Hey ! Voici l'avant-dernier chapitre de cette petite histoire ! (Je tiens à le préciser pour que vous ne vous inquiétez pas :p)
Bonne lecture à vous ! Et surtout bon réveillon :)
Playlist Spotify
Nashville Cast -Christmas Coming home (Chez les Woodsen)
Ed Sheeran - Perfect (Clarke et Lexa, le slow)
Chaque année, les Woodsen accueillaient généreusement leur voisins pour un repas de Noël deux jours avant la date réelle. Il y avait toujours Charlie le taximan, Joe le tenancier du Woodsen bar, Jack le boucher, Costia la maîtresse de la minuscule école, Roger l'amoureux secret de Mrs Woodsen et tout un tas d'autres personnes. Au final c'était bien une trentaine de personnes qui prenaient place autour de la grande table.
Les Woodsen étaient connus pour leur générosité, et organisaient ce repas des petits fours jusqu'au dessert. Ce matin-là, la famille s'était levée tôt pour s'atteler à la tâche. Mrs Woodsen avait mis la touche finale à se bûches, Gustus avait coupé du bois, Anya, Madie et Clarke avaient remis un peu d'ordre dans le sapin, tandis que Lexa avait dressé une jolie table.
Les plats s'étaient enchaînés du midi jusqu'à l'heure du goûter, entre les rires des convives, le tintement des coupes de champagne et des verres de vin, les oeillades totalement indiscrètes de Mrs Woodsen à Roger, les regards bien plus réservés de Clarke à Lexa, et de Lexa à Clarke, ceux attendrit de Madie, et ceux en chien de fusil de Costia.
Bien repus, certains avaient quitté la table pour gagner le canapé et s'installer au coin du feu et discuter tranquillement, se raconter des histoires de chasse ou de pêche, ou bien les derniers ragots de la ville. Clarke ne semblait prêter aucune attention à toutes ces discussions, et ne se concentrait que sur l'histoire qu'elle étaient en train de lire à Madie. La petite brune aux yeux verts assise sur ses genoux et se délectant des belles images de son livre, buvait avec la plus grande attention chacun des mots de Clarke. La blonde qui ne s'était jamais autant retrouvé entourée pour les fêtes qu'elle ne passait qu'avec sa gouvernante, et à personne n'avait jamais lu de compte de Noël, mettait tout son coeur dans la lecture imitant les lutins, grognant comme les ogres, et riant comme le Père Noël.
Lexa qui avait finit de débarrasser la table à l'aide de sa sœur, était retournée à au seuil du grand salon, s'appuyant contre le cadre de bois qui donnait sur la pièce. De là, elle observait en souriant sa cousine complètement fascinée par l'histoire que lui contait son assistante. Elle la voyait ouvrir parfois de grand yeux, parfois porter la main à sa bouche ou rire aux éclats aux diverses intonations de Clarke. La blonde savait s'y prendre avec les enfants, constata Lexa. Son sourire s'attendrit un peu plus lorsque Madie vient nicher sa tête dans le creux du cou de son assistante.
Cette simple vision l'emplissait de bonheur : Clarke rayonnante dans son pull de laine rouge, sa petite cousine sur ses genoux, près de la cheminée en train de rire autour d'un conte. Et Lexa se dit qu'elle voulait passer tous ses Noël de la même manière : avec sa grand-mère, Anya, Roger, son père, Charlie et tous les autres, mais surtout avec Clarke Griffin. Lexa se mordit délicatement la lèvre en souriant, elle avait trop joué, elle devait lui dire.
- Clarke est très belle… souffla Costia l'interrompant dans ses pensées.
- Sublime, répondit la brune sans quitter son assistante de son regard amoureux.
- Lex… Je voulais m'excuser pour hier. C'était totalement égoïste de ma part. Je pense que j'étais triste de te voir avec quelqu'un, de te voir être heureuse… Alors que moi, je n'ai personne avec qui passer les fêtes.
- Mais Costia… Tu nous as nous !
- Je ne le comprends que maintenant, après avoir tenté de saboter ton couple pour rien… Je suis tellement désolée…
- Ne t'en fais pas, excuse acceptée Costia…
Les deux brunes se sourirent, heureuses de se retrouver un peu pour débuter une réelle amitié, alors que Clarke qui les observaient depuis l'autre côté de la pièce se tendit à cette vision. Lexa et Costia saisirent ce regard bleu qui s'était fait soudainement glacial, et la brune aux yeux noisettes rit légèrement.
- Mon dieu que lui as-tu dis pour qu'elle nous lance de tel regard.
- Rien… souffla Lexa.
