Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

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Hello !

Bon, une fois n'est pas coutume, je suis encore en retard et je manque de temps, des journées de 40 heures ça pourrait pas exister, non ?

Pardonnez-moi encore pour l'absence de réponses aux reviews, je suis désolée, mais pour le moment c'est un peu difficile de joindre les deux bouts.

En tout cas, merci pour toutes vos reviews, elles me font super plaisir et m'aident à donner le meilleur de moi-même donc : un IMMENSE, GIGA, EXTRA MERCI !

Voici le nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira.

Bonne lecture !

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Chapitre 7 : Un cadeau empoisonné

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Edward embrassa son fils avant de le confier à ses parents. Après un dernier petit coucou de la main, il les regarda monter dans la Mercedes de son père pour prendre le chemin de la plage de la Push où ils allaient passer la journée. Les Quileute organisaient une journée découverte et son fils était plus qu'emballé à l'idée d'aller côtoyer des indiens ! Edward espérait qu'il ne serait pas trop déçu de ne pas les voir habiller en tenue traditionnelle et sans les plumes, ni le maquillage. Il avait tenté de lui expliquer durant le petit-déjeuner qu'ils seraient habillés comme eux, mais Stefan ne lui avait pas donné l'impression de l'écouter. Edward avait promis d'essayer de les retrouver pour la soirée s'il n'avait pas trop de travail. Une fois la Mercedes hors de vue, il rejoignit l'intérieur de la villa. Il termina son café avant de prendre toutes ses affaires. Il ferma la maison de ses parents, puis, il monta dans sa Tahoe pour rejoindre le Commissariat de Seattle.

Tout en conduisant, il repensa à la soirée de la veille. Hormis, le petit moment de panique de Stefan, la soirée avait été agréable. Puis, lorsqu'il était parti, son fils dans ses bras, il avait souhaité une bonne nuit à la jeune femme en la remerciant une nouvelle fois. C'est alors qu'il s'était rendu compte que l'air entre eux était chargé d'électricité. Ebranlé par le désir qui émanait autant de son corps que de celui de la jeune femme, il avait péniblement dégluti. Ses yeux s'étaient posés sur ses lèvres qu'une langue rose venait d'humidifier et il s'était irrésistiblement sentit attiré par ces dernières. Alors qu'il se penchait vers elle, Stefan avait gigoté dans ses bras, brisant la magie de l'instant. Réalisant ce qu'il s'apprêtait à faire, il avait dévié pour l'une de ses joues où il avait déposé un baiser avant de prendre ni plus, ni moins la fuite.

Edward souffla et passa une main dans ses cheveux, c'est alors qu'un détail de la soirée lui revint en mémoire, il était parti du Commissariat avec Bella, la voiture de la jeune femme était restée là-bas ! Sans réfléchir plus longtemps, il reprit la route empruntée la veille bien décidé à aller chercher Bella tout en se disant qu'il en profiterait pour s'excuser. Il était en train de se garer devant l'immeuble de la jeune femme quand il la vit sortir.

« -Bella ! L'appela-t-il en abaissant la vitre de sa voiture.

La jeune femme lui sourit et se dirigea vers lui. Il ne put s'empêcher de la trouver jolie même si elle n'était vêtue que d'un simple jean et d'un débardeur bleu nuit, ses cheveux attachés en une queue de cheval se balançaient au rythme de ses pas.

-Bonjour, Edward, le salua-t-elle en grimpant dans la voiture.

-Bonjour, tu vas bien ?

-Oui et toi ?

-Ça va, je te remercie.

Ils s'observèrent quelques secondes ne sachant pas trop quoi faire. Les joues rougies, Bella s'approcha de lui pour déposer un baiser sur sa joue.

-Merci d'être venu me chercher, murmura la jeune femme.

-Je t'en prie, dit Edward en s'engageant dans la circulation.

Un léger silence s'installa dans l'habitacle et il fut heureux de porter ses lunettes de soleil qui dissimulaient les coups d'œil discrets qu'il lançait à la jeune femme. Au bout de quelques minutes, il prit son courage à deux mains et se lança.

-Bella, je suis désolé pour mon comportement d'hier soir.

-Ton comportement ? Répéta-t-elle indécise.

-Oui, je suis parti précipitamment.

-Je l'avais remarqué, lança Bella.

-Je suis navré, mais je suis un peu perdu. Ma vie n'est pas simple pour le moment Bella, je ne me sens pas prêt à…

-Edward, respire et calme-toi ! Je ne vois pas ce qui t'angoisse autant, nous avons passé une bonne soirée entre amis, non ? Demanda la jeune femme dont le corps crispé dénotait le ton faussement léger.

-Bella, je t'en prie, je…

-Stop ! Edward ! Il n'y a aucun problème, répéta-t-elle en enfilant ses lunettes de soleil. Je peux mettre de la musique ?

-Oui, mais Bella, je crois qu'il faut vraiment que je t'explique ma réac…

Edward n'eut pas l'occasion de terminer sa phrase que la musique résonnait déjà dans la voiture. La jeune femme se mit à taper en rythme avec l'un de ses pieds tout en fredonnant la chanson. Edward soupira tout en se promettant de coincer cette tête de mule avant la fin de la journée pour qu'ils aient une discussion. Il entra dans le Commissariat et retrouva ses collègues. Alors qu'il allait se diriger vers la salle où ils travaillaient, Emmett le coinça.

-Hey, tu as quand même le temps de boire un café, non ? L'appela son frère.

-J'ai déjà bu deux cafés, un de plus et je vais devenir infect, plaisanta-t-il.

-Un jus de fruit, Monsieur ? Lui proposa Caitlin en lui tendant un gobelet en plastique.

-Tiens, il semblerait que tu veuilles que je sois de bonne humeur aujourd'hui, remarqua Edward amusé.

-C'est préférable pour nos nerfs, appuya Russell.

-Un beignet ? Proposa Sam en lui tendant la boîte.

-Non, merci, je crois que j'ai mangé trop de pancakes.

-Quoi ? Maman a fait des pancakes ? S'écria Emmett.

-Oui, ton neveu les a d'ailleurs terminés.

-Pff… Et il est où le morveux ?

-Il est allé avec les parents à la fête de la réserve Quileute. »

Bella revint à cet instant les rejoindre, elle avait enfilé sa tenue d'agent de police qui ne l'enlaidissait en aucune façon. La jeune femme passa devant lui sans lui adresser le moindre regard, elle se servit une tasse de café avant de s'asseoir sur le coin du bureau de l'officier Black qui sourit de toutes ses dents. Edward décida de laisser ses collègues profiter de ce petit moment de répit et décida de s'avancer vers la salle pour voir s'ils avaient reçu des rapports du laboratoire. Arrivé dans la pièce, il alluma les différents ordinateurs. Tout en terminant son verre de jus de fruit, il se planta devant le tableau où toutes leurs recherches étaient placardées. Son poing se serra autour du gobelet quand il se rappela qu'une des preuves était toujours dissimulée dans la poche de sa sacoche. Il avait fouillé le passé de son père, mais n'avait rien trouvé. Cependant, il se devait d'être honnête, si cela n'avait pas été Carlisle, il serait déjà dans la salle d'interrogatoire. Il soupira, il allait devoir demander à Penny de faire une recherche, s'il y avait quelque chose à trouver, il savait qu'elle y parviendrait, mais s'il faisait cela, le nom de son père apparaîtrait dans le dossier. Néanmoins, il ne devait pas agir à la légère, surtout s'il faisait fausse route, il risquait non seulement de nuire à la carrière de son père, mais sa famille risquait de ne pas y résister. Edward pinça l'arête de son nez et décida d'attendre. Il essaierait de parler à son père, d'analyser au mieux ses paroles, ses gestes, ses expressions avant de demander une telle chose à Penny. Par ailleurs, plus il y pensait, plus il trouvait son idée stupide, il s'agissait de Carlisle, de son père !

