Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.
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Hello !
J'espère que vous allez tous bien !
Je suis chez une amie qui a eu la gentillesse de me prêter son ordi pour que je puisse publier ce nouveau chapitre !
Je vous remercie pour toutes vos reviews, je les lirais à mon retour, ça le fait pas de squatter un ordi, non ?
Bref, un immense MERCI pour toutes vos reviews, vos encouragements ! Merci !
Sinon, je poursuis mes vacances avec un soleil plus qu'absent, sniff… Cette fois, je ne sais pas quand je pourrais publier la suite, se sera sûrement au mois d'août.
Bonnes vacances pour ceux qui y sont, bon courage pour ceux qui travaillent.
Je vous laisse tranquille et lire ce nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira.
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Bonne lecture !
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Chapitre 16 : Stefan et Bella
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Carlisle s'approcha doucement de son épouse qui était en train de préparer le café, il entoura sa taille de ses bras avant d'enfouir son visage dans le creux de son cou pour respirer son parfum et déposer un baiser sur sa peau douce. Esmé lui sourit et releva doucement la tête vers lui, leurs lèvres se trouvèrent pour un tendre baiser avant qu'elle ne se reconcentre sur la préparation du petit-déjeuner. Le médecin fit quelques pas vers la baie vitrée qu'il fit coulisser pour profiter de l'air du large. Il avait à peine fait quelques pas sur la terrasse que son cœur s'emballa. Stefan courait vers lui en larmes ! Carlisle prit son petit-fils dans ses bras tout en essayant de comprendre ce qui se passait malgré ses sanglots. L'allégresse qu'il avait ressenti disparue quand il comprit qu'Edward allait mal. Malgré les questions d'Esmé et les protestations de Stefan, il donna l'enfant à son épouse avant de courir vers la petite maison. Une fois dans celle-ci, il se dirigea vers la salle de bain, il frappa, appela, mais personne ne répondit. Carlisle alla donc dans la cuisine pour récupérer un couteau avant de revenir face à la porte dont il fit sauter la serrure. Il entra dans la salle de bain et s'accroupit à côté de son fils qui était penché au-dessus de la cuvette des toilettes. L'air hagard d'Edward lui ordonna la prudence, doucement, il posa une main sur l'épaule de son fils qui s'écarta tout en laissant échapper un gémissement de peur.
« -C'est moi, c'est papa, Edward, tu n'as rien à craindre, regarde-moi, s'il-te-plaît, ordonna-t-il avec douceur.
Son fils releva des yeux craintifs vers lui, Carlisle fut déstabilisé lorsque la seconde suivante, Edward se jeta dans ses bras pour s'y réfugier. Même enfant, il ne se souvenait pas que son fils ait eu un tel comportement, tant de détresse émanait de son être qu'il tressaillit de peur. Que se passait-il ? Edward marmonnait dans sa barbe, il tendit l'oreille pour essayer de comprendre ce qu'il disait, son angoisse s'accrut lorsqu'il l'entendit parler d'un ange. Les pièces s'assemblèrent dans son esprit, Edward agissait comme un enfant terrorisé parce qu'il pensait l'être ! Tendrement, il l'obligea à relever la tête pour croiser ses prunelles émeraude troublées.
-Edward, tout va bien, tu es en sécurité, plus personne ne te fera du mal, assura-t-il tout en l'obligeant à se lever.
Une fois que son fils fut à peu près stable sur ses pieds, il lui fit faire quelques pas jusqu'au grand miroir trônant au-dessus du lavabo.
-Regarde, regarde l'homme que tu es devenu, murmura Carlisle à l'oreille du jeune homme. Tu n'es plus un petit garçon terrorisé, Edward.
Ses paroles semblèrent faire leur chemin dans l'esprit embrumé de son fils, lentement, le regard émeraude s'éclaira à nouveau. Il raffermit alors son emprise autour de sa taille pour guider le jeune homme jusqu'à sa chambre où il le fit allonger sur le lit. Une fois Edward installé, il vérifia rapidement ses constantes avant de caresser tendrement son visage.
-Stefan ! S'écria soudain Edward en voulant se lever.
-Tout va bien, il est avec Esmé, elle s'occupe de lui, rallonge-toi s'il-te-plaît avant de tourner de l'œil.
Son fils rechigna à lui obéir, mais il finit par se calmer, se rendant sûrement compte qu'il n'avait pas la force de le défier.
-As-tu mangé ce matin ? Demanda-t-il.
-Non, murmura Edward. Qu'est-ce qui m'arrive ?
-C'est ce que j'aimerais bien savoir. As-tu mal quelque part ?
-A la tête, j'ai l'impression d'avoir un marteau piqueur à l'intérieur du crâne.
-Je vais te donner quelque chose.
Carlisle se leva pour aller dans la salle de bain, il ouvrit le placard à pharmacie et prit un tube d'antalgique, puis, un verre d'eau à la main, il regagna la chambre.
-Tiens.
Son fils le remercia avant d'avaler le comprimé ainsi que quelques gorgées d'eau. Pendant ce temps, le médecin abaissa les stores de la chambre et mit en route la climatisation.
-Veux-tu manger quelque chose ?
-Non.
Carlisle n'insista pas, le teint blafard de son fils lui apprenant qu'il rendrait sûrement ce qu'il avalerait. Il alla à nouveau dans la salle de bain et revint avec un gant humide.
-Ferme les yeux.
Edward lui obéit. Il plaça le gant de sorte à ce qu'il recouvre ses paupières et son front, la fraîcheur et l'humidité de ce dernier semblèrent apporter un certain réconfort à son enfant.
-Comment va Stefan ?
-Il est un peu secoué, mais il va bien.
-Il faut que je lui parle, que je le rassure….
-Esmé s'occupe de lui et tu lui parleras quand tu te sentiras mieux, pas avant.
-Je…
-Edward, il faut que tu te reposes, vous discuterez quand tu auras retrouvé tes forces, je ne pense pas que tu veuilles que ton fils assiste à une nouvelle crise d'angoisse ?
-Ce n'est pas une crise d'angoisse, juste une insolation.
-Je te rappelle que c'est moi le médecin, jeune homme, gronda doucement Carlisle. Tu ne veux pas me dire ce qui a déclenché cette crise ?
Le médecin attendit, mais rien ne vint. Il aurait aimé retirer le gant pour voir le regard de son fils et peut-être y trouver des réponses, mais il patienta. Au bout de plusieurs minutes qui lui semblèrent une éternité, Edward parla, mais il fut surpris par les propos qui sortirent de la bouche de son fils.
-Comment était-elle?
-Comment était qui ?
-Maman.
Carlisle se figea. Il n'avait pas besoin de demander de précisions, il savait qu'Edward ne parlait pas d'Esmé, mais d'Elisabeth. Carlisle s'allongea aux côtés de son fils, il passa l'un de ses bras autour de ses épaules, l'attirant à lui dans une étreinte réconfortante.
-Tu n'as pas de souvenirs d'elle ?
-Si… Peut-être…. Je ne sais pas si je les ai inventé ou s'ils sont réels.
-Raconte-moi.
-Je me souviens de ses longs cheveux qui étaient de la même couleur étrange que les miens, sauf le blond.
-Il fallait bien que tu tiennes un peu de ton père, justifia Carlisle en tentant de le détendre.