- Tu as raison, elle est vraiment sublime, même quand elle me regarde de cette manière, tu devrais lui dire.
- Qu'elle est belle ?
- Non, à quel point tu l'aime, même si je pense qu'elle le sait, répètes lui tous les jours… Tu ne m'as jamais regardé de cette manière Lex, constata Costia.
- On étaient jeunes…
- Tu la regarde comme si elle était ton premier et ton dernier amour… Soyez heureuse Lexa, finit par dire Costia en souriant.
Lexa rougit à la remarque, et se rendit compte que Costia disait sûrement vrai, jamais elle n'avait regardé quelqu'un de cette manière, jamais une telle chaleur n'avait réchauffé sa poitrine, jamais un tel sentiment de bien-être s'était emparé de tout son corps.
- Et si nous dansions un petit peu pour digérer ! S'exclama Mrs Woodsen avant de lancer un slow.
En réalité la grand-mère de Lexa voulait surtout profiter de ce quart d'heure américain pour inviter Roger à danser.
- Il est temps pour moi de me trouver une nouvelle cavalière, souffla Costia.
- Je crois qu'il y a cette fille là-bas qui te fait de l'oeil depuis tout à l'heure tente ta chance, répondit Lexa en souriant.
Costia acquiesça et s'éloigna de la brune aux yeux verts. Lexa soupira, et saisit le regard de Clarke qui était restée assise avec Madie sur ses genoux. Dans un élan de courage, et d'une démarche peu assurée elle avança jusqu'à Clarke plus que déterminée à tout lui avouer.
- Hey Madie, je peux te voler ma fiancée le temps d'une danse ? Demanda Lexa en s'agenouillant.
- Que si vous vous faites des bisous d'amour après ! Rit la petite fille en se cachant les yeux.
- Oui crapule ! Répondit la plus âgée des Woodsen. Vous m'accorderez cette danse Miss Griffin ? Surjoua-t-elle.
- Bien évidemment, Miss Woodsen.
Lexa attira Clarke au centre du grand salon au milieu des autres couples qui dansaient. Délicatement, elle prit la main de la blonde pour la poser sur son coeur, et rapprocha son corps du sien en la maintenant par la hanche, alors que Clarke avait passé une main derrière sa nuque. Lentement elle passait d'un pied sur l'autre en silence au rythme des notes de musique, et Lexa s'étonna que sa grand-mère malgré son âge avancé ait pu choisir cette chanson si parfaite pour ce moment.
- Décidément, il y a tout le temps du gui là où nous passons, murmura Lexa troublant le silence paisible dans lequel elles s'étaient installées.
- Je suis sûre que vous le faites exprès, chuchota Clarke à son oreille.
- Peut-être que oui, répondit la brune les yeux un peu brillant et dans un sourire un poil vantard.
Clarke s'étonna de cette réponse : à l'accoutumée Lexa lui aurait répondu en lui lançant une pique, ou même un pieu… Et la blonde se demanda si sa patronne plaisantait, si elle était sincère, ou si elle jouait encore à leur petit jeu à cause de la présence de tout les convives. Clarke aurait aimé que tout cela soit vrai mais les yeux un poil brillants de Lexa prouvait qu'elle n'était pas dans son état normal.
- Vous avez bu Lexa ?
- Un petit peu, mais je suis assez consciente pour vous emmener danser un slow sous le gui de mon propre chef… Et vous vous aviez bu quand vous avez pris une photo de moi en train de dormir ?
- Si vous m'en voulez toujours… Pour ma défense Madie l'a envoyé, j'avais prévu de la garder pour… Moi… de mon propre chef.
- Voyez-vous ça, taquina la brune.
- Vous aviez bu quand vous avez dit à Costia que étiez amoureuse de moi ?
À cette question Lexa se tendit légèrement, Clarke avait donc tout entendu, et désormais c'était elle qui menait la danse. Envahie par l'angoisse et ne sachant pas comment lui avouer tout ce qu'elle ressentait pour elle, Lexa se contenta de sourire légèrement, sans rien dire, comme plongée dans un mutisme du quel elle ne pouvait pas se tirer, paralysée par la peur de la première fois, le je t'aime au bord des lèvres et le coeur tambourinant, prêt à exploser dans sa poitrine.
- Lexa je… murmura Clarke prête à tout lui avouer.
