Hello ! Merci beaucoup pour toutes vos reviews cette semaine ! Vous n'avez pas aimés la fin… J'espere que je m'améliore dans ce chapitre !
Saratea : Il comprend dans ce chapitre ! C'est vrai que c'est plus compliqué quand c'est nous… Voila la suite ! Merci pour ta review ^^
Aussidagility : J'ai tenu parole ! Mais tu vas me hair quand même… Merci pour ta review ^^
Bella POV
Je m'éveillais difficilement en ce dimanche matin. Je ne savais plus où j'étais, ni même comment le m'appelais. J'ouvris un œil pour regarder mon réveil. 13 heures 30. Ouais, ben en fait, là, c'est plutôt dimanche après-midi ! Je constatais que j'étais en pyjama. Je n'avais aucun souvenir de l'avoir mis. Ma chambre était bien rangé, propre. Etrangement propre. J'avais toujours ma perfusion dans le bras.
Tout cela n'était donc qu'un rêve. Un maudit rêve ! Je m'enfonçais dans mes oreillers, le plus profondément possible pour y disparaitre. On frappa à ma porte. Je ne répondis pas. On poussa timidement la porte. C'était Carlisle.
- Salut ma beauté. Il passa sa main dans mes cheveux. Dure soirée, pas vrai ? Il sortit son tensiomètre et le passa autour du bras.
- Surtout quand on la passe seule… répondis-je avec dépit. Il appuya plusieurs fois sur sa petite pompe pour faire gonfler le plastique autour de mon bras.
- Seule ? Pourtant, hier Edward a passé la journée dans les boutiques de farces et attrapes pour organiser une mini-fête chez toi ! Il n'est pas venu ? Je me relevais brusquement. Carlisle posa une main sur mon buste. Reste allongé, j'ai presque fini.
- Edward est venu ? J'veux dire, il est vraiment venu ?
- Bien sûr. Il est rentré vers 4 heures ce matin. On l'a entendu avec Esmée. Je me retenus de sauter de joie. Il est venu ! J'ai pas rêvé ! Il retira l'engin de torture de mon bras. Ça y est, tu as enfin une tension normale. Je vais te retirer l'aiguille. Il attrapa un bout de coton qu'il me donna pour éponger les gouttes de sang sortant par la trace de l'ancienne piqure. Plus de folie maintenant ! Tu manges, même si tu ne vas pas bien. Force-toi si c'est nécessaire. Tu as vu ce que ça donnait sinon… Il sortit de la chambre et l'entendis quelques secondes plus tard reculer pour partir. On frappa timidement à la porte. C'était Alice.
- Ma chérie ! Elle bondit sur mon lit, me frappant presque. Elle serra mon visage entre ses mains. Tu es pâlotte. J'vais te chercher à manger. Elle descendit et remonta moins d'une demi-minute plus tard, portant un plateau à bouts de bras.
- Alice, c'est trop ! M'exclamais-je.
- Absolument pas. Maintenant, toi, tu manges tout ce qu'il y a là-dessus, et j'y veillerais, et tu me racontes ta soirée ! Elle frappa ses mains. Je m'allongeai à plat ventre. Elle se mit à côté de moi. Je piquais du popcorn dans le bol.
- C'était… amusant, dis-je simplement.
- Amusant ? Seulement amusant ! Tu te payes ma tête Isabella. Un mec organise une soirée spécialement pour toi, dans ta chambre, car tu ne peux pas aller au bal, et c'est seulement amusant ! Crache le morceau, sinon je l'appelle. Elle tendit la main vers mon portable.
- Ok, ok. Je pris des fraises tagada. C'était merveilleux, fantastique ! J'ai passé la meilleure soirée de ma vie ! Je me retenus de sauter sur le lit. Mais il y a un truc qui me chiffonne.
- Quoi ? Alice prit une part de gâteau.
- J'me souviens pas de m'être changé. J'ai dus m'endormir pendant la soirée.
- C'est moi qui t'ai habillé en revenant vers 8 heures ce matin. Tu étais allongé sur le lit, avec ça dans les cheveux. Elle se retourna et attrapa un petit serre-tête avec de faux strass collé dessus.
FLASHBACK.
- C'est minuit ! Il faut élire le roi et la reine du bal de promo ! Il se leva et alla chercher une urne qu'il avait amenée et mise dans un coin de la chambre.
- Edward, soufflai-je.