-Ses yeux émeraude, ils brillaient je crois à chaque fois qu'elle posait son regard sur moi.
-Oui, c'était le cas, je ne l'ai jamais vu aussi heureuse que quand elle te tenait dans ses bras ou qu'elle te voyait heureux.
-Je crois me rappeler que lorsque j'étais triste, elle me préparait un donut qu'elle laissait tiédir avant d'ajouter une boule de glace à la vanille dans le rond et…
-De le recouvrir de chocolat fondu, termina Carlisle assaillit par ses souvenirs, elle me faisait aussi ce dessert quand je n'allais pas bien. Selon elle, il y avait tous les ingrédients pour me rendre le sourire.
-Ça marchait.
Carlisle n'eut pas besoin de poser la question, il savait que c'était une affirmation, que son fils s'en souvenait.
-Ta mère était une personne adorable, souvent, je la retrouve un peu en Esmé, elles se ressemblent.
-Maman me criait dessus, Esmé n'a jamais élevé la voix même quand je l'aurais mérité.
Carlisle fronça les sourcils. Elisabeth aimait tellement Edward qu'il la voyait mal crier sur le petit garçon, tout comme, il lui paraissait étrange que son fils ait pu irriter sa mère à ce point alors qu'il se souvenait d'un enfant doux et calme. Il passa sous silence ses interrogations pour raconter au jeune homme quelques anecdotes concernant Elisabeth. Edward sourit et il put voir une larme rouler sur sa joue.
-Je… Je m'en veux qu'elle ait tout sacrifié pour moi. Si… Si je n'avais pas été là, elle aurait pu s'enfuir, être heureuse.
-Tu n'as pas le droit de dire ça, Edward. Elle t'aimait, elle t'aimait plus que tout, tu étais sa raison de vivre, elle est morte heureuse, heureuse de te savoir enfin en sécurité.
-J'aimerais tellement me souvenir, mais je n'y arrive pas.
-Je sais… Je pense que sous hypnose tu pourrais retrouver des souvenirs, mais je ne suis pas sûr que tu apprécies ce que tu découvres. Ethan n'était pas tendre avec toi.
-J'en ai pourtant besoin, j'ai l'impression d'être incomplet, lui confia son fils.
-Je veux que tu y réfléchisses, ce n'est pas quelque chose à prendre à la légère. Il faut trouver un bon thérapeute et…
-Je sais, coupa Edward. Plus tard… Je suis fatigué, papa, mais j'aimerais vraiment voir Stefan.
-D'accord, céda-t-il. Je peux te laisser quelques minutes. »
Pour toute réponse, Edward ôta le gant humide de son visage pour lui sourire tendrement. Il put lire de la quiétude dans son regard émeraude, la crise était passée. Carlisle caressa une dernière fois la joue de son fils avant de se lever pour retourner à la villa chercher Stefan. Il trouva son petit-fils, impatient sur les genoux de Jasper, son gendre avait apparemment su trouver les mots pour apaiser l'enfant, mais à son approche, Stefan leva vers lui un visage inquiet.
« -Ton papa va mieux, mon cœur, lui dit-il, cependant, il a besoin de se reposer, alors, on va aller le voir, puis, on le laissera dormir.
-Il est fâssé contre moi ?
-Non, bien sûr que non, assura Carlisle. Allez, viens.
Alors qu'il allait attraper son petit-fils, Jasper se leva, Stefan s'agrippa à son cou, surpris par le mouvement de son oncle.
-Si vous le permettez, Carlisle, je vais accompagner Stefan.
Le médecin fronça les sourcils, surpris par la demande de Jasper. Il allait lui répondre qu'il préférait s'en charger quand le jeune homme lui murmura quelques mots.
-Esmé est bouleversée, je pense qu'elle a besoin de vous.
Sur ces mots, Jasper lui offrit un petit sourire avant de partir vers la petite maison, Stefan dans les bras. Carlisle les observa quelques secondes avant de gagner la cuisine où son épouse s'afférait. Il s'approcha de sa femme et entoura sa taille de ses bras, collant son torse contre son dos.
-Comment va-t-il ? Lui demanda-t-elle d'une voix inquiète.
-Ca va aller, il est fort.
-Je me fais du souci pour lui, il a traversé beaucoup d'épreuves, j'ai peur, Carlisle, qu'il ne s'en relève pas.
-Le plus dur est derrière lui, assura le médecin tout en priant pour que ce soit effectivement le cas, il a juste besoin de retrouver son passé.
-Mais… Il ne s'en est jamais souvenu.
-Je sais, mais il y a des techniques qui pourraient l'aider comme l'hypn… »
Carlisle ne termina pas sa phrase, son regard se perdit sur la silhouette de Jasper qui venait de disparaître à l'intérieur de la petite maison. Alors qu'Esmé attendait qu'il termine sa phrase, il lui demanda si Jasper avait reçu un appel, il ne fut guère surpris lorsque son épouse lui apprit que le jeune homme avait reçu un message sur son téléphone. Carlisle soupira, il n'était pas sûr que ce soit une bonne idée, mais si Edward l'avait décidé, il savait par expérience qu'il ne le ferait pas changer d'avis. Il prit son épouse dans ses bras et déposa un baiser sur ses lèvres tout en lui murmurant des paroles rassurantes.
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Edward attendit que son père soit sorti pour attraper rapidement son téléphone portable et envoyer un message à Jasper, il avait confiance en lui et il savait aussi qu'il était l'un des meilleurs. Son message envoyé, il se leva pour se rendre à la salle de bain. Appuyé contre le lavabo, il observa son reflet dans le miroir avant de s'asperger d'eau froide, priant pour avoir une tête un peu moins effrayante. Soupirant devant le résultat, il coupa l'eau au moment où son nom résonna dans la maison.
« -Edward ?
-Je suis là, Jazz, appela-t-il en sortant de la salle de bain.
-Hey, ça va ?
Son beau-frère se hâta de le rejoindre pour passer un bras autour de sa taille et le soutenir jusqu'à la chambre où Stefan était assis sur le lit, une mine inquiète dessinée sur son visage. Il s'assit sur le lit, puis, il attira son fils à lui.
-Je vais vous laisser, je suis dans la cuisine, annonça Jasper en les laissant seul.
Edward acquiesça avant de reporter son attention sur son enfant. Doucement, il s'allongea sur le lit, son fils lui faisant face, ce dernier gardait les yeux baissés, il posa son doigt sous son menton pour lui faire relever la tête.
-Je suis désolé, Stefan, je ne voulais pas t'effrayer. Pardonne-moi, mon cœur, papa n'était pas bien.
-Voulais pas être méssant, murmura son fils.
-Ecoute, je crois que nous devons parler. Ce que tu as dit m'a fait réfléchir et je me rends compte que j'aurais dû être plus clair avec toi. Tu es un petit garçon intelligent Stefan, tu as compris que Bella et moi, nous nous entendons bien.
-Ze veux pas, protesta son enfant.
-Pourquoi tu ne veux pas ?
-T'étais pas comme ça avec maman, répliqua à la place Stefan.
-Ta maman et moi, nous nous aimions, mais comme des amis, pas comme des amoureux, nous en avions déjà discuté, tu te souviens ?
-Voui, marmonna son fils.