Dépité, il soupira et alla s'asseoir pour consulter ses mails, tout en réfléchissant à l'endroit où Richardson pouvait se cacher, peut-être devrait-il contacter les sociétés de location de voiture, après tout, un vacancier avait peut-être loué un véhicule dans l'optique de se rendre à Forks ? Le jeune homme lança rapidement une recherche pour savoir combien de loueurs il y avait à Seattle. Leur chiffre le fit soupirer une nouvelle fois. Il cibla en premier lieu ceux se trouvant près des différentes gares ferroviaire et routière ainsi que l'aéroport. Il attendait la réponse de l'ordinateur quand son regard tomba sur un petit colis qui portait son nom. Etonné de recevoir du courrier ici et surtout ne voyant pas le nom de l'expéditeur, il attrapa le colis qui était léger. Il le secoua doucement, mais ne perçut aucun mouvement à l'intérieur. L'agent fédéral attrapa un coupe-papier présent sur la table et découpa les scotchs marron qui maintenaient la boîte fermée. Edward ouvrit cette dernière. Il resta un moment à contempler l'intérieur de la boîte, paralysé dans son fauteuil. Ses doigts soulevèrent la fleur avant de toucher ce qu'elle dissimulait. Soudain, il sentit une sueur froide couler le long de son dos, son estomac se contracta. Il se leva précipitamment, la boîte toujours en main, et courut vers les toilettes sans se soucier des regards étonnés qui pesaient sur lui

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Russell était en train de terminer son café quand il sursauta, comme toutes les personnes présentes d'ailleurs, lorsqu'il entendit la porte de la salle de réunion s'ouvrir avec fracas. Son cœur s'accéléra dans sa poitrine lorsqu'il vit son protégé aussi pâle que la mort courir s'enfermer dans les toilettes. Un silence pesant s'abattit sur les bureaux en open space, tous observaient la porte menant aux toilettes des hommes. Un juron échappa à l'agent Davies qui se précipita à la recherche de son supérieur, il avait peur, vraiment peur car il n'y avait qu'une seule chose qui pouvait mettre l'inébranlable Edward Cullen dans un tel état. Doucement, il poussa la porte des toilettes où deux policiers lui lancèrent un regard inquiet avant de lui désigner la cabine du fond d'où provenaient des bruits de renvois, Edward était en train de rendre son repas. D'un signe de la tête, il congédia les policiers qui quittèrent précipitamment les lieux. Russell allait s'approcher de la cabine où s'était réfugié Edward quand la porte s'ouvrit sur le frère de son collègue.

« -Qu'est-ce qui se passe ? Edward ?

-Attendez dehors, s'il-vous-plaît, Emmett, je vous promets que je m'occupe de lui.

L'agent Davies referma la porte après avoir congédié difficilement le frère de son superviseur. Puis, lentement, il s'approcha de la cabine d'où lui provint le bruit d'une chasse d'eau.

-Edward ? Appela-t-il doucement. Edward, je vais ouvrir la porte.

Russell poussa doucement la poignée avant de se figer dans l'entrée de la cabine. Il s'agenouilla et passa une main dans les cheveux de son protégé qui était toujours penché au-dessus de la cuvette.

-Ca va aller, veux-tu que j'aille te chercher un verre d'eau ?

Edward eut un nouveau haut-le-cœur et Russell le soutint sans rien dire. Il attendit que l'estomac du jeune homme se soit calmé avant de l'aider à s'asseoir, puis, il se leva pour aller vers les lavabos. Il sortit le mouchoir en tissu propre qu'il avait toujours sur lui et l'humidifia. Il revint ensuite auprès de son superviseur et passa le linge sur son visage tout en lui murmurant des paroles rassurantes. Le corps d'Edward tremblait, mais il le voyait faire des exercices de respiration pour essayer de reprendre le contrôle. Tout à coup, son superviseur sembla être à nouveau lui-même, son regard émeraude, encore troublé par ses larmes, se planta dans le sien. Il pouvait lire sa colère et il sut à cet instant qu'il allait devoir le contrôler avant qu'il ne fasse une bêtise.

-Comment… Comment as-tu pu me tenir à l'écart ? Me Mentir ? Hurla Edward en se redressant tant bien que mal.

-Edward, calme-toi, je t'en prie.

-Que je me calme ? ! Tu te fous de moi ? Tu m'as menti ! Tu m'as caché qu'il était vivant ?

-Je suis désolé, mais tu aurais voulu travailler sur l'affaire ce qui n'aurait été en aucun cas une bonne idée. Tu avais besoin de repos, de prendre soin de Stefan ! Pas de cavaler après l'Eventreur !

-Il a tué des dizaines de personnes, il a tué Laila, il a osé enlever mon fils ! Et toi ! Toi ! Tu aurais voulu que je ne mène pas l'enquête ? Mais pour qui te prends-tu ? Tu oublies qui commande et je promets que tu vas le regretter, je…

-Maintenant, ça suffit ! Ne joue pas au gamin capricieux parce que si les rôles avaient été inversés, tu aurais agi comme moi ! Tu…

-Oh, non ! Russell, non ! Je t'interdis de dire un seul mot ! Ta femme et tes enfants t'attendent bien gentiment chez toi ! Ta femme est bien vivante et aucun de tes enfants n'a été traumatisé par un cinglé !

-Edward…

-Non ! Non ! Il n'y a pas d'Edward qui tienne ! Cria son protégé en le bousculant et en sortant des toilettes. Vous allez me le payer ! Vous allez le payer très cher ! Vociféra-t-il à l'encontre de Sam et de Caitlin.

Ses deux collègues tentèrent de le stopper, de le calmer, mais la colère d'Edward semblait lui donner des ailes et il passa facilement les deux agents pour se diriger vers la sortie.

-Edward ! Reste ici !

Russell qui s'apprêtait à poser une main sur son épaule pour le stopper se ravisa quand il le vit sortir son arme.

-Edward que fais-tu ? S'inquiéta-t-il en levant les mains en signe d'apaisement.

-Ce que je fais ! Je vais chercher mon fils pour… pour… le mettre à l'abri…

L'agent Davies fronça les sourcils quand il vit son protégé chanceler, il remarqua alors sa soudaine pâleur ce qui était étrange vue son état de colère. Il vit alors les doigts tremblant du jeune homme qui tentaient maladroitement de charger son arme, chose qu'il pouvait faire en temps habituel rapidement et les yeux fermés.

-Edward, je crois que tu devrais t'asseoir, tu n'as pas l'air bien, proposa l'agent Davies.

