Chapitre 34
POV Tom
Cela faisait bien cinq minutes que Tom tenait la feuille devant la caméra. Il commençait à désespérer, ainsi qu'à avoir mal aux bras à les tendre en l'air pour que le message soit lisible.
Il allait baisser les bras quand son téléphone se mit à sonner.
En voyant que le numéro était inconnu, il sut de suite qu'il avait réussi.
Il s'empressa donc de répondre.
- J'ai bien cru que j'allais choper une crampe. Sourit-il.
Un rire lui répondit. Et ce rire lui avait tellement manqué, à ne plus l'entendre.
Il était soulagé, un minimum.
- Je t'ai appelé dès que je t'ai vu. Lui répondit Bill, lui aussi content de pouvoir entendre cet être si cher à son cœur dont il était séparé.
- Je t'aime mon bébé, tu me manques tant. Fit le tressé plus sérieusement.
- Toi aussi mon cœur. Je voudrais tellement t'avoir dans mes bras, pouvoir te câliner.
- Je voudrais pouvoir sentir ton corps contre le mien, être sûr que tu es là. Bien vivant, avec moi et non loin. Continua Tom, sa bonne humeur se faisant la malle en même temps que la réalité faisait de nouveau surface.
Sa gorge se serra de peine.
Il se doutait que bill lui aussi se sentait mal. Ça s'entendait dans sa voix tremblante dès qu'il parlait.
- Rassure toi mon cœur. Lui dit le brun. Je ne suis pas seul. Du moins j'ai un contact qui m'aide. Je ne suis pas loin. Et comme je t'ai dit, j'aurais toujours un œil sur toi.
- C'est ce que j'ai cru remarquer. Fit Tom essayant de sourire. Il m'a fallut du temps, mais j'ai trouvé. Il voulait détendre l'atmosphère un peu.
- C'est ce que j'ai vu tout à l'heure. Bill se sentait un peu plus serein. Mais le temps défilait trop vite. Je dois te laisser à cause du risque de traçage. Mais promis, je te rappelle dans une demie heure.
Il n'eut pas le temps de dire quoi que se soit que la tonalité se faisait entendre à l'autre bout du fil.
Il allait passer un savon à Bill dès qu'il l'aurait de nouveau pour lui avoir raccroché au nez. Mais en voyant le temps qui s'était écoulé durant leur conversation, il comprit mieux.
Cela faisait presque six minutes qu'ils discutaient.
Maintenant, il s'en voulait si Bill se faisait arrêter à cause de ça, et donc de lui.
Que pourrait-il faire si c'était le cas. Il était sûr qu'il n'aurait rien pour pouvoir l'innocenter.
Il était actuellement sur le canapé, à attendre que sa moitié le rappelle, qu'il puisse s'excuser de ne pas avoir vu la durée. Il faudra qu'il fasse plus attention.
Son portable se mit de nouveau à sonner, et mit pas plus de temps à répondre.
C'était bien de nouveau le brun, et un sourire reprit place sur son visage.
Il lui avait tant manqué en si peu de temps.
Il était vraiment accro à son Bill. C'était sa propre drogue, et il ne voulait pas s'en passer, bien au contraire. Et il savait qu'il pourrait et voudrait mourir pour lui. Il ne pouvait en être autrement.
- Désolé pour tout à l'heure, j'avais dépassé au niveau du temps. S'excusa le brun, directement.
Pour Tom, Bill n'avais pas à s'excuser et le lui dit.
- Non mon bébé, c'est à moi de m'excuser. Je te demande de m'appeler et ensuite, je ne fait pas gaffe au temps à discuter avec moi.
- Mais... Commença Bill.
- Mais rien mon bébé. On ne va pas se prendre la tête pour ça. Je veux juste t'entendre, te savoir en vie et libre.
Tom sourit de plus bel, car il savait que Bill se sentait gêné. Ce dernier n'avait pas l'habitude d'être en couple, d'aimer quelqu'un d'autre que son frère. Alors il avait toujours un peu de mal à parler, s'exprimer sur ses sentiments, ce qu'il ressentait.
C'est ce petit côté timide, candide du brun qui le faisait fondre un peu plus à chaque fois.
Le tressé s'en souvenait de la première fois qu'il le lui avait fait remarqué. Son côté peu sûr de lui, tout à l'opposé de quand il travaille.
