Hello ! Voila le lendemain de la soirée entre nos deux tourteraux !
Aussidagility : Au moins, Em et Rose n'y vont pas par 36 chemins pour s'avouer ! Heureusement qu'Emmett a rattrapé sa connerie ! Merci pour ta review ^^
Bella POV
J'ouvris délicatement les yeux dans cette chambre que je ne connaissais point. Je sentais le cœur d'Edward battre doucement contre ma joue. Un rayon de soleil passait entre les lourds rideaux. Surement la raison de mon réveil. Je me relevais lentement et me contemplais dans le miroir face au lit. J'avais les cheveux plus emmêlés que jamais, des lèvres gonflées à souhait, mon rouge à lèvres était étalé autour de ma bouche en longues trainés rosâtres, et plusieurs suçons ornaient la peau blanche de mon cou… Un vrai carnage ! J'essayais de démêler délicatement mes boucles brunes, mais j'arrêtais mon expérience deux minutes plus tard, constatant les nombreux cheveux que j'arrachais. Je me rallongeai sur son torse, fermais les yeux et me remémorais notre soirée.
Je fis passer ma main doucement sur mes lèvres, me rappelant le nombre de baisers qu'il m'avait offert, avant de les descendre sur mon cou. Je sens encore ses mains, me déshabillant doucement, sa bouche, vénérant chaque centimètres cube de peau. Je me rappelle sa bouche sur ma poitrine, l'embrassant timidement par-dessus mon soutien-gorge. Ses mains se glissant dans mon dos pour en trouver l'agrafe. Il rougit car il n'arrive pas à la défaire. Je le fais moi-même, et cette fois ci, c'est moi qui rougis sous son regard. Il caresse mes rougeurs du bout du doigt avant de reprendre ses douces caresses sur mon corps envieux de lui.
Je me souviens de son appréhension, de son regard inquiet, du mien que je veux courageux. Il se penche sur moi, et échange un ultime baiser avant notre acte charnel. Il me murmure 'je t'aime', et je lui réponds 'moi aussi. N'aie pas peur'. Une légère douleur me fait grimacer, mais j'essaye de ne pas le lui montrer pour ne pas lui faire peur. Tout le reste ne fut que frôlement de peau délicat, halètement, gémissement, parfois un léger cri quand l'exquise sensation nous fauche… Puis de la tendresse. On reste de longues minutes dans les bras l'un de l'autre, nos corps et les draps emmêlés, avant de nous endormir lentement, fatigués de ce trop-plein d'émotion et de cette rude journée.
- Déjà réveillée amour ? Souffla Edward sous moi.
- Pas depuis très longtemps. Il renforce l'emprise de ses bras autour de moi, de peur que je ne m'échappe. Je me redressais doucement pour me remettre à sa hauteur. J'embrassais délicatement la peau de son cou, et respirais l'odeur se dégageant de son torse. Il se releva et me contempla étrangement.
- Je sais, je suis horrible !
- Non, ce sont juste les restes d'une nuit d'amour avec ton petit ami. Je me mordis distraitement la lèvre et détournais le regard. Il me força à le regarder et m'embrassa longuement. Il rabattit mes cheveux en arrière.
- Bien dormi ?
- Ton corps est le meilleur matelas que j'ai jamais connu. Et toi ?
- La literie est déplorable, j'ai le dos en compote !
- Bouge pas ! Je me levais, ne faisant pas attention que j'étais totalement nue, et me glissais derrière lui. Je massais doucement ses épaules tendue, et suivis le chemin le long de sa colonne vertébrale. Je l'entendais gémir de soulagement et de contentement sous mes doigts agiles. Je le massais durant vingt minutes, avant de l'accueillir dans mes bras, contre ma poitrine. Son cœur battait contre ma paume gauche, avant de s'emballer subitement.
- Un problème ? Lui demandai-je au creux de l'oreille. Il se retourna et me fixa droit dans les yeux.
- On n'a pas utilisé de préservatif hier ! Mon dieu, si ça se trouve, je t'ai mis enceinte, et on va être parent à dix-huit ans ! Comment on va faire, com. Je mis un index sur ses lèvres pour le stopper.
- Je prends la pilule.
- Tu me l'as jamais dit ! Pourquoi ?