-Hey, Edward, qu'est-ce qui t'arrive ? S'inquiéta Emmett en s'approchant d'eux.

Russell fit à nouveau signe au frère de son agent de rester à l'écart. Il fit un pas vers Edward, ses mains se posèrent sur celles de son superviseur pour détendre ses doigts et lui faire lâcher son arme. Une fois qu'il l'eut en main, il approcha une chaise sur laquelle il installa son protégé.

-Respire calmement, mon grand, respire doucement.

-Russell, appela doucement Caitlin en revenant des toilettes en tenant avec des gants une boîte en carton.

Sa collègue lui montra le nom d'Edward inscrit sur le colis avant d'ouvrir les rabats du carton pour lui montrer l'intérieur, il y avait un lys blanc et deux photos, l'une montrant le corps de Laila sans vie, puis, une autre, la colère grandit en lui quand il aperçut le second cliché montrant son protégé allongé sur le sol, ses yeux émeraudes où se disputaient la douleur et la colère, sa chemise blanche tâchée de sang…

-Il n'y a pas de timbre, ni de tampon de la poste, remarqua Russell, soit un livreur l'a déposé pour lui, soit il est venu lui-même ici. L'un comme l'autre est inquiétant. Il faut que… Edward où vas-tu ?

-Stefan… Je dois retrouver Stefan, répéta son ami en se levant.

-Tu es pâle comme un linge, fit remarquer Russell, tu n'es pas en état de conduire.

-Je vais aller le chercher, déclara Sam, je vous promets que je prendrais soin de lui. Où est-il ?

-A la Push, répondit Edward.

-Je vous accompagne, dit l'inspecteur Ateara, j'habite là-bas.

-Je vous le ramène au plus vite, Monsieur, assura Sam.

Edward hocha vaguement la tête et s'il ne l'avait pas maintenu de force sur cette chaise, il était certain que son superviseur aurait bondi dans la voiture allant à la Push, mais pour le moment le lieu le plus sûr pour lui était encore ce Commissariat.

-Lieutenant Cullen, pourriez-vous donner à l'agent Beckett le nom et les adresses de tous les proches d'Edward vivant dans la région ?

-Les proches ? Répéta Emmett perdu.

-Il faut agir vite, intervint Caitlin, il nous faut leurs noms pour aller les chercher rapidement..

L'urgence perceptible dans la voix de sa collègue sembla donner un électrochoc à Emmett qui s'empressa de donner les coordonnées de leur sœur, de son fiancé ainsi que celle de sa compagne.

-Que se passe-t-il ici ? Questionna le Commissaire Dubois surpris par l'agitation qui régnait dans son bâtiment.

-Je suis navré, Commissaire, mais j'aimerais avoir votre attention à tous ! S'écria Russell en se tournant vers tous les agents présents. Je veux trois équipes de 4 hommes armés et entraînés.

Russell hocha la tête devant les volontaires qui vinrent se placer à sa droite comme il le leur demandait, un tressaillement de la part de son protégé le fit réagir.

-Officier Swan, c'est ça ?

-Oui, Monsieur.

-Je préfèrerai que vous cédiez votre place.

-Mais je…

-Je ne doute pas de votre valeur, assura l'agent Davies, mais vous êtes trop proche de la famille Cullen et tout comme le Lieutenant Cullen, vous êtes désormais assignée au Commissariat.

-Quoi ? S'écria Emmett. Mais qu'est-ce qui se passe ?

-D'une manière ou d'une autre, l'Eventreur a réussi à pénétrer dans le Commissariat.

Des murmures s'élevèrent un peu partout dans la salle, l'horreur et l'angoisse se lisaient sur les visages des policiers, tous savaient à peu près à qui ils avaient à faire.

-L'Eventreur, murmura Emmett, mais qu'est-ce qu'il veut à ma fami… »

Le Lieutenant se tut. Son regard venait de se poser sur son aîné, son visage perdit de la couleur alors qu'il faisait le rapprochement avec les derniers évènements. Russell sentit l'une des mains de son protégé se poser sur la sienne, il l'étreignit cherchant à lui donner un peu de sa force.

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Edward revint lentement à la réalité quand il sentit un linge humide sur son visage. Il avait entrouvert les yeux et avait aperçu Russell à ses côtés, comme toujours, il était là pour lui. Cependant, lorsqu'il avait retrouvé ses esprits, sa rage avait explosé. Russell avait bien tenté de l'apaiser, mais il n'était pas prêt à lui pardonner cette trahison ! C'est alors qu'au milieu de sa colère, il avait réalisé qu'il était là ! Il était à Seattle ! Son sang n'avait fait qu'un tour dans ses veines et il s'était précipité vers la sortie, vérifiant son arme, pour aller récupérer son fils. Il ne le laisserait pas approcher de Stefan une deuxième fois ! Néanmoins, le jeune homme dut admettre qu'il n'avait pas récupéré toutes ses forces, Russell n'eut aucun mal à le rattraper et à le faire asseoir. Alors qu'il tentait de retrouver ses esprits, il entendait son ami donner des ordres aux autres. Russell posa une main sur son épaule pour lui insuffler son courage.

« -Edward…

Le jeune homme ferma les yeux, il ne voulait pas s'expliquer auprès d'Emmett, il savait qu'il venait de mettre sa famille en danger et que pour cette raison, il lui devait une explication, mais pas maintenant. Il devait s'occuper, s'il ne pouvait pas aller chercher Stefan, il devait trouver quelque chose pour que son esprit ne sombre pas dans les méandres de l'angoisse.

-Comment… Comment a-t-il pu entrer ? Questionna Edward en tournant délibérément le dos à son frère. Il me faut… Il me faut les vidéos des caméras de surveillance.

-On va chercher, lui promit Russell, je pense que tu as besoin de repos, tu es vraiment pâle.

Edward put lire l'inquiétude dans le regard de son ami, mais il balaya ses craintes d'un geste de la main. Le superviseur voulut se lever, cependant, ses jambes ne le portèrent pas. Il se laissa lourdement tomber sur la chaise et ferma les yeux tant la pièce dansait devant lui.

-Edward, tu es sûr que tu te sens bien ? S'inquiéta Bella.

La jeune femme s'agenouilla devant lui et posa ses mains sur ses genoux. Elle lui avait lancé un regard furieux quand Russell l'avait évincé de l'opération, malgré cela elle semblait vraiment inquiète pour lui.

-Elle a raison, appuya Emmett, tu devrais peut-être t'allonger.

-Non… Je…

-Que t'arrive-t-il ? Je ne t'ai jamais vu dans un tel état, pas même après avoir appris l'enlèvement de Stefan et de Laila, ni après l'incendie ? Avoua Russell.

-Me… sens… me sens pas bien, finit-il par admettre.

Aussitôt, Bella se redressa pour attraper un téléphone sur l'un des bureaux et appeler un médecin, pendant que son frère courrait vers une des salles pour revenir avec une couverture qu'il drapa autour de ses épaules.

-Appelez la scientifique ! Entendit-il Russell ordonner tout en enfilant des gants pour examiner le colis et son contenu.

-Quel con…, marmonna Edward en réalisant qu'il n'avait pas pris la peine d'enfiler des gants pour observer les clichés.

