Bonjour et joyeux Noël à vous. Je sais, hier c'était le réveillon, vous avez bien mangé, et ce matin c'est dur surtout qu'un nouveau gros repas vous attend... Et en prime, voilà que je poste un chapitre aujourd'hui lol

Mais bon, je vous l'avais promis, donc voici la suite du petit chapitre de la semaine dernière. Quelle est l'idée terrifiante que les filles ont eu pour se venger des garçons? Réponse maintenant !

Bonne journée et passez de bonnes fêtes!


Faut-il vraiment un titre à ça ?


Deuxième partie : où quand l'auteur aurait dû éviter les chocolats à la liqueur mélangés aux antibios…

En ce doux matin de mi-décembre, les derniers courageux oiseaux, des gryffondors très certainement, piaillaient tranquillement dans la rosée du matin. Quoique vu la pluie qu'il était tombée la nuit, c'était plus de la rosée. Mais maintenant le ciel était dégagé et le soleil se levait paresseusement. Dans la restaurant universitaire de l'école, les élèves bavassaient avec entrain des prochaines vacances de Nowel … petit papa Nowel, quand tu ….bref de Nowel et de tout l'étalage de guirlandes, boules et autres cadeaux. Mais ce matin là, deux jeunes filles faisaient peur à voir. Certes elles avaient passé la nuit à faire des folies et avaient abrégé leur temps de préparation matinale. Mais ce qui faisait peur, c'était surtout leur regard et leur sourire made in sadicland. Jamais oh grand jamais, un air aussi sadique avait été arboré si tôt dans la matinée. Les deux brunettes se contentaient de répondre par monosyllabe à leurs amis. Approchons un peu… Ouvrons les oreilles et é-cou-tons : mangez moi mangez … oups, m'est gourée … laissons le psylo à Billy et reprenons….

-« Lavande, tout va bien ? » « mmm mmm »

-« Padma ? Tu vas te coincer les zygomatiques à sourire comme ça. Un problème ? » « honhon »

-« Lavande est-ce tu as prévu quelque chose aujourd'hui… pour avoir cette tête ?… » «Ouais » « et c'est quoi ?» « Rien » « cool »…

Etc... Un esprit un peu intelligent aurait pu démontrer que le fait que ce groupe de nouveaux adultes aient prévu leur sortie de Nowel à Pré-au-lard ce jour là, pouvait affecter le comportement déjà passablement atteint des deux compères ... euh commères ? … ceci n'expliquait évidement pas tout, mais qu'importe, ces deux tarées sont de toutes façons incompréhensibles pour le commun des mortels. Sauf peut-être pour Pavarti mais comme elle ne compte pas vendre le secret… Mais si on regarde bien autour d'elle, la figure déconfite de certaines personnes peut apporter un élément supplémentaire. En effet, regroupés dans un petit amas informe de cervelles atrophiées, quatre garçons dans le vent … naaan pas les Beatles … mais nos chers Jumeaux rouquins, Ron et Dean semblaient avoir un état d'esprit à l'opposé des donzelles. En fait, ce qui les minait le plus, ce n'était pas que, finalement, ils avaient eux aussi un gage à effectuer alors qu'ils avaient gagné leur pari (Merci Hermione, grande prêtresse ès je prend mon air réfléchi et j't'embrouille ni vu ni connu) … mais plutôt qu'ils ne savaient toujours pas ce que c'était. Revenons une semaine en arrière, dans le bar du pari, avec une Lavande bourrée qui tentait de violer Lee sur place, une Padma pas totalement cuite mais presque sur les genoux d'un Seamus extasié devant sa petit touffe de poil rose et blanche qu'était sa queue de Bunny serveuse, et des quatre mecs très pâlichons et surtout très stressés par leur future sentence :

Flash back :

Ron : euh … je crois qu'elles ont bien mené leur affaire….

