Hey ! Voici le chapitre 9 !

Je crois qu'il y a une scène ici que vous attendez pour la plupart ahah !

Et comme vous avez été trop gentils jusqu'à maintenant, l'histoire s'est possiblement allongée d'un chapitre ;)

Je vous laisse à votre lecture et vous souhaite une excellente journée !

Playlist Spotify

Blondie – One way or another (Clarke, Mrs Woodsen, la motoneige)

Slipknot - Psychosocial (dans les écouteurs de Lexa)

Ps : toujours merci aux guests (je ne peux toujours pas vous répondre... Et notamment à GiveMeLove pour la plume magnifique ahah, si tu veux lire Galway girl tu es la/le bienvenu.e, oui, je m'auto-pub et alors ?!)


La nuit était presque tombée sur l'Alaska. Clarke était à son grand étonnement heureuse de rentrer et de retrouver Lexa, seule figure calme qu'elle connaissait dans ce milieu hostile. La grand-mère de la brune gara en grande trombe la moto, faisant crisser les patins dans la neige légèrement verglacée et presque passer Clarke par dessus-elle.

Le moteur coupé permit d'entendre le bruit d'une hache s'abattant avec force dans le bois. La blonde releva la tête et déglutit. Raven devait sûrement être voyante et elle se fit la réflexion de l'appeler pour qu'elle lui dise quel numéro jouer pour la loterie nationale de Noël. Un peu plus loin, dans l'immense jardin de la famille Woodsen, Lexa vêtue d'un jean, d'un t-shirt blanc moulant parfaitement son corps sculptural et une chemise de bûcheron nouée autour de la taille, semblait s'en prendre à un pauvre arbre à coup de heavy metal dans les oreilles.

Clarke se figea devant cette vision de l'enfer : Lexa suant sous l'effort, son corps fumant dans le froid de décembre, son biceps musclé recouvert d'un tatouage… Elle trouvait Lexa Woodsen abominablement sexy. Sa patronne était sexy. Leur lien hiérarchique lui revint subitement lorsque sa grand-mère la tira de ses pensées :

- J'espère qu'elle ne vous tape pas comme ça dessus au bureau !

- Oh non… Elle est plus du genre à lancer des regards si glaçant qu'il vous transformerait en pierre, un peu comme Méduse.

- Mais pas à vous Clarke, n'est-ce pas ? Vous, elle vous regarde de son regard brûlant et aimant…

- Heu… hésita Clarke un peu gênée ne sachant pas si Mrs Woodsen énonçait une réelle vérité ou si elle la supposait seulement.

- Ne soyez pas timide, rit-elle, je l'ai bien vu faire avec vous, et à vrai dire il n'y a pas besoin de feu dans la cheminée lorsque vous êtes toutes les deux dans la même pièce !

Sur cette révélation, la grand-mère de Lexa quitta la blonde, l'air de rien, semant un profond doute dans son esprit. Lexa la regardait-elle de la même manière qu'elle le faisait à l'instant ? Sûrement pas… Lexa était bien trop distinguée pour qu'un filet de bave dégouline le long de sa bouche.

Comme si une nouvelle force de la pesanteur régissait son corps, Clarke se sentit attirer tel un aimant par la brune aux yeux verts toujours en pleine activité. Sans réfléchir, elle entama quelques pas dans sa direction, mais Anya l'empêcha d'aller plus loin en la retenant par le bras.

- Tu devrais la laisser quand elle est comme ça…

- Mais… tenta de protester la blonde.

- Tu as beau partager sa vie, et sans doute la connaître par coeur, crois-moi, tu ne veux pas qu'en pleine colère elle confonde ton bras avec une branche.

Convaincue par ce qu'il risquait de lui arriver, Clarke capitula. Ennuyée de la voir dans un tel état, elle jeta un regard peinée à la brune qui continuait de s'acharner sur ce tronc et décida de rentrer dans la grande demeure de bois.


- Gustus ! Héla Mrs Woodsen.

Le grand gaillard descendit de son bureau perché pour faire face à sa mère, qui se tenait les bras croisés devant lui. Elle s'approcha de son fils et sa petite taille ne l'empêcha de lui mettre une petite tape derrière la tête.

- Pourquoi ?

- Pourquoi Lexa s'amuse-t-elle à déforester notre jardin en écoutant de la musique qui pourrait réveiller tous les esprits de la fôret ?

- Parce que je lui ai remis les pieds sur Terre.

- Et qu'est-ce que d'avoir les pieds sur Terre mon fils ?

- Revenir ici ! Et s'occuper de nos affaires !

- Gustus ! Quand reconnaitras-tu que ta fille a les pieds sur Terre ! Elle est une des femmes les plus influentes du monde et toi tu ne le reconnais même pas !

- Elle passe surtout son temps à se pavaner de gala en gala au bras d'une héritière oui !

- Et bien si c'est son choix laisse-la ! Et puis cette héritière est sa future femme, soit ta future belle-fille ! Elle revient ici pour Noël et toi la seule chose que tu trouve à faire c'est de la rabaisser alors qu'elle ne cherche que ta reconnaissance ! Tu sais bien Gustus que si elle est partie c'est parce que les choses devenaient trop pesante ici et qu'elle avait besoin de vivre son rêve pour s'apaiser, aujourd'hui elle a tout : le pouvoir,et l'amour, mais si elle ne revient pas aussi souvent qu'elle le pourrait c'est bien à cause de toi. Et pour finir, j'aimerai que tu respectes au moins Noël ! Pas de dispute à Noël.

Gustus décida de ne pas en rajouter. Atteint en plein coeur par les mots de sa mère, il se contenta de seulement tourner les talons et de retourner dans son bureau pour faire mûrir tout ce que sa mère venait de lui dire.

