Hello ! Comment allez-vous depuis hier ?

Que de retours ! Positifs en plus ! Pour ce premier chapitre :) ça me fait très plaisir de vous faire plaisir !

Bref assez bavardé, mais je tenais tout de même à faire un peu de pub public pour Esys et sa FF Une seconde chance pour Noël qui m'a vraiment donné envie d'écrire une FF de Noël :) Allez la lire !

Playlist Spotify:

Charlotte Benton - Someone to watch over me (Lexa et Jennifer)


Il était tard, très tard. Lexa était restée au bureau faire des heures supplémentaire. Women Magazine n'attendait jamais, et encore moins son édition de Noël. Tout le monde se demandait d'ailleurs si Lexa Woodsen n'était pas mariée à son boulot, en revanche, elle savait qu'elle avait une incroyable petite amie qui l'attendait tout les soirs chez elle. Elle savait que lorsqu'elle rentrait dans son appartement New-Yorkais, un plat mijotait sur le feu et qu'un verre de vin l'attendait toujours après une journée harassante. Pourtant, ce soir-là n'était pas comme les autres, et Lexa le remarqua très vite lorsque l'ascenseur privé la mena directement dans son salon. Pas de délicieux fumet émanant de la cuisine, ni de bouteille sortie. Quelque chose clochait.

- Jenny ? appela-t-elle.

L'appartement était quasiment plongé dans le noir, seules les guirlandes lumineuses déposées avec grâce sur le sapin éclairaient légèrement la pièce, et c'est le regard suspicieux qu'elle avança jusqu'au canapé, où Jennifer se tenait assise, les mains sur le visage.

- Bonsoir chérie, la salua-t-elle.

Comme à son habitude elle alla déposer un baiser sur ses lèvres, et à l'accoutumée Jennifer lui aurait rendu, mais pas ce soir. Ce soir, Jennifer se déroba, tournant légèrement la tête et esquiva l'étreinte.

- Bébé… Qu'est-ce qu'il se passe ?

- J'espère que tu plaisante Lexa quand tu me demandes ça ?

La Woodsen haussa un sourcil, ne sachant pas où sa fiancée voulait en venir.

- Tu crois que j'ai oublié notre anniversaire de rencontre ? Demanda-t-elle en s'approchant une nouvelle fois d'elle et en sortant un paquet de son sac.

Mais rien n'y fit, Jennifer détourna une nouvelle fois le regard et quitta le canapé sans rien dire.

- Jen' j'ai fait quelque chose de mal ? Tu veux que j'aille changer cette montre ? Elle ne te plaît pas ?

- Je n'ai même pas ouvert le paquet… Et Lexa je ne veux pas de cette montre ! Tu as vu à l'heure que tu rentres ?

- J'étais au bureau. Je travaillais.

- Lexa ! On ne fait que se croiser, ça fait un an qu'on ne fait que se croiser !

- Je t'avais prévenu lorsqu'on a commencé à sortir ensemble que je travaillais énormément.

- Tu es incapable de faire des concessions Lexa ! Je t'ai appelé dix fois aujourd'hui !

- Ecoute, j'ai été occupée…

- Et tu crois que je ne le suis pas ?! C'est le feu à l'agence en ce moment et pourtant je prends le temps de t'appeler !

- Je suis désolée Jenny… J'ai travaillé dur pour y arriver, mon boulot c'est ma vie, et parfois j'oublie que…

- Justement Lex' ! Ton boulot c'est ta vie ! Je ne crois qu'il n'y a plus rien à dire après ça… Lex… Je…

- Hé mais qu'est-ce que tu es en train de me faire là ?

Jennifer détourna les yeux, de honte, de peine, elle-même ne savait pas.

- Je te quitte Lexa… finit-elle par dire.

- QUOI ?! Mais tu ne peux pas faire ça ! Pas avant Noël ! J'ai promis à ma grand-mère qu'on serait deux ! Tu ne peux pas me quitter maintenant !