Euh oui, faut reprendre la conversation depuis le début pour pas se perdre en route. Donc :

Dean en déglutissant : oui je crois que c'est bon…
Padma : tant mieux, car maintenant que vous avez reconnu qu'on a réussi, à vous d'honorer votre part du contrat.
George un peu tendu : Ok, c'est réglo….
Fred : et qu'est-ce que vous proposez ?
Lavande : Paddyyy ! dis 'eur… hihihi… Qu'on rigole … hihihi
Padma, une très grande satisfaction sur le visage : on avait bien réfléchi pendant qu'on s'habillait … alors maintenant… voici votre sentence …

Et là un grand blanc s'en suivit. Padma sembla réfléchir très intensément ce qui accentua la peur des garçons car voir une Padma qui réfléchit comme Hermione, c'était comme voir un Voldemort en tutu rose faisant des pointes sur Casse-noisettes, c'était effrayant.

Dean : putain, Padma ! Arrête de nous faire languir et dis nous ce qu'on doit faire !

Padma : hein ? Oh oui … non je pensais juste que ce serait intéressant de garder cette tenue ce soir … n'est-ce pas Seam' ?

Seamus, bavant sur la petite queue rose : oh Merlin oui alors !

Ron : non mais vous pouvez pas penser à autre chose deux minutes ! Espèce de lapins en chaleur !

Padma : moi je suis une lapine et toi une belette. J'ai quand même plus de classe.

Ron : ouais bien faudra penser à noyer les petits ... outch

Padma, en lui jetant l'assiette d'amuse bouche à la figure : boucle là poil de carotte.

George : Padmaaaa ! Dis nous ce qu'on va devoir faire !

Fred : oui, qu'on se prépare !

Padma, très sadiquement : dans une semaine c'est la sortie à Pré-au-lard, vous allez devoir vous rendre chez une « amie » à nous. Elle est très douée. Je la préviens demain de votre venue et je lui transmets les instructions. D'ici là vous ne saurez rien de plus.

Dean : heyyy ! C'est pas juste ! Comment on se prépare à affronter ça si on ne sait pas ce que c'est !

Lavande : est mieux … si on dit, tu f'ras une crise carti ... carsi … cardiiii … ton cœur fera boom !

George pâlissant un peu plus si c'était possible : et on aura les détails quand ?

Padma : les détails ? Quand vous arriverez chez notre amie, là on vous dira ce qu'on attend de vous… mais si vous êtes sages, on vous donnera les grandes lignes le matin même.

Fin du Flash Back

Du coup, ce matin là, alors que l'allégresse et le sadisme était d'actualité, les quatre garçons balisaient à mort de ne pas savoir ou alors de bientôt savoir. Dean tentait de voir si la profondeur de son café lui permettait un suicide par noyade. George et Fred regardaient une fiole de couleur treillis militaire tout en se demandant si leur poison pourrait les faire disparaître une fois que tous les effets secondaires qu'ils appréciaient tant sur les autres auraient disparus. Ron se tâtait : vaut-il mieux se couper les veines avec le couteau à beurre ou avec la cuillère du porridge ? Cruel dilemme. Ils en étaient là de leur réflexions quand :

Lavande : allez les fillettes, suivez nous, on a des choses à régler.

Tous se levèrent pour suivre les deux tortionnaires.

Padma : non, juste les condamnés à mort, les autres vous restez là.

Pavarti: c'est pas juste ! Pourquoi pas nous ?

Hermione : oui c'est vrai ça pourquoi on ne peut pas savoir ?

Lavande : parce que comme ça se sera plus drôle pour vous et bien moins pour eux !

Luna : ils vont souffrir ?

Padma et Lavande, accentuant leur air sadique : oh oui ils vont souffrir….

Les garçons déglutirent difficilement alors que les non participants se frottaient les mains en prévision de la surprise.

Les couloirs étaient calmes. Seule le réfectoire, qui abritait encore les morfales en uniforme était animée. Dans une petite salle un peu à côté, nos six jeunes gens s'étaient regroupés de bon … et moins bon … cœur. Les deux jeunes filles expliquaient, tout en restant le plus vague possible, le gage des quatre autres. Elles se mirent à piailler comme des pintades devant leur diner et assommèrent leur auditoire avec un discours à la limite de la compréhension. Il fallut attendre la fin de la tirade pour arriver à distinguer les dernières phrases comme si les deux filles avaient voulu qu'ils ne comprennent que celles là.

