Chapter 9 !

Give me some love ^^

J'avance petit à petit dans l'intrigue, encore une fois les chapitres sont écrits sans aucun schéma prédéfini. Je rédige tous les jours environ 3 pages pendant mes temps de transports ! (Et oui autant les optimiser, surtout avec le volume de travail que j'ai)... Tout ce qui me vient par la tête y passe...

Enjoy ! (ou pas xD)

Les deux jeunes femmes restèrent ainsi de longues minutes. Finalement Arizona releva son menton de l'épaule de la brune et l'invita à se lever. Les deux femmes n'avaient toujours pas remis leur vêtement.

Sortie de son agréable comas, Callie se laissa guider jusqu'au lit. Là elle résumèrent leur position. La blonde rabattit sur elles la grosse couverture. Elles ne savaient pas qu'elle heure il était, ni même si il faisait nuit ou jour. Le temps s'était arrêté dans cette pièce. Deux être s'étaient liés.

« Parles moi d'elle, de Maria... » La blonde avait murmuré ces mots dans l'oreille de la latina. Celle ci se crispa immédiatement à la mention de sa fille ce qui fit se renforcer l'étreinte formée par le corps entier d'Arizona.

Comprenant que la blonde n'irait nul part, Callie se décida à parler. Cela faisait des années qu'elle avait gardé ce secret. Des années qu'elle avait tenté de vivre sans sa fille. Tous les souvenirs lui revenaient en mémoire, elle ferma les yeux pour tenter de les conserver le plus longtemps possible. « Maria est... c'est ma petite fille » Un soupir tremblotant échappa des levres de la latina, elle sentait encore une fois l'émotion l'envahir. « Elle va avoir 5 ans dans quelques mois...et... » Callie ne pouvait retenir ses larmes . Arizona lui embrassa doucement l'épaule tout en la maintenant fermement contre elle. La brune trouva dans ce geste réconfortant la force de continuer... « Quand j'ai appris que j'étais enceinte , c'était le plus beau jour de ma vie ». La blonde pouvait sentir le sourire dans sa voix « Même si ça n'aurait pas du se passer comme ça... » Une nouvelle fois Callie s'interrompit, elle senti une boule se former dans sa gorge. Evoquer la conception de sa fille lui était encore impossible. « Dès que j'ai su qu'elle était en moi, elle a été ma vie, je l'ai aimé... je l'aime plus que tout autre chose . Le jour où elle est née...jai découvert la plus belle petite fille que j'avais jamais vu, je me suis jurée de toujours prendre so... » Les paroles de la latina furent coupé par sa respiration accélérée. Oui, comme elle venait de le dire à Arizona, Callie s'était toujours promises d'être là pour sa fille. En parler aujourd'hui lui remémorait encore à qu'elle point elle avait manqué à sa parole à quelle point elle avait encore échoué.

Sentant l'humeur de la brune changer, Arizona tenta de la rassurer « Elle va bien, je t'assure, sa maman lui manques, TU lui manques... je te promets que tu la retrouveras bientot ». Là encore la blonde sentait la latina acquiescer en silence. Profitant de ce calme retrouvé, la blonde decida de pousser un peu cette issue. « Et George qui est-il ? J'ai cru comprendre qu'il n'était pas le père de Maria... » La brune répondit sans hésitation. « Non, George n'est pas son père, mais il en a la garde. Maria n'a... elle n'a pas de père ». Arizona n'avait pas besoin d'être une grande scientifique pour savoir que cette petite fille avait forcément un père biologique. La question était de savoir pourquoi il ne s'occupait pas de sa fille... peut-être était-il mort ? La blonde décida de laisser cette question sans réponse pour le moment, après tout la journée avait été assez éprouvante comme cela pour la latina.

C'est dans un silence confortable que les deux femmes s'endormirent.

Quelques heures plus tard, l'estomac de Callie se mit à crier, ce qui réveilla la belle blonde à ses côté. « Morning' » dit la blonde en rigolant. Les deux femmes s'étaient en partie séparées pendant leur sommeil. Arizona avait la tête enfoui dans son oreiller roitant la position de la brune.

Un nouveau bruit gutural se fit entendre et les deux femmes éclatèrent de rire. Il était définitivement temps de prendre leur repas.

Pendant qu'Arizona pris sa douche, Callie descendit préparer quelque chose. Elle aperçue bien vite qu'il n'y avait rien à manger. Elle laissa donc un mot sur la table du salon et parti au village au volant de sa camionnette. Elle ne savait pas depuis quand elle avait perdu la notion du temps, mais la neige avait presque entièrement fondu aux alentours. Elle vit sur la route une grosse BMW accidentée. Se doutant qu'il s'agissait de la voiture d'Arizona, elle ouvrit le coffre et récupéra les affaires qu'il contenait. La belle brune espérait au fond d'elle que son invitée allait prolonger son séjour rural.

Elle profita de ce passage en ville pour vérifier que tout se passait bien à l'auberge. Rassurée de voir que rien ne clochait, elle fit quelques courses et repris la direction de sa nouvelle maison.

