Chapitre 17
Bill commença ses recherches directement en piratant le dossier de Leidecker dans la base de donnée de la police.
Heureusement pour lui, on lui avait apprit à le faire à l'école de police pour permettre de déjouer les plans des pirates informatiques.
Lui qui ne pensait pas que lui serait utile, était bien content que ça soit l'inverse.
Surtout qu'en faisait ce qu'il s'apprêtait à faire, il enfreignait déjà une dizaine de lois.
Alors s'il n'était pas arrêté pour les meurtres, il le serait pour ce qu'il était en train de faire. Mais là il ne pourrait s'en prendre qu'à lui.
Il lui fallut tout de même une demie heure pour trouver toutes les infos relatives au dossier qui l'intéressait : Leidecker Donald Densis.
Il apprit qu'il était âgé de 36 ans. Il eut l'adresse de chez lui, avec son numéro de fix et portable. Cela arrangeait bien le brun, comme ça s'il y a quoi que se soit de suspect, il pourra le mettre sur écoute. Et pour trouver le matériel dont il aurait besoin, il avait quelques contacts qui pourraient le fournir et le renseigner.
De plus, il vit qu'il avait été admis dans la police 10 ans auparavant en ayant eu son examen final qui portait sur l'affaire BTK, donc il avait eu droit à différents indices sur comment les meurtres avaient été commis.
Il découvrit aussi que leur chef était vite monté en grade en démantelant des réseaux de pédophilie homo ou bi, mais aussi en ayant arrêté des personnes du même genre inculpés dans du blanchiment d'argent et de drogues.
Bill allait refermer le dossier, ne trouvant rien de plus qui pourrait l'intéresser, lorsqu'une case lui sauta aux yeux.
Leidecker avait eu une mise à pied car il avait tabassé un jeune stagiaire qui lui aurait fait des avances. D'après ce qu'il put lire, il avait eu des propos homophobes, des insultes à l'encontre du stagiaire.
Bill comprenait un peu mieux son comportement au niveau de l'enquête. Mais pas celui envers lui. Car dès le début il avait qu'il se pensait hétéro - ne sachant pas qu'il changerait par la suite pour Tom. À moins qu'il ne soit Tomien, vu que aucun autre homme ne l'intéresse. Peut-être à sa façon de s'habiller plus serré, et se maquiller légèrement. Pourtant, il ne réagit pas de la même façon avec Tom, qui lui ne s'est pas caché de son orientation sexuelle.
Sur le moment, Bill sentit un sentiment qu'il ne connaissait pas l'envahir. Serait-ce qu'on appelle la jalousie ? Il le connais en partie ce sentiment, mais pas à ce point. Il ne se pensait pas possessif envers Tom. Il comprend qu'il ne veut pas qu'une autre personne que lui le touche, le regarde intensément. Mais il se reprit tout de même assez vite.
Leidecker ne pouvait pas essayer de mettre à l'écart Bill pour sortir avec Tom, vu ce qu'il y a de marqué dans son dossier.
À moins qu'il ne le repousse, lui, parce qu'il essaie de chercher plus en profondeur au niveau de l'enquête par rapport Tom, et que ça ne lui plaise pas du tout, qu'il a quelque chose à cacher.
Ou... non... ce n'est pas possible, ça ne peut pas être le tueur.
Ok, il est peut-être homophobe, mais il n'en est pas au point de tuer... quoi que le stagiaire, il l'a bien envoyé à l'hôpital.
Il s'embrouillait, il ne comprenait plus rien. Tout se mélangeait dans sa tête, au point de lui donner le tournis à certains moments.
Il était tellement perdu dans ses pensées, qu'il sursauta quand il entendit la porte de son appartement claquer.
Quand il vit Tom apparaître, il fut surpris qu'il soit si tard. Il s'empressa de fermer ses fichiers et éteindre son ordinateur avant que le tressé ne voit tout et se pose des questions.
Quand ce dernier se posa sur le canapé aux côtés du brun, il réclama son bisou, lui disant qu'il lui avait manqué.
Le brun fut étonné de voire son copain rentrait si tard, donc il lui posa la question.