Lavande : non mais c'est une opportunité énorme qu'on vous propose. Vous serez ensuite incollables et vous deviendrez les rois du mondes !

Padma : et tout ça en seulement 24 heures ! Vous allez pouvoir connaître tous les dessous de la vie …

Lavande : et les dessus aussi …

Padma : sans blague, c'est vraiment un rêve pour vous, Jeunes Mâles en puissance.

Les deux amies se lancèrent un sourire riche en sous entendus qui passa bien au dessus des garçons. Ceux-ci étaient en train d'essayer d'assimiler ce long, dense et rapide baratin avant que leur esprit retardé fasse « tilt ».

George écarquillant les yeux lors de sa soudaine compréhension : oh … oh … OH !

Lavande toute pimpante : Géant vert !

Tous les regards se tournèrent vers elle.

Lavande : quoi ? On a plus le droit de déconner ?

Padma : mais si ma Chérie, moi j'adore ton humour.

George comme s'il n'y avait pas eu d'interruption : mais comment on va faire ça ?

Fred plus zen que son frère : bah, c'est pas si terrible, honnêtement ça devrait même se passer très bien.

Dean : et puis c'est court 24 heures…

Lavande : alors pour vous aider vous avez rendez vous à 14h pile chez notre amie Cathy.

Padma : Ouiii vous allez êtres tout choupinou !

Lavande : et on peut rallonger la durée si 24 heures c'est trop court …

George : non perso, 24 c'est largement suffisant …

Ron dubitatif : j'ai pas compris ce qu'on devait faire …

Les cinq autres levèrent les yeux au ciel en soupirant fortement. Quand on écourtait son repas, Ron était bien moins performant pour comprendre les choses. Ses trois acolytes prirent alors quelques minutes pour lui expliquer ce qu'ils avaient compris sous le regard indescriptible des jeunes filles. Jeunes filles qui jubilaient de voir toutes les émotions passer sur le minois du garçon. Quand enfin il eut fini de comprendre le gage, Ron en larmes, dans les bras de Dean, lui frappant le torse de ses petits poings.

Ron chouinant et tambourinant toujours : pourquoiiiiii nous ? pourquoiii ? pourquoi, pourquoi, pourquoi …

Padma très sadique : Ronnie, calme toi et arrête de frapper son torse. Il n'y a personne à l'intérieur qui va venir t'ouvrir !

Dean : très drôle Padma !

Padma : yep, j'suis fière de moi là !

Donc après quelques minutes supplémentaires, tous revinrent dans le réfectoire. Les deux filles arrivèrent en conquérantes, Dean et Fred zen, George un tantinet affolé et Ron toujours en pleurs. Hermione regarda son petit ami complètement effarée. Comment pouvait-il lui faire une telle honte ! Angelina se mit à essayer de consoler et rassurer son Rouquin d'amour. Lavande retenta de violer Lee qui eut toutes les peines du monde à la trainer dans un endroit plus approprié. Et Padma, après avoir prit possession des genoux de son irlandais, se jeta sur les tartines et autres viennoiseries avec entrain.

o0o

La matinée passa vite. Trop pour certains … mais pas assez pour d'autres. Aussi, à 14 heures tapantes, notre petit groupe arrivait devant la devanture d'un magasin que les garçons n'avaient encore jamais vu. Faut dire qu'il n'était pas dans la rue principale et que franchement ils n'avaient pas vu l'intérêt d'y rentrer avant. Elle était zoOolie la belle devanture rose à froufrou de « La vie en rose ». Dean essayait de garder son repas de midi au fond de son estomac quand une poupée Barbie vient les accueillir.

Lavande : Cathyyyy ! Contente que tu puisses t'occuper de nos amis !

Cathy : ravie d'aider mais pourquoi tu veux que je m'occupe d'eux. Moi je ne m'occupe que des femmes et eux ce sont des hommes, non ? …

Padma, sarcastique : mince ! On n'avait pas remarqué …. Mais tu sais Cat, ils avaient envie de connaître le côté obscure de la force.

Fred : t'en fais pas un peu trop Miss ?

Lavande : on verra ce que t'en pense dans quelques minutes.

