Chapitre 2

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Arrivée chez elle, Arizona écouta tous les messages de son répondeur. Elle se déshabilla et pris un bain brulant aux essences de lavende. Cependant elle ne pu s'empêche de repenser à cette femme de la rue. Cette détresse l'a touchée. Pour une fois elle se dit qu'elle avait peut-être la possibilité de faire quelquechose de bien, de repayer la société pour ce qu'elle lui avait donnée.

La jeune femme contempla alors un moyen pour venir en aide à cette femme, elle allait en faire sa « demoiselle en détresse ».

Deux sentiments s'entrechoquaient dans la tête d'Arizona. Tout d'abord, il était clair qu'elle avait été interpellée par la beauté de cette jeune femme, mais étant la reine de la communication et de la manipulation, elle ne pouvait s'empecher de penser que cela serait bon pour son image. Encore une fois, le marketing n'est qu'un monde d'apparence, elle passerait aux yeux de tous pour la buisnesswoman généreuse, redoutable en affaire mais toujours prête à aider son prochain.

Oui décidément, cette femme pouvait lui servir à bien des niveaux...et qui serait-elle pour refuser un toit ?

Sorti de son monologue intérieur, Arizona entra dans sa chambre et se trouva d'un coup bien seule dans ce grand appartement. Tout était en ordre, rien ne dépassait... la dernière personne a y vivre avait été sa compagne Julie, avant que celle-ci ne la quitte à cause du peu de temps qu'elle arrivait à lui accorder.

La blonde se tourna et se retourna dans son grand lit sans arriver à trouver le sommeil, sa conscience continuait à travailler.

Quelques minutes plus tard, elle se leva et pris une cigarette. Cette mauvaise habitude se réveillait lorsqu'elle était perturbée. Elle s'emmitoufla dans une robe de chambre et sorti sur son grand balcon.

De là, elle pouvait voir toute la ville de New York, les lumières témoins d'une ville qui ne dort jamais. Mais pourtant, là quelque part dans ces rue se trouvent des individus qui se terrent pour dormir, des gens qui n'ont ni toit ni attaches. Un frisson parcouru la blonde sous la fraicheur de l'atmosphère. Cette décharge réveilla un altruisme insoupçonné chez elle...Sa décision fut radicale : retrouvez cette femme et tout de suite. Elle écrasa sa cigarette et s'habilla précipitamment.

Il était 3H15...elle n'avait aucune idée de l'endroit où chercher, elle sentait qu'elle n'avait pas d'autre choix

Elle pris sa voiture et sillonna le quartier où elle avait rencontré la brune sans succès. Elle décida alors de continuer à pied...

Arrivée non loin du musée elle entendit des éclats de voix, des cris... Prise de panique elle couru dans la direction opposée. Les cris reprirent, cette fois elle distingua nettement ceux d'une femme, plutôt jeune...

N'ayant jamais vu d'autre sans-abris dans ce quartier, Arizona fit le rapprochement.

Et si c'était « la femme » ?

Rassemblant son courage, elle couru en direction des cris sans faire de bruit. Seulement... plus un souffle ne se faisait sentir. Puis elle fini par entendre ... une plainte ? Des sanglots ?... quelqu'un pleurait.

Elle s'approcha prudemment, au pire ses cours de self-défense pourraient peut-être enfin lui servir !

C'est alors qu'au coin d'une rue elle vit cette silhouette.. une femme recroquevillée sur elle même, se balançant d'avant en arrière en pleurant. Cette vision brisa le cœur de la blonde. Le quartier était désert et il faisait un froid glacial. Seule dans cette ruelle sombre, quelqu'un se battait pour survivre... Elle ne pu s'empecher de ressentir du respect, du respect pour cette femme de la rue.

Ses pensées furent intérompues lorsque les gémissements augmentère au fur et à mesure qu'elle s'approchait.

« Hey, est-ce que ça va ? » soupira-t-elle en s'agenouillant.

La brune sursauta et n'osa plus respirer... Elle n'osait plus bouger... elle ne réalisait toujours pas ce qui venait de se passer. Encore se sentait prisonnière de ce rôle de victime. Elle se sentait impuissante face à tous les dangers qui la guettaient.

Une main vint en contact avec son menton, elle sentait des gants, une odeur de cuir. Cette main l'obligea à relever la tête. C'est alors qu'elle rencontra pour la première fois les yeux bleus de la bonde, cette magnifique blonde qu'elle voyait pour la troisième fois ajourd'hui. Pour la nième fois, Callie se sentait honteuse. Elle était encore en position de faiblesse, toutes ces blessures d'égo lui avaient fait perdre son sentiment d'appartenir à la race humaine.