- Même quand on est meilleurs amis, on a des secrets l'un pour l'autre. Je prends la pilule depuis que j'ai quatorze ans. Ca me permettait de réguler mes cycles et aussi de soigner la crise d'acné que j'avais. Rassuré ? Je posais mes lèvres sur les siennes.
- Je t'ai jamais vu la prendre.
- Je la prends sur les coups de midi. Tu vas m'épier tous les jours pour savoir si je la prends bien, ou tu me fais confiance ?
- Je te fais confiance. Je sentis ses lèvres picorer la peau de mon cou. Il attrapa mon bassin dans ses mains pour me faire monter sur ces cuisses.
- Tu sais… Il est seulement neuf heures du matin… On a encore un peu de temps avant de devoir rentrer chez nous… Et, j'ai envie de retenter l'expérience. A moins que tu ais trop mal.
- On deviendrait coquin monsieur Cullen ?
- Toujours devant le corps nu de la plus belle femme au monde. Alors ? Il me fit tourner de sorte que je sois contre le matelas, lui au-dessus de moi. C'est vrai qu'il est pourri ce matelas ! Heureusement qu'Edward s'occupait de me faire tutoyer les étoiles.
- Tu es tellement belle dans cette robe ! Il me fit tourner sur moi-même avec sa main, regardant le tissu voleter autour de mes jambes.
- Je te rappelle que c'est toi qui me l'as offert.
- En fait, c'est Alice qui a choisi. Je me retournais vers lui. Je voulais pas faire de gaffe, et ta sœur connait parfaitement tes gouts. Mais c'est moi qui ai payé ! Je me hissais sur la pointe des pieds pour l'embrasser.
- T'es adorable. On y va ? Je hochais la tête et le suivi pour sortir de notre immeuble.
Bon, vu que notre restau chic était tombé à l'eau hier soir, nous avons quand même décidé de fêter nos trois mois de couple avec un peu de décalage. Nous ne voulions pas nous prendre la tête à aller dans un restau, donc, on avait pris la solution la plus simple : un pique-nique à Central Park. Ca nous coute rien en plus. Bon, on sait, c'est quand même très cliché, mais on aime les trucs clichés ! Nous marchâmes pendant vingt minutes avant de rejoindre le grand parc au centre de la ville. Nous trouvâmes un coin de pelouse propre et ensoleillé avant de poser nos affaires. Je sortis nos deux sandwiches que nous dégustâmes lentement. Pour lui faire plaisir, j'avalais mon cachet contraceptif devant lui. Si ça le rassure et qu'il arrête de me casser les oreilles, tant mieux !
Je fouillais au fond du sac à dos pour trouver le cadeau que je lui avais offert. Je lui tendis la petite boite que j'avais achetée la semaine précédente pour lui.
- Maintenant, on arrête de s'offrir des cadeaux à tout va pour nos anniversaires de couples !
- Allez, arrête de râler, et ouvre ! Il défit le nœud bleu au-dessus de la boite et l'ouvrit. C'était une montre. Il avait cassé la sienne à la fac il y a quinze jours.
- C'est pour ça que tu me dissuadais sans cesse d'en acheter une !
- J'pensais que tu étais malin et que tu avais compris depuis longtemps ! Je la passais autour de son poignet et l'accrochais. Elle te plait ? J'ai pas voulu prendre trop gros, car tu aimes pas, et pas trop petit pour ne pas être radine.
- Elle est parfaite, arrête de t'inquiéter. Il me mit à califourchon sur lui pour m'embrasser et mouler mon corps contre le sien. On resta de longues minutes connecter comme ça, les parents autour de nous nous dévisageait étrangement, et interdisait aux enfants de trainer autour de nous. C'est pas non plus comme si on leur faisait un cours sur la reproduction, merde !
Je descendis de ses cuisses pour empêcher d'autres regards meurtriers de s'abattre sur nous et me calais dans ses bras. Il se servit du sac pour d'un oreiller pour s'allonger dans l'herbe. Je me mis à plat ventre à côté de lui et continuais le livre que j'avais acheté la semaine précédente, pendant qu'Ed feuilletais un énorme bouquin de médecine.
- Ah mais c'est pas une légende, vous bossez vraiment TOUT le temps ! Je me retournais pour voir Emmett, le bras passé autour de la taille de Rosalie, souriant jusqu'aux oreilles d'être avec son nouvel amoureux.
- Elle est pire que moi. Je l'ai déjà entendue se lever à quatre heures du matin pour relire un cours. Je pris mon bouquin que j'abattis sur sa tête.