- Ben quoi, on est dans un bal de promo. S'il n'y a ni reine ni roi, c'est plus un bal ! Il ouvrit l'urne et dispersa de nombreux bulletins sur mon lit. J'en attrapais quelque uns. Edward et Bella… Edward et Bella… Edward et Bella… Il avait changé d'écriture à chaque fois. Bon, ben j'crois qu'on a gagné ! Il m'attrapa la main et me fit monter sur le lit, vide de toute boisson.
- En même temps, quand il n'y a que deux concurrents… soufflai-je discrètement. Il sortit un petit diadème en toc qu'il posa sur mes cheveux. Je mis sa couronne sur lui.
- La photo pour la gloire ! Il cadra l'appareil, mit le retardateur et remonta à mes côtés. Il murmura à mon oreille. Je devrais t'embrasser maintenant. J'eus un rire discret et rougis jusqu'à la racine des cheveux. Le flash m'éblouit à ce moment-là.
FIN FLASHBACK.
- Il a compris ? Demanda Alice.
- Pardon ? J'avais encore le cerveau embrumé dans les souvenirs.
- Il a compris que tu avais des sentiments pour lui, ou il est encore à la ramasse.
FLASHBACK.
- Et tu voulais y aller à mon bras. Pourquoi avec moi Bella ? Pourquoi pas Eric ? C'est moi ? Bella, est-ce-que c'est moi le garçon qui te plait ? Mon cœur se retrouva dans un étau de fer. Belli Bell's, est-ce-que c'est moi ? Je continuais de regarder les couleurs tournoyer. Je sentis mon dos toucher le mur. Bella, réponds-moi ? Il m'attrapa le menton. Bella, est-ce-que je suis ton 'mystérieux garçon' ? (Fin du précédent chapitre)
Je fermais les yeux durant de longues secondes. Que dire ? J'avais attendu ce moment des dizaines, des centaines de fois ! Maintenant que t'y es Bella, tu vas pas de débiner ! J'ouvris timidement les yeux.
- Bella, ça va ? Demanda-t-il, soudainement inquiet. Tu es toute pale.
- J'ai eu un étourdissement. Excuse-moi. Il passa un bras entre moi et le mur.
- C'est rien. Viens. J'aurais dut éviter de te parler de ça, de ce garçon. Il est évident que ce n'est pas moi. Sinon, tu serais devenue toute rouge ! Il pinça le bout de mon nez. Il m'assit et me tendit une part de gâteau.
FIN FLASHBACK.
- QUOI ? Non mais là, c'est pire qu'être aveugle à ce stade, il lui faut quatre loupes ! J'eus un petit sourire contraint et levais les yeux au ciel.
-Qu'est-ce que tu veux, c'est Edward. C'est son côté rêveur qui me plait !
Edward POV
Je végétais sur le canapé, lisant un roman sans intrigue, fade. Je sentis que quelqu'un s'asseyait à l'extrême opposé de moi. Ma mère. Je me relevais pour lui faire de la place.
- Tu es sûr que ça va Edward ?
- Oui, pourquoi ça n'irait pas ? Elle me lança son regard : me l'a fait pas à moi, je suis une mère avec un radar surpuissant pour connaitre tes émotions.
- Tu es allongé là depuis une heure à lire la même page. Je refermais mon livre et le posais sur la table basse.
- Tu ferais quoi, si tu apprenais que quelqu'un à des sentiments pour toi depuis longtemps. A ma grande surprise, sa réponse me choqua.
- Alléluia ! Tu as enfin ouvert les yeux. C'était pas trop tôt depuis le temps !
- Comment ça ? Demandai-je.
- Rassure-moi, on parle bien de la même personne ? Tu penses à qui toi ?
- Maman… C'est ma vie privée !
- Si tu ne me dis pas maintenant son nom, tu ne verras jamais le moindre morceau des cookies qui sortent du four. Ma vie perso ou mon estomac ? Je choisis la seconde option.
- Belli Bell's. Elle eut un sourire en coin.
- Tu as enfin ouvert les yeux. Tant mieux !
- T'étais au courant ? Et tu ne m'as rien dit !
- Mais ça se voyait comme le nez au milieu de la figure ! Tout le monde s'en rendait compte. Même ton père, c'est dire ! J'eus un frisson. Tout le monde le voyait, sauf le principal intéressé. Logique.
- Qu'est-ce que je dois faire ?