Elle dévia rapidement son regard de celui de la blonde, elle savait qu'elle ne pourrait supporter d'y voir de la pitié, encore moins du dégout.

De son côté, Arizona reconnu immédiatement ces grands yeux noirs remplis de peur et de douleur. Elle ne pu s'empecher de vouloir toucher la joue da la latina mais celle-ci se recula brusquement.

Son corps entier la faisait souffrir, elle sentait encore l'adrénaline circuler dans ses veine. Etre une femme de la rue était vraiment la pire chose qu'il soit.

Assistant impuissante à la souffrance physique de la jeune femme, elle tenta une nouvelle fois de l'aprivoiser. Arizona avait une bonne idée de ce qui venait de se passer. Les vetements déchirés, les marques aux poignets...cependant elle ne pouvait même pas imaginer que cela était devenu le quotidien de cette femme.

« I faut t'emmener à l'hopital ! Qu'est ce qui s'est passé ? Tu peux me le dire, je ne te ferai pas de mal. Je... je m'appelle Arizona » La blonde se sentait totallement impuissante face à cette femme qui refusait de communiquer.

Elle commença à prendre doucement Callie par le bras. Pour la première fois, celle-ci parla

« Nan Sil vous plait, laisser moi ! Je ne veux pas aller à l'hopital... ils vont me prendre mes affaires... sil vous plait laissez moi ! »

« Je ne peux pas te laisser comme ça, tu es blessée et visiblement à bout de force. Depuis combien de temps vis-tu dans la rue ? »

« Laissez moi je vous dit, ça ne vous regarde pas ! Je n'ai pas besoin de votre pitié ! » La latina se sentait jugée par cette magnifique femme blonde. Elle ne voulait pas être considérée comme une chose fragile, une victime. Quelques années auparavant, elle aurait même pu impressionner cette femme par son talent et son assurance. Sure qu'elle aurait eu ses chances avec elle. Mais aujourd'hui elle était regardée comme un pauvre animal blessé.

« Viens chez moi alors ? » Les mots quittèrent la blonde plus vite qu'elle en l'aurait cru. Elle se mordit les lèvres en attendant une réaction de la latina. N'en constatant aucune, elle continua « Je veux dire que j'ai un très grand appartement et je vis seule, tu pourrais venir chez moi, disons le temps que tu reprenne des forces ? » La blonde se sentait tout d'un coup intimidée par cette situation, après tout elle venait de demander à une inconnue, une SDF qui plus est de venir habiter chez elle ! Elle ne pouvait s'empecher de se réprimander intérieurement, mais quand elle recroisa le regard de Callie, elle n'eut plus aucun doute.

La latina elle, pris cette proposition comme un affront, cela couplé avec ce qui venait de se passer la rempli de colère. Elle ne pouvait plus contenir toute cette rage qui la consummait. « Et pourquoi quelqu'un comme vous voudrait-il m'aider ? Ce n'est pas parce que je n'ai pas un « grand appartement » que j'ai besoin de votre aide ! Mais n'hésitez pas à venir habiter chez moi si vous le souhaitez ! » Il y avait un tel dédain dans la voix de la brune que les yeux d'Arizona s'embuèrent, elle se demandait comment une si jolie femme avait pu en arriver là et quelles souffrances elle avait du endurer pour réagir comme ça.

Contre toute attente, elle s'assit par terre aux côtés de Callie et attendit...

« Et maintenant, on fait quoi ? Tu m'as invité chez toi, je t'invite chez moi ? »

Callie regardait la blonde avec haine, comment osait-elle rigoler de cette situation ? Mais elle ne pu s'empecher de distinguer quelque chose dans ses yeux, quelque chose qu'elle n'avait plus vu depuis des années... Et si cette se souciait vraiment d'elle, et si ce n'était pas de la pitié ?

La brune se leva et grogna sous la douleur, elle sentit toutes ses forces l'abandonner. Immédiatement Arizona vint la soutenir pour l'aider à tenir debout. C'est alors que sans un mot, sans un regard, elles se dirigèrent vers la voiture de la blonde.

Le trajet fut silencieux, aucune des deux femme ne comprenait ce qu'il venait de se passer...Deux points de vue :En 24H :

Callie avait peut-être trouvé temporairement un appui pour sortir de la rue.

Arizona elle pimentait son existence égoiste et creuse d'une pointe de nouveauté.