Chapter 10...
1 seule review pour le chapitre 9... :'(
Enjoy !
Callie continua a rouler de longues minutes... de longues heures. Elle tournait et retournait la situation dans son esprit. Elle essayait de récapituler ce qui s'était passé ces dernieres semaines.
Elle avait retrouvé une vie descente, un travail, un toit. Malgré sa volonté de disparaître aux yeux du monde, la belle blonde l'avait retrouvée grâce à sa fille... Ce point aurait pu être très positif si la latina n'avait pas appris qu'Arizona connaissait Erica Hahn. Celle qui faisait de sa vie un enfer depuis quatre longues années.
La brune avait toujours du mal a croire que cette magnifique femme lui veuille du mal. Elle avait cru déceler de la sincérité dans son regard, elle avait même baissé sa garde. En y repensant, Callie sentait la colère monter en elle. Non, plus jamais elle ne se laisserait prendre.
Avant, elle avait peut-être une chance de reconstruire sa vie à l'abris des regards. Aujourd'hui, tout était fini, il ne se passerait pas longtemps avant que le monde entier sache que la grande a vécu des années dans la rue comme un vulgaire rat d'égout.
De toute cette réflexion, Callie en conclut une seule chose... ce qui la retenait d'aller voir sa fille était l'interdiction du juge, mais également le fait qu'elle voulait se reconstruire un semblant de stabilité avant de réapparaître dans la vie de Maria. Ajourd'hui, elle comprenait que quoi qu'elle fasse, elle serait toujours bloquée, on viendrait toujours salir son image. La différence c'est que maintenant elle avait un peu d'argent, un travail... du moins assez de ressource pour se présenter décemment devant la petite fille.
Sans y réfléchir plus longtemps, elle pris la direction de l'aéroport le plus proche. 2 heures plus tard, elle embarquait pour Miami. Elle venait de mettre toutes ses économie dans ce billet, mais elle était définitivement prête à tout pour revoir Maria.
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Arizone elle, était toujours dans la maison de Callie. Elle essayait de trouver un moyen d'arranger les choses mais peinait à élaborer une stratégie. Elle avait peur que la situation ne s'aggrave. Elle ne vit qu'une seule soltution pour regagner la confiance de la latina : se rapprocher de Maria, et protéger la petite fille d'Erica. Cependant elle ne savait absolument pas comment réussir ce tour de force seule. Elle composa alors le numéro d'une vieille connaissance, une femme spécialisée dans le renseignement. Une sorte de détective privée de la vie personnelle des gens. Elle espérait que peut-être elle pourrait lui donner quelques renseignements sur les lieux où se rendait la petite fille... « Ici Yang... » « Christina ? C'es Ari, j'ai un travail pour toi... »
Comprenant qu'elle n'avait plus rien à faire dans cette petite ville, elle récupéra ses quelques affaires et ramassa celles laissées sur le sol par la brune avant sa fuite. Elle utilisa le peu de batterie restante sur son Iphone pour appeler le garage le plus proche. Elle se mis alors à marcher en direction de la ville. Un homme d'une quarantaine d'années l'attendait avec une remorqueuse. C'est en silence qu'ils se dirigèrent vers le centre de Midlestown.
Arrivé au garage, l'homme examina le véhicule de la blonde avec attention... « J'suis désolé M'dame, mais vot voitur là jpeux rien an faire maintenant. Faut que j'commande des pièces voyez... » « Combien de temps ? Dites moi ? Combien vous voulez ? » La blonde était visiblement iritée par toute cette situation. L'homme la regarda un peu intimidé « C'est pas une question d'argent... » « Ok Ok Ok ! Est-ce que vous pouvez me prêter une voiture ? Ou est-ce qu'il y a un taxi dans le coin ? Je dois me rendre à l'aéroport de New-York au plus vite ! »
Six longues heures plus tard dont trois de conduite, la jeune femme arriva à l'aéroport JFK. Elle se précipita dans la file d'attente de la compagnie Delta Airlines en vue d'obtenir un vol direct pour Miami.
C'est donc en souhaitant se séparer que les deux femmes se retrouvèrent toutes les deux à voler en direction de la même ville. Avantage pour Callie qui avait quelques heures d'avance sur la blonde...
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Une fois sur la terre ferme, Callie fut submergée par l'émotion, elle n'était jamais revenue dans cette ville depuis des années. Elle y avait pourtant vécu toute sa jeunesse, c'était là qu'habitaient ses parents, ses amis, ses collègues... Aujourd'hui ils y vivaient sans doute encore tous, mais la latina n'était plus la bienvenue. Ce sentiment lui donna la nausée. Elle se demandait jusqu'à qu'elle point Erica avait pu ternir son image. Elle repensait aussi aux dernieres paroles échangées avec son père... L'homme avait définitivement mal pris l'homosexualité de sa fille. La brune senti les larmes couler sur ses joues, elle les essuya bien vite et tenta de se reprendre .
Elle pris un taxi direction la maison de George O'Malley en banlieue... Moins d'une heure plus tard, le véhicule approcha de sa cible « Arrêtez là ! » Cria Callie, l'homme au volant, étonné de l'éclat de voix de sa cliente s'executa. Commença alors un interminable monologue intérieur pour la brune. Maria était là, tout proche, pourtant elle n'arrivait pas à franchir les derniers mètres... Elle devait se préparer à l'indifférence de sa petite fille, après tout elle ne se souviendrait certainement pas d'elle.