- Elle le sait que tu es au courant ?
- Non. Et j'sais pas. Je suis tellement perdu. Je croyais qu'entre nous, c'était une véritable amitié. Qu'on serait toujours là l'un pour l'autre. Et maintenant. Son amour pour moi va tout gâcher. Ma mère me gifla doucement pour me montrer qu'elle pensait tout le contraire.
- N'accuse pas Bella de la fin de votre amitié si jamais elle doit arriver. L'amour est humain. Elle n'a commis un crime en t'aimant à ton insu. Prends le temps de réfléchir à tout ça. Et sois honnête avec elle. Dis-lui si oui ou non une relation plus qu'amicale est possible. Bella est intelligent. Si tu dis non, elle ne s'acharnera pas contre toi, et votre amitié sera là.
- J'ai pas besoin de réfléchir. J'en aime une autre.
- Tanya ? Il y avait du dégout dans sa voix. Elle déteste les Denali. Pour elle, ce sont des filles hautaines qui ne feront rien de leur vie, à part dépenser les sous de papa et se trouver un mari friqué qu'elles tromperont à tout bout de champ.
- Je sais que tu ne les aimes pas. Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore.
- Je sais. Quoi qu'il en soit, fais le bon choix. Et si jamais ce choix, c'est Tanya. Je l'accepterais. Mais à contrecœur.
- Je sais maman. Je ne ferais pas l'imbécile sur ce coup.
Une semaine plus tard.
- Invite là ! On part pendant deux jours, ça te ferra de la compagnie ! Insista ma mère une nouvelle fois en terminant de boucler sa valise.
- Je verrais mam'. Je suis capable de gérer deux jours tout seul. Elle toussota discrètement pour me montrer sa désapprobation.
- Oh, ça va, c'est bon ! J'attrapais mon téléphone et tapais un court message à Bella.
Parents absents de tout le week-end. Ça te dit de venir dormir à la villa ? On se fera une soirée ciné.
Je pris la valise de ma mère et la mis dans le coffre de sa voiture. Elle attendit que mon père revienne de consultation avant de partir deux jours chez ma grand-mère. Je leur fis des signes de main et rentrais à l'intérieur. Je vis que j'avais un nouveau texto.
Je fais mon sac ^^
- On choisit quoi comme film ? Demandai-je une nouvelle fois. Soit ta comédie romantique à la noix, soit Avatar. Elle était avachie dans le canapé, un vieux débardeur en guise de pyjama, et mangeant des pop-corn d'une main.
- Allez, Avatar vu que monsieur déteste les comédies romantiques ! Je mis le DVD, éteignis la lumière et m'affalai dans le canapé, à ces cotés. Je regardais les images défiler, les connaissant par cœur à force de regarder le film. Bella aussi était blasé. J'aurais peut-être dut l'écouter et mettre son fichu film.
Elle se leva pour aller faire du popcorn. Je ne pus m'empêcher de la regarder marcher, de voir la ligne de sa colonne vertébrale grâce au débardeur fin, et surtout, ce qui me choqua le plus, d'apprécier regarder ses voluptueuses fesses rebondir en marchant. Je fermais les yeux, outré d'avoir des pensées si peu respectables envers ma meilleure amie. C'était la première fois que je pensais à des choses comme ça.
Cette semaine fut longue et douloureuse. Premièrement, car je n'ai pas vu ni appeler Bella. C'était nécessaire, pour être totalement neutre dans mon jugement. J'ai pas arrêté de penser à elle. Et ce fut compliqué. Savoir si oui ou non je pouvais l'aimer comme j'aimais Tanya. Oui, j'aimais Tanya. C'est du passé maintenant.
FLASHBACK
Je terminais un jeu en ligne quand ma mère entra sans invitation dans ma chambre et lança le téléphone sur mon lit. Je chuchotais 'C'est qui ?' Elle m'imita une fille nunuche. Tanya.
- Allo ? Demandai-je en étant sérieux.
- Eddy c'est moi ! J'voulais savoir pourquoi tu t'es désisté au dernier moment samedi ? Je te plaisais plus ?
- Désolé, j'avais autre chose de prévu ce soir-là. J'avais oublié.
- Plus important que le bal ?
- Oui. Je devais remonter le moral d'une amie. Ça, ça n'a pas de prix contrairement à ce stupide bal.
- Oh, encore cette maudite Swan ! Cracha-t-elle.
