Hey hey hey ! Joyeux Noël à tous ! Je vous souhaite de très bonnes fêtes et de bonnes vacances. Bonne chance si vous avez des partiels ou examens, courage !
Mot de la bêta → PUTAIN SI VOUS SAVIEZ DEPUIS COMBIEN DE TEMPS JE LA FORCE À ÉCRIRE REMERCIER MOI (Et insultez sa souris de merde)
Enjoy it !
PDV Luffy
« - Je sais pas vraiment ce qu'il s'est passé je.. c'est embrouillé, annonce "Ace".
- Fais de ton mieux mon grand, mais on a besoin de savoir. »
Nous sommes retournés au bar de Shakky après avoir récupéré Ace. On a besoin de son avis également, et elle sera une des meilleures pour nous conseiller. Je me suis chargé de couvrir mon amant d'une petite couverture, ses habits en total lambeaux, alors que la patronne lui offrit un café chaud, bien qu'il n'aime pas ça, mais il avait besoin d'un remontant comme il avait dit.
Je suis tellement heureux de le revoir cependant. J'ai eu peur de ne pas être assez fort pour le sauver, pour le revoir, l'enlacer à nouveau. Je sais que ce n'est pas moi qui l'ai tiré de ce mauvais pas, mais je ne peux m'empêcher de sentir le soulagement parcourir mon corps.
La tête posée sur l'épaule du brun, mes doigts parcourant l'épiderme de son avant-bras, je relève le regard vers son visage afin d'écouter son récit. À vrai dire, Ace me semble.. différent depuis qu'il est rentré. Ses muscles sont tendus à souhait, mais c'est compréhensible. Ses yeux expriment moins de sentiment, surtout quand ils se posent sur moi, mais je me fais peut-être des idées..
En revanche, ce que j'ai l'impression de ressentir réellement, c'est le corps d'Ace, bien plus froid qu'avant. Il a toujours eu le corps très chaud, raison pour laquelle je vais toujours me blottir contre lui dans mon sommeil, mais là, quand j'effleure son bras, mes doigts sont presque aussi chauds que sa peau. C'est étrange.
« - Quand je me suis réveillé, j'étais dans une cellule, et Hadès, enfin, Shiki de ce que j'ai entendu.. était là, avec un servant. Il voulait me soutirer des informations à propos de Luffy essentiellement, de ses pouvoirs, ses capacités et ainsi de suite..
- Je vois, prononce Rayleigh.
- Mais comment tu as réussi à sortir de là ? Questionne Sabo.
- Et bien.. sa servante était plutôt attirée par moi, du coup j'ai joué la carte de la séduction.. À un moment, elle s'est assisse devant la cage et a essayé de m'embrasser. J'ai juste pris sa tête et je l'ai éclaté contre le barreau avant de prendre les clés et de sortir.
- Mais ça n'explique pas comment tu es revenu dans ce monde, annonce Robin. »
C'est étrange. Il a déjà fait une confusion au niveau de son histoire. Je peux comprendre que la fatigue ne l'aide pas, mais de là à confondre un garçon et une nana.. Puis, comment elle peut être attirer par lui ? Une succube pourrait être attirée par lui sexuellement parlant, mais si elle servait Shiki, elle n'aurait jamais prit le risque de s'aventurer sur un terrain aussi sensible. Puis, Ace plus fort qu'un démon.. Il me cache quelque chose. Je découvrirai quoi.
« - C'est confus.. J'avais tellement d'adrénaline à ce moment là que tout est allé très vite. Je crois qu'il y avait un portail fait par Shiki juste avant qui était encore activé. J'ai été dedans et j'ai atterri au temple. Enfin, je crois comme je vous dis. »
Je tourne un peu le regard autour de moi et j'observe que Shakky ne lâche pas des yeux le brun, comme si elle voulait le sonder, le scruter, découvrir qui il était.
Je jette un coup d'œil aux autres alors que je vois Robin perplexe, mais Sabo-nii et Rayleigh, eux, ont l'air soulagé et heureux.
Je relève moi-même le visage vers le brun et n'arrive pas à retenir un rougissement lorsque mes yeux chocolats croisent ses iris orageux. Il penche son visage et colle nos fronts, alors que nos yeux ne se quittent pas une seule seconde. Il sourit alors que je ne peux quitter ce sentiment inconnu en moi.
« - C'est bon de te revoir mon coeur..
- Mais A- »
Mais je ne peux rappliquer puisque celui-ci me coupe grâce à un baiser. Jamais Ace ne m'a appelé ainsi. Non pas que ça me gêne ou me dérange ! Je trouve ça mignon, mais pourtant.. ce n'est pas son genre. Il m'appelle toujours « Lu' », ou si c'est un autre surnom, ça serait « bébé », mais pas des surnoms aussi.. mielleux. Enfin bon. Je savoure tout de même l'instant en répondant à l'échange, sous les commentaires des autres. Je viens à le rompre en pestant notamment contre le blond, mais je reviens rapidement observer Ace qui ne cessait, lui, de me fixer.