-C'est pour ça que nous n'habitions pas ensemble, mais cela ne nous empêchait pas d'être très proches car un lien précieux et magnifique nous unissait.
-Quoi ?
-Toi, mon cœur, tu es la personne que nous aimons le plus au monde.
-Tu m'aimes plus que Bella ?
-Oui, mais j'aime bien aussi Bella.
-Elle va habiter à la maison ?
-Peut-être, je ne sais pas encore, mais cela me ferait plaisir, pas toi ?
-Ze chais pas…. Dis, hésita son fils, tu ne vas pas me laisser seul ?
-Te laisser seul ? Non, grand Dieu, non ! Jamais, je ne pourrais me séparer de toi, mon cœur. Si nous devions en arriver là, sache qu'il n'est pas question que tu restes avec papi et mamie, tu vivras avec moi et Bella si elle le souhaite.
-Ze chais pas si j'ai envie…
-Tu pourrais essayer d'apprendre à connaître Bella avant de prendre une décision, je croyais que tu l'aimais bien ?
-Peut-être, admit difficilement son fils, mais ze veux pas qu'elle soit ma maman.
-Et elle ne le sera pas, Laila est ta maman et elle le sera toujours.
Son fils l'observa quelques secondes avant d'attraper son doudou et de se blottir dans ses bras. Edward referma ses bras autour du corps de son enfant pour lui faire un câlin. Ils restèrent ainsi quelques minutes avant que le ventre de son fils ne grogne.
-Tu as faim ?
-Voui.
Edward déposa un baiser sur le front de Stefan avant de se lever. Son fils s'agrippa à ses épaules et ils rejoignirent la cuisine où Jasper avait préparé un petit-déjeuner. Son beau-frère déposa le repas de Stefan sur la table basse du salon, il alluma la télévision et mit la chaîne des dessins animés.
-Papa et moi, nous allons discuter dans la chambre, tu restes sagement ici, d'accord ?
Stefan hocha vaguement la tête dans leur direction avant de prendre une cuillerée de céréales tout en regardant le grand écran. Edward fit demi-tour, Jasper sur ses talons. Il s'assit sur le rebord du lit pendant que son beau-frère fermait la porte de la chambre avant de s'approcher de lui, un verre de jus d'orange à la main.
-Je sais que tu n'as pas faim, mais bois au moins quelques gorgées.
Il accepta le verre et bu un peu du jus frais avant de poser le verre sur le chevet. Jasper approcha pendant ce temps un fauteuil où il s'installa. Edward s'appuya contre les oreillers et ferma brièvement les yeux.
-De quoi veux-tu me parler ? Questionna Jasper.
-J'ai besoin de me rappeler de mon enfance, annonça Edward sans détour.
-D'après ce que j'ai cru comprendre, tu as occulté tes souvenirs suite à un traumatisme. Cela fait plusieurs années, Edward, cela ne sera pas simple.
-Mais ce n'est pas impossible ?
-Non, cependant, tu dois savoir que ces souvenirs peuvent te blesser, ce n'est pas pour rien que tu as souhaité les oublier. Ton subconscient a agi ainsi pour te protéger.
-J'en suis conscient, la question est : vas-tu m'aider ?
-Je le ferais seulement si je suis sûr que tu es prêt à encaisser ce qui ne me semble pas être le cas pour le moment. Tu es épuisé et fragile même si tu ne le montres pas.
-J'ai vraiment besoin de savoir, Jasper, j'ai l'impression que quelque chose m'échappe, quelque chose d'important et je ne pense pas trouver la paix avant d'avoir compris ce que c'est.
-Tu sais que ces souvenirs ne t'apporteront peut-être pas les réponses que tu cherches ? Lui fit remarquer son beau-frère.
-Je sais et je sais aussi que certaines choses vont être dures à se rappeler, mais je pense qu'il y aura sûrement des moments de complicité avec ma mère et j'ai vraiment envie de me rappeler de ces instants-là.
-Je comprends, acquiesça Jazz, veux-tu me parler de ce qui s'est passé avec Stefan ?
-Je ne sais pas, soupira Edward, j'ai fait un cauchemar.
-Tu veux me le raconter ?
-C'était stupide, marmonna le jeune homme.
-Laisse-moi en juger.
-J'ai fait un cauchemar, j'étais allongé sur le sol, il m'était impossible de bouger. J'avais mal, terriblement mal à mon avant-bras gauche. J'ai réuni mes forces pour tenter de tourner la tête. Il y avait des entailles, des entailles profondes, le sang coulait et une lame s'est approchée pour taillader une nouvelle fois mon avant-bras. J'ai levé la tête et là… J'ai vu… Stefan… Stefan était là, il tenait le couteau entre ses mains. J'ai voulu lui parler, mais son regard noir m'a empêché de prononcer le moindre mot. Tu aurais dû voir son visage, il n'avait rien à envier à ceux des tueurs en série que j'ai arrêté… Sans me quitter des yeux, il a enfoncé la lame dans ma peau.
Edward se tut. Sa voix tremblante ne lui permettant pas de continuer, par ailleurs, il se rappelait parfaitement la peur qui l'avait étreint.
-Pourquoi Stefan ? Murmura Jasper en le sortant de ses pensées.
-Quoi ?
-Pourquoi Stefan avait-il pris la place de celui que je présume être l'Eventreur ?
-Je ne sais pas ou peut-être que…
-Peut-être ?
-Stefan a répété plusieurs fois que j'étais à lui…
-Et l'Eventreur te considérait comme sa propriété ?
-Oui.
-Je comprends que ce cauchemar t'ait perturbé et, malheureusement, je pense qu'il ne sera ni le premier ni le dernier. Tu as vécu des choses difficiles, il faut laisser le temps à ton esprit de les appréhender et de les accepter. Cela sera d'autant difficile si nous y ajoutons les souvenirs de ton enfance.
Edward se crispa, il releva la tête et croisa le regard de son beau-frère qui paraissait soudain peu enclin à l'aider.
-Si tu ne veux pas m'aider, soit, je trouverai quelqu'un d'autre.
-Je n'ai pas dit que je ne voulais pas, seulement, je pense que nous devons d'abord régler tes problèmes actuels avant d'en déterrer de nouveaux.
-Je ne veux pas attendre ! Protesta Edward.
-Tu le feras pourtant et si tu ne veux pas m'écouter, je suis sûr que tu obéiras à ton père ! Répliqua Jazz en abattant sa dernière carte.
-Tu ne lui en parleras pas ! Ordonna le jeune homme aussi fermement qu'il le put.
-Tu veux parier ?
-Jasper, soupira Edward en changeant de méthode, je t'en prie ne lui dit rien.
-On verra, mais promets-moi à ton tour de ne pas aller voir un confrère.
-Je ne peux pas te le promettre, je veux me souvenir et ma patience a atteint ses limites, cela fait trop longtemps que je fuis mon passé.
Jasper soupira et passa une main lasse dans ses cheveux, Edward retint un sourire, il savait qu'il avait gagné.
-Soit, je m'occuperai de toi, mais c'est moi qui déciderai du rythme des séances, compris ?
-Oui.
-Bien, maintenant, tu vas te reposer. Je viendrais te chercher pour le déjeuner, en attendant, je vais emmener Stefan se promener. Repose-toi, d'accord ?