-Ne te tracasse pas, le rassura Bella, je suis sûre qu'au laboratoire ils pourront écarter tes empreintes de celles qu'il pourrait y avoir sur le colis.

Edward ne dit rien. Il offrit un pâle sourire à la jeune femme tout en lançant un coup d'œil à Russell, la mine sombre de son ami le confirma dans ses sombres présages.

-Penny, appela l'agent Davies en collant son téléphone contre son oreille, on a besoin d'une unité médicale ici d'urgence !

Le jeune homme ouvrit la bouche pour lui demander d'être plus aimable avec Penny à qui Russell venait de raccrocher au nez quand il sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine et sa respiration se couper.

-Edward ! S'inquiéta Bella. Il fait une crise d'angoisse ?

-Non, murmura Russell, on va aller à l'Hôpital.

Russell et Emmett s'approchèrent pour chacun passer un bras autour de son corps pour l'aider à se lever.

-Je vais chercher une voiture, annonça Caitlin, je viens d'avoir Sam, il était en train de se garer à la Push, ne te fais pas de soucis pour Stefan.

Alors qu'ils allaient passer la porte d'entrée quand un homme arriva avec un immense bouquet de lys blancs. Edward faillit perdre l'équilibre quand Russell et lui stoppèrent en voyant les fleurs alors qu'Emmett poursuivait sa route.

-Pour qui est-ce ? Aboya Russell d'un ton qui fit trembler le jeune livreur.

-L'agent Cullen, répondit le livreur.

-Posez ça sur l'un des bureaux. Caitlin ?

-Je m'en charge, veuillez me suivre, Monsieur.

Edward observa Caitlin emmener le livreur vers une salle d'interrogatoire. Il sentit le bras de Russell l'entraîner vers la sortie, mais il ne pouvait quitter du regard les fleurs posées sur le bureau. Luttant contre les deux hommes qui l'entraînaient à l'extérieur, il réussit à aller vers les fleurs.

-Ne touche à rien ! Ordonna Russell alors qu'il posait ses doigts sur l'enveloppe.

-Que veux-tu… Que veux-tu qu'il… qu'il m'arrive de plus ? Grogna Edward en ouvrant l'enveloppe pour trouver une clef USB.

Le superviseur prit cette dernière entre ses doigts et s'approcha de l'ordinateur le plus proche pour se laisser tomber sur une chaise. Il était en train d'enserrer la clef quand le téléphone de Russell sonna. Son angoisse s'accrut quand il remarqua les traits soudains anxieux de son ami.

-Quoi ? S'inquiéta Edward.

-Je peux savoir pourquoi des policiers sont venus me chercher alors que j'étais en pleine consultation ? S'énerva Jasper en passant la porte du Commissariat. L'un de vous deux aurait-il l'obligeance de m'expliquer pour… Edward ! Ça va ?

-Russell, supplia Edward en ignorant son beau-frère.

-Sam vient de m'appeler, Stefan est avec lui et il a eu les autres équipes, ils ramènent ta sœur Alice ainsi que ta belle-sœur Rosalie.

-Que ne me dis-tu pas ?

-Edward, je suis désolé, ta mère était avec Stefan, mais il semblerait que ton père ait été appelé pour une urgence et ait dû les laisser. Sam a contacté l'Hôpital de Forks, ils n'ont jamais demandé à ton père de venir. Une première voiture a fait le chemin, mais on a trouvé aucune trace de sa Mercedes ou de lui. Il a pris contact avec le Chef Swan pour organiser des recherches. Edward… Edward, parle-moi, s'il-te-plaît.

La peur et la rage étreignaient son être, il savait que Russell voulait le faire parler pour qu'il extériorise ses sentiments, mais là, il ne pouvait pas. Son père avait disparu et il recevait une clef USB de la part de l'Eventreur. Craignant le pire, il cliqua sur l'icône pour ouvrir le dossier enregistré dans la clef. Edward remarqua aussitôt qu'il s'agissait d'une vidéo. Une image figée le fixait, le défiait. Les traits du masque blanc sous la capuche noire dissimulaient toujours parfaitement le visage du tueur en série.

-Bonjour, mon Cher Edward, lança une voix numérisée, sais-tu à quel point tu m'as fait courir ? Cela en devenait presque exaspérant.

L'Eventreur laissa échapper un petit soupir de lassitude. Edward aperçut Russell qui vint s'agenouiller à ses côtés pour voir la vidéo, pendant que des policiers se massaient derrière eux pour regarder.

-Enfin, je t'ai retrouvé, mon amour, n'est-ce pas le plus important ?

Edward sentit son estomac se contracter alors que des souvenirs l'assaillaient, il se revoyait allongé sur le sol crasseux de la maison abandonnée, la lame du poignard s'insinuant lentement dans ses chairs.

-Je suis sûr que tu es en train de repenser aux moments magiques et uniques que nous avons passé ensemble, à ce jour où nous nous sommes liés toi et moi, se souvint le tueur d'un ton nostalgique. La première fois que je t'ai vu sur l'enquête, j'ai su que c'était toi. Tu m'as couru après et tu t'es tellement rapproché, si prêt… Tu es le seul à avoir pu approcher mon ombre. Cela m'a conforté dans l'idée que nous étions destinés l'un à l'autre, tu es le jour, je suis la nuit, tu es la lumière, je suis l'obscurité, nous ne pouvons pas exister l'un sans l'autre et tu viendras toi-même me retrouver.

Edward essaya de passer outre les tremblements qui parcouraient son corps, de contrôler son envie de vomir tout en priant pour que les mots cessent de tourner autour de lui.

-Ce type est malade, il ne croit tout de même pas que tu vas te jeter dans la gueule du loup ! S'écria son cadet.

Il le ferait, l'Eventreur ne faisait rien qui ne soit déjà minutieusement préparé à l'avance. Il savait que d'une manière ou d'une autre il se livrerait et la disparition de son père le confortait sur cette voie.

-Je suis navré, Edward, tu dois souffrir, le poison est en train de s'infiltrer lentement dans ton corps et dans quelques heures tu seras mort, sauf si tu viens me rejoindre. Je sais que tu es en train de te dire deux choses. La première c'est que tu peux rejoindre l'Hôpital le plus proche, malheureusement, ils ne pourront rien pour toi. J'ai empoisonné toutes les cartes que je t'ai envoyées, le poison que j'ai mis au point ne réagit qu'à ton ADN et je te rappelle que personne parmi les scientifiques du FBI n'a trouvé sa trace, je doute donc qu'ils parviennent à trouver l'antidote à temps. Deuxièmement, tu dois te dire qu'il est préférable que tu meures plutôt que de me retrouver et que tu penses cela me chagrine énormément. Je ne te dirais qu'une seule chose, mon cher amour, quel est la seule autre personne qui partage ton ADN ?

Edward serra les dents et ses poings se crispèrent quand il comprit la menace qui pesait sur la tête de son fils.

