Hello ! Je vous ais laissés frustré avec ce baiser… Mais je me fais pardonner ! J'ai pas encore fini avec les rebondissements !
Aussidagility : Je sais pas si je t'enverrais un teaser de l'amour en musique. Maintenant, c'est plus vraiment utile, vu qu'au prochain chapitre… C'est comme tu veux (et si j'ai le temps ^^) Merci pour ta review, bisous ^^
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Butterfly971 : * Me recule prudemment* Cool ! C'est qu'un baiser ^^ Tu dervais peut-etre arreter les vitamines pendant quelques temps ! Merci pour ta review !
Ranianada : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! C'est vrai que la manière dont Edward s'avoue est très théatrale ! Bisous, merci pour ta review !
Bella POV
Ce baiser était maladroit. Mais je ne l'oublierais jamais, car c'était la première fois que mes lèvres touchaient celle de quelqu'un d'autre. Je savais que c'était la même chose pour Edward. Je ne pus m'empêcher de passer mes doigts dans ses cheveux fixés au gel. Lui, timidement, fit descendre ces mains le long de mes flancs pour qu'elles atterrissent sur ma taille. Il me faisait tout oublier avec ce baiser : la colère, les larmes et l'angoisse de cette semaine. Pas un signe de vie. Pas un appel, encore moins un texto. J'avais appelé Esmée pour savoir ce qui se passait. Elle avait pour seul réponse : Il est fatigué, pas dans son assiette. Il se repose, les examens l'ont mis K.O. Ou mieux : Il fait des courses. Alors que la veille, il était fatigué et avait besoin de repos.
Il se sépara en premier de moi. Je n'osais pas le regarder, était honteuse et rougissante après ça. Je me mis à m'inquiéter. Qu'est-ce que ce baiser signifiait pour lui ? Un jeu ? Une expérience ? Un entrainement avant Tanya ? Il passa sa main sous mon menton et mis nos regards au même niveau.
- Eh, ça va ? Le 'ça va' fut de trop et me fit monter les larmes aux yeux. Il n'y comprit rien, resta là à me regarder, des larmes aux coins des yeux, attendant des explications.
- C'est… C'est que… Je t'aime tel-tellement ! Alors que po-pour toi, j'suis qu'qu'une amie ! Ce bai-baiser signifie tant de choses pour moi alors que pou-pour toi… Je ne finis pas ma phrase. Il posa son index sur mes lèvres.
- Comment peux-tu savoir ce que je pense ? Tu ne lis pas encore dans ma tête. Ce baiser était un baiser sincère. Sincère de l'amour que j'ai pour toi ! Il posa un index sur la poitrine.
- Mais… Comment ? Demandai-je un peu bêtement. Comment peux-tu m'aimer ? Enfin, j'veux dire : regarde-moi !
- Je te regarde et je vois une très belle femme, avec de longs cheveux bruns, une piscine de chocolats en guise d'yeux, et des lèvres aussi douces que de la soie. Tu veux que je continue ? Je baissais de nouveau le regard et rougis.
- Mais comment ? Comment tu as pris conscience de ça ? Il se rapprocha encore plus de moi et raffermit son emprise sur ma taille.
- Tu crois que j'ai coupé les ponts avec toi pendant une semaine pour le plaisir ? J'avais besoin de mettre tout ça à plat.
- Donc, tu n'es pas sûr, conclu-je.
- Laisse-moi finir mes phrases. Oui, j'ai hésité. Oui, j'ai eu des incertitudes. Entre toi et Tanya. Je frémis. Je sais que depuis le bal que c'est moi ton mystérieux. J'ai compris au moment où tu es devenu blanche comme un cachet. Et ça m'a un peu déconcerté sur le coup.
- Et… hum, tu… tu as choisi qui ? Demandai-je, faussement détaché.
- A ton avis, si je t'ai embrassé ? Tu es vraiment à côté de la plaque ! C'est le baiser qui te fait perdre la tête ? J'eus un nouveau rougissement.
- Donc on… On est ensemble ? Mon cœur fit une nouvelle embardée. Il tapait si fort que j'en avais mal aux cotes.
- Tu en as envie… J'en ai envie… Tu préfères une demande plus formelle que le baiser volé peut-être ? Ok, bon ben, Bella acceptes-tu d'être ma petite-amie ? Je hochais bêtement la tête. Es-tu prête à mettre notre amitié de côté pour quelque chose de plus fort, de plus important ? Je verrouillais mes bras autour de sa nuque.