Cathy toute joyeuse : alors entrez tous.

Padma : on va aller dans le petit salon pour leur donner toutes les instructions.

Plus ils avançaient dans le bâtiment, plus les mâles étaient à la limite de se pisser dessus. Faut dire qu'ils voyaient pour la première fois certains instruments de torture qui ne leur disaient rien qui vaille. Dans la pièce de destination finale, Padma referma la porte par un sort très puissant, pour éviter qu'ils fuient comme des souris devant un vilain gros minet.

Lavande : donc maintenant qu'on y est, allons-y. Comme vous avez du le remarquer, vous êtes ici dans un établissement pour femmes. Rappelez moi quel est le but de votre gage ?

George grognon : d'être des femmes pendant 24 heures.

Lavande : exactement. Mais qu'est-ce qu'une femme ?

Ron : t'en es une, tu devrais savoir ce que c'est alors !

Padma : on veut juste savoir quelles sont vos connaissances dans le sujet pour voir combien de paquets de mouchoirs on va devoir écumer de rire.

Ron : je t'emmerde Patil.

Padma la bouche en cœur : moi aussi je t'aime Ronaldinette.

Ron, effaré : oh Merlin que ce nom est horrible.

Lavande : bon alors, vous y répondez à cette question ?

Dean : les femmes sont des pisseuses qui papillonnent des cils devant les beau mecs, elles passent leur temps à se limer les ongles et se refaire le chignon, elles gloussent comme des poules et se maquillent comme des camions volés.

Padma, épouvantée : oh Merlin ! Lavande ! On est des hommes alors ?

Lavande hilare : c'est clair que selon cette description, il nous faudrait une troisième catégorie de personnes en plus des hommes et de femmes…

Padma : merde, on est des travelos ?

Dean : qu'est-ce qu'elle a ma description ?

Padma ironique: C'est ma sœur qui doit être contente… tu viens de décrire la femme comme la réplique exacte de Skeeter ! ! Sauf que la description réelle est un peu moins réductrice.

George, en pleine dépression : alors c'est quoi une femme ?

Lavande : c'est une personne courageuse prête aux pires souffrances pour vos beaux yeux, espèces de nouilles trop cuites !

Fred : oui alors n'exagère pas trop non plus.

Padma : alors programme de la journée : on commence par un gommage très désincrustant du visage et du corps.

Lavande : faudra aussi un excellent masque nutritif car il y en a besoin.

Padma : n'oublions pas l'épilation des jambes, aisselles, moustaches, maillot.

Lavande : oh et une décoloration des poils des bras et du torse, sinon ça va pas le faire.

Padma : pour ce qui est poils, débroussaillage de ceux du nez.

Lavande : crème très hydratante après ça. Ainsi qu'une grande manucure et pédicure obligatoire.

Padma : ensuite on voit les tenues. Faut que ce soit sexy, mais classe

Lavande : avec des talons aiguilles évidement.

Padma : évidemment.

Lavande : une fois habillés, on arrange la coiffure, le maquillage exotique mais pas vulgaire.

Padma : et le verni à ongle, sur les doigts et les orteils.

Lavande : oh et les faux cils aussi. Et les faux ongles.

Padma : t'as trouvé des boucles d'oreilles clip sympa ou on leur perce les oreilles ?

Lavande : j'ai un doute sur mon matériel mais on arrangera ça après.

Padma : tiens j'ai trouvé des supers tatouages décalco, tu me diras ce que t'en penses.

Lavande : qu'est-ce qu'on a oublié ?

Padma : je crois qu'on a fait le tour ….. Allez, on a du boulot alors on les réveille et on les laisse dans les mains de Cathy-nounou.

Je crois que les garçons, après être passés de l'effarement à la terreur, sont tombés dans les pommes aux alentours de l'association des mots « épilation » et « maillot ». Les garçons furent ranimés assez difficilement avant d'être envoyés à la potence.

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Le début de l'après midi s'écoulait tranquillement et tout se passait plutôt pas mal pour les victimes. Bien sûr plus les minutes passaient plus ils se rapprochaient de la fameuse épilation et donc, plus ils blanchissaient et tremblaient. Puis l'heure fatidique arriva enfin et George, Fred, Ron et Dean, entrèrent dans une salle, avec uniquement une serviette blanche autour de la taille.