-Il n'est pas difficile de modifier le poison pour qu'il atteigne cet adorable petit Stefan, à ta place, je m'assurerai qu'il ne touche rien avant que tu n'acceptes de me rejoindre. Je te laisse une heure, je te dirais ensuite où me retrouver. Tu viens seul, sans arme, sans téléphone ou sinon, je pourrais tuer quelqu'un qui t'es proche…

La vidéo cessa. Edward ferma les yeux. Encore une fois, son fils était en danger par sa faute. Il voulut se lever, mais il n'en eut pas la force, il avait l'impression que tout son corps pesait une tonne. C'est alors qu'il entendit un cri empli d'amour.

-Papa !

Stefan quitta les bras de Sam pour courir vers lui. Alors qu'il se penchait pour réceptionner son fils, Russell l'intercepta.

-Que…

-Le même ADN, lui rappela doucement l'agent Davies avant de donner Stefan à Esmé.

-Edward ? Que se passe-t-il ? Tu vas bien ? S'inquiéta sa mère. Pourquoi Sam et des policiers sont-ils venus nous chercher ?

-Je suis désolé.

-Nous aussi, on aimerait avoir des réponses, déclara Rosalie furieuse qui venait d'arriver avec Alice.

-Bon, tout le monde est là, constata le petit lutin en allant se blottir dans les bras de son compagnon, où est papa ?

Edward ferma les yeux, comment leur dire que leur père avait peut-être disparu par sa faute ?

-Stefan n'est pas le seul à partager mon ADN, chuchota Edward, Carlisle est mon oncle.

-On va le retrouver, assura Sam, je t'ai ramené Stefan, je te ramènerai ton père. Je suis venu pour récupérer l'hélicoptère et on va survoler les environs à la recherche de sa Mercedes.

-Que se passe-t-il ? Pourquoi cherchez-vous papa ? S'angoissa Alice.

-Je viens d'avoir un appel de mon père, annonça Bella, ils viennent d'arriver à la villa, elle est vide, il n'y est pas. Il n'y a aucun signe d'effraction ou de lutte. »

Edward passa une main lasse dans ses cheveux. Sa famille était là à l'observer, il pouvait entendre leurs questions, mais cela ressemblait plus à une cacophonie à ses oreilles. Il ferma les yeux et fut soulagé d'entendre Russell intervenir, il demanda à Caitlin d'emmener sa famille dans la salle de repos pour leur expliquer la situation. Cependant, Stefan ne semblait pas décidé à le quitter. Russell prit donc l'enfant dans l'un de ses bras pendant que de l'autre il l'aidait à se relever. Il les entraîna vers une autre salle de repos où il l'aida à s'allonger sur un divan. L'inquiétude de Stefan lui vrilla l'estomac, malgré ses efforts pour ne rien laisser paraître, son fils comprenait que quelque chose n'allait pas. Tout en faisant attention à ne pas toucher sa peau dénudée, il le prit dans ses bras et fredonna sa berceuse.

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Franz était inquiet. Leur homme était à Seattle, il en était sûr ! Et voilà que maintenant qu'il l'avait localisé, Carlisle faisait la sourde oreille à tous ses appels ! Où était ce foutu toubib ? D'un geste énervé, il fit claquer la porte de leur repère et descendit jusqu'à l'étage inférieur où avait été emménagé le laboratoire dont il poussa la porte sans aucun ménagement. Un soupir franchit le seuil de ses lèvres quand il vit que la pièce était vide. Il fit le tour de cette dernière à la recherche d'un indice, mais bien entendu, ce satané Carlisle avait tout dissimulé. Alors qu'il allait sortir, son regard se posa sur un porte-document sur lequel était posé un post-it rose fluo. Il s'approcha et lut la note qui était à son attention. Franz prit alors le dossier et feuilleta rapidement les documents qui se trouvaient à l'intérieur. Quel crétin ! Pourquoi ne pas lui avoir fait part de ses découvertes ? Pourquoi ne pas lui avoir dit qu'ils étaient tous en train de se faire tuer ? Et pour couronner le tout, qui enquêtait sur ces meurtres ? Edward Cullen ! Quand il avait rencontré Carlisle, il s'était dit que personne ne pouvait s'attirer autant d'ennuis que cet homme, cependant, il semblerait que le neveu ait surpassé l'oncle !

Il était en train de rejoindre le rez-de-chaussée quand il entendit l'alarme de l'un de ses ordinateurs. Franz se précipita vers l'écran pour voir qu'une demanda d'assistance médicale avait été faite par l'agent fédéral Davies. Il se connecta rapidement au Commissariat où il vit qu'une belle pagaille y régnait. Ses yeux voguèrent d'un écran à l'autre et il pesta quand il remarqua que toute la famille Cullen était présente, sauf Carlisle ! C'est alors que l'un de ses autres ordinateurs lui apprit qu'un avis de recherche avait été lancé sur la Mercedes du médecin. La police et le FBI le recherchaient. C'était de la stupidité pure et dure ! Carlisle s'était entêté à vouloir régler cette affaire seul, mais à eux deux, ils n'étaient pas de taille pour lutter contre l'Eventreur et les autres timbrés ! Il se demanda d'ailleurs lequel d'entre eux avait réussi à mettre la main sur Carlisle ? D'un pas décidé, Franz récupéra ses deux armes, il en glissa une dans un étui accroché à sa cheville alors qu'il mettait l'autre dans celui accroché à sa taille. Puis, il monta dans sa voiture pour se rendre au Commissariat. Carlisle serait furieux qu'il ait parlé, mais si ce crétin était en danger, il devait tout mettre en œuvre pour le sauver !

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Bella sortit de la salle de repos où tous les Cullen étaient massés les uns contre les autres, se soutenant après avoir entendu les révélations de l'agent Beckett. Elle frissonna en réalisant que l'agent du FBI ne leur avait sûrement pas tout dit. La jeune femme se dirigea vers l'agent Russell qui était en train de diriger l'enquête. Il lui offrit un petit sourire tout en lui recommandant d'aller retrouver les Cullen. Bella hocha négligemment la tête, mais elle ne bougea pas pour autant. Elle demanda à l'agent s'ils avaient des nouvelles de Carlisle, son cœur se serra quand elle apprit que ce n'était pas le cas. Du bout des lèvres, elle lui demanda où était Edward. L'agent Russell lui indiqua l'autre salle de repos et il lui proposa d'y aller. La jeune femme acquiesça et inspira profondément avant d'entrer dans la salle. Edward était allongé sur un canapé, Stefan était couché sur son torse, leurs doigts étaient entrelacés, mais ceux du jeune père étaient protégés par un gant en tissu. La jeune femme resta dans un coin de la pièce pendant que le médecin finissait de prélever du sang à l'agent fédéral et qu'un infirmier plaçait une perfusion sur son autre bras.

« -Hey, l'interpella Edward avec un petit sourire lorsqu'il remarqua sa présence.

-Ça va ? Murmura Bella tout en se disant que sa question était stupide.

-Les médicaments contenus dans la perfusion agissent contre la plupart des poisons, déclara le médecin. On va se dépêcher de faire analyser votre sang, mais j'ai bon espoir.

-J'espère que vous en avez pour deux, Docteur, dit l'agent d'un ton défaitiste.

-Dis donc ! Tu n'as pas le droit de parler comme ça ! Lança Bella. Pense un peu à ce petit bonhomme, tu ne peux pas le laisser.

-Je n'en ai aucune envie, confia Edward, mais parfois, on a pas le choix.