Mais la brune ne lui laissa pas le temps de continuer et plaqua sa bouche sur la sienne, mouvant doucement ses lèvres contre celle de la blonde dans un baiser plein d'amour. Clarke sentit la langue de Lexa frôler une nouvelle fois la sienne et elle crut qu'à ce moment c'était bien son coeur qui allait s'arrêter dans il battait fort. À bout de souffle, des papillons plein le ventre, Clarke rompit délicatement leur étreinte pour se plonger dans les émeraudes de Lexa. La brune attendait que son assistante ait compris le message et qu'elle lui rende son baiser, mais Clarke, trop choquée et émerveillée ne fit rien. La bouche entre-ouverte elle se demandait si cet instant n'était pas juste un rêve, si Lexa Woodsen ressentait réellement et réciproquement tout l'amour qu'elle avait pour elle.
Déçue par le manque de réaction de la blonde, Lexa sentit son coeur se briser. Clarke ne l'aimait pas. Elle devait reprendre les choses en main immédiatement, ne pas faiblir devant elle.
- Ma grand-mère nous regardait, et on avait promit des bisous d'amour à Madie… se justifia faussement Lexa alors que la musique avait cessé.
- Bien évidemment, répondit Clarke la gorge serrée complètement bouleversée et brisée par le fait d'avoir crut que Lexa Woodsen pourrait un jour l'aimer.
- Clarke ! Appela Mrs Woodsen, approche !
Clarke se détacha de Lexa et approcha de la grand-mère de la brune qui tenait entre ses mains ridées une petite boite. Mrs Woodsen souriait largement et dégagea une mèche de ses cheveux blonds pour la placer derrière son oreille.
- Clarke… souffla la grand-mère en souriant.
La blonde ne comprenait pas ce qui se passait, et lorsqu'elle trouva le regard de Lexa, elle se rendit compte que la brune était bouleversée sans qu'elle ne sache pourquoi. Mrs Woodsen finit par ouvrir la petite boîte, laissant découvrir à Clarke, une boule de Noël portant son prénom.
- Comme tu vas entrer dans la famille, on s'est dit que ça serait bien qu'il y ait aussi une boule à toi sur ce sapin…
Clarke, touchée en plein coeur se sentit comme aspirée par le vide. Tout cela devait cesser immédiatement, elle ne pouvait pas se moquer des Woodsen encore une fois, peut-être que Lexa en avait la force mais elle non. Sa boule ne méritait pas sa place dans ce sapin, encore moins à côté de celle de la grand-mère de Lexa qui avait été adorable avec elle, ni à côté de celle d'Anya qui l'avait immédiatement acceptée, ni à côté de celle de Gustus qui était toujours resté courtois, ni à côté de celle de Camélia qui devait être choquée en les observant d'elle ne savait où, et encore moins à côté de celle de Lexa qui méritait tout l'amour du monde.
Clarke avait honte d'avoir été prête à encaisser un chèque de 30 000$ et possiblement faire du mal à cette famille qui lui avait donné en quelques jours ce que ses parents ne lui avaient jamais donné en toute une vie.
- Excusez-moi Mrs Woodsen mais… je ne peux pas accepter, commença Clarke, au bord des larmes.
- Allons Clarke… Tu fais partie de la famille ! S'exclama Mrs Woodsen.
- Non ! Justement non ! Explosa Clarke qui avait l'impression de ne plus pouvoir se contenir.
- Qu'est-ce que tu fais Clarke ? Demanda la brune aux yeux verts complètement tétanisée.
- Je suis désolée Lexa mais je ne peux plus…
Clarke, un peu honteuse se tourna vers l'assemblée et poursuivit la voix un peu tremblante :
- Vous devez savoir que mes parents ont quelques problèmes financiers, les huissiers ont finit par venir chez moi, me prévenant qu'ils allaient saisir mon appartement… J'avais besoin d'argent, et Lexa s'est proposé de m'aider, à sa façon j'en conviens mais elle a posé un généreux chèque sur la table parce qu'elle vous aime plus que tout Mrs Woodsen. Votre petite-fille est quelqu'un de formidable…
- Clarke, souffla Lexa elle aussi au bord des larmes et incapable de mettre un terme à cette situation.
- Non Lexa, laissez-moi finir, j'ai accepté ce chèque et j'ai joué la comédie durant une semaine… avoua Clarke. Et je suis tellement désolée d'avoir fait ça, je suis tellement désolée d'avoir profité de ce que vous m'avez donné alors que moi je ne faisais que mentir pour de l'argent… Et Lexa je vous jure que vous méritez d'être avec quelqu'un qui n'aurait jamais accepté un tel marché…
Sans un mot de plus, Clarke quitta le salon, rassembla ses affaires, passa par le couloir, se saisit des clefs de la moto-neige et courut jusqu'à celle-ci avant de la démarrer et de s'enfuir en direction de l'aéroport de Juneau.