« - Tu m'as jamais appelé comme ça..
- Juste que cette histoire m'a fait prendre conscience que je peux te perdre à tout moment, et que je t'aime beaucoup trop pour ça. »
Ça, c'est digne de lui. Enfin, un peu plus déjà. Je viens me réfugier dans ses bras en souriant, ses bras venant me câliner, puis après quelques minutes à discuter, je m'endors finalement, le stress et la pression redescendu, dans les bras de mon bel amant.
La nuit.
Normalement, elle m'apaise. J'ai toujours aimé la lune scintillante dans le ciel, aux milles et une face, alors que toutes les étoiles, ainsi que les nuances de violet, bleu et noir dans l'espace qui se mélangent. On ne dirait pas, mais l'espace m'a toujours fasciné. Je suis très cartésien, mais je ne peux m'empêcher de me poser des questions telles que « Y'a-t-il d'autre peuples vivant ailleurs ? » « Sommes-nous seuls ? » « Pourrons-nous un jour voyager à travers les étoiles, les astéroïdes et les satellites ? »
Tant de questions se posent à nous. Mais maintenant, je ne souhaite pas avoir la réponse. Il y a des choses qu'il ne vaut mieux pas découvrir.
Avant, j'aurais pu me poser la question sur l'existence d'un Dieu. Et malgré que je n'y crois pas, je pouvais avoir des questions. Comme n'importe qui finalement ! Et maintenant que je connais tout ça, tout ce bordel lié à ces questions, j'aimerais remonter le temps pour me dire à mon moi du passé d'arrêter d'être aussi curieux !
J'ai toujours aimé la nuit, elle permet à mon corps de se détendre, de se vider du stress quotidien, de serrer contre moi mon homme.
Mais aujourd'hui, la nuit me perturbe. Elle m'agite, et me maintient dans le monde réel avec mes angoisses et mes craintes.
Cela fait à présent trois nuits que je ne dors pas, ou presque pas. Si cela m'arrive, c'est uniquement des micro-sieste durant l'après-midi. Je préfère rester sur mes gardes la nuit, on ne sait jamais.
Et aujourd'hui, les choses bougent. Je suis allongé sur le béton froid de ma cage, restant en retrait, alors que mon doppelgänger apparaît grâce à son portail en sifflotant. Ce hijo de puta à l'air totalement serein et ravi de son plan. Ça me dégoûte totalement.
« - Bonsoir Shiki.
- Bonsoir. Alors ? Que se passe t-il là haut ?
- Tout se déroule comme sur des roulettes. Personne ne voit de différence entre moi et l'autre ! »
Je retiens tout commentaire et continue de faire semblant de dormir, préférant feinter l'indifférence.
« - C'est parfait alors. Quoi d'autre ?
- Depuis le début j'ai été très "amoureux" avec Luffy. Je pense commencer la déclinaison à partir de demain avec des pics d'amour et d'engueulades.
- Cela me semble judicieux. Et lui ? Il ne te trouve pas suspect ?
- Je pense qu'il se doute que j'ai changé, mais il pense que c'est parce que vous m'avez traumatisé et épuisé. »
Le dieu des Enfers rit en réponse, la chose suivant le rire de son supérieur, alors que je boue de l'intérieur. Il joue littéralement avec MON Lu'. Je serais presque tenter de grogner envers lui, mais j'ai encore besoin de leur ignorance envers mon éveil pour écouter tranquillement leur conversation.
« - Ces humains sont vraiment drôles ! Il n'y a pas à dire. Puis Luffy me fait vraiment rire aussi.
- Pourquoi donc votre excellence ?
- Il est persuadé d'être devenu une bonne personne. »
Oh ? Ça devient un peu plus intéressant tout d'un coup. Mais c'est surtout à ce moment que je me rende compte que je n'ai pas du tout de connaissance vis à vis de Luffy et son ancienne vie. Outre les quelques images que j'ai pu voir.
« - Je ne comprend pas..
- Autrefois, Luffy était un égoïste, un manipulateur et un menteur. Pas beau pour un dieu n'est-ce pas ?
- En effet.
- De plus, il séduisait toute les femmes à sa portée ! Je pense qu'il s'est fait tout l'Olympe. Sans déconner. C'est pourquoi je ne comprends pas comment, et pourquoi il sort avec lui.
- N'est-ce pas parce qu'il est différent ?