-Merci, Jazz.
-Je t'en prie. »
Son beau-frère quitta la chambre une fois qu'il eut terminé le verre de jus d'orange. Edward allait se rallonger quand Stefan déboula dans la pièce et sauta sur le lit pour lui faire un bisou avant de partir avec son oncle. Une fois seul, il ferma les yeux, espérant que son mal de tête disparaîtrait avec quelques heures de sommeil supplémentaire. Rapidement, la fatigue engourdie son corps et il s'endormit.
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Bella rejoignit Carlisle, Esmé et Alice qui déjeunaient sur la terrasse, elle les salua avant de se servir une tasse de café. La jeune femme s'interrogea sur leurs mines tendues. Que s'était-il passé ? Alors qu'elle allait questionner ses amis, elle vit Jasper arriver, Stefan perché sur ses épaules. Le blond s'installa en la saluant, il descendit le petit garçon de sur ses épaules. Ce dernier salua sa tante d'un baiser sur la joue avant de s'approcher timidement d'elle. La petite main de l'enfant se posa sur son avant-bras et elle se pencha, à sa grande surprise, il déposa un bisou sur sa joue avant de partir se réfugier dans les bras de sa grand-mère.
« -Comment va Edward ?
La question murmurée de Carlisle lui fit tourner la tête, elle comprit alors que ses amis étaient inquiets pour le jeune homme.
-Il est fatigué, je lui ai dit de se reposer jusqu'au déjeuner, que nous allions nous occuper de Stefan, répondit Jasper.
-Tu as bien fait, acquiesça Esmé. A-t-il mangé quelque chose ?
-Il a bu un verre de jus d'orange. »
Carlisle hocha la tête et posa une main rassurante sur celle de son épouse. Bella but distraitement son café tout en mâchouillant une tartine. Elle aurait aimé aller veiller Edward, mais il avait besoin de calme et de tranquillité. L'arrivée de Rosalie et d'Emmett qui se chamaillaient égaya quelque peu leur tablée. Après le repas, ils allèrent se promener sur la plage avant de prendre la direction de l'océan pour se baigner. Jasper décida ensuite de convertir Emmett au surf, les filles s'installèrent sur des transats pour profiter du spectacle, l'agilité de l'aîné des Cullen étant mise à rude épreuve pour leur plus grand plaisir. Carlisle et Esmé les laissèrent pour aller préparer le repas de midi et Stefan jouait dans une petite étendue d'eau laissée par la marée avec des petits bateaux. Le petit garçon sembla soudain en avoir assez car il rangea ses bateaux qu'il porta au pied du transat de Rosalie, la blonde lui donna à sa demande sa pelle, son râteau et deux petits seaux. Les éclats de rire de ses amies lui firent relever la tête vers Emmett qui était en train de boire la tasse. Elle était en train de rigoler en voyant l'infortuné surfeur tenter de remonter sur sa planche quand une petite main sableuse se posa sur son bras. La jeune femme baissa la tête pour voir Stefan l'observer avec un petit air timide.
« -Oui, Stefan ? Lui sourit-elle.
-Tu… Tu veux m'aider à faire un sâteau te plaît ? Murmura le petit garçon.
Bella déglutit avant d'inspirer discrètement. Les paroles d'Edward lui revinrent en mémoire, pour eux, elle allait faire fi de ses peurs.
-Bien sûr.
La jeune femme se leva et Stefan lui donna aussitôt l'un de ses seaux. Du coin de l'œil, elle vit Alice se lever, elle remercia silencieusement son amie de se joindre à eux. Cependant, Rosalie stoppa d'un geste de la main le petit lutin qui se rassit, apparemment, Rose souhaitait qu'ils passent du temps en tête-à-tête. Bella suivit le petit garçon qui s'était accroupi au bord d'océan pour puiser un peu d'eau. Elle l'imita et ils revinrent mouiller du sable pour construire le château que l'enfant voulait éloigner de l'eau. Alors qu'elle était en train de contempler le pâté de sable bancal qu'elle venait de démouler, elle vit Stefan courir chercher de l'eau. Bella lâcha tout ce qu'elle tenait lorsqu'elle aperçut une vague un peu plus violente que les autres, Stefan fut déséquilibré par l'écume et tomba à la renverse. En quelques enjambées, elle l'avait rejoint et pris dans ses bras alors qu'il toussait et crachait le peu d'eau qu'il avait avalé.
-Ça va, Stefan ? S'inquiéta-t-elle en revenant vers le transat pour se saisir de sa serviette et essuyer le visage de l'enfant.
-Voui.
-Tu veux continuer le château ?
-Voui.
Bella lui sourit et Stefan se blottit contre elle. Bien qu'un peu gênée, elle apprécia le câlin de l'enfant.
-Ecoute, on va creuser un trou ici et je vais le remplir d'eau comme ça tu ne risqueras plus de te faire renverser.
Stefan acquiesça en lui souriant. Ils se dépêchèrent de creuser le trou, puis, elle fit plusieurs allers-retours pendant que l'enfant s'employait à poursuivre sa construction.
-Z'ai fini ! S'écria Stefan.
-Il est magnifique, le complimenta-t-elle, on pourrait le décorer avec des coquillages, qu'en penses-tu ?
-Oh, voui ! Taties, vous venez nous aider ?
Rosalie et Alice se joignirent à eux, Bella fut une nouvelle fois étonnée que Stefan reste à ses côtés.
-Bella, regarde !
La jeune femme s'agenouilla aux côtés de l'enfant qui observait un crabe, curieux, il tendit un doigt vers le crustacé.
-Non !
Bella attrapa la main de Stefan, l'empêchant de se faire pincer par le crabe. Il la regarda, un peu perplexe.
-Tu vois là, ce sont des pinces, il aurait pu te faire mal.
-Merchi.
-Je t'en prie, mon grand, tu crois que nous avons assez de coquillages ?
-Voui.
-Alors, allons décorer le château avant le déjeuner.
Stefan lui prit la main, son seau remplit de coquillages, ils rejoignirent Rose et Alice qui les attendaient avec les leurs près de la construction. Ils terminèrent le château au moment où Emmett et Jasper sortaient de l'eau. Les deux hommes complimentèrent Stefan. Heureux et fier comme un paon, l'enfant accepta de ranger ses affaires tout en leur faisant promettre qu'ils reviendraient pour le montrer à son papa. Alors qu'ils marchaient vers la villa, Stefan attrapa sa main, l'enfant marchant moins vite, les autres les distancèrent.
-Bella ?
-Oui, Stefan ?
-Tu diras à papa que z'ai été zentil ?
Bella fronça les sourcils. Elle s'arrêta et s'agenouilla face à l'enfant qui fixait avec attention le sable.
-Stefan, pourquoi dis-tu cela ? Ton papa t'a reproché de ne pas être gentil avec moi ?
-Non, admit l'enfant, mais papa, il t'aime bien et ze veux que tu m'aimes bien auchi.
-Tu es un petit garçon adorable et très gentil Stefan.
-Tu m'aimes bien ? Demanda l'enfant en levant la tête, les yeux plein d'espoir.