À l'intérieur de la maison du salon, les invités semblaient se trouver dans un état second, totalement choquée par ce qui venait de se passer. Anya avait la bouche ouverte et les bras ballants, Mrs Woodsen se trouvait dans le même état, quant à Gustus il fulminait.
- Tu n'es pas sérieuse Lexa ?! Tu as acheté une femme ! Hurla son père.
- Pourquoi tu nous as menti ma chérie ? Finit par demander Mrs Woodsen, tristement.
- Je n'ai pas mentit ! Enfin si ! Au début ! Mais…
Lexa ne termina pas sa phrase et se rendit compte de ce qu'elle n'avait pas fait : dire à Clarke qu'elle l'aimait. Alors pleine d'espoir, elle monta dans sa chambre espérant que la blonde s'y trouverait pour récupérer quelques affaires avant de partir, mais Clarke n'était déjà plus là depuis un moment. Lexa s'approcha du lit qu'elles avaient partagé une nuit et y trouva une petite note que la blonde avait sûrement préparé au cas où la situation dégénérerait.
« Lexa,
Je vous avais dit que je finirai par tout faire foirer… J'ai d'ailleurs écrit cette note au cas où…
Mais même si je devais partir, et même si je sais que pour le coup vous me renverrez pour avoir brisé notre accord, je tenais à vous écrire ces quelques mots pour être totalement franche une bonne fois pour toute avec vous :
En plus d'avoir les mêmes goût en café, Orgueil et Préjugés est aussi mon livre préféré, et j'ai toujours pensé que vous étiez ma Mrs Darcy, aussi cassante mais peu loquace que lui… Et au fond j'ai toujours su que vous aviez un coeur énorme… J'en ai beaucoup appris en deux ans, lorsque je lisais votre courrier (vous pourrez me renvoyer pour ça aussi), ou lorsque je prenais vos coups de téléphone, ou lorsque j'envoyais vos cadeaux à votre famille… J'en ai tellement appris qu'aujourd'hui je suis capable en plus de connaître votre cycle menstruel, de savoir quand vous êtes énervée, triste, confuse, plongée dans vos pensées… Cette semaine tous mes préjugés vous concernant sont tombés, et m'ont fait voir à quel point vous pouviez être formidable… J'aurais aimé que nous connaissions la même fin que Darcy et Bennet, mais la vie en a décidé autrement.
Vous trouverez ma lettre de démission en rentrant, je vous souhaite tout le bonheur du monde.
Clarke ».
Lexa finit sa lecture les larmes aux yeux. Costia entra doucement dans la chambre l'obligeant à essuyer ses larmes d'un revers de main.
- C'était assez fou ! Je crois qu'on va parler de ce repas pendant des années, vous devriez demander un Oscar toutes les deux d'ailleurs… Est-ce que tu vas bien.
- Non… Et tu sais pourquoi ? Parce que le problème est que Clarke Griffin est une gigantesque chieuse qui me les brise. Tout d'abord je déteste quand elle oublie la cannelle dans mon café ! Ensuite Madame fait la fine bouche « j'espère que vous avez pris des billets en première classe », l'imita Lexa, non mais sérieux pour qui elle se prend ?! Et puis son histoire de demande en mariage ! N'importe quoi ! J'aurais fait un truc mais tellement mieux ! Je l'aurais emmené en haut de l'Empire State building dont j'aurais fait privatisé le dernier étage, ou mieux ! Je l'aurais emmené à Paris ! Oh et puis elle a bien faillit me claquer entre les doigts quand elle s'est prise pour une James Dean des neiges avant de tomber dans le lac, elle m'a foutu la peur de ma vie ! Et puis là elle rentre à New-York en me laissant cette putain de lettre parce qu'elle n'a pas la décence de m'avouer qu'elle m'aime alors qu'elle connaît mon cycle menstruel ?!
- Lexa…
- Cette femme me rend dingue !
- Je vois ça… soupira Costia… Mais tu vas réellement la laisser partir comme ça ?
Prise d'un sursaut de lucidité, Lexa s'empressa de descendre, poussant un peu les invités qui se mettaient en travers de son chemin.
- Lexa qu'est ce qui se passe ? Demanda Anya complètement désemparée.
- Où vas-tu Lexa ? S'exclama son père prêt à entrer dans une colère noire.
- Il faut que je lui parle.
Son père l'attrapa par fermement par le bras et la stoppa dans son élan.
- Tu crois que tu n'en as pas assez fait avec ton emmerdeuse New-Yorkaise ?! Tu vas rester ici !
- Ca ne te regarde pas Papa ! Répondit-elle avec véhémence.
