Chapitre 14

Un petit rayon de soleil se faufila dans la pièce, atteignant tout d'abord une table basse en verre, continuant sur un canapé où deux corps étaient étroitement enlacés, puis fini sa course, arrivant le premier sur un visage pâle qui grimaça à cause de cet intrus qui avait élu domicile au niveau de ses yeux.

Cette personne voulut ouvrir les yeux, mais les referma bien vite quand elle fut éblouie par la trop vive clarté du matin. Il voulu se redresser, mais un poids - qui lui, était totalement endormi - l'en empêchait, ainsi qu'une touffe de tresses qui s'insinua dans sa bouche quand il bailla, ce qui faillit l'étouffer.

Voyant que Tom appréciait bien son coussin, Bill décida de se rendormir. Il tourna donc la tête pour ne pas avoir le soleil sur le visage, mais il se figea vite. Son regard ancré sur la pendule en face de lui qui indiquait 10h25.

Cette fois-ci, malgré le corps allongé sur le sien, il se redressa d'un coup, faisant tomber l'endormit qui se réveilla.

- Putain, d'enculer de ta mère. Merde, on est en retard. Jura le brun en se levant d'un bond.

Tom, toujours à moitié endormi, malgré le réveil brutal de son petit ami, ne réagi pas du tout à ce qui se passait.

C'est un bras le chopant au niveau de son biceps et le tirant de force qui le fit réagir.

- Bouge Tom, on est à la bourre, on va sa faire tuer. En plus je n'ai pas le temps de passer me changer.

Bill entraîna Tom avec lui dans la salle de bain. Il alluma la douche, et ne prit même pas le temps de la laisser chauffer, qu'il poussa Tom à l'intérieur avant de l'y rejoindre.

Au moins, ça a eut le mérite de réveiller le tressé qui avant était toujours en partie dans les vapes.

- Mais qu'est-ce qui t'arrive ce matin ? Questionna-t-il réagissant enfin alors alors que le brun le poussait pour prendre sa place sous le jet d'eau.

- Juste qu'on est un peu beaucoup à la bourre et qu'on va se faire égorger par Leidecker pour ça.

C'est là que Tom comprit enfin l'empressement de Bill.

Il se dépêcha donc lui aussi de se savonner et rincer avant de sortir de la pièce muni d'un serviette autour de la taille. Il faillit même glisser plusieurs fois sur le carrelage et se rétamer, avant de pouvoir atteindre sa chambre. Il eut le temps de s'habiller, que Bill arrivait à son tour maquillé légèrement.

Il se stoppa en voyant ses habits froissés, dont un boxer. Il se tourna vers son amour.

- Heu... je peux t'emprunter un boxer s'il te plait mon cœur ?

Tom lui en donna un, lui susurrant à l'oreille :

- Ok, mais t'es tellement plus bandant sans. Pas grave, on verra ça se soir.

Bill sourit rien qu'à l'idée de ce qu'il allait advenir du sous vêtement.

Ils finirent de se préparer hâtivement, puis prirent la voiture de Tom.

Il est plus de 11h quand ils rentrent dans leur bureau tranquillement. Mais Tom se fige en voyant qui y est. Ce qui fait que Bill lui rentre dedans.

- Tom, dépêche avant que Leidecker ne nous voit.

- Trop tard Messieurs Kaulitz et Trumper. Pourquoi arrivez-vous tous les deux en retard ? Vous vous croyez où. La ponctualité vous ne connaissez pas ? Surtout vous M. Kaulitz. Ce n'est pas la première fois en plus. Et maintenant pour vous faire remarquer, vous entraînez M. Trumper à faire de même. Vous êtes vraiment un fainéant. Vous avez couché pour avoir votre diplôme ? Franchement, je me demande comme vous avez fait pour être admis ici. Parce que si c'est juste pour vos qualités en tant que tireur, ça ne fait pas grand chose. Alors si vous continuez ainsi M. Kaulitz, vous allez être cantonné aux archives. Car en attendant, nous avons un nouveau meurtre sur le dos. Vous devriez prendre exemple sur votre collègue. Au moins lui il cherche et prends des initiatives...

Bill en prenait pour son grade, comme s'il était le méchant loup, alors que Tom avait l'air d'être le petit agneau tout innocent.

Il ne réussit pas à en placer une pour se défendre face à Leidecker qui apparemment se faisait un plaisir monstre à le rabaisser.

À la fin de la litanie de Leidecker sur Bill est son incapacité à lire l'heure, plus aucun bruit ne se faisait entendre. La seule chose qui vint perturber ce moment de silence, fut une mouche qui s'écrasa contre la fenêtre.

- Alors maintenant, pourquoi êtes-vous en retard et êtes arrivés en même temps Messieurs.

- Nous avons eu une panne d'oreiller. Chuchota Bill, ayant baissé la tête étant prit en faute.

- Comme par hasard, et tous les deux en même temps. Ironisa Leidecker.

Bill ne voulait plus répondre. De toute façon, il savait qu'il serait prit en faute. Il ne comprenait pas l'animosité que lui portait leur chef. Il lui avait pourtant jamais rien fait de mal.

Un nouveau silence prit place dans la pièce, mais il fut brisé par Tom.