- Tu n'imagines pas depuis combien de temps j'attends ça.
- J'en ai une petite idée ! Il attrapa mes lunettes pour les poser sur la table basse.
- Qu'est-ce que tu fais ? Demandai-je tandis qu'il retirait également ses carreaux.
- Je t'embrasse une nouvelle fois sans nos lunettes, car je ne peux pas voir tes yeux aussi bien que je le voudrais, et aussi que ça fait hyper mal au nez ! Heureusement qu'il était proche de moi, sinon je n'aurais jamais pu le voir avec ma myopie.
Je me regardais une nouvelle fois dans le miroir de la salle de bain. Pourquoi j'ai pas pris la nuisette en soie acheté par Alice pour Noel, pourquoi ? J'avais mon vieux débardeur rose trouvé et mon short bleu. Bon, il m'a déjà vu comme ça, c'est pas la première fois… Mais il n'avait pas le même regard. Avant nous étions amis. Pas de jugement, rien. Là… C'est plus pareil. On s'attend à être sexy, agréable à regarder, à recevoir un petit compliment… Je soufflais un grand coup, me coiffais une dernière fois avant de rejoindre sa chambre. Nous avions l'habitude de dormir ensemble. Mais une nouvelle fois, le contexte a changé. Je courus à travers la pièce pour ne pas qu'il me regarde trop longtemps avec mes vêtements de nuit, et me calais dans ses draps rempli de sa fragrance entêtante.
- Tu as froid ? Demanda-t-il après ma petite course. Je hochais la tête. Il cala son corps contre mon dos. Mon cœur fit une nouvelle embardée. A ce rythme-là, il va me lâcher dans la nuit ! Tu peux éteindre ? Je tendis difficilement le bras pour appuyer sur l'interrupteur. L'obscurité prit place autour de nous. L'ambiance changea, se fit plus intimiste. Je sentais son souffle au creux de mon épaule, faisant virevolter quelques cheveux, me chatouillant.
- Bonne nuit mon amour, murmura-t-il au creux de mon oreille.
- Bonne nuit chéri, lui répondis-je, une octave trop haute, tant mon être était bouleversé par tant de sensations.
- Pff, c'est pathétique ! Souffla Edward dos à moi. C'est tellement vu et connu que s'est sans intérêt maintenant. Ils s'embrassent, ils vont vivre une histoire d'amour merveilleuse, son mari va tout apprendre et mettre la merde entre eux, ils vont rompre, avant de se retrouver à la fin !
- C'est peut-être pathétique, mais moi j'aime ! Nous étions allongés sur le canapé, nos mains entrelacés sur mon ventre, et nous regardions le film que j'avais amené hier. Et monsieur se plaignait comme toujours !
Nous entendîmes la porte d'entrée s'ouvrir et les talons d'Esmée claquer sur le carrelage. Edward attrapa la télécommande du lecteur Dvd et mis pause. Nous n'eûmes pas le temps de séparer nos mains quand elle entra dans le salon. Elle comprit tout de suite de quoi il en retournait. Elle lâcha d'un seul coup son sac à main et nous fonça dessus à la vitesse d'un boulet de canon et nous serra contre elle.
- Oh mes chéris ! Je suis si contente pour vous ! Carlisle, viens, nous avons un nouveau membre dans la famille ! On se mit en position assise avant de nous relever, gardant toujours nos mains liées.
- Quoi, Edward a mis une fille enceinte et elle a accouché en moins de 24 heures ? Il passa sa tête dans l'encadrement de la porte. Il fut beaucoup plus long à la détente que sa femme.
- Oh ! Il s'approcha de nous, avant de nous prendre contre lui en frappant virilement l'épaule de son fils.
- Reste ici ce soir ! Charlie et Renée ne m'en voudront pas de t'accaparer une nuit de plus !
- Je les avertis de suite. J'envoyais un texto à ma mère.
- Je suis si contente pour vous deux, si tu savais ! Répéta une nouvelle fois Esmée. Je pris un verre au-dessus de l'évier et le rempli de jus d'orange. J'ai toujours eu peur qu'Edward passe à côté de toi sans vraiment te voir.
- Sans vraiment me voir ? Je m'assis sur un des tabourets du bar, attendant des explications.
- Bella. On parle entre femmes là. Tu crois vraiment que je n'ai rien remarqué depuis plusieurs années.
