Je suis désolé pour le retard, mais j'ai été trop occupé dimanche dernier pour pouvoir poster.

Bonne lecture.


Chapitre 5

Dans la chambre, les rayons du soleil filtrent à travers les rideaux et viennent narguer le visage d'un brun endormi... du moins qui dormait quelques secondes auparavant.

Le fameux brun se met à grogner dans son lit.

"Purée, pourquoi ces putains de volets ne sont-ils pas fermés ? Mais comment ça se fait que je sois dans mon lit ?"

Bill - parce que c'est bien lui - se redressa dans son lit, mais regretta rapidement son geste au moment où sa tête le rappela à l'ordre et que toute la chambre se mit à tanguer.

Il resta dans cette position quelques temps jusqu'à ce que sa chambre arrête de tourner. Ensuite, il colla son dos contre le mur, essayant de se remettre les idées en place, mais surtout de se rappeler de ce qui s'était passé la veille.

Il se souvient juste qu'il préparait sa "fête" - ils ne devaient être que quatre- avec Tom, n'arrêtant pas de se chamailler, mais surtout boire. Qu'est-ce qui avait bien put se passer ensuite ?

Il se remémora que plus minuit approchait, plus il buvait...

"Allez Bill réfléchit."

Ce qu'il avait du mal à faire tellement il avait l'impression d'être assailli de coup de battes dans le crâne.

À minuit, il avait souhaité un bon anniversaire à... Andréas.

"Mince, je lui ai raconté. Comment va-t-il réagir maintenant ? Il va me prendre pour un lâche d'avoir rien fait. Il ne me fera pas confiance, il ne m'aimera plus..."

- Non, je n'ai pas fait ça ! S'exclama-t-il maintenant, ayant les idées claires.

Il se rappelle de tout, de tout ce qu'il a dit sur son jumeau, avoir pleuré dans les bras de Tom - qu'il avait apprécié s'y trouver, Tom le réconfortant, puis... le plus important : le baiser. Il avait aimé avoir les lèvres de Tom contre les siennes, le contact mouillé dû à ses larmes.

Mais comment devait-il agir maintenant ? Comme s'il ne se souvenait de rien, ou au contraire sauter au cou de Tom ?

Il pencherait plus pour la première, car Tom même s'il avait dit aimer les hommes n'avait pas montré une quelconque attirance pour pour Bill, car il n'a même pas réagit quand il l'a embrassé.

Bill passa ses doigts sur ses lèvres, se rappelant cette sensation qui l'avait envahit à ce moment. Ce quelque chose qu'il n'avait jamais ressentit, sauf en présence de son jumeau.
Avait-il le droit d'être de nouveau heureux après ce qui s'est passé avec son frère ?

Bill se sentait coupable. Il décida donc d'opter pour la première solution, et faire comme si rien ne s'était passé. Du moins pour le baiser.

D'un coup, il sentit une odeur de crêpe. Ce qui lui mit l'eau à la bouche. Il décida donc de se lever, avançant lentement puisque tout tanguait autour de lui. Il descendit prudemment les marche, essayant de ne pas s'empêtrer dans ses propres pieds, et se dirigea vers la cuisine suivant l'odeur alléchante qui s'en dégageait.

Quand il pénètre dans la pièce, il voit Tom aux fourneaux en train se retourner une crêpe.

"Ce n'est pas que la crêpe que j'aimerais qu'il retourne... Humm, Bill, arrête avec tes idées mal placées dès le matin."

- Bonjour Bill.

La douce voix de Tom le sort encore et toujours de sa rêverie. Bill lui répond d'une voix pâteuse et endormie, se dirigeant vers le placard où se trouve l'aspirine. Mais une nouvelle fois Tom intervient.

- Regarde sur la table, tout est prêt. Aspirine, plus le petit déjeuner.

- Merci, il faudrait que tu viennes plus souvent. T'es un amour...

Bill se met à rougir rapidement, comprenant ce qu'il vient de dire, et détourne la tête se prenant une crêpe qu'il tartine généreusement de Nutella.

- Tu sais, tu es mon invité, normalement ce n'est pas à toi de préparer à manger. Alors vient manger avant que ça ne soit froid ou que j'ai tout mangé. Sourit Bill.

Tom ne se le fait pas dire deux fois et s'assoit juste en face de Bill et fait de même que lui, mais rajoutant de la chantilly.

Tom jette de petits regards vers Bill.

Depuis qu'il est réveillé, il attend patiemment que Bill de réveille à son tour. Il n'a pas arrêté de penser à ce que Bill lui avait dit sur son frère jumeau, mais surtout au baiser. Il s'était dit qu'il ferait comme si rien ne c'était passé, si Bill ne faisait aucun geste pour.

Voyant le temps passer, il se décida à faire des crêpes, espérant que l'odeur ferait se lever la marmotte.

Quand il vit arriver il espéra, mais rien ne vint. Donc comme promis, il ne fit rien.

Ils parlèrent alors de tout et de rien. Tom était tout de même déçut parce qu'il avait tellement espéré une ouverture avec Bill. Que ses rêves deviennent réalités.

Ce dernier de son côté réfléchissait à la meilleur façon de s'expliquer avec Tom pour Andréas, et qu'il ne croit pas qu'il se rappelait de tout ce qui s'était passé. Rien que de penser à son frère, il sent son cœur se serrer. Mais il est sûr que ça doit tracasser Tom.

- Je me souviens plus très bien, mais j'ai l'impression que j'ai parler que quelque chose en particulier, ou plutôt de quelqu'un.

Tom sur le coup espéra de nouveau, mais il revint bien vite sur Terre.