- Lex ! Je ne suis pas un de tes employés que tu contrôle ! Et le pire dans tout ça, et ça me fait vraiment de la peine c'est qu'au fond tu t'en moques que je parte…

- Ne dis pas n'importe quoi Jennifer !

- Je ne fais que te relancer la vérité ! Tu t'en moque totalement, ta précédente réflexion montre que tu voulais juste quelqu'un à ton bras pour faire plaisir à ta grand-mère ! Tu ne me veux pas avec toi parce que tu m'aimes ! Tu as juste besoin de quelqu'un pour ne pas passer pour un tyran à leur yeux c'est tout ! Et j'en ai ma claque de t'attendre tous les soirs et de passer après ton boulot… Je pense que je mérite mieux que ça Lex… Alors je vais te serrer dans mes bras parce que je t'ai aimé comme tu ne l'as jamais fait, je vais te souhaiter tout le bonheur du monde, et je vais m'en aller…

La petite brune s'exécuta et embrassa son ex-compagne sur le front. Lexa n'en revenait pas. Jennifer la quittait juste avant les fêtes, anéantissant la promesse qu'elle avait faite à sa grand-mère. Mais elle savait que Jennifer avait raison… Elle l'avait trop souvent délaissé, oublié, et l'avait-elle au moins aimé ? Elle n'en était pas sûre. Alors sans un mot, elle la laissa s'éloigner près de la porte de l'ascenseur, ses valises à la main et la regarda une dernière fois.

- Tu vois Lexa… Tu ne me retiens même pas… Si ça avait été la Une de Women qui s'envolait, je suis sûre que tu aurais accourue… Prends soin de toi et passes de bonnes fêtes, dit la petite brune en disparaissant.

Lexa accusa le coup. Ça ne faisait plaisir à personne d'être quitté de la sorte… Mais au fond, elle n'était pas triste. Ce qu'elle avait vécu avec Jennifer était simple, de l'affection et du sexe lorsqu'elle rentrait tard chez elle, pas de grande déclaration, pas de je t'aime, pas de battement de coeur plus rapide que les autres. Jennifer avait été là, elle l'adorait, mais la petite brune c'était rendue compte que ça ne serait pas assez.

Lexa respira un grand coup pour se remettre les idées en place. Là, à cet instant elle était incroyablement embêtée, notamment pour sa grand-mère à qui elle avait promit de ne pas arriver en célibataire pour ce Noël. Elle savait sa grand-mère malade et cette promesse était le plus beau cadeau qu'elle pourrait lui faire. Mais dorénavant tout tombait à l'eau... Elle risquait de briser le coeur de la vieille dame, et ça, elle ne pouvait absolument se le permettre. Elle l'aimait bien trop pour ça.

- Et merde… souffla-t-elle en débouchant une bouteille de vin.


La même scène ne cessait de se rejouer chaque matin chez Women Magazine. Lexa Woodsen, tirée à quatre épingles débarquait à la rédaction, les pop-up annonçant l'arrivée du tyran fusaient sur les ordinateurs, ses employées lui annonçaient les dernières nouvelles et Clarke Griffin la suivait jusqu'à son bureau. Sauf que ce matin là, Clarke arborait une mine dépitée.

Sans rien dire de plus, et sans un sourire même s'il était toujours faux, elle déposa le café de sa patronne et sortit de l'immense aquarium sans même un regard, lorsque Lincoln, du service mode et surtout son confident caché entra à son tour. En voyant la tête de la blonde, il lui jeta un regard surpris et en fit de même avec Lexa qui ne releva qu'à peine les yeux.

- Griffin a décidé de devenir muette ? demanda la patronne.

- Pourquoi tu ne lui demande pas toi-même ?

- Si elle est muette elle ne me répondra pas…

- Et si elle ne l'est pas…

- Fais pas chier… souffla Lexa, blasée.

- Ouuuuh… On dirait que tu as passé une mauvaise nuit, moi qui pensait que Noël te transformait en gentil petit lutin plutôt qu'en vilain troll…

- Jen' m'a quitté, répondit Lexa de but en blanc tout en continuant de parcourir ses papiers, et je t'interdis formellement de me qualifier de troll ou de lutin.