- Mon dieu, tu savais ? Je détournais le regard pour contempler la baie vitrée. J'observais Edward avec son père. L'un passait la tondeuse, l'autre coupait la haie. Je sentis une main se poser sur la mienne.
- Carlisle et moi, on le savait. Ça se voyait. Mais lui ne l'avais visiblement pas compris. Il pointa du menton son fils. Je souffrais à chaque fois qu'il me parlait de Tanya. Je souffrais pour toi.
- Je suis désolé. J'ai dû passer pour une folle à chaque fois que je venais. Je contemplais le liquide.
- Non. Tu étais normale à nos yeux. Et tu le resteras. Je te l'ai dit et répété des centaines de fois. Tu es comme ma fille à mes yeux. Esmée et Carlisle n'ont jamais réussi à avoir un second enfant après Edward. Ils ont tout essayé, mais la vie ne leur a pas offert cet autre cadeau. Esmée crevait d'envie d'avoir une fille. Et quand on s'est rencontré il y a presque huit ans, il y a directement eu un lien entre nous deux.
- Mais… Ça ne t'a pas dérangé de me laisser dormir avec lui alors que…
- Non, car tu avais un amour pur et sincère à son égard. Tu n'étais pas intéressé par lui à cause de l'argent. Tu l'aimais pour ce qu'il y avait à l'intérieur de lui. Si tu avais été Tanya, je ne t'aurais pas laissé approcher la maison à moins de 100 mètres.
- Tu l'aimes vraiment pas, hein ?
- Ca me donne des frissons de prononcer son nom. Quand il m'a dit qu'il hésitait… J'ai eu envie de lui hurler dessus, de lui demander comment la comparaison était possible entre toi et cette… garce ! J'eus un sourire en coin.
- S'il avait pris Tanya au lieu de moi, tu aurais fait quoi ?
- J'ai dit à Edward que j'aurais accepté ce choix. Mais ce ne sont que des paroles. Je crois que jamais je n'aurais pu tolérer de le voir la prendre dans ses bras. J'aurais craqué. Alors qu'avec toi, je trouve que c'est naturel. Vous collez bien ensemble.
- Merci. Je pense pas que beaucoup de belle-mère disent ça à leur belle-fille en moins de trois heures.
Le diner s'est remarquablement bien passé. Nous nous tenions la main sur la nappe, lui faisait de petits cercles sur le dos de celle-ci. Nous avions le regard bienveillant d'Esmée et Carlisle sur nous, comme si nous ne risquions rien, dans cette bulle d'amour. Le diner se termina vers minuit. Edward monta parler avec sa mère, pendant que j'aidais Carlisle à essuyer la vaisselle.
- Je suis contente de te voir comme ça. En bonne santé. Si tu savais comme s'était dur pour moi de te voir dans cet état la semaine dernière. C'était une torture de planter cette maudite aiguille dans ton bras.
- Je suis pas prête de refaire une bêtise pareille, rassure-toi. J'attrapais une nouvelle assiette pour l'essuyer.
- Bella, étais-tu malade à cause d'Edward ? Je m'appliquais à bien sécher le verre à eau avant de le poser sur la table.
- Mets-toi à ma place. J'espérais depuis plusieurs mois qu'il allait m'inviter au bal de promo. Quand il me sort : J'invite Tanya, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Il arrêta l'eau, posa la casserole et me fixe durement.
- J'étais là Bella. Tu aurais pu tout me dire. J'ai imaginé des centaines de scénarios dans ma tête !
- Je pouvais pas te parler ! Tu aurais fait quoi ? Tu aurais tout dis à Edward ?
- Et alors ? Tu sacrifiais ta santé pour un bal ! Je ne pouvais pas être témoin de ça plus longtemps.
- Carlisle, ne me dis pas que tu as fait ça ! Je le regardais, ne pouvait pas croire qu'il m'ait fait ça. Il appuya brutalement sur le robinet, attrapa une fourchette et la nettoya durement.
- Toi aussi, mets-toi à ma place. Tu maigrissais à vue d'œil, ton regard avait perdu de l'éclat, tu étais à côté de la plaque. Tu comptes tellement pour Esmée, Edward et moi. J'ai craqué. Ta sœur aussi à craqué. On a tous craqué car tu te rendais malade pour rien.
