Chapitre 11

Le samedi, ils s'étaient levés tard, ayant eu du mal à se détacher l'un de l'autre.

En allant au cinéma, Bill avait l'impression qu'ils étaient suivis. Il n'en fit pas part à son amour, ne voulant pas l'inquiéter et ainsi gâcher leur soirée, mais aussi car il est du genre à être trop sur ses gardes à cause du travail.

Car même durant la séance, alors qu'ils étaient dans le noir - donc ils en profitaient - il se sentait épié.

En sortant après le film, ils allèrent manger quelque chose, puis Tom raccompagna son chéri jusqu'à chez lui car il devait aller chez ses parents le lendemain pour les aider à faire quelques travaux.

Bill profitait donc de son dimanche pour relire les rapports sur les meurtres.

L'excuse première était surtout parce qu'il n'arrêtait pas de penser à Tom en train de travailler, torse nu et couvert de sueur. Donc il fallait qu'il trouve une occupation autre pour qu'il ne s'imagine prendre Tom contre le mur. Car comme on dit : "Après l'effort, le réconfort". Et Bill se sent apte à lui donner tout le réconfort qu'il souhaite.

Alors, il se concentre à relire les rapports des deux meurtres, qui ont été commis en seulement deux semaines.

Le premier, c'est toute une famille qui a été assassinée. Puis le second, a été un jeune homme qui a été poignardé.

Le seul point commun, c'est qu'ils étaient tous gay. La famille était un couple de filles qui avait eut recourt à l'insémination artificielle, et le copain du deuxième a réussi à s'enfuir sans qu'il n'ait put voir le visage de l'agresseur, juste à peu prêt la taille et la carrure.

Bill passa donc sa journée à éplucher les différents rapports, essayant de trouver le moindre indice qui permettrait de coffrer ce tueur, et ainsi mettre fin à tous ces massacres. Mais il ne trouva rien. La seule chose qui en ressorti, fut une migraine incroyable, tellement puissante qu'il en eu des nausées. Il ne comprenait pas comment des gens pouvaient faire de telles choses, recourir à tant de violence. Pourquoi ces personnes là existaient, elles n'apportent rien en dehors de la tristesse.

Il parvint à la conclusion que le meurtrier devait être homophobe, pour qu'il s'en prenne à ces personnes là et pas d'autres.

Sur le coup, il se mit à avoir peur pour Tom. Pas pour lui-même, mais son amour. Car sans Tom, il ne serait plus rien, il n'aurait plus de raison de vivre. Il souffrirait encore plus en restant vivant, mais en perdant la seule personne qui lui donne encore une raison de rester sur cette planète.

Donc Bill travaille sur l'enquête pendant que Tom est en train de casser un mur chez ses parents.

À peine commencé, qu'il est en nage. Il s'est mit torse nu avant de prendre la masse et taper dans le mur.

Il préfèrerait rester au frais avec son cœur chez lui, et pourvoir profiter du temps libre qu'ils ont.

En plus, sa sœur, Lali, a dit à ses parents qu'il avait un nouveau petit copain.

Ceux-ci, n'ont pas arrêté de l'interroger depuis qu'il est arrivé.

Même alors qu'il travaille, son père continu de le questionner.

- Alors, il est comment ? Grand, petit, mince, gros ?

Tom qui jusque là avait tenu, n'avait pas lâché un seul mot sur Bill, en eu marre et craqua.

- Il s'appelle Bill, à 24 ans. Il fait ma taille et est mince. C'est un brun aux yeux marrons. Bon, maintenant vous me lâchez la grappe avec ça. Je ne suis pas venu pour parler de lui, mais pour travailler. Alors si vous n'êtes pas capable de vous tenir, je rentre directement.

Il ne s'était jamais fâché avec ses parents, mais là ça commençait à lui taper sur le système.

Heureusement son père ne se vexa pas et arrêta que l'embêter avec ses questions.

L'après-midi se passa plus tranquillement, le temps qu'il finisse avec le mur, puis ranger les gravats dans la remorque de son père. Ensuite, il s'affala sur le canapé tellement il était fatigué.

Il allait s'endormir, mais c'était sans compter sur sa sœur qui lui sauta dessus pour qu'il joue avec elle dans le jardin, ce qu'il ne lui refusa pas, bien sûr.

Juste avant de partir, il appela son copain pour le prévenir qu'il était tellement naze qu'il rentrait direct à son appartement.

Arrivé à celui-ci, il alla de suite se coucher, mais il se sentait tellement seul qu'il composa le numéro de Bill, et ils parlèrent jusqu'à ce que le tressé ne s'endorme bercé par le son de la voix de son amour.


Je suis vraiment désolé du retard, mais je suis partie en vacances et quand je suis revenue, ç'a été boulot sur boulot avec des heures sup.

Je sais que je suis impardonnable pour ça, mais voilà une suite.

Tchuss.