Pendant ce temps, la blonde était descendue et avait trouvé le mot de Callie. Elle avait entrepris d'allumer un feu en attendant le retour de la latina. Son manteau sur ses épaules, elle sorti, malgré la hausse des températur, elle sentait le froid geler ses mains. Par réflexe, elle tenta de les réchauffer dans ses poches. Elle se trouva alors en contact avec un objet rectangulaire et plat... son téléphone. Elle le sorti de sa poche et constata qu'elle avait 8 appels manqués. La situation lui donnait envie de sourire... la vie était cruelle : quand elle avait eu besoin d'appeler du secours la veille, elle ne captait aucun réseau. Aujourd'hui alors qu'elle voulait rester coupée du monde, les appels affluaient ! Par habitude, elle commença alors à écouter tous ses messages. Ayant besoin d'un papier et d'un crayon pour noter les informations données par ses interlocuteurs, elle retourna dans à l'intérieur de l'habitation.

Arrivée au 8 ième message, elle entendit la voix familière... d'Erica... Oui, cette sorcière l'appelait pour parler du projet Biotherm. N'ayant nullement l'intention de la rappeler, la blonde remis son téléphone dans sa poche. Elle nota dans un coin de sa tête qu'elle devait demander à Callie de l'enmener chercher ses affaires.

Après plusieurs tentatives infructueuse pour allumer le feu, Arizona abandonna. Au moment où elle allait entamer sa recherche d'un livre susceptible de l'interesser, son téléphone sonna.

A l'autre bout de la ligne : Erica Hahn

« Enfin Ari, je peux te joindre ! Mais où est tu bon sang, tu es injoignables depuis des jours...Prendre du recul sur le projet d'accord, mais il y a des limites ! » On pouvait sentir l'irritation dans la voix de la blonde. Elle avait un travail à faire, une réputation à garder, il était hors de question que cette petite pouf d'Arizona Robbins sabote tout cela avec ses caprices de divas. Reprenant un ton plus diplomatique, elle continua « Où es-tu d'ailleurs ? On dirait que ça capte mal ? Je te croyais plutôt être une poulette de ville qu'une poulette des champs ». Erica ricana comme une vrai sorcière. Du moins c'est l'idée que s'en faisait notre blonde .

« Je suis occupée Erica, j'ai besoin de calme, je travail sur un projet particulièrement complexe. Laisse moi quelques jours pour me remettre dans la course... »

Après quelques minutes de conversation sans grand intérêt, Erica éveilla la curiosité de la blonde par une phrase quelque peu étonnante... « Tiens au fait tu te souviens de la discussion que l'on avait eu sur Torres ? Et bien figure toi que d'après ce qu'on m'a dit, elle serait à la rue, nan mais tu y crois ? » Erica savait cela depuis longtemps, mais elle préférait se couvrir sentant que la blonde s'interessait de près à Callie. Certaines personnes auraient d'ailleurs aperçu la blonde aux alentour de la maison de George O'Malley... curieux hasard...

Arizona ne savait pas quoi répondre. Elle était persuadée que la blonde était déjà au courant. Après tout c'était elle qui avait tout fait pour que Callie sois dépossédée de tous ses biens.

Elle tenta alors de jouer les dupes avec Erica... « Erica tu es sure que Callie vit dans la rue... »

Trop prise par sa conversation, Arizona n'avait juste pas entendu le bruit du moteur de la camionette, ni celui de la porte s'ouvrir...

Les seules choses qu'elle entendit fut un gros bruit sourd, puis une porte claquée violement, puis un moteur poussé au maximum.

Callie venait de rentrer du village. Elle ouvrit la porte et spotta directement la blonde assise dans un fauteuil. Elle semblait en pleine conversation téléphonique. Laquelle l'absorbait tellement qu'elle ne remarqua pas son arrivée.

La brune n'entendit alors que quelques mots : « Erica...Callie vit dans la rue »... Le noir s'installa dans l'esprit de la latina, elle laissa tomber tout ce qu'elle avait dans les bras et sorti précipitamment en claquant la porte. Elle ne se rendit même compte qu'elle était reparti avant de voir le panneau qui indiquait la sortie du village.

Elle ne ressentait plus rien, ne pensait plus rien... La phrase prononcée par la blonde tournait en boucle dans sa tête. Comment avait-elle pu ? Comment avait-elle osé ? Callie lui avait fait confiance, elle s'était ouvert à elle comme elle ne l'avait jamais fait avec personne. La brune se sentait trahie, salie. Les deux blondes allaient payer pour ça, elle se le jurait.

De son côté, la blonde restait tétanisée... ça ne pouvait être arrivé... après tout le temps qu'elle avait passé à gagner la confiance de la latina, un simple coup de téléphone venait de tout remettre en question. Le pire c'est que la blonde ne savait même pas comment expliquer la situation à la latina. Tous les éléments étaient contre elle.

Même si son cœurs lui criait le contraire, la blonde décida de ne pas se précipiter à la poursuite de la brune, elle devait la laisser analyser par elle même la situation. Elle devait réfléchir à un moyen de regagner sa confiance. En attendant, elle savait qu'elle ne serait plus la bienvenue à Midlestown.

C'est une boule au ventre qu'elle décida de quitter la maison et de marcher en direction du village. Elle savait que sans des arguments solides elle ne pourrait pas convaincre Callie. Se séparer d'elle était la seule solution. Elle espérait cependant que dans quelques temps elle pourrait revenir... Seulement, une question se posait : La belle brune serait-elle toujours là à son retour ?