Chapitre 27

POV Tom

David referme sa bouche n'ayant pas souvenir de l'avoir ouverte, et se racla la gorge reprenant contenance.

- Qu'est-ce qui vous fait dire cela Monsieur Kaulitz. Fit Jost tellement perturbé qu'il reprit le vouvoiement qu'il n'avait jamais utilisé avec Tom.

Cette fois, c'est ce dernier qui fut déstabilisé, n'ayant pas l'habitude que son chef le vouvoie et mette sa parole en doute. Mais vu les faits, il le comprend un peu tout de même/

- Ben, tout d'abord Bill sait que je suis gay. On en a parlé pendant longtemps et il n'a pas tenté quoi que se soit. Et que lui aussi l'est... gay.

David assimile toutes les infos, faisant en même temps le trie avec les autres qu'il a eu plus tôt.

- Peut-être, mais les indices sont contre lui. Et pourquoi ferait-il ça si lui même l'est ? Rajouta-t-il pour lui même.

- C'est bien ça, pourquoi le ferait-il ? Mais, j'ai des preuves qui pourraient l'innocenter.

- Des preuves qui peuvent lui enlever tout soupçon ? Mais pourquoi je n'en suis pas au courant et ne pas l'avoir dit plus tôt au lieu de tourner autour du pot ? D'où les avez-vous ? Montrez-moi ça.

Tom lui tendit le dossier avant de répondre, sachant que David l'écoutait en même temps qu'il lisait.

- Tout d'abord, je ne veux pas que vous fassiez des conclusions hâtives avant que j'ai fini.

David hocha la tête continuant de survoler ce qu'il avait dans les mains.

- Quand je suis rentré chez moi hier soir, j'ai trouvé cela... Fit-il en indiquant le dossier d'un mouvement du menton. Sur ma table basse. J'en ai déduit que c'était qui l'avait posé là en voyant ce qu'il contenait. En plus, il avait un double de mes clés et que ma porte n'avait pas été forcé. Comme vous pouvez le voir, il y a des preuves qui peuvent le disculper. Au biveau des horaires des appels qu'il a passé avec moi de temps en temps qui correspondent avec les meurtres...

David ne peut s'empêcher de l'interrompre pour lui donner son avis.

- Ce n'est pas parce qu'il t'a appelé, qu'il ne pouvait pas être sur les lieux des crimes. Ce n'est pas suffisant.

- C'est bien pour ça que je veux que vous écoutiez jusqu'au bout ce que j'ai à dire. Fit Tom plus brutalement qu'il ne l'aurait voulu. Il est arrivé que d'autres fois nous étions ensemble au moment des faits. Je peux lui servir d'alibis et assurer qu'il n'avait pas bougé.

- Tu était avec lui ? Fit David suspicieux.

- Oui, il est arrivé que je dorme chez lui ou inversement car on n'était pas en état de rentrer. Raconta Tom inquiet de s'être fait griller.

Comment ferait-il si c'était le cas ? Dirait-il qu'il est accusé de complicité. Lui mettrait-il tout sur le dos ? Et si David ne le croyait pas et ferait tout pour accuser Bill ? Pour trouver un coupable. Il ne pourrait pas s'en remettre d'être séparé de son amour à cause de quelque chose dont il n'est pas coupable.

Il avait tellement peur qu'il ne remarqua même pas que le commissaire avait finit de jeter un œil au dossier et que maintenant il le fixait, s'amusant de voir les mimiques que pouvait faire Tom avec son visage quand il était en pleine concentration. Il essayait aussi de voir le pour et le contre de tous les éléments qu'il avait en main. Ce que Tom lui avait donné n'était pas suffisant pour innocenter entièrement Bill. Car il fallait trouver pourquoi son ADN, empreinte et même objet à Bill avaient été trouvé sur les lieux des crimes.

De toute façon, il fallait retrouver Bill rapidement car la fuite risquait de l'accabler encore plus.