Le médecin et l'infirmier quittèrent la pièce, l'un pour porter le sang à analyser, l'autre pour aller chercher d'autre matériel.

-Tout va bien se passer, dit Bella en voulant caresser son visage, mais il s'écarta. Je ne risque rien.

-Je ne préfère pas tenter le Diable, avoua Edward.

-L'agent Davies t'a touché et il va bien.

Son cœur se serra quand elle vit l'agent inspirer profondément avant de fermer les yeux.

-J'aimerais tellement pouvoir l'embrasser, murmura le jeune père d'une voix brisée avant de caresser les cheveux de son fils. Tu… Tu veux bien le prendre ?

Bien que surprise par sa demande, Bella se pencha pour prendre Stefan qui dormait. La jeune femme fronça les sourcils en le voyant s'asseoir et retirer sa perfusion.

-Que fais-tu ?

-Il m'a contacté.

-N'y vas pas, supplia Bella, le médecin a dit que cette perfusion pouvait…

-Bella, si j'avais une seule raison de penser que les médecins pouvaient me guérir, je serais resté, mais je connais l'Eventreur, il ne commet pas d'erreur. Si je n'y vais pas, il s'en prendra peut-être à Carlisle s'il est avec lui et après à Stefan. Je ne peux pas le laisser faire.

-Rien de ce que je pourrais dire ne te retiendra ?

-Non, je… J'aurais aimé qu'on ait eu plus de temps pour faire connaissance, Bella, confessa Edward.

-Tu y vas ?

Bella sursauta en entendant la voix de l'agent Davies qui venait de les rejoindre, son regard triste était posé sur son protégé et, s'il avait été là, elle était certaine que Carlisle aurait regardé de la même manière Edward.

-Où que tu sois, on te retrouvera, promit Russell, tu as intérêt à tenir le coup jusqu'à notre arrivée.

-Promis, à moins, que je ne vous passe un coup de fil pour vous dire de venir me chercher, tenta de plaisanter Edward.

Avant que le superviseur n'ait le temps de protester, Russell le serra fermement dans ses bras avant de le laisser partir.

-On ne peut pas le laisser y aller, murmura Bella en serrant Stefan dans ses bras.

-Il mourra s'il n'y va pas.

-Mais a-t-il une chance ?

-Oui, Edward est intelligent, il connaît son profil, il lui a déjà tenu tête une fois, il y arrivera aussi cette fois.

-Je l'espère. »

Russell lui sourit et serra sa main avant de l'entraîner auprès des Cullen. Bella les rejoignit et à la vue de leurs têtes, elle comprit qu'ils savaient qu'Edward était parti. Rosalie prit Stefan dans ses bras et se mit à bercer le petit-garçon. Alice pleurait dans les bras de Jasper pendant qu'Emmett faisait les cents pas. Elle s'approcha doucement d'Esmé qui ne cessait de pianoter sur son téléphone portable. La jeune femme l'entendit laisser un énième message sur le répondeur de Carlisle, la voix d'Esmé était de plus en plus angoissée et elle suppliait son époux de la rappeler. Soudain, elle sursauta en entendant la porte se fracasser, Emmett venait de sortir précipitamment pour se ruer vers la sortie.

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L'agent Davies aidé par sa collègue, l'agent Beckett, eut à peine le temps de se jeter sur le Lieutenant Cullen pour l'empêcher de suivre son frère. Ils eurent toutes la peine du monde à le ou plutôt les raisonner car la démarche d'Emmett avait donné des idées aux autres membres de la famille. Bien entendu, leurs voix s'étaient élevées et avaient réveillé Stefan qui s'était mis à pleurer en ne voyant pas son père.

« -Ça suffit ! Taisez-vous ! Gronda soudain Russell hors de lui avant de se tourner vers un ordinateur où le visage de leur analyste venait d'apparaître. Tu le reçois ?

-Oui, Monsieur.

-Qu'est-ce que c'est ? Questionna Emmett.

-Alors que votre frère était hospitalisé, nous avons appris que l'Eventreur était toujours vivant. J'ai pris la décision, seul, de le cacher à Edward pour qu'il puisse se reconstruire, cependant, je connais la tête de mule qu'il est. J'ai donc contacté un de mes amis qui travaille à la CIA, il m'a fait parvenir une puce indétectable que les médecins de Quantico ont incrustée dans sa peau et que Penny vient d'activer, nous connaîtrons donc tous ses déplacements.

-Si le gamin tient de son père, tu risques d'avoir une balle entre les deux yeux quand il le saura !

L'agent Davies fronça les sourcils avant de tourner lentement sur lui-même pour apercevoir un homme de son âge qui se tenait à quelques pas de lui.

-Franz Scheler, pourquoi ne suis-je pas étonné de te voir ici ?

-Agent Davies, je suis étonné de te voir encore porter une plaque, je pensais que tu voulais raccrocher après le massacre de Baltimore ?

-C'est exact, j'ai pris quelques mois et j'ai…

-Parcouru le monde, faisant des séminaires dans des Universités jusqu'à trouver la perle rare sur les bancs d'une université Londonienne, quelqu'un qui te donnerait encore envie de te battre.

-Je suis flatté que tu ais suivi mon parcours avec autant d'attention.

-Je suis navré, mais ce n'est pas le tient que je suivais, avoua Scheler ce qui lui fit froncer les sourcils.

-Vous nous présentez, Monsieur ? Intervint Caitlin en se plaçant à ses côtés.

-Franz Scheler, ancien Marshall, l'un des meilleurs du programme de protection des témoins.

-Cette fois, c'est moi qui me sens flatté, plaisanta Franz, cependant, je ne suis pas là pour faire la causette, je veux parler à ton protégé.

-Que lui veux-tu ?

-Quelle partie de ma phrase n'as-tu pas compris ? C'est ton poulain que je veux.

-Edward n'est pas là, avoua Russell.

L'agent Davies fronça les sourcils quand il vit l'ancien Marshall détailler avec attention les personnes présentent dans la salle. Il remarqua le léger mouvement de tête de Scheler et chercha à qui il pouvait être destiné, mais il ne trouva pas ce qui lui arracha un petit grognement.

-Vue les têtes d'enterrement, j'imagine que l'Eventreur a frappé.

-Que sais-tu ?

-Donnant, donnant.

-Je ne pense pas que vous soyez en position de négocier quoi que ce soit, Monsieur, coupa Caitlin folle de rage, nous avons les moyens de vous faire parler !

-Cela m'étonnerait ma jolie et puis, vous êtes dans une merde totale ! Vous avez perdu le fils et je dois admettre que j'ai moi-même perdu le père.

-Carlisle Cullen ? Releva Russell surpris.

-Ouais, pour faire court, ces deux-là semblent être des aimants à problème, on peut discuter dans un endroit plus calme ? Je…

-Où est l'agent Cullen ? Interrogea le médecin en les rejoignant. J'ai besoin de lui faire un nouveau prélèvement.

-Un prélèvement ? Questionna Franz.

-Pourquoi cela semble-t-il tant t'intéresser ? Releva Russell.

-Prise de sang ?

-Oui, tu t'expliques ?

-Non, explique-moi !

