Chapitre 15

Bill reconnu qu'il avait été un peu froid avec Tom, mais il avait vraiment besoin d'être seul, sinon il était sûr qu'il allait s'en prendre à lui.

Il était jaloux de Tom. Une famille aimante, soudée, alors que la sienne est à l'opposée ; une sœur... vivante ; et maintenant, même au boulot on le traite comme un moins que rien, alors que Tom est considéré comme un bon travailleur parfait.

Bill avait passé l'aprèm à ressasser tout ça. Il se disait même qu'il ne méritait pas Tom, qu'il faisait tâche avec lui à qui tout souriait. Il était même apprécié par leur chef qui le préférait à lui, Bill.

C'est vrai, Bill est jaloux. Mais la jalousie n'est-elle pas une preuve d'amour ? Où est-ce le contraire ?

Bill était totalement perdu. Mais une autre chose l'intriguait.

C'était le comportement de Leidecker avec lui, mais aussi sur l'affaire en cour

Pourquoi s'en prend-il sans cesse à lui, qui s'habille plus serré, qui se maquille, qui a un visage assez fin, alors qu'avec tous les autres qui sont plus conventionnel il n'est pas pareil.

De plus, le regard qu'il lui porte... lui donnant des frissons, comme s'il était dégoûté, comme une envie de meurtre.

Et par rapport à l'affaire, il a l'impression que moins il s'y implique, mieux il se porte.

C'est pour ça qu'il préfère Tom qui fait tout sans poser de question.

Encore une fois, il en revient à Tom, qui d'ailleurs vient de s'arrêter devant chez lui.

Il réfléchit en vitesse voyant le tressé amorcer un mouvement pour descendre.

- Merci Tom... pour tout, mais ce soir j'ai besoin d'être tranquille... seul. Excuse. Je t'appelle dans la soirée. S'empresse-t-il de finir voyant l'air déçut de Tom.

C'est vrai, il ne veut pas que toute sa jalousie lui retombe dessus.

Le brun ne veut pas craquer de nouveau devant son copain, alors il s'empresse de rentrer chez lui sans même se retourner.

Il avait besoin de décompresser. À peine sa porte ouverte, qu'il se dirigea sous la douche. Ce n'est que une demie heure plus tard qu'il en sortit, plus calme. Mais son regard était remplit de détermination. Il avait décidé de ne plus se laisser faire par qui que ce soit, et surtout montrer qu'il était un bon policier.

Il prit son PC et alla s'installer dans son salon pour être plus à l'aise.

À peine l'appareil allumé qu'il reçut un appel de Tom. Il se doutait qu'il ne pourrait pas attendre. C'est pour cela qu'il avait décroché. Il sentait que Tom était inquiet, et cela à cause de lui.

Mais il était tellement concentré à relire les premiers rapports, sans omettre la moindre info, qu'il n'écouta que d'une oreille distraite ce que lui disait son copain.

Ce n'est que tard dans la soirée que Tom raccrocha disant à Bill qu'il viendrait le chercher le lendemain, puisqu'il ne pourrait conduire sa moto.

Bill, lui n'était pas près de se coucher. Du moins, il était tellement concentré dans ce qu'il faisait, qu'il ne vit pas l'heure passer. Ce n'est que lorsqu'il eu une envie pressante qu'il remarqua qu'il était plus de une heure du matin. Il décida donc de rejoindre son lit où Morphée l'accueillit directement dans ses bras.

Le matin, il eu du mal à s'extraire de ses draps tellement il avait peu dormit à cause de sa main, mais aussi des médicaments qui le shootait. De plus, avec le réveil qu'il avait eu...

de douces mains lui caressaient le corps, ainsi que des lèvres qui lui parcourraient tout le visage.

- Mon cœur. Il faut te lever. En plus j'ai ton café et de bons pains au chocolat frais et tout chaud. Lui susurra Tom au creux de l'oreille avant de lui mordiller le lobe.

Sur le moment, le brun ne comprenait pas pourquoi son copain était là, mais il se souvint qu'il lui avait donné un double des clés de chez lui.

Il se redressa lentement, appuyant son dos contre la tête du lit.