- Tu veux en parler ?

- Non.

- T'es dans la merde là ? Tu devais pas l'amener chez toi pendant les vacances et la présenter à ta famille ?

- J'ai dit que je ne voulais pas en parler.

- Très bien. Et pour Griffin, elle a confié à Octavia qu'elle devait te demander une avance pour garder son appartement sinon elle risque de passer Noël dehors… L'empire Griffin semble connaître quelques problèmes sous les tropiques et…

Au mot « avance », Lexa avait immédiatement tiqué. Elle s'était arrêtée d'écrire, écoutant attentivement Lincoln. Elle se leva, et se mit face à la grande fenêtre qui donnait sur Central Park. Quelques secondes plus tard, elle se tourna vers le grand métis, un de ses rares sourires accrochés à ses lèvres, que bien évidemment, son confident ne manqua pas.

- Oh non, non, non. Lexa. Tu ne vas pas faire ça.

- Dis lui que je l'attends dans mon bureau.

- Lexa, l'avertit-il.

- Lincoln.

- Tu ne peux pas faire ça…

- Et toi tu n'es pas payé à me dire ce que je dois faire ou non, donc fais ce que je dis et retourne travailler, la dernière des Kardashian est loin d'être capable de choisir sa tenue toute seule sans piocher dans le rayon enfant, ordonna-t-elle.

L'homme tourna les talons, légèrement agacé de se faire renvoyer de la sorte. De son aquarium elle le vit marcher jusqu'à Clarke Griffin, lui glisser quelques mots et s'en aller alors que la blonde devenait livide. À cette vision Lexa soupira, elle leur faisait si peur que cela ? Se demanda-t-elle en secouant la tête et en roulant des yeux.

Clarke comme figée, ne semblait pas vouloir bouger, à cet instant tout ce qu'elle avait pu faire de mal et qui mériterait un possible renvoi, défilait dans sa tête : avait-elle oublié de contacter un photographe, une mannequin, un écrivain ? Le papier du service maquillage était-il arrivé quelques secondes en retard sur son bureau ? Sa chemise avait-elle une tâche ? Lexa Woodsen avait-elle remarqué qu'il manquait le trait de cannelle dans son café du matin ?

Elle vit sa patronne rouler une nouvelle fois des yeux et la pointer du doigt lui indiquant de venir.

Clarke, distraite par toutes ses réflexions se pointa elle-même espérant que la terrible Woodsen ne la désignait pas et qu'elle passerait ses nerfs sur quelqu'un d'autre aujourd'hui.

- Non le porte manteau derrière, l'entendit-elle dire à travers la vitre, OUI VOUS ! S'agaça Lexa, impatiente.

Clarke déposa subitement tout ce qu'elle tenait et se rua d'un petit pas, et la tête basse dans le bureau de sa dragonne de patronne.

- Fermez les rideaux, lui ordonna-t-elle.

Clarke s'exécuta, regardant une dernière fois ses collègues à travers la vitre comme si elle se rendait à l'abattoir, alors que ceux-ci lui renvoyait des regards peinés, ou croisaient les doigts, et que certains tenaient même une petite pancarte avec un mot d'adieu.

- Asseyez-vous Clarke.

La blonde s'exécuta et pris place en face de sa patronne qui se tenait dos à elle, admirant une nouvelle fois la neige tomber sur Central Park.

- J'ai entendu dire, ou du moins j'ai pu lire, enfin de toute manière tout le monde est au courant, que vos parents ont quelques problèmes d'argent.

- Un petit accident en bourse, les Griffin ne se laisse jamais abattre.

- J'ai aussi entendu dire que vous vouliez une avance sans laquelle vous finiriez à la rue avant Noël.

Clarke mal à l'aise, s'agita un peu sur sa chaise. Elle n'avait jamais connu de problème d'argent et le simple fait de faire possiblement une croix sur tous ses sacs et ses chaussures de créateur lui retournait le coeur.

- Nous allons faire un pacte, Miss Griffin, finit par annoncer fermement Woodsen.