- Sans doute. Nous verrons par la suite. »
Différent ? Moi ? J'pense pas. J'suis sûr d'être l'exception qui confirme la règle. Un peu comme Lu' qui l'a été avec moi. À vrai dire, je m'étais jamais vraiment posé la question sur mes attirances. J'suis attiré, point barre. Lu' lui, c'était carrément magnétique. On s'est attiré tous les deux, comme des aimants. Je l'avais dit depuis le début, je sais pas ce qu'il s'est passé avec Lu'. Une relation s'était direct installé entre nous, puis tout a dérivé en un amour. D'abord fraternel, puis passionnel. Comment ? Aucune idée. Et j'ai pas envie de savoir, malgré ma grande curiosité.
J'aurais peur d'être déçu.
L'intrus hoche la tête et tourne le dos pour partir, rajoutant uniquement ces paroles.
« - Je reviendrai vous voir une fois qu'il y aura du changement.
- Parfait. Accomplis ta mission. »
Et sur ce, il disparaît, me laissant prier et réfléchir à un moyen de partir de cet enfer.
Ce matin, je me réveille dans le lit étrangement seul. Cela à le mérite de me faire ouvrir les yeux pour regarder autour de moi. J'observe la chambre d'hôtel où nous nous sommes tous installés après avoir quitté Shakky, il y a quelques jours. Le soleil est bien haut dans le ciel, alors que je ne suis pas à son origine. Cela me fait un pincement au cœur.. Je ne sais pas si le pire est de savoir que ce n'est pas moi, ou si c'est de sentir mon corps jour après jour s'affaiblir.
C'est un fait, sans mes pouvoirs, que je le veuille ou non, mon corps réagit. J'ai été crée pour contenir une âme de Dieu, pas pour un être un simple humain.
Enfin bon, là n'est pas le sujet.
Mon regard regarde les yeux grisés de mon amant, mais retrouve plus rapidement ses cheveux bruns et ébouriffés, au vent, sur le balcon de la chambre.
Le reste du groupe a préféré nous offrir une chambre, au vu des.. activités que l'on pouvait avoir. Et quoi de plus normal me diriez-vous ? Je suppose bien que notre blondinet n'a pas envie de nous entendre en pleine ébat si cela devait arrivé.
Je me lève en m'habillant de la couette, renforçant le côté endormit que je peux dégager, le rejoignant. Il paraît si calme, si sérieux.. Cela ne lui ressemble pas. Vraiment pas. C'est comme s'il était soucieux, hors, aucun sentiments de la sorte ne transparaît dans son regard. Je pose doucement ma main sur son épaule, et sans aucun étonnement ni sursaut, il se retourne pour m'observer.
« - Qu'est-ce qu'il y a Luffy ? »
Oulah. Quand il m'appelle Luffy, c'est jamais bon signe.
« - Bah.. Bonjour.. J'ai fais quelque chose de mal ?
- Pourquoi tu penses ça ?
- T'es super froid avec moi.. Tu peux me le dire tu sais ? Promis, je me vexerai pas !
- T'as rien fait, je suis juste pas d'humeur. »
Bon. Je sais pas pourquoi il m'en veut, mais je vais pas laisser passer ça comme ça. Je vais faire ma technique ultiiiime pour qu'il cède : les yeux de chiens battu.
Je m'engage donc à faire cette petite tête tristoune et caresse son bras alors qu'il s'était retourné.
« - Bébé.. allez parle moi.. j'vois bien que quelque chose va pas.. »
Je le vois soupirer et se retourner pour m'embrasser doucement le front, dégageant quelques mèches fin d'y accéder.
« - Laisse tomber Lu', ok ?
- Hm. »
Je n'arrive pas vraiment à retirer ce sentiment au creux de mon ventre. Une angoisse discrète et grandissante au fil des jours. Et ce mystère ne m'aide pas.
Je ne comprends pas ce que j'ai pu faire. Peut-être que depuis quelques jours je le colle trop ? J'étais tellement content de le revoir qu'une fois arrivé, je n'ai cessé de lui voler des baisers, et quand on s'est enfin couché, je me suis collé à lui en l'enlaçant fort. J'avais peur. Peur qu'il disparaisse à nouveau dans les griffes de la nuit. J'essayais de profiter de sa chaleur, bien que sa peau soit plus froide qu'avant, mais peu importe. Il était quand même là, avec moi. Je pouvais à nouveau le sentir à mes côtés.
Mais malgré qu'il soit calmé, me serrant contre son torse, je ne peux m'empêcher de rêvasser. Qu'est-ce qu'il a pu se passer pour qu'il change ainsi ? Pour qu'il soit si froid ? Si distant ? Si.. différent ?
Il soupire, comme agacé, et me repousse avec une pointe de douceur, s'opposant à son comportement.
« - Je vais prendre un bain. J'en ai besoin. »
Et sur ces mots, il me lâche totalement, me repoussant comme si je le dégoûtais. Je le regarde partir et une fois qu'il s'enferme, je soupire à mon tour. Que veut-il de moi finalement ? Pourquoi agit-il ainsi ? Il ne voit donc pas que cela me fait du mal ?