Mrs Woodsen quant à elle, se tourna vers l'immense sapin qui trônait près de la cheminée. De ses doigts un peu tremblants, elle saisit la boule blanche gravée du mot « maman », et soupira.

- Camélia… Si tu étais là ma chérie… Il n'y avait que toi qui pouvait lui faire entendre raison… Et si tu voyais ta Lexa… Elle nous a enfin ramené quelqu'un, tiens ! Elle s'appelle Clarke, e je crois que même si Lexa tente de nous cacher ses émotions, je vois qu'elle est très amoureuse d'elle… Tu nous manque Camélia, fini de chuchoter la grand-mère en relâchant délicatement la boule.


Alors que ses cheveux empestaient l'odeur de cigarette et ressemblaient désormais à des nids d'oiseaux, emmêlés par la vitesse de la moto-neige, Clarke décida de prendre une longue douche chaude, embuant les miroirs et donnant à la salle de bain des allures de hammam. Trente minutes s'étaient écoulées lorsqu'elle se décida enfin à quitter la brume presque suffocante qu'elle avait créée. Elle chercha de la main de quoi s'essuyer, mais rien ne lui vint. Elle sortit un peu plus le bras de la cabine douche, cherchant à tâtons une serviette, mais encore une fois, elle ne trouva rien.

- Et merde… souffla-t-elle en se rendant compte de son erreur.

Lexa, complètement essoufflée par l'effort, et assez défoulée après son carnage forestier, s'essuya le front, et souffla une dernière fois les derniers grammes de sa rage. D'un pas rapide, elle avança en direction de sa chambre, préférant passer par la baie vitrée plutôt que par l'entrée. Il ne devait y avoir personne à cette heure, à part son père qu'elle ne désirait absolument pas croiser. Les filles, quant à elles, devaient encore être en ville en train de balader Clarke entre les boutiques et les bars. Sans retirer ses écouteurs, et portable à la bouche, elle retira son t-shirt, son jean, défit son soutien-gorge et laissa glisser sa culotte le long de ses jambes pour se diriger vers la douche.

Clarke se figea lorsqu'elle entendit quelqu'un pénétrer dans la salle de bain en chantonnant et se rendit compte de sa seconde erreur : ne pas avoir verrouillée la porte. Encore nue sous la douche et tentant de trouver une solution à son problème de serviette, bêtement elle se pinça les lèvres, priant pour que la personne ne soit que de passage. Elle n'eut pas le temps de s'annoncer que Lexa entra à reculons sous la douche, ne se rendant pas compte de sa présence. C'est seulement lorsqu'elle se retourna qu'elle hurla et sursauta de peur, retombant contre le corps glissant de Clarke qui dans un réflexe inné rattrapa tant bien que mal le corps nu de sa patronne.

- Bordel ! Clarke ! Qu'est-ce que vous faites nue sous la douche !

- Et bien je prenais une douche ! Et vous ?!

- J'allais prendre une douche ! S'exclama Lexa en tentant tant bien que mal de cacher son intimité tout en essayant de garder son regard ancré dans celui de la blonde.

Mais l'envie était bien trop forte, et sans retenue elle se permit de lorgner une demi-seconde sur le corps de son assistante, laissant aller son regard sur ses hanches sur lesquelles elle mourrait soudainement d'envie de poser ses mains, sur son joli ventre plat, sur sa poitrine avantageuse, sur ses épaules sur lesquelles perlaient quelques gouttes d'eau qu'elle aurait bien lécher pour réhydrater sa gorge qui s'était faite soudainement sèche. Devant le silence de sa patronne et son regard bien trop insistant, Clarke releva un sourcil et d'un geste prompt cacha ses seins et son intimité, alors que Lexa, prise sur le fait tenta tant bien que mal de se défendre :

- Clarke ! Regardez-moi dans les yeux !

- Vous plaisantez ?! Je ne fais que ça ! C'est vous qui me déshabillez du regard !

- Vous êtes déjà nue !

- Bon assez, je m'en vais… soupira Clarke, l'étroitesse de la douche la forçant à glisser contre le corps nu de Lexa.

Sentir la chaleur de sa peau, la pointe de ses seins contre son dos et l'odeur de son parfum, électrisa tous ses sens, déclenchant en elle un frisson incontrôlable alors qu'il devait bien faire une quarantaine de degré dans cette salle de bain.

- Clarke, n'en profitez pas… souffla la brune qui avait bien du mal à se contrôler en sentant les fesses de son assistante se frotter à son intimité alors qu'elle tentait de s'extirper de la douche.

- Voyons Lexa, vous auriez pu vous décaler ! C'est fou d'avoir une douche aussi petite dans une maison aussi grande !

Woodsen se mordit la lèvre, Clarke avait raison, certes la douche était petite, mais il y avait bien assez de place pour deux, et elle aurait largement pu se décaler pour laisser passer la blonde. Pourtant son inconscient avait décidé qu'elle resterait là, appréciant que sa peau entre en contact avec celle de sa fausse fiancée.

- Je vous jure que si vous racontez ça au bureau… la prévint-elle alors qu'elle s'étaient soudainement ressaisit.

- Je sais, vous enlèverez un zéro sur mon chèque, héla Clarke depuis l'autre côté de la pièce.

- Deux zéro !

- Peu importe, j'ai de quoi vous faire chanter boss ! Lança Clarke en repensant à la photo qu'elle avait prise de Lexa alors qu'elle était paisiblement endormie, et qu'elle avait bien fait d'enregistrer à deux endroits différents.

- Clarke ?! S'écria la brune aux yeux verts.

Mais la blonde ne lui répondit que par un rire… Et ce rire… Lexa commençait à réellement l'aimer, un peu trop à son goût d'ailleurs.