Russell soupira, cependant, il savait qu'il devait faire des concessions car même avec une arme collée contre sa tempe, Franz ne parlerait pas s'il n'en avait pas envie.

-L'Eventreur avait empoisonné les cartes qu'il envoyait à Edward, le poison n'étant actif qu'avec l'ADN d'Edward, personne n'a été infecté et le laboratoire n'a jamais rien trouvé.

-Le gamin est infecté ?

-Oui, l'Eventreur possède l'antidote, mais pour l'avoir, il devait le rejoindre seul.

-Du sang, marmonna Franz, putain !

-Si tu sais quelque chose, parle ! Ordonna-t-il à bout.

-Vous n'avez vraiment aucune nouvelle de Carlisle, Esmé ?

-Non, il m'a dit devoir partir lorsque nous étions à la Push, avoua Madame Cullen, quand les policiers sont venus nous chercher j'ai inventé l'urgence à l'Hôpital. Franz, j'essaie de le joindre sur son numéro d'urgence, il répond toujours normalement…

-J'espère qu'ils ne l'ont pas choppé alors qu'il peut peut-être sauver son môme ! Maugréa Franz.

-Il faut que je te tire les vers du nez ou tu parles ! Explosa Russell.

-Carlisle m'a engagé pour trouver l'Eventreur, il voulait le faire payer pour ce qu'il a fait à son gosse, expliqua négligemment Franz.

-Vous… Vous parlez de mon père là ? Bégaya Emmett.

-Oui, ton cousin et ton père se ressemblent bien plus que tu ne penses, mon grand, bref, quand Carlisle ordonne, on se tait et on obéit. Hier, il s'est pointé avec une fiole de sang, j'avais réussi à avoir un échantillon du sang ainsi que le rapport de votre labo concernant les cartes de l'Eventreur. Il voulait vérifier quelque chose. Comme d'habitude, Monsieur avait un temps d'avance sur tout le monde. Quand je suis passé au labo tout à l'heure, tout avait disparu, je pense qu'il a pu réaliser l'antidote. Cependant, je n'ai aucune idée de l'endroit où il se trouve et avec les autres qui sont dans le coin, je…

-Pardonnez-moi de vous interrompre, coupa Penny, mais il vient de s'arrêter ! »

Russell posa une main sur l'épaule de Franz pour le pousser dans la salle où ils travaillaient, il voulait le garder près de lui pour être sûr qu'il ne leur fausse pas compagnie. Des tas de questions se bousculaient dans sa tête, il était perdu, cependant, le passé de Franz lui donna une idée sur la manière dont il était impliqué dans cette affaire, il avait sûrement aidé les victimes à disparaître et à se construire une nouvelle vie. L'agent Davies mit ses interrogations de côté quand Penny lui annonça que grâce aux caméras de surveillance, elle pouvait suivre les déplacements d'Edward. Tous retinrent leurs souffles quand ils virent le jeune homme entrer dans le parking d'un centre commercial après avoir quitté son taxi.

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Edward descendit du taxi qui l'attendait comme prévu devant le Commissariat. Il avait attentivement surveillé le chauffeur, mais sa stature ne correspondait pas à celle de l'Eventreur et l'homme ne lui parut nullement suspect. Il comprit rapidement que le tueur avait demandé qu'un taxi passe le prendre et le conduise jusqu'à un centre commercial de Seattle. Comme le lui avait rappelé son message sur son portable, il avait laissé son arme et son téléphone au Commissariat, aussi, il se demanda où son petit voyage allait le mener ensuite. Une fois la voiture arrêtée, il voulut payer la course, mais le chauffeur lui apprit qu'elle était déjà réglée. Par contre, avant qu'il ne descende, le chauffeur lui remit une carte semblable à celles qu'il avait déjà reçues. Sur le trottoir, il ouvrit l'enveloppe et prit la direction du second sous-sol sans savoir que plusieurs personnes l'observaient soit à travers les caméras présentent un peu partout, soit en le suivant à quelques pas. Edward qui avait du mal à marcher préféra prendre un ascenseur pour rejoindre le second sous-sol. Arrivé à destination, un petit rire amer lui échappa quand il vit que l'étage était désert car pas encore ouvert au public. Inconsciemment, il porta la main à sa ceinture où il aurait aimé sentir la présence rassurante de son arme. Lentement, il s'avança dans le parking. Soudain, ses poils se hérissèrent, il sentait une présence derrière lui, il n'était pas seul.

« -Agent Cullen ?

Edward se tourna rapidement en entendant le ton hésitant de l'homme d'âge mûr, ce n'était pas l'Eventreur, il en était certain, alors, qui était-ce ?

-Vous avez un avantage sur moi, Monsieur… Vous… Vous connaissez mon nom, articula-t-il en serrant les dents.

-Vous connaissez aussi le mien, précisa l'homme en le rejoignant, vous me cherchez même.

-Monsieur Richardson ! S'étonna Edward alors que l'homme le rejoignait.

-Vous allez bien, agent Cullen ? S'inquiéta son témoin en s'approchant pour le soutenir.

-Vous ne… Vous ne choisissez pas le bon moment… Partez… Partez tant que vous pouvez… Mon équipe est au Commissariat…

-Je sais où est votre équipe, mais je tenais à vous rencontrer seul, il faut que vous m'emmeniez voir votre père, je vous en prie.

-Mon père ? Je…

Edward se tut lorsqu'un coup de feu retentit. Ses réflexes étant engourdis par le poison, il n'évita la balle que grâce à la vivacité de Monsieur Richardson qui l'entraîna à l'abri derrière un poteau.

-Je suis déçu, résonna la voix dure et froide de l'Eventreur, je pensais que tu viendrais seul.

-C'est… C'est un client du magasin, cria difficilement Edward, laissez-le… laissez-le partir…

-J'ai l'impression que j'ai effectivement mal choisi mon moment, marmonna Monsieur Richardson en sortant un revolver.

-Je… Je vais essayer de le distraire, fichez le camp.

-Hors de question ! Votre père me collerait une balle dans la tête s'il l'apprenait !

-Quoi ?

-Vous paraissez souffrant, donc, vous me couvrez pendant que j'essaie de le prendre à revers, où est votre arme ?

-J'en ai pas…

-Vous êtes sûr d'être l'agent Edward Cullen ? Murmura Monsieur Richardson.

-Edward, sors de ta cachette, chantonna l'Eventreur en se rapprochant, je te promets de ne pas être trop violent, enfin, si, un peu tout de même car après tout tu devais venir seul.

-Fichez le camp ! Répéta Edward. Où il va vous…

-Tuer ? Proposa une voix qui le fit sursauter.

Edward eut à peine le temps de tourner la tête pour voir apparaître l'Eventreur, comment avait-il pu arriver aussi vite et silencieusement près d'eux ? Le jeune homme frémit quand il le vit pointer son arme sur Monsieur Richardson et tirer, son témoin s'effondra.

-Tss, tss, soupira l'Eventreur, pas génial ton garde du corps.

-C'était un simple client !

-Armé ?

-Nous sommes aux Etats-Unis, plus de la moitié de la population est armée ! S'écria Edward en posant ses mains la poitrine de Richardson pour chercher sa blessure.