-Oui, je t'aime bien, mon grand. Stefan, je ne veux pas que tu te sentes obligé de passer du temps avec moi parce que ton papa et moi nous sommes proches. Je suis heureuse que nous jouions ensemble, mais seulement si tu en as envie. Ton papa ne serait pas content que tu te forces à passer du temps avec moi pour lui faire plaisir.
-Z'ai bien aimé zouer avec toi, s'empressa de protester Stefan.
-Moi aussi, sourit Bella. Tu sais, je n'ai pas d'enfant alors parfois je peux être maladroite avec toi, je te prie de m'excuser par avance si ça arrive.
-Moi auchi, suis pas touzours zentil.
-Pourtant, tu l'es souvent, le contredit-elle, que dirais-tu que nous apprenions ensemble ?
-Voui, accepta l'enfant souriant.
-Alors, on apprend ensemble ? Demanda-t-elle en lui tendant la main. »
Stefan accepta et lui serra la main. Avant de se rendre compte de son geste, elle le serra dans ses bras avant de le soulever pour le porter à la maison, ce n'est qu'en voyant la manière dont Esmé les couvait du regard qu'elle se rendit compte de son geste. Elle n'y avait pas réfléchi sur le moment, cela lui avait paru naturel. Esmé prit son petit-fils et l'emmena faire un brin de toilette. Alors que les autres s'activaient en cuisine et pour mettre la table, Carlisle s'approcha d'elle et dans un sourire lui proposa d'aller réveiller Edward. Les joues en feu, la jeune femme acquiesça avant de prendre la direction de la petite maison.
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Plongé dans un sommeil léger, incommodé par la chaleur, Edward gigota pour chercher un peu de fraîcheur. Il bougea sa tête de l'oreiller humide de sueur pour rencontrer la tiédeur de l'autre coussin. Ne trouvant pas la fraîcheur tant désirée, le jeune homme finit par ouvrir les yeux. Il se redressa, désemmêlant son corps qui à force de se retourner s'était retrouvé entortillé dans le drap. Edward se leva, soulagé de ne plus avoir mal à la tête et d'avoir retrouvé un peu de quiétude. Il jeta un coup d'œil à son radioréveil, il lui restait peu de temps avant le déjeuner. Le jeune homme ôta son boxer et se dirigea vers la salle de bain. Un soupir de contentement lui échappa quand il sentit l'eau fraîche couler le long de son corps. Il en profita plusieurs minutes avant de se laver, se doutant que son fils devait l'attendre avec impatience pour déjeuner. Edward sortit de la douche et attrapa une serviette pour se sécher tout en se dirigeant vers sa chambre. Il poussa la porte et se figea. Une vague de chaleur déferla dans tout son être, faisant disparaître tous les bienfaits de sa douche. Bella se tenait face à lui, les joues rouges et le regard brillant posé sur lui, il remarqua alors qu'elle tenait son boxer entre ses mains fines. Le jeune homme s'empourpra à son tour quand il se rendit compte de sa tenue ! Aussitôt, il ceignit sa taille avec sa serviette.
« -Je… Euh…
-On… On va manger, murmura Bella.
Edward lui offrit un sourire gêné que la jeune femme lui retourna avant de se détourner pour gagner la baie vitrée d'un pas maladroit.
-Bella ? L'appela-t-il alors qu'elle sortait.
-Oui ?
-Je… Enfin, peux-tu me rendre mon boxer ?
Le jeune homme n'aurait jamais imaginé que le visage de Bella pouvait encore plus s'empourprer, pourtant, ce fut le cas, elle était cramoisie. Ses yeux chocolatés se posèrent sur le tissu blanc qu'elle tenait entre les doigts avant de s'avancer d'un pas pressé vers lui pour le lui rendre comme si le vêtement la brûlait.
-Désolée, marmonna-t-elle en n'osant pas le regarder dans les yeux.
Edward lui fit un petit sourire tout en se demandant comment le vêtement avait pu atterrir dans les mains de la jeune femme. Alors qu'il attendait qu'elle parte pour s'habiller, il sursauta en sentant un doigt se poser sur son torse. Il baissa les yeux et vit la jeune femme récolter une goutte d'eau sur son index. Leurs regards se croisèrent, Bella piqua un nouveau fard.
-Je… Tu avais une goutte d'eau, bafouilla la jeune femme en tentant de se justifier.
-Je sors de la douche, murmura-t-il en observant les autres gouttelettes sur son torse.
-C'est… C'est que je vois….
Edward sourit en entendant Bella déglutir péniblement, les doigts de la jeune femme se posèrent sur son torse, suivant le chemin d'une goutte qui alla se perdre dans sa serviette, sa main s'arrêta au niveau de son nombril, il se rendit compte à cet instant qu'il avait cessé de respirer. Le jeune homme saisit la main câline, leurs doigts se nouèrent et il attira Bella contre son torse. Il se pencha, leurs lèvres se trouvèrent avec douceur avant que leur baiser ne prenne de l'ampleur. Leurs langues se lancèrent dans un ballet sensuel alors que leurs jambes les portaient jusqu'au lit. Edward fit basculer la jeune femme, tombant avec elle, la surplombant de son corps. Ils se séparèrent à bout de souffle. Ses lèvres partirent à la découverte du visage de Bella, pendant que les mains de la jeune femme caressaient son dos s'aventurant toujours plus bas. Un râle secoua son torse quand elle écarta les jambes, laissant son corps s'insinuer contre le sien, rapprochant leurs intimités. Sa virilité trahissait son désir pour elle, Bella le comprit et se cambra leur arrachant un gémissement de plaisir. Ses mains qui jusque-là étaient restés sagement sur les hanches de la jeune femme glissèrent le long de son corps, l'une traçant des arabesques se rapprochant du haut du maillot pendant que l'autre glissait vers l'une de ses fesses pour la caresser. D'un coup de rein habile, il se retrouva soudain prisonnier du corps de la jeune femme, plaqué contre le matelas. Bella, installée à califourchon sur son ventre, laissa ses mains se promener sur son torse.
-Ca va être dur, soupira la jeune femme.
Edward fronça les sourcils en entendant ses propos, faisait-elle allusion à…
-Le déjeuner, je venais te chercher pour le déjeuner, lui rappela Bella.
-Donc, les autres risquent de débarquer en ne nous voyant pas arriver, comprit Edward.
-Oui.
Le jeune homme se redressa pour un rapide baiser, puis, il la souleva pour la déposer sur le lit et se lever.
-Je… Je vais prendre une douche et je reviens.
Bella lui offrit un sourire contrit avant qu'il ne quitte la chambre. Le jeune homme serra les dents quand l'eau cette fois-ci glaciale coula le long de son corps. Il souffla chassant toute trace de désir. Une fois apaisé, il s'essuya. Il se rappela alors qu'il n'avait pas pris de vêtements propres. Emmitouflé cette fois dans un peignoir, il gagna la chambre heureusement désertée par Bella, il s'habilla rapidement et retrouva la jeune femme qui l'attendait patiemment assise sur la terrasse en bois qui entourait la maison. Ils échangèrent un sourire. Il prit sa main dans la sienne et ainsi, ils gagnèrent la villa où tous étaient déjà installés sur la terrasse.
-Papa ! S'écria Stefan en sautant de sur sa chaise pour courir vers lui.