Tom en profita que Bill ne soit plus étalé sur toute la longueur du lit pour s'assoir à côté de lui. Il fut attendrit par la petite bouille endormi de l'androgyne.

Il le regarda un moment attendant quelque chose, mais remarquant que Bill ne faisait pas de geste pour, il se servit lui même.

Il se pencha, et posa ses lèvres sur ses homologues, mais le brun ne réagit même pas, ce qui étonna le tressé. En se reculant, il vit que Bill avait les yeux fermés et une respiration régulière. Il secoua ensuite la tête en signe de désespoir et donc recommença son manège pour le réveiller.

- Mon cœur, lève toi. Il va falloir aller au boulot. Fit-il en le remuant tout de même, sans le brusquer tout de même.

- Mmmh... répondit intelligemment le brun. Deux minutes, c'est dur ce matin. Continua Bill d'une toute petite vois ensommeillé, ce qui fit sourire Tom.

- J'ai l'impression que ce n'est pas que ce matin que c'est dur petit cœur.

- Mal dormit. Poursuivit Bill pour répondre à Tom, commençant à ouvrir les yeux.

Quand ceux-ci restèrent ouvert, cette fois-ci, c'est lui qui réclama son bisous.

- Bonjour toi. Lui fit-il quand ils se séparèrent.

Bill avait vraiment du mal à émerger. Heureusement que Tom était venu assez tôt.

Ils prirent leur petit-déjeuner au lit et Tom le fit parler pour qu'il ne se rendorme pas.

Il l'accompagna même dans la salle de bain pour que le brun prenne sa douche, l'aidant à faire en sorte de ne pas mouiller l'attèle.

Après s'être habillé, Bill va pour partir, mais Tom le retient. À la tête qu'il fait, l'angrogyne se doute de ce que le tressé va lui dire.

- Bill, tu devrais te faire arrêter. Tu vas pas tenir. T'as l'air vraiment HS.

- T'inquiète pas Tom. C'est juste les médicaments. Il faut juste que je m'y habitue, c'est tout. En plus, je n'ai pas envie d'entendre encore une fois que je suis un incapable.

Au regard que lui lance le brun, Tom comprend qu'il n'arrivera pas à le faire changer d'avis par lui-même, que que ça ne sert à rien de parler avec lui tellement il est têtu. Alors il abdique pour le moment et ils se rendent ensemble au travail.

En passant devant le bureau de Leidecker, ils entendirent ce dernier dire que c'était un miracle que Bill soit pour une fois à l'heure. Il ne relevèrent pas, n'y prêtant pas attention et continuèrent leur chemin jusqu'à leurs postes de travail.

Bill alluma son ordinateur et quand il releva la tête, Tom avait déjà disparue il ne savait où. Il pensait qu'il avait peut-être une envie pressante.

Ce dernier ne revient que près d'un quart d'heure après avec le commissaire principal. Bill était totalement perdu. Qu'est-ce que leur commissaire faisait là. Il ne l'avait pas vu depuis qu'il l'avait fait affecter à ce service. Il interrogea Tom du regard et comprit enfin.

- Bonjour Monsieur Kaulitz. Comment allez-vous ?

- Bien,merci.

- Apparemment, pas si bien que ça d'après votre main droite.

- Oh, ce n'est pas grave Monsieur. Rien qui ne m'empêche de travailler. Lui dit-il en insistant bien sûr sur le regard qu'il lançait à Tom.

- Vous êtes sûr ? Fit le commissaire septique.

- Oui, vous voyez bien. J'arrive à taper à l'ordinateur avec ma main gauche et...

- Peut-être, mais dois-je vous ne travaillez pas seulement dans un bureau. Si vous devez avoir recourt d'utiliser votre arme pour vous défendre... le pourriez-vous. Surtout si vous êtes seul.

Bill baissa la tête résigné. Le commissaire avait raison. Bill n'est que droitier par rapport à Tom qui lui est ambidextre.

- Alors, prenez du repos jusqu'à ce que ça aille mieux. Tom... continua-t-il. Prenez vous aussi votre journée et raccompagnez votre collègue chez lui.

Tom s'empressa de mettre sa veste, heureux d'avoir réussi à forcer Bill de rester au repos, mais surtout parce qu'il pourrait passer sa journée avec.