-Hey ! Ce n'est pas très courtois de ta part de t'intéresser à un autre homme alors que je suis là ! S'énerva l'Eventreur qui le saisit par les cheveux.

-Va te faire voir !

-Avec plaisir, mais toi d'abord !

Edward déglutit péniblement lorsque l'Eventreur le traîna vers le milieu de l'allée qui était l'endroit le plus éclairé de ce parking lugubre. Il tomba lourdement à genoux, ses jambes ne le portant plus.

-J'ai peut-être un peu trop forcé la dose de poison, murmura le tueur en série d'un ton pensif. Bien, on va aller chercher ma voiture pour nous rendre dans le petit cocon que je nous ai loué, mais avant cela, tu vas te déshabiller.

-Non.

-Oh, que si ! Je veux être certain que tes collègues n'aient pas mis un traceur dans tes vêtements.

Edward serra les dents et ôta sa veste. Il était en train de déboutonner sa chemise quand il sentit la lame froide d'un couteau contre sa joue.

-Dépêche-toi, j'ai hâte que l'on soit enfin ensemble.

-Espèce de malade ! Gronda Edward.

-Tu vas me parler sur un autre ton ou sinon…

-Ou sinon quoi ? Railla l'agent du FBI. Tu crois que tu me fais peur ? Tu te trompes, il existe des monstres bien plus horribles que toi ! Tu n'es rien !

Edward termina sa tirade par un petit sourire provocateur, c'était plus fort que lui, son instinct de survie lui hurlait de faire profil bas en priant pour qu'on vole à son secours, mais sa bouche, elle, ne pouvait pas s'empêcher d'énerver le tueur. Le jeune homme vit la lame se lever, il allait le frapper. Ses dents serrèrent fermement sa lèvre inférieure pour retenir son cri, il ne lui ferait pas le plaisir de l'entendre hurler. Alors qu'il attendait la morsure du poignard, quelque chose fendit l'air et un léger bruit résonna. Un grognement de douleur retentit dans le garage et il leva les yeux pour voir son agresseur tenir son poignet ensanglanté avec sa main valide. Le jeune homme plongea sur le côté quand un second coup de feu atténué par le silencieux d'une arme résonna, manquant de peu l'Eventreur qui avait lui aussi plongé, mais de l'autre côté. Edward voulut se relever, mais ses forces le quittaient. Tout à coup, il sentit une aiguille s'enfoncer dans la chair de son cou. Un produit glacé parcourut ses veines lui arrachant un gémissement de douleur.

-Il est à moi ! Rugit l'Eventreur.

Un coup de feu résonna et il espéra de tout cœur que la personne qui était venue à son secours allait bien même si elle venait d'enfoncer une seringue dans sa chair. Apparemment, c'était le cas car il entendit le silencieux répliquer. Un corps s'allongea sur le sien pendant les échanges et tout à coup un lourd silence s'abattit sur le parking. Edward tenta d'ouvrir les yeux quand il perçut deux respirations saccadées à ses côtés ainsi que le bruit familier d'une arme que l'on recharge.

-Ils sont là.

Edward reconnut sans peine la voix de Richardson, ainsi, il n'était pas mort, mais comment était-ce possible ? Un grognement répondit aux quelques mots de son témoin pendant qu'une main se posait sur son cou.

-Tu as un plan pour nous sortir de là ?

Pour toute réponse, Edward entendit le déclic de sécurité d'un revolver sauter.

-Ok, approuva Richardson, tu sais qu'il n'a pas d'arme sur lui ?

Edward aurait bien aimé avoir la force d'ouvrir la bouche et de répliquer, oui, il n'avait pas d'arme, mais c'était volontaire parce que… Merde ! Edward venait de réaliser que le poison continuait d'agir dans ses veines ! Il allait mourir après avoir réussi à échapper à l'Eventreur ! Il sortit de ses pensées quand il sentit quelqu'un le hisser sur un dos, ils se déplacèrent.

-Il nous ralentit. Hey, me regarde pas comme ça, c'était juste un constat et par la même occasion, dois-je te rappeler que c'est après nous qu'ils en ont ?

L'homme qui le portait ne sembla pas tenir compte des propos de Richardson car il resserra la prise sur son corps tout en accélérant sa foulée.

-On a qu'à le planquer dans un coin et appeler les flics pour qu'ils viennent le chercher et… Ok, je me tais !

Edward sentit soudain quelqu'un lui rentrer dans le dos, l'homme qui le portait venait de se figer et apparemment Richardson ne s'en était pas rendu compte et leur était rentré dedans. On le déposa tendrement à terre et il fut surpris de sentir la forme familière d'une crosse dans sa main.

-Génial, tu files maintenant ton arme au môme à moitié conscient !

Il aurait aimé répliquer, mais quelque chose d'étrange se passait dans son corps. Il perçut vaguement un bruit de course et des coups de feu, l'avaient-ils abandonné ? Une main se posa doucement sur son épaule alors qu'il s'agitait.

-Tout va bien, assura Richardson d'un ton guère convaincant.

Edward réussit enfin à ouvrir les yeux, le froid qui avait envahi tout son être se dissipait et il se sentait étonnement bien.

-Il t'a fait une piqûre, l'antidote sûrement.

Alors qu'Edward allait demander qui, il sentit le danger. La prise de sa main sur le revolver se raffermit. Il remarqua que le cran de sureté avait été ôté. L'agent du FBI se tourna de quelques millimètres et put apercevoir une silhouette menaçante s'approcher d'eux une arme braquée vers le coin où ils se cachaient. Il savait qu'il aurait dû s'identifier, ordonner à la personne de déposer son arme, mais il n'en fit rien. Son doigt pressa la gâchette et il tira sur la silhouette qu'il toucha à l'épaule. Aussitôt, plusieurs coups de feu retentirent.

-Tu peux courir ? »

Edward acquiesça et se leva. Tout en se couvrant mutuellement, ils partirent en courant vers la sortie de secours. C'est alors que des hommes encagoulés apparurent devant eux, leurs armes pointés sur leurs torses, alors que leurs complices arrivaient en courant derrière eux. Ils étaient pris en tenaille ! Edward leva ses mains, sans pour autant se débarrasser de son arme. Tout à coup, un énorme vacarme les surpris tous. Les coups de feu reprirent mais cette fois en direction d'une Mercedes noire qui fonçait littéralement sur eux. Edward voulut s'éloigner de sa trajectoire, mais Richardson l'en empêcha. Le véhicule lancé à vive allure freina brutalement faisant un tête-à-queue, l'arrière de la Mercedes percuta violemment les tireurs. La voiture à peine immobilisée, la portière passager et celle arrière s'ouvrirent. Richardson l'empoigna fermement pour le faire monter à l'avant avant de sauter à l'arrière. Pendant ce temps, le chauffeur de la Mercedes tirait sur leurs assaillants avant de démarrer non sans s'être débarrassé d'une arme en la jetant sur ses genoux. Rapidement, le conducteur quitta le parking et s'inséra dans la circulation comme si rien ne s'était passé. Edward quant à lui était pétrifié sur son siège, son regard semblait figé sur le conducteur qui soudain se tourna vers lui d'un air fâché.

« -Edward ! Attache ta ceinture, je te prie ! Ordonna son père, Carlisle. »