- Tu es comme moi je te rappelle.
- Moi, j'ai pas eu 18 de moyenne à l'examen final !
- T'as eu 18 de moyenne à l'examen ? S'exclama le couple qui venait de s'assoir à coté de nous.
- Il a eu 17.5. J'pense qu'il y a égalité.
- Ouais, au lycée, vous étiez le couple d'intello que tout le monde venait voir pour avoir de l'aide.
- Pas couple. Seulement duo d'amis. On était pas ensemble au lycée. On sort ensemble que depuis le bal de promo. Je me rappelais de la mini soirée qu'il avait organisé dans ma chambre pour me remonter le moral. Lui aussi s'en souvenait, vu le petit sourire qui régnait sur ces lèvres. Je me penchais pour l'embrasser avant de me blottir dans ses bras.
- Et vous avez attendu trois mois avant de vous envoyer en l'air ! J'savais pas que ça se faisait encore ! Commenta Emmett. Rosalie le frappa avec son poing, et je dus me cacher contre le buste d'Edward, vu la gêne qui s'empara de mon visage.
- Ça se voit tant que ça ? Demanda mon chéri.
- Comme le nez au milieu de la figure ! Vous avez un sourire béat complètement stupide, les yeux brillants… Ya pas de honte, vous savez ! Ajouta Rose.
- Mais quand même Rose, trois mois ! J'ai même pas dut attendre trois heures avant de te sauter dessus ! Mais ça doit être une tradition dans les petites villes. Rassurez-moi, vous comptiez pas attendre le mariage ?
- Ce que tu peux être bête Emmett. Et c'est comme ça qu'une grande amitié naquit entre nous quatre, pendant de longues, très longues années.
Nous instaurâmes un petit rituel entre nous : tous les samedis, sans exception, nous allions dans un restaurant inconnu en ville (pas trop cher non plus, car on roule pas sur l'or) et nous nous racontions des tas d'anecdotes sur notre vie passé, notre enfance, notre vie de couple… J'ai appris à connaitre Rose, et elle n'est absolument pas comme Tanya : une fois qu'on perce sa coquille, on se rend compte qu'elle est capable d'une grande tendresse, mais aussi d'une agressivité sans nom si on venait embêter notre petit groupe. Elle m'emmenait souvent en sortie shopping le week-end, bien que ça me déplaise souvent. Le pire, c'était quand Alice nous rejoignit à New-York parfois. J'avais l'impression que la 3eme guerre mondiale était déclarée.
Le couple de formait nos amis était très explosif. Ils se disputaient presque toutes les semaines, mais se réconciliait dans les heures qui suivaient. Sauf une fois, quand nous étions en quatrième année de fac. Ça avait dégénéré, et Rose avait vécu pendant presque trois mois sur le canapé du salon, à pleurer presque tous les soirs son Emmett chéri qui ne lui donnait aucune nouvelle. Finalement, Emmett eut le courage de la reconquérir, et, par la même occasion, de lui demander sa main. Ils se marièrent tous les deux après l'examen final de juin. Je reçus le bouquet de la mariée, mais ça n'incita pas Edward à m'offrir une bague.
De notre côté, nous vivions une vie de couple tout à fait normale. Nous rentrions à chaque vacances à Forks pour voir nos familles, sauf l'été, où nous économisions notre argent pour nous payer un petit voyage quelque part en Amérique. Je bossais à mi-temps en tant que serveuse dans un fast-food, alors qu'Edward était barman. Nous avions prévu de retourner à Forks à la fin de nos études, pour nous rapprocher de nos familles, mais aucun de nous deux n'en avait envie. Nous étions tombés amoureux de New-York, et de sa folie.
En cinquième année de médecine, Rosalie décida de suivre des études pour être gynécologue, alors qu'Edward s'orientait vers la fonction de médecin urgentiste. L'année suivante, ils attaquèrent leur internat. Emmett et moi, on ne les voyait presque plus. Ils faisaient des gardes de plus de vingt-quatre heures parfois, et restaient dormir là-bas. Nous passions le plus clair de notre temps ensemble, révisant pour le concours de fin d'année. J'obtenus mon diplôme de psychologue pour enfant haut la main, et Emmett passa de justesse celui de psychologue tout court.