Je décide d'aller voir Sabo dans sa chambre. J'ai besoin de réconfort. Du réconfort de mon grand frère. Je toque donc à sa porte et sa tête endormie vient m'ouvrir quelques longues secondes après. Il me fait un petit sourire en comprenant ma venue, enfin je pense, et ouvre un peu plus la porte.
« - Entre p'tit frère.
- Merci Sabo-nii. »
Il sait que quand je l'appelle comme ça directement, c'est parce que j'ai besoin d'un soutient mental. Je vais sur son lit et observe Rayleigh et Robin encore endormit dans leurs couches. Le blond me rejoint vite et s'assoit, me prenant dans ses bras, où je viens me réfugier illico.
« - Qu'est ce qu'il se passe Luffy ?
- Je dois avoir une raison pour venir dans tes bras ? »
On ricane ensemble, alors que j'aperçois bien son petit air. Il sait que j'ai raison, mais il sait aussi qu'il y a une autre raison à mon chagrin.
« - C'est vrai, mais je vois bien qu'il y a autre chose. »
Qu'est-ce que je disais.
« - Dis.. toi aussi t'as l'impression qu'Ace est.. différent ?
- Ouais. Il est vachement niais avec toi non ? »
Je ris doucement. C'est vrai que ces derniers jours, il me collait beaucoup, il était dix fois plus possessif et utilisait beaucoup de surnoms dégoulinant d'amour. Même moi j'étais gêné à la fin, c'est pour dire !
« -C'est vrai ouais.. mais ce matin c'était encore un autre Ace.
- Hm ? Explique.
- Bah.. Je me suis réveillé et j'étais seul dans le lit déjà.
- Il pouvait être juste aux toilettes, ça serait pas étonnant de lui..
- Oui mais non ! Protesté-je. Il était bien réveillé, et dehors. Enfin, sur le balcon.
- Qu'est-ce qu'il faisait dehors ? Puis à cette heure-ci ? Il est même pas dix heures ! Il se réveille jamais aussi tôt !
- Eh bien justement, tu ne trouve pas ça bizarre ? »
« - Eh bien justement, tu ne trouve pas ça bizarre ? »
Lu'.. j'aimerais tellement te prévenir que tout ça n'est qu'une mascarade.
Le clone.. ce foutu personnage créé de toute pièce est arrivé avec un sourire en coin il y a quelques minutes, disant à son chef, le dieu des Enfers, qu'il avait réussit à te perturber. Ils ont donc créé une immense bulle géante pour que puisse t'observer.
D'un côté.. je suis heureux. Heureux parce que je peux te voir, parce que je peux entendre ta voix. Tu te rends pas compte à quel point j'ai besoin de toi, à quel point tu me manques, et à quel point je t'aime. Ta voix me fait du bien, elle me garde éveillé, elle me détend, évacue toute la frustration que j'ai à l'intérieur de mon cœur.
Mais quand je te vois, là, dans les bras de Sabo, j'ai envie de tout casser. Pas de jalousie envers notre frère non, envers ces deux enfoirés devant moi. Parce que tout ce que je vois sur cet "écran", c'est que ton sourire se fane à l'énonciation de mon nom, à l'énonciation de "mon" comportement envers toi. Je grogne d'avantage en entendant que tu t'es réveillé seul, puisque j'ai juré dans mon fort intérieur que je ne te laisserai plus jamais seul à ton réveil, et que je t'embrasserai chaque matin, de peur de te perdre avant le lendemain.
Bien sûr, je n'ai pas pu tout te dire avant ma stupide capture.
« - Si c'est étrange, mais bon, cette histoire a du le tourmenter un peu. Laisse le se calmer et il redeviendra notre grizzli grincheux adoré, d'ac Lu' ?
- Hm.. J'espère que tu as raison Sabo-nii. »
Votre conversation se clôt et je ne peux plus admirer ton visage à travers cette bulle, son créateur le réduisant au néant.
« - Tu as fait du bon travail, Parómoion. Avec un simple geste tu as réussi à le perturber et l'amadouer un peu plus.
- Merci Shiki. J'avoue que je ne pensais pas réussir autant en une seule mâtiné.
- Bien, mais maintenant, tu dois accélérer le pas.
- Comment ?
- Je veux que tu sois doux encore aujourd'hui. À partir de demain, tu vas commencé à avoir des pics de colère et de violence. Et à la fin, je veux que tu sois impitoyable, me suis-je fais entendre ?
- Oui votre Excellence. »
Dans ma tête, je hurle et prie le ciel pour te prévenir, commençant non plus à être en colère, mais à avoir peur.
« Je veux que tu me le réduises à néant. »