- Il y a encore eu un nouveau meurtre. Cette fois ça fait deux en une semaine. Mais on a trouvé quelques indices. Je commence à en avoir marre. Surtout que la personne qui fait ça à l'air homophobe, vu à qui elle s'en prend. En plus, à te laisser seul toute la journée, j'ai peur qu'il s'en prenne à toi. Je sais pas ce que je serais capable de faire si je le croisais. Mais pas du bien c'est sûr. Finit Tom regardant amoureusement le brun.
Celui-ci attendrit, monta à califourchon sur les genoux de son copain, entourant son cou de ses bras avant de l'embrasser.
Ce baiser resta en surface, étant doux et sensuel.
Ensuite Bill posa son front contre celui du tressé avant de répondre à ce qu'il avait dit précédemment.
- Il ne peut rien m'arriver mon cœur. Parce que premièrement si je me souviens bien, les meurtres sont tous commis le soir ou la nuit, et à chaque fois tu es avec moi, la plupart du temps assez occupé.
À ces mots, Tom sourit, se souvenant de quelle façon ils étaient occupés et dans quelles positions.
- Et deuxièmement. Reprit Bill, après s'être souvenu lui aussi de ces soirées. Je suis flic, je sais me défendre, même avec une seule main, et je ne me laisserais jamais faire.
Cette fois, Tom perdit son sourire, se souvenant de la dernière victime. Il en fit part à son amour.
- Tu sais, la personne que l'on a trouvé morte aujourd'hui. Il était agent de sécurité. Il était donc plus carré et plus baraqué que toi. Et surtout avait ses deux mains de valides avant de se faire agresser. Par contre... poursuivit-il en ayant retrouvé le sourire, mais celui-ci était en coin. Pour ne pas te laisser faire, j'en sais quelque chose vu...
Bill le coupa, lui disant que les choses pouvaient peut-être très bien changer.
Mais apparemment, Tom ne comprenait pas où Bill voulait en venir.
Alors ce dernier allait se faire un plaisir de le lui faire comprendre à sa manière.
En fin de compte, il ne fallut pas longtemps à Tom pour comprendre ce que Bill avait l'intention de faire, lorsque ce dernier, après avoir embrassé fougueusement, chaleureusement, mais tout de même amoureusement, lui enleva rapidement son t-shirt. Faisant de même avec le sien quelques instant après.
Donc il se mit à participer activement aux autres baisers tout en l'aidant à enlever le reste de leurs vêtements.
Ils n'étaient donc pas soucieux de ce qui pouvait se tramer dans les rues sombres de la ville. Surtout dans l'une d'entre elles, où un homme et une femme faisaient quelques échanges.
Cette femme lui parla de ce qu'elle avait découvert en faisant le ménage.
- L'homme serait en couple avec un autre. J'ai put trouver des habits pour mecs qui ne ressemblent pas aux siens, mais aussi un photo où il embrassait un tressé brun. Qui serait son collègue d'après la description que vous m'en avez fait. Et j'ai prit aussi quelques cheveux qui trainaient dans la salle de bain.
L'homme fut en partie étonné de découvrir tout ça. Même s'il se doutait de quelque chose.
Il les pensait proche, mais pas à ce point là. Eux qui sont si opposé niveau style et surtout comportement.
- C'est tout ce que tu as trouvé cette fois en deux heures ?
- C'est que je n'y suis que deux heures par semaines et je fais ce que vous me demandez quand il sort. De ce que j'ai put remarquer, il n'a pas l'air d'enquêter sur vous. Donc, s'il vous plait, donnez moi ma dose.
L'homme lui jeta le sachet de poudre blanche à la droguée, avant que celle-ci ne parte en courant.
- Alors comme ça, cette idiot de Trumper serait avec Kaulitz. Je crois que je vais bien m'amuser. Surtout qu'il va me servir beaucoup celui-là. Murmura l'homme, quittant à son tour la ruelle noire.
Et voilà le nouveau chapitre.
J'espère qu'il plaira malgré le nouveau meurtre et ce que l'on apprend à la fin.
A bientôt
Tchuss.