Cela avait fait rougir Bill jusqu'à la racine des cheveux. Ce qui avait fait que Tom avait craqué et qu'il avait sauté sur l'androgyne pour le courir de baisers, tendres, passionnés, amoureux.
Mais là il dérivait. Il fallait qu'il dise à Bill pour ce weekend pour pas qu'il s'inquiète.
- Au fait mon bébé, il fallait que je te dise que à partir demain, je passe mon weekend chez mes parents. Alors ne t'inquiète pas si tu ne me vois pas.
Il y eu un petit silence où Bill assimilait ce qu'il venait d'entendre, ne comprenant pas la raison vu qu'il fallait rester sur ces garde avec tous les évènements.
- Mais pourquoi ? Demanda-t-il complètement bloqué et inquiet.
- Le commissaire m'a donné ma journée de demain et m'a un peu obligé à m'éloigner de l'affaire pour le weekend, que je me repose un peu. Si je n'acceptais pas, il m'aurait carrément enlevé de l'affaire.
- T'es sûr que ce n'est pas un coup de l'autre pour pouvoir en profiter pendant ton absence ?
Mais Bill ne put avoir sa réponse car cela faisait presque cinq minutes qu'ils discutaient. Alors il raccrocha de nouveau pour le rappeler un peu plus tard.
POV Bill
Le brun était en train de cogiter sur ce que Tom lui avait dit.
Il est sûr que Leidecker a fait en sorte que Tom parte pour ne pas l'avoir dans les pattes et avoir le champ plus libre.
Ce qui devait donc dire que le commissaire était lui aussi dans le coup. Et donc Tom en plus grand danger.
Mais si c'était le cas, pourquoi laisserait-il tout de même Tom sur l'affaire ? Pour pouvoir le faire plier ?
Il était en train de s'embrouiller complètement et la migraine allait montrer le bout de son nez si ça continuait.
En attendant donc, il prit le dossier de Katia pour an savoir plus sur elle. Pour réussir à l'amadouer et lui faire dire ce qu'il avait besoin de savoir.
Mais il n'arrivait pas à se concentrer, ne pensant qu'à Tom et tout ceci.
Il ne pouvait plus attendre, donc il composa de nouveau le numéro de son amour.
- Alors, t'es sûr qu'il ne va pas en profiter pendant que tu ne sera pas là ? Demanda-t-il de nouveau quand Tom décrocha.
- Non mon bébé, vu que le commissaire veillera sur lui.
Bill fronça les sourcils en entendant cela.
- T'es sûr que lui non plus n'est pas dans l'affaire, pour pas qu'on trouve le véritable coupable ?
Il entendit Tom rire, mais il ne lui était pas transmit. Au contraire, il était bien plus qu'inquiet.
- Oui je suis sûr mon bébé. Car j'ai confiance en lui, qu'il sait pour ce que tu m'as donné car je lui en ai parlé et qu'il est plus ou moins au courant pour nous. Qu'il veut lui aussi t'innocenter.
Bill resta bloqué sur ces paroles, il trouvait ça totalement absurde de faire confiance en quelqu'un qui était au dessus de Leidecker et qui n'avait jamais rien vu de ce qu'il se passait. Pourquoi aurait-il confiance en un jeune policier qui vient juste d'arriver, et qui plus est serait en couple avec son collègue.
- Mais comment se fait-il que tu ai confiance en lui, alors que peut-être il joue avec toi pour ensuite faire pression sur toi ou même sur moi.
- Je ne peux malheureusement pas te le dire au téléphone au cas où je serais sur écoute, mais fait moi confiance. Je te promets qu'il veut nous aider.
Bill n'était pas vraiment convaincu, mais il se devait de faire confiance en son Tom, sinon en qui l'aurait-il. Même pas en lui, ni Adam... en personne. Et là il était sûr qu'il craquerait à en devenir fou.
- Je vais te laisser alors mon cœur si tu vas chez tes parents. Je te fais d'énormes bisous et profite de ton weekend alors.
- À toi aussi mon bébé. Je t'aime, je serais toujours là pour toi ai confiance.
- Hm. Je t'aime moi aussi.
Puis il raccrocha pour la dernière fois, le morale en berne.
Alors il alla donc se coucher malgré sa migraine qui avait finalement fait son apparition.
Et oui le second chapitre.
J'espère qu'il aura plu, tout comme l'autre en tout cas.
A bientôt pour la suite.
Tchuss.
