Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.
.
.
Hello !
J'espère que vous allez tous bien !
Je suis désolée pour cette longue attente, mais après des vacances bien méritées (si, si !), j'ai repris le travail à un rythme envoisinant les 50 heures par semaine, j'espère que vous comprendrez donc que j'étais passablement sur les rotules et donc dans l'incapacité d'écrire quoi que ce soit.
Ayant besoin de souffler un peu, je vais changer le rythme de publication de mes fics, ce soir, vous avez droit à un nouveau chapitre des Fautes du père (qui je l'espère vous plaira), dimanche prochain, je mettrai à nouveau à jour Milord.
Je suis vraiment navrée pour ce changement, mais là, je suis fatiguée et si je ne prends pas le temps de souffler, je crois que je vais atteindre le point de rupture, par ailleurs, je n'étais pas convaincue par ce que j'avais écrit, il était donc hors de question que je le publie.
Sur ce, bonne fin de week-end à tous et à bientôt !
Bref, désolée pour ce blabla, voilà la suite, j'espère qu'elle vous plaira !
.
Réponses aux reviews anonymes :
Lagourmande45 : Ouah, je suis impressionnée que tu ais tout lu d'un coup, ça fait pas mal. En tout cas, je suis ravie que ma fic te plaise. Merci beaucoup pour ta review ! Bonne soirée !
Littleangelordevil93 : Merci beaucoup pour ta review ! J'espère que la suite te plaira. Bonne soirée !
Lyna : Merci beaucoup pour ta review ! Je suis contente que ma fic te plaise, merci ! J'espère que la suite te plaira et je suis désolée pour l'attente. Bonne soirée !
Ilonka : Merci beaucoup pour ta review ! Stefan et Bella se rapprochent, la famille se forme peu à peu… Bonne soirée et à bientôt !
Cla : Merci beaucoup pour ta review ! Merci ! Je suis contente que l'histoire te plaise, j'espère qu'il en ira de même avec ce nouveau chapitre. Bonne soirée et à bientôt !
.
Bonne lecture !
.
.
.
Chapitre 17 : Tête à tête et trouble fête
.
.
Edward inspira profondément avant d'entrer dans l'Hôpital de Seattle. Il se dirigea vers le bureau de son beau-frère où sa secrétaire l'accueillit. Cette dernière lui apprit que Jasper était en réunion, mais qu'il n'allait pas tarder à revenir. La jeune femme ayant terminé sa journée, elle l'introduisit dans le bureau de son beau-frère avant de lui souhaiter une bonne soirée. Le jeune homme lui sourit avant de faire machinalement le tour du bureau du blond, un sourire s'étira sur ses lèvres quand il vit une des photos ornant le bureau, ils étaient tous là, heureux, détendus, souriant sur la plage la veille de leur départ. Edward avait dû mal à croire qu'ils avaient quitté l'île depuis près d'une semaine. Tout le monde avait repris le travail, sauf lui, même s'il savait que ce n'était qu'une question de temps, Russell n'allait pas tarder à s'arracher les cheveux face à son absence, son mentor n'aimait pas toute la paperasse qui était attachée à sa fonction de chef d'équipe. Edward reposait la photo sur le bureau quand la porte s'ouvrit, il ne fut guère surpris de voir arriver son père.
« -Désolé pour le retard, j'ai été retenu aux urgences de… Je vois que je ne suis pas le seul à être en retard, remarqua Carlisle en voyant qu'ils étaient seuls. Ta journée s'est bien passée ?
-Oui, Stefan et moi sommes allés pêcher. Nous avons croisé Charlie et Billy qui se sont fait un plaisir de l'initier, mais Stefan n'étant pas un modèle de patience…
-J'imagine que ton fils a fait des siennes, il a fini à l'eau ?
-Oui, il s'est penché pour voir s'il y avait des poissons autour de la barque et a piqué une tête. Je crois que j'ai choqué tes amis quand j'ai éclaté de rire.
-Rassure-moi, tu as repêché le chenapan ?
-Oui, c'est d'ailleurs ma seule prise de la journée, plaisanta Edward, mais comme il portait son gilet de sauvetage, il n'a pas apprécié, ça l'amusait de barboter.