Cathy toute guillerette : allons les garçons, venez vous allonger là. On va commencer doucement. Nous attaquons par l'épilation des mollets, puis on fera les cuisses, ensuite les aisselles et la moustache et nous finirons par le maillot.

Ron fut pris hyperventilation en voyant les quatre hôtesses déposer leur bac de cire chaude à côté de leurs jambes. Dean distilla un peu de venin sur Padma et Lavande qui les avaient bien roulés et surtout qui leur avaient interdit de se raser de trois jours. Maintenant qu'on venait de lui étaler de la cire sur le mollet, il comprenait mieux leur idée. George était au bord de la crise cardiaque alors que la jeune femme répondant au nom de Suzie appliquait un morceau de papier sur la cire. Fred qui jusque là était confiant … enfin dans la mesure du possible, se retrouva à la limite de l'évanouissement en se disant que là ils y étaient, qu'ils n'avaient plus le choix et qu'ils s'étaient bien fait b ***…

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Pendant ce temps là, dans le vestiaire, Padma et Lavande commençaient à faire les arrangements en choisissant les tenues que les garçons devront porter pendant ces 24 heures. Elles étaient tombées d'accord pour dire que la nuisette dorée qu'elles regardaient irait parfaitement avec le teint chocolat de Dean et que pour Ron et les jumeaux il valait mieux cibler dans le vert.

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Assis à une table des trois balais, le reste du groupe attendait fébrilement autour d'une bièraubeurre en faisant des pronostiques. Les rues étaient animées par une effervescence spécial lutin à pompons et bibendum en cape rouge à fourrure blanche lançant des « oh oh oh ». Sur un muret, un chat tentait de lisser son poil tout en narguant le chien d'à côté qui lui aboyait dessus à en baver, attaché au bout de sa corde hélas trop courte pour pouvoir l'attraper. Les piafs courageux qui n'étaient pas encore partis pour les pays chauds, piaffaient à tout va comme pour étouffer le bruit des clochettes et des chants de Nowel. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Et puis d'un coup, quatre demoiselles tirèrent sur leur petit bout de papier, emportant avec lui une couche de poils bruns et roux non négligeable.

Le chat sursauta, tomba du muret et s'avachit dans les pattes du chien. Ce même chien qui, trop surpris, se dégagea du chat pour se cacher derrière lui. Les piafs s'envolèrent dans une nuée noire direction le désert … chaud et surtout silencieux… Le père Nowel sur le trottoir échappa sa clochette qui atterrit dans la gueule ouverte de stupeur de son lutin de pied. Les tables du bar tremblèrent et se recouvrirent de liquide poisseux après que celui-ci ait accidentellement sauté hors de sa bouteille. Dans les rues, une vague de panique déferla. Tout le monde se bousculait pour se mettre à l'abri dans les magasins avant que la grosse bête ne les attaque.

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Dans une salle croulant sous les jupes, robes, nuisettes et autres tops ultra sexy, Padma et Lavande étaient au bord de l'étouffement. Roulées par terre entre un string en dentelle et un bas en nylon, les deux filles riaient aux éclats et ne retenaient plus leurs larmes. Dans une salle à côté, Cathy, boules Quiès bien en place, avait dû jouer de la baguette pour attacher les quatre femmelettes qui après un premier arrachage de poil, tentaient de fuir la salle de torture. Ron sanglotait en essayant de s'étouffer avec sa langue pour abréger ses souffrances alors que sa jambe prenait une belle teinture rouge à l'endroit où la bande d'épilation avait fait son œuvre. George priait Merlin de l'aider à se réveiller de ce cauchemar alors que Fred lui signalait qu'à la vue de la douleur qui remontait le long de sa jambe, c'était pas la peine de se pincer pour voir qu'ils ne dormaient pas. Dean demandait grâce en avouant tous ses crimes afin que la torture ne s'achève plus vite. Il en était à confesser que c'était bien lui qui avait mis de la colle ultra forte dans le caleçon de Malfoy quand une deuxième bande de poil fut arrachée. Au bout d'une dizaine de minutes, la salle était des plus calmes. George et Ron étaient tout ce qu'il y a de plus évanouis alors que Fred qui n'avait plus de cordes vocales, était dans un état second (« Ga ga aga. » très constructif). Dean tout en vigueur, avait décidé d'utiliser sa bouche d'une autre façon que crier et du coup il tentait de se défaire de ses liens en les rognant comme de vulgaires os de poulet. Bien évidement, le fait que ce soit des liens magiques indestructibles ne lui a pas effleuré l'esprit une seconde.