- Je suis désolé Tom, mais ce que tu m'as fournie ne permet pas de l'innocenter. Pour cela, il faudrait son témoignage. Mais pour l'avoir, il serait pas mal qu'il soit là. Donc de toute façon, je laisse le mandat d'arrêt en place pour qu'on le retrouve rapidement.

- Merci Ton... Cria Tom fou de joie, près à sauter dans les bras de son commissaire.

- Ce qui ne veut pas dire que je crois ce que tu me dis et m'a montré. Le coupe-t-il en le voyant se rapprocher dangereusement de lui. J'ai juste un doute. Donc pour cela, je voudrais que tu surveilles discrètement Leidecker durant l'enquête. Sans qu'il ne se doute de quoi que se soit. Finit encore plus sérieusement David. De plus, je ne peux rien faire pour Bill dans ces circonstances.

- Oui mon commissaire. Fit Tom reconnaissant envers cet homme qu'il appréciait tant.

- Fait bien attention à toi Tom. Déclara Jost en serrant la main de ce dernier en lui ouvrant le porte du bureau.

Tom prit un air déconfit en franchissant la porte comme ils en avaient convenu plus tôt, avant de se diriger vers son bureau et rentrer des dossiers qui avaient prit du retard.

De toute façon, il ne pouvait faire quoi que se soit vu que Leidecker n'était pas encore là.

Ce dernier ne montra pas le bout de son nez de la journée, ayant prétexté un accident grave dans sa famille.

Alors Tom rentra chez lui, n'ayant pas fait grand chose d'intéressant.

Juste à classer des documents, réfléchir à comment retrouver Bill et avec des preuves plus concrètes de son innocence, discuter avec ses collègues qui s'en prenaient à Bill et sa "trahison".

Tom dans ces moments là faisait tout son possible pour ne pas mettre en applications ses idées sur comment étriper ces personnes qui parlaient et jugeaient sans rien savoir.

Puis il continuait de réfléchir sur les mêmes sujets. Les G's étaient venus parler de tout et de rien avec lui, évitant le sujet principal pour lui changer les esprits. Pour cela, il leur en était très reconnaissant. Il était même aller boire un verre avec eux, lui permettant de ne pas trop penser, avant de rentrer chez son chez lui entièrement silencieux.

Il aimait beaucoup se calme après la journée bruyante qu'il avait passé.

Il alla directement se coucher à à peine 19h tellement il avait besoin de repos. Toute cette pression le fatiguait énormément. Pas physiquement, mais mentalement, ce qui encore plus dur.

Il allait pour s'endormir quand son portable sonna. Il regarda le numéro entrant, mais celui-ci était masqué. Il décrocha tout de même sur ses gardes.

Mais la voix à l'autre bout du fil le convainquit à ne pas raccrocher de suite.

- C'est moi. Fit la voix.

Tom se redressa dans son lit entièrement réveillé cette fois.

- Bi...

- Chut. Le coupa Bill. Tu es peut-être dur écoute.

- Je... la voix de Tom se met à trembler, du à toutes les émotions qui le traversent.

- Hé, mon cœur, ne pleure pas, je suis là. Tenta de le rassurer le brun.

- C'est bien ça le problème, c'est que tu n'es pas là avec moi. Reviens.

- Tu sais très bien pourquoi je ne peux pas. Promis, dès que j'en ai l'occasion tu me reverra. Surtout avec l'avis de recherche que j'ai aux fesses.

- Mais, il faut que tu fasses une déposition pour pouvoir t'innocenter. Où es-tu que je vienne te voir.

- T'inquiète pas, je resterais toujours dans ton ombre, je te vois moi. Éluda Bill. Je dois te laisser. Je t'aime mon cœur. Finit Bill, la voix transmettant plein d'émotions.

- Moi... Tom n'a pas le temps de finir que la tonalité comme quoi Bill a raccroché se fait entendre.

Suite à cette brève discussion, Tom est encore plus perturbé et la fatigue lui retombe d'un seul coup. Le faisant s'endormir d'un sommeil agité, de lui même avec Bill qui lui sert d'ombre partout où il va, même dans les moindres recoins de chez lui.

C'est en se réveillant le lendemain, qu'une idée lui vient, en se souvenant de ce que Bill lui a dit, ainsi que son rêve.