Je travaillais dans un petit cabinet, avec une autre psychologue pour enfant qui allait bientôt partir à la retraite. Elle était prête à me laisser son cabinet et sa clientèle. Mais Emmett, Edward, Rosalie et moi, avions un projet bien plus fou et gigantesque que celui de travailler chacun de son côté. Nous voulions ouvrir une petite institution à nous quatre, où nous pourrions aider les jeunes en difficultés ou victime d'abus. Ils pourraient parler à moi ou Emmett, selon leur choix, Edward serait là pour les soigner, et les emmener à l'hôpital si jamais leurs blessures se trouvaient être trop graves, et Rosalie pourraient aider et conseiller les jeunes filles au niveau de la contraception, ou les soigner en cas de traumatismes plus graves. Nous avions eu ce projet fou il y a trois ans, au cours d'une soirée dans un restaurant. Puis l'idée avait suivi son cours, et nous avions commencés les démarches, auprès de toutes les institutions pour avoir les autorisations, les crédits… La renommée de mon beau-père nous aidait beaucoup, car il soutenait notre projet, et était prêt à venir travailler un an avec nous pour nous superviser.
Il nous fallut deux ans de plus pour pouvoir enfin ouvrir l'institution. Durant ces deux ans, Edward et Rosalie ont continués leur travail à l'hôpital, et Emmett à passer le concours d'éducateur, en plus de celui de psychologue. Moi, j'ai continué mon job dans le cabinet où j'étais. Cela nous permettait acquérir de l'expérience.
Je fis tinter ma coupe de champagne contre celle d'Edward, avant de trinquer avec tout le reste de notre petit groupe. C'est aujourd'hui l'ouverture officielle de centre, et toute notre famille à fait le déplacement pour ça. Même Alice, pourtant enceinte de six mois, à prit l'avion, bien que Rose le lui déconseille fortement. Mais Alice restera Alice. Edward passa son bras autour de ma taille et m'embrassa délicatement.
- Tu veux pas qu'un s'éclipse deux minutes ? J'ai envie de prendre l'air. Je posais ma coupe sur la table, pris sa main et le suivis à l'extérieur. On s'assit sur un petit banc, regardant notre bébé de trois étages face à nous. Nous pouvions accueillir jusqu'à trente jeunes dans notre centre. Nous avions un partenariat avec les hôpitaux des alentours, et avec l'Etat. Notre fonction serra plus du rétablissement plutôt que le soin. Enfin, nous devons accueillir les premiers jeunes demain.
- Ca aura pris du temps, hein ?
- Ca en valait la peine. Notre projet est noble, et aidera beaucoup de personnes j'espère. Ça va ? Lui demandai-je. Tu es tout pale.
- J'ai quelque chose à te demander, et je sais pas comment m'y prendre. Je pense que tu te doutes de ce que je vais faire. Il descendit du banc pour s'agenouiller face à moi. Je veux que ce jour soit l'ouverture de ce centre, mais je veux aussi qu'il soit un nouveau départ pour nous deux. Depuis onze ans que nous sommes ensemble, pas un jour je ne me suis ennuyé auprès de toi, toute les secondes ont amplifié l'amour que je te portais. Mais j'aimerais désormais concrétisé notre amour, à travers ça. Il prit ma main pour y déposer une petite boite. Je n'avais pas besoin de l'ouvrir pour savoir ce qu'elle contenait. Acceptes-tu de m'épouser, Isabella Swan ?
Je ne pus pas parler tant ma gorge était nouée. J'attendais ce moment depuis tant d'année ! J'eus à peine la force de hocher la tête. Il prit l'écrin encore dans ma main, l'ouvrit et me passa ma bague de fiançailles autour du doigt. Par cet acte simple, je réalisais enfin ce qu'il m'avait demandé. Il veut que je sois Isabella Cullen, sa femme, la mère de ces enfants… Je me jetais à son cou, suite à ma prise de conscience. Il me fit voler dans le petit parc face à notre bébé, et j'écrasais mes lèvres sur les siennes. Il arrêta de me faire tourner, et préféra mettre ses mains sur ma nuque pour ne pas que je m'éloigne. Je passais les miennes dans ces cheveux pour ne pas le quitter.
Puis, une salve d'applaudissement venue de nulle part explosa autour de nous. J'ouvris doucement les yeux et constatais que nos proches formaient un cercle autour de nous, criant à tout va félicitations et faisant tinter des coupes de champagnes.
Rendez vous le 18 pour l'épilogue !
Bisous ^^