Alors que le calme était revenu dans la rue, que le chat faisait des papouilles au chien pour le rassurer, que le lutin avait fini par clamser au pied du barbu de Nowel, que les oiseaux courageux ne chantaient plus car ils étaient enfin partis, que les gens étaient ressortis dans les rues tout en restant sur leurs gardes, qu'aux trois balais un groupe de jeunes commençait à baliser, car ils avaient bien reconnu les quatre voix de la bête sanguinaire, et que dans une petite salle quatre garçons ne sentaient plus ni leur jambes, ni leur visage, ni leur dessous de bras, Cathy, toujours d'une humeur « j'ai avalé un bisounours au petit déj », prononça LA phrase :

Cathy : et maintenant, passons au maillot.

Une longue plainte sortit des lèvres tremblotantes des jeunes hommes martyrisés. Ron bafouilla qu'il voulait une péridurale, vigoureusement soutenu par ses deux frères, alors que Dean faisait son dur : « après tout ça, ça peut pas être pire. De tout de façon je sens plus rien ». Il fut même passablement content lorsque que petite Odile lui badigeonna l'entrejambe avec sa cire. Il était à deux doigts de lui proposer un rencard quand la charmante demoiselle tira d'un coup sec sur son instrument de travail (l'instrument d'Odile … hein… la bande d'épilatoire … pas l'instrument de Dean…). Un vagissement puissant fit trembler tous les murs de la baraque.

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Dans la rue, le chat et le chien étaient entrés chez une copine commune : Minnie la petite souris. Le bientôt plus du tout gentil père Nowel, attrapa son renne sous un bras et le cadavre du lutin sous l'autre et décida d'aller voir ailleurs s'il y était. Les jeunes enfants pleuraient de frousse alors que leurs mères tentaient de les consoler en leur disant qu'il n'y avait pas de troll mangeurs de chieurs dans la région. Dans la salle de bar, les amis étaient maintenant silencieux, pâles et à la limite de l'apoplexie en se demandant ce que les deux filles faisaient aux quatre garçons.

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La séance d'épilation terminée, la décoloration et autre débroussaillage effectué, le badigeonnage de potion calmante terminé, le tartinage de crème supra hydratante fait, la manucure et pédicure achevées, les garçons arrivèrent dans le vestiaire, leur serviette attachée tant bien que mal autour de la taille, les jambes écartées et la démarche façon canard.

Padma, son air sadique de retour : alors les garçons, c'est cool d'être une fille hein ?

Ron, le regard noir : je t'emmerde Patil.

Padma : ah ben au moins ça, ça n'a pas changé.

Lavande : bon, les filles, vos tenues sont là. Une pour maintenant jusqu'à votre coucher, une tenue de nuit pour la nuit ... logique, et enfin un tenue pour demain jusqu'à la fin de votre gage.

George, pâlissant un peu plus si s'est possible : c'est quoi ça ?

Padma : voyons George, je pensais que tu savais ce qu'était un string.

George : et pourquoi c'est là ?

Lavande : mais pour mettre sur tes petites fesses … enfin sur … on se comprend hein ?

Fred : oh Merlin, on va devoir porter ce truc ?

Padma : yep ! Et encore vous avez de la chance, on vous les a choisi sans dentelle, car après l'épilation, je vous dis pas les irritations que ça pourrait vous coller.

Ron : trop aimable à vous !

Dean en attrapant sa mini jupe et son débardeur court : promis, dès ce soir je dis à Pavarti que je la préfère avec tous ses poils et une grosse culotte. Par les c*** de Merlin, c'est pire qu'un doloris cette épilation !