- Ca suffit ! Ne cessait de crier Mrs Woodsen alors que tous les invités s'étaient tut et observaient mal à l'aise la scène.
Soudain, la grand-mère de Lexa se mit à grogner en se tenant le coeur.
- Grand-mère ! S'exclama Anya, Lexa ! Papa !
- Je crois que je fais une crise cardiaque… annonça Mrs Woodsen en s'allongeant sur le sol.
- Appelez-les secours vite ! Cria Lexa.
Un hélicoptère médicalisé avait atterrit dans le jardin des Woodsen. En quelques minutes, Mrs Woodsen avait été pris en charge. Lexa, Gustus et Anya étaient montés avec elle pour se rendre à l'hôpital de Juneau.
Dans l'avion, alors que Lexa observait le soleil se coucher à travers la fenêtre, et que le médecin prenait les constantes de sa grand-mère qui semblait dans les vapes, celle-ci retira son masque à oxygène et saisit la main de sa petite fille ainsi que celle de son fils.
- Vous deux… Je veux que vous arrêtiez de vous disputer… Vous n'êtes jamais d'accord sur rien, mais on est une famille, et Camélia ne voudrait pas vous voir vous faire la guerre, parce que tous les trois vous étiez ce qu'elle aimait le plus au monde, alors ne gaspillez pas votre temps à vous disputer, aimez-vous ! Promet-moi Gustus que tu vas laissez Lexa faire ce qu'elle veut de sa vie…
- Je te le promet Maman, assura Gustus les larmes aux yeux en embrassant la main de sa mère.
- Lexa, promet-moi que tu reviendras plus souvent…
- Je te le promet grand-mère, murmura Lexa bouleversée.
- Parfait… Les esprits peuvent m'emmener… déclara Mrs Woodsen en s'installant sur sa civière comme dans son lit de mort.
La grand-mère de Lexa, les mains jointes sur son corps, ferma les yeux. Tous les Woodsen ne purent retenir leur larme devant les derniers instants de cette femme formidable. Le médecin lui remis le masque, espérant qu'elle gagnerait quelques minutes de vie le temps d'arriver à l'hôpital, lorsque soudain, Mrs Woodsen ouvrit grand les yeux.
- Je crois que finalement les esprits ne veulent pas de moi tout de suite ! Et je vais beaucoup mieux ! Déclara la grand-mère en s'asseyant sur la civière, requinquée. Pas la peine d'aller à l'hôpital ! Déposez-nous à l'aéroport, ma petite-fille a une blonde à rattraper !
-Maman t'as fait semblant d'avoir une attaque ?! S'écria Gustus tout de même soulagé que sa mère aille bien, tandis que ses filles embrassaient leur grand-mère en riant.
- C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour vous réconcilier tous les deux ! Et pour que vous la fermiez pour qu'on aille à l'aéroport !
- Mrs Wooden, appela le pilote, nous ne pouvons pas atte…
- Vous savez que vous transportez Lexa Woodsen ? La femme la plus influente du monde en 2017 selon le Time ?!
- Reçu, Mrs Woodsen.
- Tu m'as fait une de ses peurs grand-mère… souffla Lexa en prenant fermement sa main.
L'hélicoptère vira légèrement et en quelques minutes les Woodsen se trouvaient au plus près des pistes de l'aéroport. Lexa descendit en trombe lorsqu'elle aperçu un vol Alaska Airlines s'engager sur la piste.
- Papa ! Je t'en supplie appelle la tour de contrôle.
À la supplication de sa fille Gustus s'exécuta et fit des pieds et des mains pour que le vol Alaska Airlines à destination de New-York ne prennent pas son envol. En vain. Lexa regarda l'avion décoller, totalement désemparée et sans avoir pu dire à Clarke tout ce qu'elle avait sur le coeur.
- Putain de merde ! Hurla Lexa de rage.
- Je ne comprends rien… souffla Gustus, choqué de voir sa fille dans un tel état.
- Oh mais Papa ! Clarke vient de s'envoler et après tout ça elle ne remettra sans doute plus les pieds à la rédac de Women, et Lexa n'a pas eu le temps de lui dire qu'elle l'aimait ! Et si on avait arrêté cet avion, Clarke lui aurait dit qu'elle l'aimait aussi ! Expliqua Anya.
- Mais comment vous savez que Clarke aime Lexa… Surtout après toute cette scène !
- Justement ! Elle est partie parce qu'elle l'aime et qu'elle pense que Lexa mérite mieux ! Et qu'elle ne voulait pas nous faire de mal à nous non plus ! S'époumona Mrs Woodsen.
- Fais chier… souffla tristement Lexa en retournant près de l'hélicoptère.