POV Bill

Bill, lui passa sa journée dans sa planque à surveiller le moindre mouvement de Leidecker. Celui-ci n'étant pas sortit de chez lui. Ce qui surprit le brun, vu qu'il aurait du aller travailler.

Il ne se passa rien de spécial. Toute la journée la musique avait envahie les pièces. Il n'avait rien entendu d'autre de particulier.

Il ne vit tout de même pas la journée passer tellement il était prit dans ses interrogations sur le pourquoi Leidecker n'avait pas était au boulot. Si bien que quand ce dernier sortit de chez lui et que Bill voulut le suivre, il ne put pas le faire car il devait retourner voir Adam.

Il ne pouvait pas rater ce rendez-vous, car il avait énormément besoin de ces renseignements. Ce qui était bien plus important sur le moment.

Il prit donc le même chemin que le matin qui était à l'opposé de celui que Leidecker avait emprunté.

De plus, par rapport à ce qu'il avait dit le matin, il avait préféré avancer le rendez-vous, pensant qu'il y aurait plus de mouvement dans la soirée. S'il avait su, il n'aurait rien changé.

Il était tellement pressé qu'il arriva un peu en avance et dû donc patienter.

Adam arriva environs dix minutes après, avec un sourire dont Bill savait qu'il devait se méfier.

"Que va-t-il m'arriver ?" S'interrogea-t-il. Mais il eut rapidement sa réponse dès que Adam ouvrit la bouche.

- Alors p'tit Billou, serait-on passé de nouveau du côté obscure de la force ? Je dis ça, mais des meurtres c'est beaucoup plus gros que tes petits vols d'avant.

Bill qui était déjà à cran, c'était la phrase de trop, surtout venant de lui.

Adam comprit qu'il aurait mieux valut qu'il se taise en croisant le regard sombre et haineux de Bill.

Il n'eut pas le temps de réagir, qu'il se retrouvait plaqué contre le mur avec le bras de Bill en travers de la gorge, l'empêchant de respirer correctement.

- C'est l'hôpital qui se fout de la charité mon vieux. Tu sais très bien que je suis incapable de faire ce genre de chose. C'est pour cela qu'il faut que je trouve ce qu'il faut pour m'innocenter. Tu me connais, je ne suis pas coupable.

- Le Bill que je connais oui, mais celui en face de moi, je ne sais pas. Le p'tit Bill ne m'enserrait pas le cou comme tu le fait. Articule difficilement Adam, tentant de respirer.

Bill remarquant son geste, se reprend rapidement en se reculant, la peur traversant son visage. Il ne se reconnaît pas dans son geste non plus.

- Excuse vieux, je suis désolé. Je ne voulais pas. Tu comprends, dans la situation où je suis, je suis à bout.

- T'inquiète p'tit Billou. Je pense que tu devrais essayer de te reposer. Je te donne tout ce que tu m'as demandé et rentre. Je passerais demain et tu m'expliqueras mieux. Je t'aiderais, tu le sais.

Bill le remercia d'un hochement de tête, content d'avoir le soutient d'un ami.

Il va pour partir quand Adam le retient.

- Au fait, le portable est intraçable à peu près cinq minutes. Fit Adam avec un clin d'œil, conscient de pourquoi il le lui avait demandé, entre autre.

Bill lui sourit timidement avant de retourner sur ses pas.

Arriver à l'appartement, il s'empressa de composer le numéro qu'il connaissait par cœur.

Il ne pouvait pas parler longtemps avec Tom, mais il voulait lui dire qu'il l'aimait plus que tout et aussi qu'il serait avec lui quoi qu'il se passe.

C'est les larmes aux yeux qu'il raccrocha quatre minutes plus tard, tout de même content d'avoir put entendre la voix de son hommes.


Et voilà, encore un nouveau chapitre.

J'espère qu'il plait autant que les autres.

Adam est là, mais pour combien de temps ? Bill va-t-il tenir ?

Pour le savoir, la suite dans les prochains chapitres. ^^

Tchuss.