Edward l'attrapa au vol et le fit tournoyer avant de le porter, la tête en bas, vers la table. Il s'assit, son fils sur ses genoux, ce dernier souriait, heureux de voir qu'il allait bien. Bella s'installa à leurs côtés.
-C'est pas trop tôt ! Grogna Emmett. Je croyais que tu devais seulement le réveiller ? Rajouta son cadet en leur jetant un regard sournois.
-J'étais sous la douche quand Bella est arrivée, elle a dû attendre que j'ai terminé pour me dire que vous m'attendiez. Je suis désolé de vous avoir fait patienter, s'excusa Edward en lançant un regard noir à son frère.
-T'es sûr qu'elle ne t'a pas rejoi…
-Emmett ! Gronda Esmé.
-Mais, maman, il leur a fallu plus de…
-Emmett ! Cela suffit, rappela la mère de famille en haussant la voix, je te rappelle qu'il y a de chastes oreilles autour de cette table !
-Edward a eu un bébé, maman, il n'est plus chaste ! Rigola Emmett. Stefan, bouche-toi les oreilles !
-Pourquoi ? Questionna son fils en observant son oncle avec intérêt.
-Fais ce que je te dis, morpion.
-Chuis pas un morpion !
-Bouche-toi les oreilles ! Répéta Emmett.
-Pourquoi ? ! Cria à son tour son fils qui ne voulait rien lâcher.
-Parce que tu n'es pas en âge d'entendre les bêtises que fait ton papa sous la douche !
Edward serra les poings, Rosalie et Esmé lancèrent un regard noir à Emmett qui n'en tint pas compte. Alors qu'il allait intervenir, son fils le devança.
-Papa, il fait pas de bêtizes ! Il est zache mon papa ! Déclara Stefan qui prenait à cœur sa défense.
-Ton papa…
-Je te conseille, Emmett Cullen, de te taire immédiatement, ordonna Carlisle d'une voix dangereusement douce qui fit se tasser son frère dans son fauteuil. Bien. Maintenant, présente des excuses à ton frère, à Bella et aussi à Stefan. Ensuite, je ne veux plus entendre un mot ou tu auras à faire à moi.
Un silence de plomb tomba sur la tablée qui ne fut rompu que par les excuses de son cadet. Dès qu'il eut terminé, Esmé fit passer le plat pour que tout le monde se serve. Stefan lui offrit une moue attendrissante à laquelle il répondit par un sourire, autorisant ainsi son fils à rester sur ses genoux pour le repas. Son fils mangea dans son assiette, sa tête reposait contre son torse et ses doigts jouaient avec son tee-shirt. Le repas terminé, ils firent un câlin pendant que les autres débarrassaient, Emmett ne manquant pas de leur faire remarquer qu'ils ne faisaient rien, Edward sourit quand elle entendit sa mère ordonner à son cadet de faire la vaisselle. Stefan ricana lorsqu'il entendit son oncle râler, cependant, son fils ne tarda pas à imiter Emmett quand il lui fit remarquer qu'il était l'heure de la sieste.
-Mais papa ! Protesta Stefan.
-Mais maman ! Se plaignit Emmett depuis la cuisine.
Edward rit doucement avant de se lever, son fils dans ses bras. Ce dernier abattit sa dernière carte pour retarder l'heure d'aller au lit.
-Mon sâteau ! S'écria son fils. T'as pas vu mon sâteau !
-Ton château ? Tu as fait un château de sable ?
-Voui avec Bella.
Edward se tourna vers la jeune femme qui était en train de se resservir une tasse de café.
-Il faudrait peut-être que vous alliez le voir avant que la marée ne le détruise, conseilla Bella.
Le jeune homme acquiesça et quitta la terrasse en portant Stefan, mais ce dernier l'arrêta.
-Bella, tu viens !
Il se tourna vers celle-ci qui leur sourit, elle posa sa tasse sur la table avant de les rejoindre. Ensemble, ils allèrent voir le château. Il écouta patiemment les explications de son fils avant d'y mettre un terme, voyant que celui-ci en rajoutait pour retarder le moment d'aller se reposer.
-Allez, jeune homme, c'est l'heure d'aller au lit.
-Mais, papa !
-Il n'y a pas de mais, veux-tu que j'aille chercher papi ? Demanda-t-il en s'accroupissant à sa hauteur.
-Z'ai pas peur de lui, assura son fils en souriant sachant parfaitement qu'il pouvait mener son grand-père par le bout du nez.
-Tu es sûr ? Insista Edward. Pourtant, tonton Emmett semblait avoir peur de lui tout à l'heure, non ?
Le sourire de son fils s'effaça peu à peu quand il repensa sûrement à son oncle à la carrure impressionnante qui s'était fait gronder comme un enfant. Stefan s'approcha alors de lui et noua ses bras autour de son cou, il le souleva.
-Tu viens me faire un bizou ? Demanda son fils à Bella.
-Stefan, Bella veux peut-être allez boire son café avant qu'il ne soit froid ? Rappela Edward pour laisser une échappatoire à la jeune femme.
-Il fait suffisamment chaud pour que je l'apprécie froid.
Edward sourit en entendant ses paroles et tout en portant son fils, il se saisit de la main de la jeune femme. Ils ne tardèrent pas à arriver à la petite maison, il déposa Stefan dans sa chambre tout en lui promettant qu'il resterait à portée de voix. Bella embrassa son fils sur le front avant de sortir. Edward s'allongea quelques minutes à ses côtés, lui faisant un câlin, jusqu'à ce qu'il sommeille. Doucement, il sortit du lit, Stefan ne bougea pas, sa peluche serrée contre lui, il s'était endormi. Une fois la porte de la chambre fermée, il alla dans le salon et fut déçu de voir que celui-ci était vide, Bella était retournée à la villa. Ne pouvant quitter son fils, il décida d'aller se reposer dans sa chambre en lisant un livre. Un sourire se dessina sur son visage quand il entra dans la pièce.
-Je l'ai lu, lui apprit-elle en désignant son livre de chevet qu'elle tenait, que m'offres-tu pour que je ne te donne pas le nom du tueur ?
-Tu n'oserais pas ? Sourit Edward en la rejoignant sur le lit.
-Tu veux parier, Cullen ? Lança la jeune femme taquine.
Doucement, il s'allongea sur Bella, lui arrachant le livre des mains pour déposer des baisers papillons sur ses lèvres, la jeune femme gémit et il la sentit se laisser aller contre lui.
-Mais moi, j'ai des moyens pour vous faire taire, Mademoiselle Swan, souffla Edward en l'enlaçant.
Les doigts de la jeune femme glissèrent dans ses cheveux, elle tira légèrement dessus pour l'obliger à relever la tête.
-J'attends toujours ta proposition, Cullen, que me donnes-tu pour mon silence ? S'amusa Bella.
-Rien du tout, je ne cède jamais au chantage.
-Tu ne me croirais pas plutôt incapable de te gâcher le suspens ?
-Je te crois capable de tout, Bella, admit Edward en lui souriant, cependant, même si ce livre est très bien écrit, je suis sûr que le meurtrier est le concierge, n'est-ce pas ?
-Comment ? Tu as lu la fin du livre avant de le commencer ?
-Non, mais il paraît que je suis un excellent enquêteur.
-C'est pas juste, râla la jeune femme, je rêvais d'avoir un moyen de pression sur vous Monsieur Cullen !
