Chapitre 25

Bill venait à peine d'arriver à sa planque. Il était passé chez Leidecker en premier.

Il avait put mettre le fixe sur écoute, poser un micro au niveau du salon et dans l'entrée. Par contre, il n'avait pas eu le temps de faire plus car il avait entendu du bruit. Alors il s'était dépêché de partir en pensant que c'était Leidecker qui arrivait.

Ensuite, il s'était dirigé chez Tom.

Il y avait passé plus de temps, voulant vérifier s'il n'était pas déjà sous surveillance, mais surtout pour pouvoir s'imprégner une dernière fois de Tom.

Il était quasiment sûr qu'il ne reviendrait pas de si tôt.

Il posa tout de même la seule caméra qu'il avait dans le salon, lui donnant une vue entière de la pièce, mais aussi une partie de la cuisine et l'entrée. Puis deux trois micros dissimulés dans la pièce.

Il voulait tout simplement s'assurer qu'il ne lui arriverait rien de grave.

Connaissant les habitudes de Tom, il posa le dossier qu'il avait sur tout l'affaire en cours, ainsi que le peu qu'il avait cherché de son côté, sur la table basse. Ensuite, il s'empressa de lui écrire un mot en voyant l'heure avancer, se doutant que le tressé n'allait pas tarder.

Juste avant de partir, il jeta un œil à l'appartement, laissant une larme solitaire couler. Il laissa tomber la clé dans la boîte aux lettres pour être sûr de ne pas faire d'erreur en voulant revenir.

Il aimait trop Tom pour lui faire plus de mal en prenant le risque de venir le voir.

Il se mit juste dans un petite ruelle en face du bâtiment pour attendre le retour de son amour, et pouvoir s'assurer qu'il ne lui arriverait rien pour le moment.

C'est peut de temps après, qu'il voit l'Audi de Tom arriver, se garant devant l'immeuble et voir le tressé en sortir.

Bill était déchiré entre l'envie de le rejoindre pour le protéger personnellement, et celui de partir le plus loin possible pour qu'il ne lui arrive rien. Alors il opta pour trancher et choisir le juste milieu.

Il resta donc dans l'ombre à regarder Tom rentrer chez lui lentement.

Il avait tellement l'air éreinté avec son dos et ses épaules voûtées. Comme s'il portait le poids du monde sur lui.

Bill s'en voulait énormément de lui faire subir tout ça. Il l'aime tant, si ce n'est plus.

Il voudrait pouvoir revenir en arrière, tout changer, avoir plus de temps pour trouver le véritable coupable et en même temps être là pour Tom.

Il a de plus en plus d'appréhension d'être rejeté par le tressé. Ce qu'il comprendrait tout de même si ça arrivait, vu ce qui lui a été révélé. Il faudrait tout de même qu'il s'éloigne de lui pour qu'il ne lui arrive rien de mal. Et ce malgré ce qu'il lui avait écrit et le dossier pour qu'il voit qu'il était innocent.

Il en mourrait s'il lui arrivait quelque chose par sa faute.

Il resta un bon moment dans l'ombre de la ruelle où il se trouvait. Il ne savait pas exactement depuis combien de temps.

Peut-être vingt minutes, une heure, deux heures, sinon ce n'est plus.

Il avait vu Tom s'agiter quand il avait pénétré dans son appartement quand il a allumé.

Bill se disait que Tom avait comprit que quelqu'un y était venu, car il avait éclairé toutes les pièces une à une, sans doute à la recherche de la personne ou que que se soit d'autre. Puis il éteignit tout sauf le salon.

Comme il s'en doutait, il aperçut la petite lumière du frigo quelques instants avant qu'elle ne disparaisse.
Tom avait du se prendre une bière. Il savait qu'ensuite il allait s'asseoir sur son canapé et que ça serait là qu'il verrait tous les documents.

C'est durant la période où il n'y eu plus aucun mouvement que Bill perdit la notion du temps. Il s'imaginait différents scénarios sur la réaction du tressé, et aucun n'était positif pour lui.

Il avait les yeux fixés sur la baies vitrée où il voyait les tresses de Tom.

C'est quand il les vit bouger qu'il réagit de nouveau et qu'il prit conscience que ça faisait trop longtemps qu'il était là.

Cela risquait de leur apporter à tous les deux des problèmes.

Alors il s'assit sur sa moto et la démarra.

Le vrombissement du moteur ne l'empêcha tout de même pas d'entendre un cri où son prénom figurait venir jusqu'à lui. Et cette vois, il la connaissait plus que bien.

Il arrêta son geste pour mettre son casque.

Il se demandait comment ça se faisait que Tom l'ai remarqué. Puis il se souvint que personne dans les alentours n'avait de motos - d'après ce que Tom lui avait raconté.

Il ne put s'empêcher de tourner sa tête vers son amour.

Il le vit avec une cigarette entre les doigts, et il comprit mieux comment il avait put l'entendre et le reconnaître.

Leurs yeux se croisèrent et ne purent se quitter.

Bill put lire dans ceux du tressé toutes sortes de sentiments :

de l'incompréhension, la curiosité, le besoin de poser des questions et d'y avoir les réponses, de la tristesse, mais surtout de l'amour, énormément.

Mais ce qui rassura le brun, c'est qu'il n'y avait une once de colère.

Il dû tout de même y mettre de la force pour pouvoir se détacher de cet océan noisette. Il ne pouvait pas rester plus longtemps.

Il lança un dernier sourire peiné à Tom avant de lui signer avec les lèvres un "Je t'aime" rempli d'amour.

Ensuite, il dû se résigner à mettre son casque, puis mettre les voiles.

Il avait voulut paraître fort aux yeux de Tom, mais il était sûr qu'il avait vu les larmes de tristesses couler sur ses joues. Tout comme lui l'avait remarqué pour Tom.

C'est pour cela qu'il n'eut aucun regard en arrière en partant.

Le trajet de retour fut flou pour Bill. Déjà parce qu'il avait les larmes qui lui brouillaient le vu, mais surtout parce qu'il avait ses souvenirs, avec Tom, qui lui passaient en boucle dans l'esprit.

Donc en arrivant à sa planque, il n'avait pas fait attention, mais en y repensant, l'immeuble n'était pas si vide que ça vu qu'il avait remarqué d'autres lumières dans différents appartement. Il fallait donc juste qu'il fasse encore plus attention à ne pas se faire remarquer. Il avait dû laisser sa moto dans le hall, mais il fallait qu'il lui trouve un autre abris à elle aussi.

Il faudrait qu'il reprenne contact avec Adam le lendemain.

Il avait installé tout le matériel dont il aurait besoin pour les surveillances, dont des jumelles qui lui permettraient de regarder les différents déplacement de Leidecker.

C'est en se posant ensuite, qu'il sentit la fatigue l'envahir rapidement.

Il prit une couverture et s'allongea sur le canapé qu'il y avait.

Il ne lui fallut pas longtemps pour s'endormir, d'un sommeil perturbé par tout ce qui le tourmentait.


Je sais, ce chapitre est très court, mais c'est pour lancer la suite.

Donc normalement la prochain chapitre sera dimanche prochain (exceptionnellement) ^^

Donc j'espère que ce chapitre vous aura plu.

Tchuss.