« Madame, Madame ! » Elle fut sortie de ses pensées par le chauffeur qui attendait ses instructions. « Je viens voir a fille »... Cette phrase avait quitté la latina avant qu'elle ne le réalise. L'homme la regardait alors, dubitatif. « Si vous ne descendez pas, vous ne la verrez pas !, D'ailleurs il est 10H du matin, elle a quel age votre fille ? Elle ne devrait pas être à l'école ? » Cette simple remarque, fit s'écrouler le ciel de Callie, elle n'avait pas pensé à la possibilité que Maria ne soit pas là.
« Attendez moi là » Ordonna t'elle. Elle hésita un bref instant puis sorti de la voiture. Elle pénétra alors devant une maison qu'elle ne connaissait pas... Elle écrivait pourtant cette adresse depuis des années mais elle ne s'était jamais imaginée ce qui se cachait derrière. Devant la porte, ses nerfs commençaient à lacher, elle en était presque rendue à espérer que la maison soit vide. Elle tapa trois coups à la porte et attendit... Les secondes lui paraissèrent interminables... Au final elle recommença à frapper encore et encore... jusqu'à se rendre à l'évidence, la maison était vide. Réalisant que les retrouvailles étaient pour le moment retardées, la belle brune s'en retourna d'un pas lent vers son taxi...Après tout à quoi s 'attendait-elle en venant ici ?
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A peu près au même moment, une magnifique blonde attendait patiemment devant l'école primaire « Saint-James ». Grâce à Christina, elle avait obtenue l'information. La petite Maria y était scolarisée sous le nom de O'Malley et non Torres comme elle le pensait.
10H15, Arizona sentait l'appréhension monter, qu'allait-elle bien pouvoir dire à la petite fille ?
Soudain un troupeau de petite têtes déboula dans la cours. Il y en avait des dizaines et des dizaines...
Au final, la blonde repéra une petite brune à l'allure familière. Elle jouait avec deux autres petites filles.
Spottant les institutrices qui commençaient leur surveillance, Arizona alla à leur rencontre et expliqua que son père ne pouvant se déplacer, elle avait amené le gouter de la petite fille...Devant le charme naturelle de la jeune femme, personne ne se posa de question.
La blonde s'approcha alors de la petite fille. « Hey dis moi c'est un beau ballon que tu as là... » Elle lui lança un sourire charmeur et s'accroupi à son niveau. La brunette la reconnue immédiatement. « C'est toi qui ma lu la cawte de moman ! » l'excitation était évidente dans la voix de la pettie fille à la mention de sa mère... puis elle fronça les sourcils « papa m'a dit que tu était une méchante... »
La blonde pris un air dramatique, elle commençait même à mimer des pleurs...Maria posa alors sa main sur son épaule visiblement impressionnée de voir cette « grande » pleurer « Pleuwe pas, ze dirait rien.. »
Profitant de la proximité de la petite fille, elle sortit quelquechose de sa poche ... « Tient, vas-y, prends là... » Elle lui tendit alors une photo de Callie, elle se demandait si elle la reconnaitrait. A sa grande surprise, le visage de Maria s'illumina « C'est moman ! Tu connais ma moman » ? ses yeux étaient maintenant interrogateurs, elle ne comprenait pas. Son papa ne lui parlait jamais d'elle, il se contentait de lui lire les cartes qu'elle recevait et avait accroché une photo d'elle dans sa chambre.
Profitant de ce succès, Arizona continua « Est-ce que tu l'as déjà vue en vrai ta maman » ? Les yeux embuées de sa jeune interlocutrice répondirent à la question... Le cœur de la blonde se brisa. Il était évident que la petite souffrait autant de la situation que se mère. Elle était tellement petite la dernière fois qu'elles s'étaient vues que Maria n'avait aucun souvenir de sa maman.
Même si elle ne comprenait pas son rôle dans cette histoire, la blonde ne pouvait s'empecher d'être reconnaissante envers George. Après tout il aurait très bien pu totalement effacer la latina de la vie de la petite fille sous les pressions d'Erica. Ce n'était visiblement pas le cas, tout n'était pas perdu.
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Callie elle ne savait plus quoi faire... elle regrettait son coup de tête. Elle n'était visiblement pas préparée à la remontée de tout ces souvenirs. Même son compte en banque faisait grise mine, elle avait juste de quoi se payer le vol retour et une nuit d'hotel. Pourtant elle ne voulait pas abandonner. Elle était trop proche du but. Elle se promettait de retourner chez George...
Le lendemain, une belle brune déambulait nonchalamant dans une banlieue chic de Miami. Se faisant passer pour une nouvelle habitante mère de famille, elle engagea la conversation avec les habitants rencontrés. Après avoir retenté sa chance chez George, elle avait décidé de tenter une autre stratégie pour obtenir des informations.
Elle tomba alors sur une femme d'une trentaine d'année qui allait chercher son courrier et se présenta... « Bonjour, je suis … Kim, je viens d'emménager, peut-être pourriez-vous m'aider... »
Deux cafés et 3 parts de gâteau plus tard, la brune se sentait à nouveau dans la course. Elle avait obtenu de nombreuses informations, plus où moins interessantes. Mais celle qui retenait son attention était que « tous les enfants vont à l'école primaire de Saint-James, cette école privée est de loin la meilleure ». L'autre école était publique et visiblement « fréquentée par des fils de voyous ». Espérant que l'homme qui élevait Maria comme sa fille avait à cœur son bien-être, elle se dirigea précipitamment vers l'adresse indiquée... « Ecole élémentaire Saint-James, 18 Broadstairs street, Miami ». L'heure était venue.