-Pourtant, Mademoiselle Swan, vous en avez un excellent.
Ils s'embrassèrent avec tendresse, leurs regards se mélangèrent et Edward se pencha laissant leurs nez se frôler.
-C'est vraiment gentil à toi d'avoir joué avec Stefan, la remercia-t-il.
-Tu n'as pas à me remercier, je l'ai fait avec plaisir, avoua la jeune femme, tu sais qu'il est venu de lui-même à moi ? C'est un enfant adorable et je pense que nous allons réussir à nous attendre, même si j'ai encore quelques appréhensions.
-Lui aussi, il en a, nous sommes tous dans l'inconnu, mais je suis sûr que tout se passera bien. Bella, je sais que tu as des craintes surtout par rapport à ton passé.
-Renée n'a pas vraiment été un bon exemple, avoua la jeune femme, j'ai peur…. Promets-moi de me remettre dans le droit chemin si je deviens comme elle !
-Je n'aurais pas à le faire, Bella, car tu n'es pas ta mère.
-J'aimerais en être aussi sûre que toi, murmura-t-elle.
-Faites-moi donc un peu confiance, Mademoiselle Swan, auriez-vous par hasard oublié que je suis un excellent profileur ?
-Cela m'était effectivement sorti de l'esprit, Agent Cullen ! D'ailleurs, j'ai l'impression d'oublier certaines choses.
-C'est-à-dire ?
-Il me semble que cela fait une éternité que vous ne m'avez pas embrassé, j'ai la désagréable impression de ne plus connaître le goût de vos lèvres. »
Sur ces mots, Bella sourit avant de glisser une main dans ses cheveux pour appuyer sur sa tête afin qu'il se penche, leurs lèvres se trouvèrent. Les mains de la jeune femme glissèrent sous son tee-shirt qui atterrit rapidement sur le sol de la chambre. Son corps fut parcouru par des frissons de plaisir quand les doigts de Bella tracèrent des arabesques sur sa peau. Edward laissa ses lèvres errer sur le visage de la jeune femme avant de descendre lentement le long de son cou. Les jambes de Bella entourèrent ses hanches, leurs bassins débutèrent un mouvement lascif, éveillant leur désir. Un gémissement plus fort que les autres franchit le seuil des lèvres de la jeune femme lorsqu'il déposa des baisers sur le tissu recouvrant sa poitrine. Cette dernière s'arqua contre son bassin et il put sentir ses mains glisser sur ses fesses pour rapprocher leurs bas-ventres en feu. Ses doigts jouaient avec le nœud maintenant le haut du maillot de bain de la jeune femme pendant que ses mains à elles glissaient sous son bermuda, ils allaient ôter leurs vêtements quand Edward se raidit. Bella lui jeta un coup d'œil surpris qui se transforma en incompréhension quand il la repoussa tout en jetant un drap sur leurs corps.
« -Qu'est-ce que…
La voix essoufflée de la jeune femme disparut quand elle se rendit compte que la porte de la chambre était entrouverte et qu'ils n'étaient plus seuls. Stefan, son doudou sous le bras, s'approcha du lit et plus particulièrement de lui, Edward l'attrapa et son fils s'allongea sur son torse, le regard de l'enfant était posé sur Bella, ses petits sourcils étaient froncés. Stefan leva la tête vers lui pour murmurer quelques mots à son oreille.
-Pourquoi elle est dans ton dodo papa ?
-Bella voulait aussi faire la sieste et elle était trop fatiguée pour rentrer jusqu'à la villa, mentit Edward.
Bella haussa un sourcil, apparemment, elle se rappelait parfaitement qu'il s'était moqué de son histoire de poussière dans l'œil la veille. Cependant, Stefan hocha doucement la tête avant de reposer cette dernière sur son torse et de fermer les yeux. Edward attendit quelques secondes, la respiration de son fils devint régulière.
-Je suis désolé, s'excusa-t-il. Il a dû mal à rester dans son lit, mais j'aurais pensé que comme c'était la journée, il aurait accepté d'y dormir.
-C'est pas grave, murmura Bella. »
Le jeune homme se pencha pour effleurer les lèvres de sa douce, bien sûr, ce fut ce moment-là que choisit Stefan pour glisser sur le lit, s'installant ainsi entre eux. Edward soupira et dire qu'il avait passé des jours à se demander comment faire pour que son enfant dorme ailleurs que sur lui ! Un léger rire lui fit lever la tête, Bella semblait s'amuser de sa frustration. Ils se rallongèrent tous les deux, leurs regards se perdirent un instant sur Stefan avant de se croiser à nouveau. Ils se sourirent et leurs mains se joignirent au-dessus de la tête de l'enfant.
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Carlisle quitta sur la pointe des pieds la terrasse entourant la petite maison. Les mains dans les poches de son bermuda, il continua sa balade autour de l'île, souriant à l'image de son petit-fils entouré par Edward et Bella. Ces trois-là formeraient une belle petite famille, Edward méritait d'être heureux et il était ravi qu'il ait rencontré Bella. Le médecin s'assit à l'ombre d'un palmier, son regard se perdit sur l'océan. Ils n'allaient pas devoir tarder à rentrer et une fois de retour à la civilisation, ils devraient faire face à leurs problèmes, s'il en avait le pouvoir, il aurait aimé garder sa famille ici à l'abri, mais ce n'était pas la solution. Carlisle savait que son géniteur était dans le coma et que l'agent Davies avait poursuivi l'enquête, d'autres membres de l'organisation avaient été arrêtés et cette dernière était en voie de démantèlement total selon Franz. Pour une fois, depuis plus de trente ans, il allait pouvoir vivre sans se soucier de surveiller les moindres faits et gestes des personnes qui l'entouraient, ne plus avoir à regarder par-dessus son épaule, cela lui semblait étrange, il avait du mal à croire que tout était terminé.
« -Je peux m'asseoir ?
Carlisle sursauta, avait-il déjà à ce point baissé sa garde qu'il n'avait pas entendu Jasper arriver ?
-Oui, bien sûr, répondit-il en lui souriant. Tu es tout seul ?
-J'avais besoin d'un peu de calme, Alice et Rose sont en train de sauter de joie parce que Bella n'est pas rentrée de sa promenade avec Edward et Stefan. Heureusement qu'Esmé était là pour les empêcher de se rendre à la maison.
-Bénie soit mon épouse.
-Amen, acquiesça Jasper en riant.
Un léger silence s'abattit sur eux. Il continua d'observer l'océan alors que du coin de l'œil, il pouvait voir Jasper jouer avec le sable.
-Et vous Carlisle, comment allez-vous ?
-Je vais bien, je te remercie de t'en soucier Jasper.
-Je vous en prie. Vous savez qu'il m'a joint ce matin quand vous êtes venu chercher Stefan ?
-Oui, il t'a demandé une séance d'hypnose ?
-J'ai accepté, mais j'ai réussi à retarder l'échéance, il n'est pas prêt.
-Je suis d'accord avec toi, mais Edward veut savoir, cela le ronge et il n'attendra pas d'être guéri pour rouvrir ces anciennes blessures.
-Ne peut-on le protéger de lui-même ? Peut-être que si vous lui parliez…
-Non, il ne m'écoutera pas.
