POV YAKU :
Je ne suis pas beaucoup plus grand que le rouquin de Karasuno. Cette phrase me reste en tête, Lev a raison quand il dit ça. Je le sais et je m'y suis résigné depuis longtemps, je ne grandis plus ou en tout cas pas beaucoup. Lev lui est en pleine croissance et est plus grand que Kuroo. Quand je suis à côté de lui j'ai l'impression que c'est lui le terminal et moi le seconde mais ce n'est pas le cas.
Dans le fond de mon âme, je ressens une douleur immense dut aux remarques et aux critiques sur ma taille. J'ai conscience qu'ils ont majoritairement raison, les gens de petite taille ne seront jamais les plus forts. En général, on ne peut même pas se défendre seuls. Même si dans le club tous se taisaient, ce n'était pas le cas dehors. Dans la rue, on me prend pour un seconde et on me laisse tranquille en général mais si je croise des personnes qui connaissent mon âge je dois baisser les yeux en entendant les moqueries. Quand je suis avec Kuroo je passe incognito mais je suis généralement seul et un groupe de lycéens se mettent à comploter contre moi.
? : "Minus ! Tu fais quelque chose pour les grands hein ?!"
Depuis une semaine, ils devenaient de plus en plus agressif, me bousculant, m'insultant puis, je le sens, il vont me frapper. Juste parce que je suis faible, petit et que j'essaye d'en profiter grâce au volley-ball en libéro. Je n'ai parler à personne de cet harcèlement car j'en suis habitué mais au fond de moi, une cicatrice s'allonge.
? : "Du volley hein ? T'es si minus que t'es pas capable d'être passeur alors que Kenma n'est pas hyper grand non plus !
Yaku : C'est juste que ce poste ne m'intéresse pas.
? : Et ils t'on refusés en central et ailier donc t'as été obligé de faire un truc de minus !
Yaku : Il y a des libéros très grands.
? : Tu réponds maintenant ?!"
Je n'eu même pas le temps de le réaliser que je me pris son poing dans la mâchoire. Les lycéens partirent et m'avertirent de leur présence demain. Le lendemain, au club, tous me questionnèrent sur le trace sur ma joue et je répondis "une maladresse". Je ne veux pas qu'ils s'inquiètent ou qu'ils se mêlent de tout ça. Je revois ce groupe mais j'avance vers eux.
? : "Tu ne t'es pas résigné minus ? T'as du courage.
Yaku : Si c'est du courage alors vous c'est de la lâcheté.
? : Répète !
Yaku : Vous êtes des lâches !"
Ils me traînèrent dans une rue sombre et vide. Je ne peux pas fuir. Je ne peux pas appeler de l'aide. Ils me prennent mes affaires de sport et arrachent mon survêtement. Ils rient, mais sont toujours énervés de l'insulte que j'ai fait envers eux. L'un lève la jambe et compte me frapper avec. Je me place pour amortir le coup mais il n'arrive pas, quelqu'un derrière lui a bloqué sa jambe. Lev.
Lev : "Je peux savoir ce que vous faites ?"
Les deux autres du groupe m'approchent d'un coup et m'empêchent de bouger.
? : "Lâche notre chef sinon on finit ce qu'on faisait !
Lev : Et qu'alliez-vous faire ?"
L'un me tenait par derrière et l'autre en face de moi, de façon que Lev me voie. J'entends le lycéen devant moi ouvrir sa braguette. Je rêve, que fait-il ?! Il me préviens "si tu mords je te frappes". Il m'ouvre la bouche et enfonce sa chose dans ma bouche. L'envie de vomir me vient mais je ne peux rien faire. Lev hallucine et demande qu'on me lâche quand il laissera le chef partir. Ils acceptèrent, celui en face recule et celui derrière attend que son chef soit libre. Lev relâche la pression et le grand lycéen se relève. Mais ils ne remplirent pas le contrat. Leur chef contrôla Lev, le maintient au sol. Les deux sous-fifres me retirèrent mon short et mon caleçon. La tête vers le bassin d'un des deux et mes hanches vers le bassin de l'autre. Je ne veux pas perdre ma première fois ainsi.
Yaku : "Lev..."
C'est la seule chose que je peux murmurer dans cette situation et avant que l'irréparable arrive, Lev se dégage et se jette sur les deux lycéens. Je crache ma propre salive, ayant le goût horrible de faire ÇA à quelqu'un que je n'aime pas.
Lev : "Yaku-sempaï, tu vas bien ?"
Yaku : Je pourrai aller mieux mais ce n'est pas le plus mauvais jour de ma vie...
Lev : Viens chez moi c'est pas loin, tu pourras prendre une douche et laver ta bouche de... Voilà !
Yaku : Merci, j'accepte."
Arrivé, je me rince la bouche en repensant à ma réflexion de tout à l'heure : faire ça à quelqu'un que je n'aime pas... Mais est-ce que j'aime quelqu'un ? Oui... Lev... C'est pour ça que je murmurai son nom, j'étais excité qu'il me voit ainsi...
Yaku : "Lev ?
Lev : Oui Yaku-sempaï ?
Yaku : C'est gênant mais tu pourrais vérifier qu'il n'ai pas joui en moi ?
Lev : H-Huh... Et bien si c'es toi qui demandes..."
Il rentre dans la salle de bain, je suis déjà dans la cabine de douche. En le voyant approcher je lui dit de se déshabiller pour prendre sa douche en même temps. Il me demande de ne pas bouger et je sens ses doigts étirer ma peau et commencer à voir. Je gémis sans le vouloir, il s'inquiète de me faire mal mais je suis juste en train de bander...
Yaku : "L-Lev...
Lev : Qu-Quoi, je t'ai fait mal ?
Yaku : N-Non, je... Je t'aime...
Lev : Yaku-sempaï !
Yaku : Si... C'est pareil pour toi... Ne me fais plus attendre...
Lev : Tu es sûr ?"
Un regard de ma part lui répondit un grand oui. Je ressentais ses grandes mains et je ne retenais plus ma bouche. Les doigts qui écartaient ma peau y rentrèrent doucement. Chaud, agréable. Tout différent de ces brutes. Mon intérieur s'étire pour faire de la place au meilleur moment. Lev me retourne et me porte, je me tiens à son cou, mes jambes entourant ses hanches. Son entrejambe commence à remplacer ses doigts. Puis un mouvement brusque l'entra complètement en touchant le point sensible. Des "je t'aime", des gémissements et finalement des cris de plaisir. Ils finissent ce moment ensembles, synchrones. Lev me douce puis me couche, le lendemain, un samedi, il porte plainte sur les lycéens responsables. Nous n'entendons plus parler d'eux et pouvons vivre notre amour.
Les petits sont peut-être faibles mais ils sont courageux et n'abandonnent pas quand il reste un espoir !