- Tu m'as parlé de Andréas, ton jumeau. Mais j'ai comprit que c'était un sujet sensible, donc je ne t'oblige en rien de m'en parler. Si tu ne veux pas... Se défendit Tom en agitant les mains pour faire comprendre à Bill que ce n'est pas grave du tout.

Il préfère ne rien savoir que de faire souffrir Bill, comme il l'a vu souffrir en parlant de Andréas.

- Tu ne m'obliges pas. Je crois plutôt que j'ai besoin d'en parler à quelqu'un en qui j'ai confiance.

Tom arrêta de gigoter ses mains, en entendant ce que Bill vient de luis dire.

"Il a confiance... en moi ?"

Il revient à lui en entendant ce que Bill lui raconte.

- Comme tu l'as comprit, j'ai... plutôt j'avais un jumeau qui s'appelait Andréas. Il est né dix minutes avant moi. Il avait une santé fragile, tout le contraire de moi. Depuis la naissance, on ne se séparait jamais, même la nuit nous dormions ensemble. Malheureusement, il avait des problèmes aux poumons. Il était surveillé de prêt. Sauf qu'il en avait marre des traitements, car il ne pouvait pas faire quoi que se soit. Le jours de nos 14 ans, Andy et moi avions décidé de passer la journée tous les deux au parc. C'est durant le trajet qu'il m'apprit que cela faisait un moment qu'il ne le prenait plus. Et à peine quelques minutes après le sermon que je lui avait passé, il eut de violentes douleurs thoracique, se mit à tousser plus que d'habitude, à transpirer, et surtout avoir du mal à respirer. Sur le coup, je ne savais pas ce qu'il avait, je ne connaissais pas les symptômes. Bill se mit à pleurer, voyant en détail ce qui c'était passé. Je me suis précipité sur lui pour l'empêcher de se cogner la tête sur le bitume. Je l'ai serré dans mes bras, le suppliant de rester avec moi, qu'il était lâche de me laisser. J'avais pas de téléphone sur moi, et les personnes qui passaient faisaient comme si nous n'étions pas là.

Bill avait de plus en plus de mal à parler. Tom prit ses mains dans les siennes lui montrant qu'il était là, et donnant le courage dont il avait besoin.

- Entre deux quintes de toux, il m'a fait promettre de rester vivant pour lui et d'être heureux. Qu'elle connerie j'ai fais de lui promettre ça juste avant qu'il meurt. Et il m'a promit de me surveiller de là haut, juste avant son dernier soupir. J'aimerais tellement le rejoindre, mais il y a cette foutue promesse. Ce qui a suivit à fini de me détruire. Mes parents m'ont reproché la mort d'Andy. Ils m'ont renié. Depuis mes 18 ans, ils m'ont viré de la maison familiale, et je vis seul. Mes parents payant le loyer. Depuis je suis seul, personne qui ne veuille de moi. Personne à aimer.

Bill retira ses mains de celles de Tom, se cachant le visage, se mettant à pleurer de plus bel.

Tom remarquant que lui aussi avait les larmes qui coulaient et en voyant Bill dans cette état se leva et se précipita sur Bill pour le prendre dans ses bras.

- Non tu n'es pas seul. Je suis là. Je ne te laisserais pas. Je serais là pour toi quand tu voudras. À n'importe qu'elle heure. Je suis vraiment désolé Bill pour ton frère. Je suis sûr que tu l'aimais plus que comme un frère. Mais toi aussi tu as le droit à l'amour. D'aimer et de l'être en retour.

Disant cela, Tom resserra son emprise pour montrer à Bill la véracité de ce qu'il a dit.

Bill comprenant ce que Tom sous entendait, s'accrocha à lui comme à une bouée de sauvetage.

Ils restèrent comme a de longues minutes, se calmant tous les deux.

Tous les deux se rappelaient du baiser, des sensations qu'ils avaient ressentit. Et les sentiments que Bill avait comprit à l'encontre de Tom.

Ils se décollèrent, se regardant dans les yeux, leurs visages se rapprochant de plus en plus près. Ils n'étaient qu'à quelques millimètres l'un de l'autre, se demandant qui ferait le premier pas.

Mais c'est la sonnette d'entrée qui décida pour eux.

Bill dû donc se détacher le rouge aux joues pour répondre. C'était le facteur avec un recommandé.

Bill revint dans la cuisine et une atmosphère lourde régna.

Tom maudissait le facteur, alors que Bill lui le remerciait tout de même un peu.

Il ne se sentait pas en droit d'aimer, après ce qui s'était passé avec Andréas. D'avoir laissé la personne qu'il aimé le plus au monde mourir dans ses bras sans rien pouvoir faire.

C'est Tom qui parla en premier, rompant ce silence pesant.

- Je crois que je vais rentrer me changer. Je reviens rapidement. Se précipita-t-il de dire quand il vit les yeux de Bill se remplir de larmes.

- Ok. Je vais me doucher tranquillement et me décontracter.

Bill accompagna Tom à la porte et lui fit une bise au coin des lèvres, le remerciant d'être là et ferma la porte sur un Tom plus que surprit, mais tout de même heureux avant de partir.

Bill qui s'était adossé à la porte parti en direction de sa salle de bain pour calmer son audace.


Et non, ils ne se sont pas embrassé.

J'aime bien ce chapitre, en plus les choses avancent, mais j'ai l'impression de ne pas avoir réussi à le retranscrire comme il faut pour que tout soit clair.

Donc j'espère que ça vous a plut au moins.

A bientôt pour la suite.

Tchüss.