Par contre Bill, lui, était en colère. Tom n'avait pas à se mêler de ce qui ne le regardait pas.

Une fois prêt, ils prirent le chemin du retour. Mais le commissaire avait promis à Bill qu'il recevrait tout nouveau rapport sur son ordinateur s'il voulait se tenir au courant de l'avancement de l'affaire.

Arrivé devant son appartement, Bill s'était un peu calmé. Il avait comprit que Tom ne pensait pas à mal en ayant agit de la sorte. De plus, ce qui lui mit un peu le baume au cœur, c'est qu'il n'avait pas du tout envie d'être seul aujourd'hui et que Tom allait rester avec lui.

Le seul problème, c'est qu'il était tellement fatigué qu'il était sûr de s'endormir sans pouvoir profiter de son amant en le câlinant tout le reste de la journée et de la nuit.

Leidecker, quand à lui, venait d'apprendre pour Bill. Il était agacé, car il savait que les 2 jeunes recrues étaient les chouchous du commissaire. Mais il se calma rapidement car il allait pouvoir en profiter pour faire ce qu'il voulait pour arranger certaines choses à sa sauce.

Dans son salon, Bill s'était de nouveau mit à lire les différents rapports de l'enquête. Certains détails ou plutôt manque de détail lui sautait aux yeux. Ce qui l'intriguait plus qu'autre chose.

Pendant ce temps, Tom avait préféré se mettre aux fourneaux car il avait remarqué avec le manque de vaisselle, que Bill n'avait pas mangé la veille. Donc il se dépêchait pour éviter à Bill de fermer les yeux et par la même occasion de s'endormir.

Quand il arriva dans le salon avec les assiettes pleines à raz bord de pâtes au gruyère, il remarqua que Bill s'était empressé de fermer le dossier sur lequel il était. Mais n'y tint pas rigueur.

Quand à lui, Bill, n'en revenait pas de ce qu'il venait de découvrir.

Sur le rapport du meurtre de la veille, où Bill et Tom n'étaient pas allé, Leidecker avait trouvé une trace de sang séchée appartenant pas à la victime, mais aussi celle d'un chaussure.

Alors que sur toutes les autres scènes de crimes, rien n'avait été trouvé de suspect, maintenant il y en aurait ?

Mais ce qui intriguait vraiment Bill était l'empreinte de chaussure... Bill reconnu la forme de santiags, comme celles qu'il porte des fois. Il était totalement perdu. Mais pour le moment rien ne prouvait que cette empreinte lui appartenait. Il n'était pas le seul au monde à porter des santiags. Alors il décida de ne rien dire à Tom pour éviter tous soupçons infondés sur lui.

Ce qu'il attendait surtout c'était les résultats d'ADN du sang, étant sûr que cela ferait avancer l'affaire.

En entendant Tom arriver, il ferma en vitesse la page du rapport.

Tom s'assit ensuite à ses côtés, lui tendant son assiette. Ils mangèrent en parlant de tout et de rien. Car Bill commençait vraiment à s'endormir. Même qu'à un moment, il faillit se retrouver la tête dans l'assiette. C'est Tom le remarquant qui la lui retint avant qu'elle ne finisse dans la sauce tomate qu'il n'avait put s'empêcher de mettre.

Depuis qu'ils étaient ensemble, Tom avait remarqué que Bill mettait du ketchup avec tout ce qu'il mangeait.

Après avoir finit, Tom prit Bill dans ses bras, car ce dernier ne tenait vraiment plus, et qu'il n'avait pas le force de monter jusque dans son lit. C'est avec l'odeur rassurante du tressé que le brun s'endormit paisiblement.

Tom en profita pour le regarder dormir. C'était devenue son hobby. Il adorait voir le visage paisible, serein de son amour. Le matin même, il l'avait regardé pendant près de dix minutes avant de se décider à le réveiller.

Peu de temps après, Tom rejoint Bill au pays des songes.


Voilà le nouveau chapitre.
Je sais que j'ai une semaine de retard, je m'en excuse vraiment.
Je croyais l'avoir posté dimanche dernier, mais je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas fait.
Donc j'espère qu'il plaira malgré le retard.

Encore toutes mes excuses.
Tchuss.