Padma : et oui ... pour être belle faut souffrir. Maintenant vous savez pourquoi on dit ça.

Les filles sortirent de la pièce le temps qu'ils deviennent décents … quoique vu leur tenue c'était du limite attentat à la pudeur. Jupe ou robe que plus courte, c'était une écharpe. Des hauts plus courts et sexy les uns que les autres. Quand vint le moment de la coiffure et du maquillage, elles revinrent accompagnées de Cathy qui s'extasiait sur leurs tenues. Le plus difficile vint quand ils montèrent sur leurs échasses.

George : mais comment on tient la dessus ?

Lavande : question d'équilibre.

Fred : mais on vous voit jamais avec des trucs aussi haut ?

Padma : on n'est pas folles non plus.

Fred : alors pourquoi on doit les porter ?

Padma : parce qu'aujourd'hui vous faites tout ce qu'on veut…

Lavande : et nous on veut vous voir sur des talons de 15 cm.

Dean : maman, je vais mourir.

George : j'ai le vertige…

Padma : mais bien sur… sur ton balai t'as pas le vertige mais sur ça oui ? Allez déconne pas on dirait une gamine.

George : j'suis pas une gamine !

Lavande : avec ta jupette bleue ciel et tes nœuds dans les cheveux, désolée, mais tu ES une gamine.

Après 20 min de domptage de chaussures, le grand moment tant attendu arriva : sortir du magasin pour vivre le reste des 24 heures parmi les autres. Dans leur malchance, ils ont quand même eu un peu de chance … je dis bien un peu. La nuit était tombée et les rues étaient maintenant désertent. La souris ayant insisté pour garder le chat et le chien pour la nuit. Mais là où leur virilité en prit encore un coup ce fut que quand enfin ils arrivèrent, doucement mais surement au campus après un transplanage approximatif, tous les élèves et professeurs étaient dans le réfectoire, prêts à manger. Devant la porte, Ron s'était remis à sangloter, George tirait sur sa jupe qui d'après lui dévoilait un peu trop ses fesses. Dean et Fred, tentaient de retrouver un peu du fameux courage gryffondorien.

Dean : allez, on est des mecs enfin ! On sort les épaules et au marche fièrement et virilement. Après ce qu'on a enduré, soyons fiers de nous !

Fred : ouais ! Montrons leur à tous qu'on en a entre les jambes !

Padma moqueuse : ah c'est sûr, habillés comme ça, vous êtes la virilité incarnée.

Lavande : ne vous bilez pas, votre photo format géant ira rejoindre la notre dans le hall d'entrée.

Padma : mais si devant la notre, les mecs bavent, devant la votre ça va bien rigoler...

Lavande : bah, si eux aussi prennent une pose ultra sexy, les mecs baveront aussi devant eux …

Fred : oh Merlin, il va y avoir des photos ?

Lavande : bien sur, Crivey ne lâche jamais son appareil.

George : je veux mourir !

Padma : mais non, mais non. Mais là faut il aller … on passe devant vous avez une minute pour nous suivre ou on leur montre le film de votre épilation.

Les quatre gars, horrifiés : vous avez filmé ?

Les deux filles se la pétant : bien sûr, vous croyez vraiment qu'on serait passé à côté de ça ?

George : je veux mourir.

Les deux amies leur tapota l'épaule avant d'entrer dans la grande salle, bras dessus bras dessous, un énorme sourire et du sadisme plein les yeux.

Lavande : mesdemoiselles, messieurs, laissez nous vous présenter quatre nouvelles élèves de cette école.

Tout le monde, profs y compris, les regardèrent comme si elles avaient un deuxième nez au milieu de la figure. Quand l'info arriva enfin au cerveau après être passée par tous les orteils, Angelina éclata de rire.

Luna : qu'est-ce qui est drôle ?

Angelina : Quatre nouvelles élèves … avec qui elles étaient cet après midi ?

Pavarti: oh Merlin ! Nos mecs sont nos copines ?

Elles n'eurent pas le temps de continuer dans cette lancée que Padma enchainait déjà.

Padma : Pour vous ce soir, voici : Deania, Ronaldinette, Frida et Georgie !

