.
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En effet c'était un lieu de chasse, c'est pourquoi il savait qu'elle ne se ferait pas manger par les animaux. De plus il était tard, ou tôt, tout dépendait du point de vue de la personne. Hannibal lui mit une robe blanche qui ressemblait à une nuisette en coton et la posa devant un grand chêne. C'était au mois d'octobre donc il y avait des milliers de feuilles morte sur le sol. Lecter les disposa correctement autour d'elle pour avoir une belle mise en scène, il aimait que le travail soit bien fait.
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- Le silence est un hommage que la parole rend à l'esprit.
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Il incline légèrement la tête sur ce qui restait de Freddie Lounds et s'en alla chez lui.
La suite se déroula de manière robotique, il ne changeait rien de son quotidien. Tout d'abord il prit une longue douche dans laquelle il s'appliqua à frotter chaque parcelle de son corps. Après celle-ci il s'essuya et enfila un pyjama de soie bleu nuit dont le haut était à bouton qu'il ferma un à un, laissant une petite ouverture au-dessus. Ensuite c'était au tour de ses dents d'être impeccable. Chaque coup de brosse était calculé, il suivait le même schéma depuis son enfance, il n'avait plus besoin de compter les minutes, il savait quand s'arrêter en sachant qu'il avait bien nettoyé sa dentition. Il nettoya l'évier qui semblait toujours aussi neuf depuis son achat. Et finalement il allait se coucher dans un lit beaucoup trop grand pour lui mais qui lui convenait.
On pourrait croire qu'étant un des plus grands psychopathes que cette terre est connu ses rêves seraient sombre et terrifiant, mais ce n'était pas le cas. Il faisait toujours le même rêve, chaque nuit…
Le lendemain il se leva de bonne heure et s'appliqua à faire le petit déjeuner : café, jus d'orange frai, tartines grillés, œufs à la coq et encore d'autres mets aussi appétissants les uns que les autres. Une fois la table dressé, il s'assoit avec sa tasse de café noir et se mit à lire le journal avec un fond sonore. La musique tenait une grande place dans sa vie. Son regard se porta vers un article qui parlait des finances du pays, un sujet ennuyeux pour certains et intéressant pour d'autres.
Il lisait tranquillement mais l'arrivée de Will interrompit son activité. Il leva les yeux du journal et regarda ce qu'il considérait comme son invité forcé.
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- Bonjour Will, dit-il poliment avec un léger sourire aux lèvres.
- Dites-moi… Qui avez-vous tué cette nuit ?
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Hannibal regarda Will, assez surprit par sa question. Il arqua un sourcil en se demandant pourquoi il lui avait posé cette interrogation.
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- N'oubliez pas que vous n'êtes pas le seul à savoir lire en l'autre.
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Will se retourna vers la cafetière et versa du café dans une belle tasse grise alors qu'Hannibal continuait de l'observer, sondant le moindre de ses mouvements. Il avait été agréablement surpris par sa question, il aimait qu'on le surprenne intellectuellement, ça lui changeait des personnes qui l'entouraient. Will était à part, son esprit -même bousculer, malmener et torturer par Hannibal- arrivait à l'étonné. L'agent Graham s'installa en face de son bourreau et lui sourit –un sourire sans joie-.
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- Bon appétit docteur Lecter.
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Il goûta à son café et ajouta :
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- Excellent.
Fini pour ce chapitre ! Trop court ? Vous voulez plus long la prochaine fois ? N'hésitez pas à le dire ! D'ailleurs vous pouvez me dire vos impressions sur ce chapitre et ce que vous pensez qu'il va y avoir pour la suite !