- Oui, mais à la différence de ma sœur, elle ne m'a pas trahi totalement. Toi, si. Et maintenant, qui ne me dis pas qu'Edward est avec moi par pitié ? Je posais le torchon sur le bar et montais les escaliers de la villa en courant. Je claquais fortement la porte de sa chambre. Il me vit, tremblante.
- Bébé, qu'est-ce que tu as ? Il commença à s'approcher de moi. Je verrouillais la porte derrière moi. Il me prit contre lui. Je me débâtis pour qu'il me lâche.
- Est-ce-que Carlisle t'a influencé de quelques manières que ce soit ?
- Mon père ? Mais qu'est-ce qu'il vient faire entre nous ?
- Ne me ment pas, s'il te plait. Je sais que l'idée du bal dans ma chambre vient de lui, que ta brusque compréhension des signes vient de lui, alors je te le demande une dernière fois : est-tu avec moi parce que Carlisle te la demandé ? Pour ne plus que je sois malade ? Tu peux me le dire, je ne me fâcherais pas. Je devais bien me douter que tout était trop beau pour être vrai !
- Comment tu peux dire une chose pareille ? Comment peux-tu douter de nous à ce point ? Je reconnais que mon père m'a aidé sur certaines choses, mais jamais il ne m'a dit qui choisir. Il me reprit contre moi et me berça lentement.
- Excuse-moi. Excuse-moi de devoir mettre une nouvelle fois le bazar, mais je voulais être sure.
- Ce n'est rien. Je te rassurerais à chaque fois que tu en auras besoin. Je pris l'initiative de ce baiser, qui calma mon cœur battant trop vite et ma peur.
Trois jours plus tard.
- Allez, goute ! Insistai-je en mettant un peu de glace dans ma petite cuillère en plastique.
- Tu sais très bien que j'ai horreur de la vanille.
- J'ai horreur du café, et pourtant, j'ai fait un effort pour toi. Allez ! Il ouvrit timidement les lèvres. Il ne m'en fallut pas plus pour que le mette dans sa bouche la cuillère. Il frissonna de dégout, mais avala quand même. Ben voilà, c'est pas la mort !
- Pour moi, si !
Nous étions à Port Angeles, assis sur un banc à manger des glaces, dos au lac artificiel où la plupart des jeunes venaient se baigner. En même temps, pourquoi payer pour la piscine alors qu'ici, c'est gratuit ! Depuis les révélations de Carlisle, je l'évitais contentieusement.
- Viens là ! Il se glissa derrière moi et on s'allongea sur le banc. Nous n'avions pas envie de nous baigner, juste rester comme ça, tous les deux. Je posais ma tête sur son torse. Tu comptes parler à tes parents de notre relation bientôt ?
- Je pensais le faire ce soir. Mon père est de repos. Tu n'as aucun souci à te faire. Il ne te ferra aucun mal.
- Je sais. Ton père m'adore en tant qu'ami. Tu crois que la pilule petit-ami va passer ? Je ne répondis pas, préférant resserrer mon étreinte sur lui. Une voix nasillarde se fit entendre derrière nous. Tanya.
- Attention Isamoche, tu vas étouffer Cullen en t'allongeant sur lui. Je ne répondis pas. Le silence punit l'insolence. Elle dut prendre ça pour une marque de sarcasme.
- Que dirais-tu d'un petit bain ? Peut-être que ça te ramonerait les oreilles et enlèverais la cire qu'il y a dedans ! Elle mit son pied sur le banc et le poussa. Edward renforça son étreinte sur moi tandis que nous tombions dans l'eau glacé du lac. Tout le monde rigola autour de nous. Je mis un fort coup de pied pour remonter à la surface. Nous étions trempés jusqu'aux os. Et le pire, c'est que mon short et débardeur blanc sont devenus transparents, pour ma plus grande honte.
Je ne sais pas quel regard me déstabilisa le plus : celui moqueur des ados dans l'eau, ou celui rempli de désir de mon petit ami.
Voila !
Un peu moins d'attente pour ce chapitre ! Que 15 jours, c'est bon ? Ca donne le 4 décembre…
Bisous ^^
PS. Pour celle qui suivent Etre un autre, pas de chapitre aujourd'hui. Désolé désolé désolé ! J'ai vraiment pas eu le temps de l'écrire. J'ai toutes les idées en têtes… Dans le meilleur des cas, publication mardi soir. Pire des cas, mercredi. Pire du pire des cas (je sais même pas si ça se dit ^^) dimanche prochain.