Les quatre jeunes « filles » entrèrent, peu à l'aise sur leurs talons, la tête haute, fière et courageuse…. Enfin c'était sans compter sur George dont la lèvre inférieure tremblait et sur les yeux rouges et le nez qui coule de Ron. Après un grand silence de consternation où les quatre anciens mâles ne savaient plus où se mettent, un fou rire collectif retentit dans la grande salle. Luna avait juste sourit rêveusement. Ginny et Pavarti avaient glissé au sol et se tenaient les côtes. Angelina et Hermione étaient écroulées de rire entre le plat de patates et celui d'haricots verts. Lee et Seamus riaient à gorge déployée, oublieux de la solidarité masculine, tout en applaudissant leurs copines, alors que Harry se félicitait de ne pas avoir suivi Ron dans ses conneries.

Quand tout le monde fut assis à sa place, Angelina tenta de réconforter son rouquin aux tendances suicidaires. Hermione engueula Ron qui chouinait encore en lui disant qu'un mec un vrai ne sanglotait pas. Chose à quoi Luna rappela que vu la tenue, le mot mec était un peu superflu. Fred et Dean, maintenant assis et non plus en équilibre sur 15 cm, se pavanaient et se la jouaient gros durs.

Pavarti à Padma et Lavande : Sérieux ? Vous les avez épilés ?

Padma : oui, jambes aisselle maillot, la totale.

Seamus en grimaçant : heureusement que je vous ai pas suivi dans vos délires.

Dean : petite nature, toi forcément, tu ne supporte pas la douleur. Et ça se dit un mec…

Lavande : ça se la joue mais il a fallu les attacher pour qu'ils ne fuient pas.

Dean : même pas vrai !

Padma : tu veux qu'on vérifie ?

Dean tout penaud : … euh … non c'est bon, je reconnais, ça fait super mal.

Lavande : bien maintenant répète après moi : « je suis qu'un moins que rien qui as peur d'une petite épilation. Vous les filles vous êtes les plus courageuses, les plus fortes, les meilleures et nous nous sommes des brêles »

Dean : euh ….

Padma : tu veux qu'on diffuse des images compromettantes ?

Dean en ronchonnant : non …. Pfff … « je suis qu'un moins que rien qui as peur d'une petite épilation. Vous les filles vous êtes les plus courageuses, les plus fortes, les meilleures et nous nous sommes des brêles »

Padma : bien, quand tu veux tu peux être un gentil garçon. Allez aux autres maintenant.

Les trois autres s'exécutèrent à contre cœur et les deux filles ne virent pas leur tête et leurs chevilles enflées.

Le soir, tous étaient réunis dans la chambre où nos quatre sex-bombes devaient dormir.

Fred tirant sur sa nuisette vert pomme pour ne pas dévoiler ses attributs : j'y crois pas, devoir porter ça la nuit aussi !

George : te plains pas … moi on m'a mis la main aux fesses dans le couloir !

Angelina rêveuse : oups … mais j'ai toujours adoré tes fesses mon alligator d'amour.

George : c'était toi ?

Angelina en souriant de toutes ses dents : oui … j'ai toujours rêvé de faire ça avant !

Dean en criant d'une voix hyper aigüe : sale traitre pervers ! Arrête de mater sous ma nuisette !

Seamus : ben quoi, je voulais voir si tu avais une culotte ou rien du tout !

Padma : il a un string féminin de couleur jaune pale.

Seamus suspicieux : comment tu sais ça toi ?

Lavande exaspérée : mais parce que c'est nous deux qui avons choisi leurs tenues … toutes leurs tenues !

Hermione : en tout cas je peux dire que cette journée est à noter comme celle où les femmes ont dominé les hommes et de la meilleure façon qu'il soit !

Après quelques dénégations de la population masculine plus ou moins efféminée, tous repartirent se coucher. Dean, qui semblait le plus à l'aise, s'endormit comme une masse en essayant une fois de plus de sortir son string de ses fesses. Les trois autres continuaient leur décompte des heures de calvaire, en se disant qu'ils auraient mieux fait de boire une potion pour dormir au moins jusqu'à midi …