- Oui, encore elle figure toi ! M'énervai-je. C'est mon amie depuis toujours, et nous deux, on est même pas ami. Je ne vois pas pourquoi j'aurais privilégié une sortie avec toi.
- Elle m'emmerde ta Swan. Sortez ensemble, vous en crevez d'envie tous les deux, et ça ferra des vacances à tout le monde ! Elle me raccrocha au nez.
- Au revoir également, répondis-je à la tonalité. Je descendis l'escalier et allais rendre le téléphone à ma mère. Elle me servit un verre de sirop.
- Que voulais la grande niaise ?
- Savoir pourquoi je me suis désisté samedi. Je l'ai envoyé sur les roses.
- Je suis fier de toi ! On fit tinter nos verres dans la cuisine.
FIN FLASHBACK.
Bella revint s'assoir à mes côtés avec un saladier rempli et deux cannetes de coca. On trinqua tout en continuant de regarder le film. A la moitié, un coup de tonnerre éclata au loin dans le silence. Bella sursauta. Elle avait une trouille bleue de ça.
- Calme-toi, l'orage doit être super loin. Elle resta sur ces gardes durant plusieurs minutes, avant de s'affaler contre les coussins.
Il ne restait plus que dix minutes de film. C'était la dernière bataille contre les Américains. Mais nous ne verrions pas la fin. Un coup de tonnerre éclata au-dessus de nos têtes, un fort claquement résonna dans la maison, et la télé, notre unique source de lumière, s'éteignit. Je vis, grâce à un éclair, Bella se relever comme un ressort.
- Bouge pas, je vais chercher des allumettes. Je me levais, et, à la seule lumière de mon portable. Je fouillais dans tous les tiroirs, et trouvais un briquet en désespoir de cause. J'allumais les bougies que ma mère laissait dans le salon pour décorer. Une douce lumière s'éclaira autour de nous. J'en attrapais deux que je posais sur la table basse. Le tonnerre nous rappela une nouvelle fois sa présence. Bella était dans l'angle du canapé, ces jambes repliés le long de son buste, tremblant de tout son être.
En la voyant comme ça, aussi vulnérable, une chose inconnu me serra le cœur et prit place dans mon ventre. De la tristesse. J'étais triste de la voir comme ça. Et je n'avais qu'une envie, la serrer contre moi pour la rassurer.
- Allez, viens. J'vais pas te mordre. J'ouvris mes deux bras.
Elle me regarda, d'abord gêné du fait que j'avais remarqué ses failles, mais la peur la décida à ramper le long du canapé. Elle se blottit lentement dans mon étreinte, et je serais plus que nécessaire mon emprise sur son petit corps, pour qu'elle n'ait ni peur, ni froid. Je ne sais pourquoi, mais je me sentais bien en la serrant contre moi. A ma place. Et elle à la sienne. Comme si mes bras avaient été moulés pour que je la garde pour toujours contre moi. Elle continuait de trembler de peur. Involontairement, mes lèvres se posèrent sur le haut de sa nuque pour y déposer de légers baisers. Je n'avais jamais gouté une peau aussi douce, aussi voluptueuse, aussi sucré…
L'orage perdait de sa vigueur à mesure du temps. J'en profitais pour détailler son visage. Ses yeux marrons caché par ses lunettes, trouvant un nouvel éclat sous la lumière des bougies, comme du chocolat se mouvant dans une grande piscine. Je descendis un peu et regardais ses lèvres. Elles avaient l'air de douces et succulente friandises. Et la lumière vacillante des flammes me donnaient encore plus envie de faire une chose : les embrasser.
- A quoi tu penses ? Demanda-t-elle. Tu as l'air d'être super concentré.
- Je pense à toi. Elle eut un rougissement léger. Je pense que je crève actuellement d'envie d'embrasser tes lèvres. Et je sais pas comment tu vas réagir car je sais que je vais le faire dans quelques secondes et… Elle pivota pour me faire face et posa ses doigts sur ma bouche.
- Arrête de penser… Elle se rapprocha de moi. Agis, murmura-t-elle. Je brisais les derniers centimètres entre nous… Et vécus la plus belle expérience de ma misérable vie.
Je vous laisse une nouvelle fois sur cette fin frustrante !
Je vous donne rendez-vous le 19-20 novembre pour lire la suite !
A bientôt !
Bisous ^^
