Ma précieuse Opale
Pansy entendit de nouveaux hurlements venant des oubliettes situées sous le manoir Parkinson. Une semaine … cela faisait une semaine que sa précieuse Opale se faisait torturer par leur … par cette homme. Poufsouffle, sa petite sœur s'était faite répartir à Poufsouffle. Et avec le retour du '' seigneur '', que le ministère tentait tant bien que mal de cacher, elle était devenue une gêne pour la famille Parkinson. Pansy commença à pleurer de rage, elle ne pouvait rien faire pour le moment à part lui apporter des potions pour calmer la douleur et des potions de nutrition. Mais sur le long terme … ce ne serait pas suffisant. Sa petite sœur finirait par … par mourir. Le bruit distinctif d'un transplanage ce fit entendre. Pansy se retourna et vit un elfe de maison, et sa meilleure amie : Daphnée. L'elfe transplana aussitôt, alors que Pansy se jetait sur son amie. Cette dernière la consola et lui dit : « On va la chercher dés qu'il est sorti puis je l'emmènerais chez les Tonks.
-Merci Daph'
-Tu … tu ne veux pas partir avec elle ?
-C'est ma place ici Daph', je fais partie de ce monde.
-Je sais mais … il se vengera sur toi.
-Pas si tu fais ce que je te dis. Une fois que tu l'auras libérée, immobilise-moi puis implante un faux souvenir dans ma tête, comme ça même sous veritaserum …
-Non ! la coupa son amie, c'est beaucoup trop dangereux pour toi.
-Tu n'as pas le choix. Ensuite tu auras maximum cinq minutes pour partir avant l'arrivée des aurors. Prend ta deuxième baguette pour éviter la trace. Je lui ferais croire … qu'il s'agit des Malefoy, comme ça ils le détruiront.
-Tu … D'accord tu as gagné, maintenant il ne reste plus qu'à attendre. »
Une heure plus tard, Lord Parkinson partit pour un dîner d'affaire au ministère de la magie, les laissant seules. Les deux serpentardes en profitèrent pour aller sauver Opale. Les oubliettes étaient un dédale de tunnels et de cellules dans lesquels il était aisé de se perdre. Mais la brune y avait été torturée trop de fois pour pouvoir oublier. Lorsqu'elle découvrit ce qui était arrivé à sa sœur, elle fondit en larmes tandis que Daphnée la détachait. La blonde savait que si Astoria, sa petite sœur, avait été dans cette situation elle aurait tout tenté, avec certes un peu moins de finesse. Opale avait la bouche en sang, quelques dents en moins et le corps couvert de marques. Parmi elles il y en avait une, sur son épaule, que Daphnée reconnut immédiatement. C'était une couronne dans une cercle barré entouré de trois serpents, c'était la marque des bannis. Aucun sort ne pouvait la cacher, elle indiquait que son porteur avait déshonorer sa famille. Il venait de la mettre au ban de la société sorcière. Les deux sœurs avaient fondu en larmes dans les bras l'une de l'autre. Pansy aida sa sœur à se lever et à marcher. Une fois dans le salon du manoir, Pansy laissa son amie prendre Opale. Cette dernière se retourna surprise. Pansy lui dit : « Je reste ici Opale.
-Non ! hurla sa petite sœur, il va te …
-Écoute Opale, dit-elle en lui faisant un câlin, si je reste c'est pour nous protéger toute les deux. Alors part avec Daphnée.
-Pansy, renifla la gryffondore
-Allez vas-t-en, lui souffla sa sœur à l'oreille, ma précieuse Opale. »
La fillette pleura en se détachant de sa sœur, de sa seule famille. Toutes deux avaient toujours vécues l'une pour l'autre depuis la mort de leur mère, peu après les sept ans de la serpentarde. Daphnée la poussa vers la chambre de son aînée puis se retourna vers Pansy avant de la pétrifier et de lui implanter un faux souvenir.
Lorsque Pansy se réveilla, elle constata que sa petite sœur avait disparu, son Opale. Son père l'attrapa par le bras et lui demanda : « Où est cette traînée ? Qu'est-ce que tu as fait d'elle Pansy ?
-Drago, murmura Pansy sans pouvoir s'en empêcher, c'est lui qui l'a emmenée père.
-Drago Malefoy ?
-Oui, répondit la brune d'une voix monotone »
Le veritaserum avait fait son effet, et le plan de Pansy était en marche, bientôt son bourreau serait détruit par le ministère tout entier. Et elle serait peut-être même libre de rejoindre Opale, avec un peu de chance. Elles seraient enfin libres, après tout ce temps. Le choixpeau avait raison, c'était un blaireau déguisé en vipère.