Lui aussi se sentait coupable. Surtout qu'il avait bien entendu tous les reproches que leur chef faisait à Bill. Il aurait bien voulu le défendre, ne supportant pas ce qui avait été dit, qu'on s'en prenne à son copain. Mais il se tut pour ne pas lâcher le morceau sur leur relation, et ne voulant pas envenimer les choses.

Là c'était aussi en partie de sa faute en plus pour le retard. S'il n'avait pas provoqué Bill, les faisant sortir de la chambre, où le réveil se trouvait. Ils n'en seraient pas là maintenant.

- Juste que Bill est venu chez moi pour travailler sur l'affaire et qu'on s'est endormit tous les deux dans le salon et qu'on avait aucun réveil à porté pour nous réveiller à l'heure ce matin.

Leidecker passait du visage de Bill qui avait baissé la tête, à celui de Tom qui le regardait de face.

Il jubilait à l'intérieur de lui. Il savait toujours comment faire pour essayer de les faire se rapprocher pour mieux les séparer par la suite. De plus, il aimait faire partir Bill au quart de tour, car dans le rapport de personnalité, il était marqué qu'il en fallait vraiment beaucoup, mais il avait trouvé les points sensibles.

- Ok M. Trumper. Je vais vous croire pour cette fois-ci. Mais que ça ne se reproduise plus à l'avenir. Et M. Kaulitz, si vous arrivez une nouvelle fois en retard, ce ne sera même pas la peine de franchir la porte de cette hôtel de police.

Sur ce, il sortit de la pièce, laissant les deux jeunes hommes enfin souffler en paix.

Bill n'en pouvait plus de ce que Leidecker lui faisait vivre. Il ne comprenait pas pourquoi il lui faisait subir tout ça. Il était sur le point de craquer et il ne voulait pas le faire devant Tom.

Il se précipita alors dans les toilettes où toute sa rage sortie d'un coup.

- Raaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhh !

Il frappa de toutes ses forces le mur s'acharnant sur celui-ci, y laissant la trace de son poing mais aussi du sang tellement il y était allé fort. Il entendit même un craquement mais n'y fit pas attention.

De son côté, Tom se retient de péter un câble lui aussi. Maintenant, il est sûr que Leidecker n'aime pas Bill. C'est bien ce que ce dernier lui avait dit.

Mais il se reprend vite quand il entend un cri de rage. Il se retourne et voit tous les autres policiers présent qui ont tourné leur tête vers les toilettes.

Et s'il a bien reconnu la voix, il ferait mieux de se dépêcher d'intervenir avant qu'il ne se fasse remarquer encore plus.

Il se hâta de rejoindre Bill. Il le trouva en train de frapper le mur. En voyant les traces de sang, il lui attrape le bras avant que son poing ne cogne de nouveau ce pauvre mur.

Bill se retourne avec le regard noir vers la personne qui l'a arrêté dans son mouvement libérateur et remarque que c'est Tom inquiet, ce qui le don de le calmer à une vitesse fulgurante.

Il se laisse aller dans les bras de son amour, qui le berce pour qu'il calme ses pleurs qui avaient remplacé la rage, lui chuchotant des mots tendre, pleins d'amour.

Bill se détache de Tom enfin calmé. Il va pour ouvrir sa main, mais il grimace de douleur ce que le tressé remarque rapidement.

- Mais t'es malade, t'as vu l'état de tes doigts. Fait remarquer Tom, essayant d'aider Bill.

- Aïe, oui... excuse... je suis désolé... je suis vraiment un i...

- Arrête Bill. Ce n'est pas de ta faute. Le coupe Tom, voyant que son brun allait partir dans une litanie d'excuse sans fin. Aller, on va à l'hôpital.

- Mais on va se faire engueuler. Du moins, tu vas te faire engueuler à cause de moi.

- Arrête je t'ai dit. J'en ai rien à faire. Aller, je t'emmène.

Bill le suit sans rien dire, sachant que Tom serait têtue et l'emmènerait de force de toute façon.

Ils ne remarquèrent pas que à peine sortie de la pièce, une personne s'y introduit discrètement ensuite.

À l'hôpital, ils apprennent à Bill qu'il s'est fracturé trois doigts et qu'il va devoir porter une attèle pendant environs un mois. Ils veulent même l'arrêter, mais celui-ci refuse, ce qui fait râler Tom. Mais il sait qu'il n'aura pas le dernier mot cette fois-ci.

Ensuite Tom raccompagne Bill chez lui. Il va pour descendre et rester avec lui ce soir, car il sent bien que son cœur ne va pas bien. Il n'a pas sortie un mot depuis qu'il son partie du commissariat.

- Merci Tom... pour tout, mais ce soir je préfère être tranquille... seul. Excuse. Je t'appelle dans la soirée.

Le tressé allait protester, mais il n'en a pas le temps que le brun est déjà parti sans même l'embrasser. Il est déçut même s'il comprend tout de même l'état d'esprit de Bill. Il rentre chez lui et à peine posé sur le canapé qu'il appelle Bill car il a peur qu'il fasse une connerie.

Ils passent donc la soirée à parler. Du moins Tom passe la soirée à parler, essayer de détendre l'atmosphère car Bill ne répond que par monosyllabe comme s'il faisait autre chose en même temps.


Et voilà le nouveau chapitre.

Leidecker n'apprécie pas Bill. Je pense que j'ai même pas besoin de le dire pour que ça se comprenne.

Bill 0, Leidecker 1.

J'espère que ce chapitre aura plus.

Tchüss.