-Comment pouvez-vous le savoir ? Vous n'avez même pas essayé, reprocha doucement Jasper.
-Je le sais parce qu'Edward et moi, nous nous ressemblons énormément. A sa place, rien ne pourrait m'empêcher de redécouvrir mon passé.
-Vous croyez vraiment que cela va l'aider ? Je pense que c'est lui mettre encore plus de problèmes sur le dos.
-Il ne pourra pas trouver la paix tant qu'il n'aura pas recouvré ses souvenirs, c'est une certitude, Jasper, cela va l'obséder et il ira jusqu'à trouver un de tes confrères, peut-être moins doué, moins professionnel, pour qu'il y aide.
-Donc la meilleure chose à faire, c'est de se plier à sa volonté ?
-Oui, tu pourras ainsi l'aider.
-D'accord, accepta son gendre, mais il y a quelque chose que je lui imposerai et cela ne sera pas négociable.
-Quoi donc ?
-Je veux que vous soyez présent lors de ces séances, Carlisle, quoi qu'il en dise, je pense que votre présence le réconfortera et puis, je risque d'avoir besoin d'aide pour comprendre son cheminement, vous avez vécu parmi ces gens, vous pourrez m'éclairer. »
Carlisle acquiesça, heureux que Jasper lui propose de participer aux séances, cela lui éviterait de s'imposer car il n'était pas sûr qu'Edward soit ravi de sa présence, son fils ne voulant pas l'inquiéter. Les deux hommes discutèrent encore un moment avant de regagner tranquillement la villa pour retrouver leurs moitiés.
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Bella s'éveilla la première. Son regard se posa sur l'enfant allongé entre eux, Stefan était collé contre son père, mais une des mains de l'enfant, celle qui ne tenait pas son doudou, était posée sur son bras. Elle sourit, heureuse de voir que peu à peu l'enfant l'acceptait. Ses yeux remontèrent lentement vers l'homme qui peuplait ses rêves et faisait battre son cœur depuis plusieurs jours. Ce dernier dormait profondément, un fin sourire dessiné sur ses lèvres. Il semblait heureux et ce simple constat suffit à la rendre joyeuse. Doucement, elle se leva pour se rendre à la salle de bain. La jeune femme passa un peu d'eau fraîche sur son visage avant de revenir dans la chambre dont elle abaissa les volets avant d'enclencher la climatisation. Bella s'approcha doucement du lit et passa une main dans les cheveux humides de Stefan. Elle sourit en se surprenant à penser qu'elle regrettait la fraîcheur de Forks ! Forks ! Bella mordilla sa lèvre inférieure en réalisant qu'elle n'avait pas donné de nouvelles à Charlie ! La jeune femme chercha un bout de papier où elle griffonna quelques mots pour rassurer Edward. Elle déposa ensuite un baiser sur le front du jeune homme, puis, elle rejoignit la villa et emprunta le téléphone satellite de Carlisle pour appeler son père. Ce dernier décrocha rapidement et après l'avoir légèrement réprimandée pour ne pas avoir appelé de suite, ils discutèrent agréablement jusqu'à ce que des rires attirent son attention. Apparemment, elle était restée plus longtemps qu'elle ne le croyait au téléphone car elle apercevait Edward et Stefan jouer sur la plage avec les autres. Elle embrassa son père avant de rejoindre rapidement les Cullen. A peine fut-elle arrivée, qu'Edward entoura sa taille d'un bras pour l'attirer à lui et embrasser sa joue.
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L'agent Davies referma le dossier en soupirant, la nuit était tombée depuis longtemps et il se doutait que son épouse ne serait pas ravie de le voir rentrer aussi tard. Il l'avait appelé un peu plus tôt dans la soirée et elle lui avait rappelé que c'était l'anniversaire de leur rencontre, il avait gâché non seulement le dîner qu'elle avait dû s'échiner à préparer, mais aussi leur soirée. Russell avait essayé de la rappeler, mais personne ne répondait, il avait tenté de la joindre sur son portable, mais sans plus de succès. Trois coups frappés à la porte de son bureau lui firent lever la tête, un sourire naquit sur son visage quand la personne entra.
« -Adèle !
-Etant donné que tu ne semblais pas vouloir rentrer, je me suis dit que je pouvais te rejoindre avec un petit encas !
-Tu sais que je t'aime toi, sourit-il en se levant pour l'embrasser.
Il prit le panier des mains de son épouse qui alla s'installer sur le canapé ornant un coin de son bureau, il la rejoignit et sortit la nourriture du panier.
-C'est délicieux, la complimenta-t-il en prenant une bouchée.
-Je vois que tu es affamé, rigola son épouse.
-Oui, je n'ai pas vraiment eu le temps de déjeuner, admit Russell.
-Combien de temps encore vas-tu poursuivre cette cadence infernale ?
-Jusqu'à ce qu'Edward rentre.
-Et il compte rentrer quand ? Tu n'es plus tout jeune, mon cher.
-Merci, marmonna-t-il sous son rire, il a besoin de temps Adèle, je sais que ce n'est pas évident, nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour nous, mais Edward a besoin de se reconstruire avant de revenir.
-Je comprends et tu sais que j'aime ce garçon comme s'il était mon fils, mais je ne voudrais pas que tu en fasses trop.
-Ne t'inquiète pas pour moi, le connaissant, il ne devrait pas tarder à rappliquer.
-As-tu eu de ses nouvelles ?
-Non, mais j'ai eu son père ce matin. Ils ne vont pas tarder à rentrer.
-Bien, nous pourrions peut-être inviter les Cullen pour un week-end, j'aimerais bien connaître les parents de ton petit prodige ?
-Pourquoi pas ? J'en…
Russell fut interrompu par de nouveaux coups frappés à sa porte. Il invita la personne à entrer et Penny les rejoignit en s'excusant de les déranger. La jeune femme lui tendit un dossier ce qui lui tira un soupir de lassitude.
-Personne d'autre ne peut s'en charger ? Soupira-t-il en prenant le dossier.
-Non, désolée, toutes les équipes sont déjà sur le terrain, il ne reste que la nôtre.
-Normal, nous sommes les seuls à être normalement au repos, lui rappela Russell en se souvenant qu'on leur avait promis qu'ils resteraient à Quantico quelques temps.
-Ils ont déjà trois morts sur les bras, ils n'ont trouvé aucun lien entre eux hormis la manière dont ils sont morts.
-C'est-à-dire ?
-Une balle de 44 en plein cœur.
-Et ils ont besoin de nous pour ça ?
-Les victimes ont eu leurs yeux arrachés.
-Effectivement, réunis l'équipe, ordonna Russell.
Penny sortit immédiatement de son bureau. D'un geste las, il posa le dossier sur la table basse.
-Je suis désolé, Adèle, je…
-Je comprends, mon chéri, vas donc arrêter ce dégénéré. »
Son épouse lui sourit, ils s'embrassèrent tendrement avant qu'Adèle ne quitte son bureau. Russell attrapa aussitôt le dossier pour lire les rapports d'autopsie ainsi que ceux de l'inspecteur qui avait demandé leur aide. Son téléphone sonna, il décrocha. Quelques minutes plus tard, il rejoignait la salle de conférence pour briefer l'équipe tout en se disant qu'il lui tardait vraiment qu'Edward revienne !