-J'imagine, sourit son père, et là, il est avec ta sœur ou Esmé ?
-Ni l'une, ni l'autre, il passe la nuit chez Emmett et Rose, d'ailleurs, je suis un peu inquiet.
-Rosalie est là, tu n'as donc pas de souci à te faire.
Edward acquiesça distraitement, Stefan étant chez son oncle et sa tante, il avait donc sa soirée de libre qu'il avait prévu de passer auprès d'une belle brune dès qu'elle aurait terminé son service.
-As-tu eu des nouvelles de Washington ?
Le jeune homme releva la tête pour croiser le regard inquiet de son père, ce dernier, tout comme Esmé, appréhendait son retour à l'autre bout du pays où il serait seul sans aide.
-Non, pas encore, répondit Edward, mais, à un moment ou à un autre, je vais devoir rentrer.
-Comment vas-tu faire avec Stefan ? Tu es souvent en déplacement.
-Je l'ignore encore, avoua le jeune homme.
-Notre proposition de nous rapprocher de toi tient toujours.
-C'est vraiment gentil de votre part, mais vos amis et le reste de la famille est ici.
-Nous en reparlerons plus tard, décida son père et il savait que ce dernier reviendrait à la charge.
Edward allait rajouter quelque chose, mais l'arrivée de son beau-frère l'en empêcha.
-Bonsoir vous deux, vous allez bien ?
-Oui, bonsoir, Jasper, le salua son père.
-Edward, tu vas bien ?
-Oui, répondit-il avant de faire face aux deux blonds, maintenant que tu es là, vous allez pouvoir répondre à l'une de mes questions ?
-Laquelle ? Demanda Carlisle.
-Pourquoi es-tu là ?
-C'est moi qui lui ait demandé de venir, précisa Jasper, et avant que tu ne protestes, je tiens à la présence de ton père car il pourra répondre à des questions ou mieux réagir que moi à certaines situations. Je t'en prie, ne sois pas en colère après…
-Jasper, coupa Carlisle avec un sourire, si Edward était vraiment en colère, il m'aurait déjà jeté hors de ton bureau avec pertes et fracas.
-Bien et si nous commencions ? S'impatienta Edward dont les doigts tapotaient nerveusement contre sa jambe.
-Très bien, allonge-toi sur le divan, ordonna son beau-frère alors que son père et lui prenaient place sur des fauteuils.
-C'est obligé ? Marmonna-t-il. »
Le regard éloquent que lui lança le psy lui apporta une réponse, il s'allongea sur le divan avant de se redresser pour ôter ses chaussures et se mettre à l'aise comme le lui demandait son beau-frère. Tout en poussant un soupir résigné, il ferma les yeux et fit son possible pour se détendre. Comme demandé, il se concentra sur la voix de Jasper qui comptait à rebours quand le zéro fut prononcé, Edward sentit un immense froid l'envahir. Le jeune homme regarda autour de lui, mais il n'y avait rien. Il fit un pas et frissonna, ses pieds nus n'appréciant guère le contact avec le sol glacé. Autant pour se protéger du froid que pour se rassurer, Edward replia ses bras autour de son buste, mais cela n'eut aucun effet sur lui. Ses yeux fouillèrent l'infini immaculé qui l'entourait. Alors qu'il se demandait où son esprit tordu l'avait emmené, une voix familière résonna, elle lui paraissait lointaine, mais elle lui ordonnait d'ouvrir la porte. Edward laissa échapper un petit rire amer, super, il devait ouvrir une porte et il n'en voyait aucune ! Dépité, il fit quelques pas avant de se figer, une immense porte blanche venait d'apparaître devant lui. Le jeune homme inspira profondément avant de tendre sa main vers la poignée. Edward fut surpris de voir à quel point il tremblait, il serra les dents, luttant contre la brusque raideur qui avait envahi son être, comme si son corps refusait de le laisser faire un pas de plus. Finalement, il réussit à ouvrir la porte, cependant, il n'osait en franchir le seuil. La voix de Jasper lui parvint, son beau-frère lui demandait de décrire ce qu'il voyait. Edward soupira, comment pouvait-on décrire le néant ? Il n'y avait rien autour de lui. Il était dans un monde d'une blancheur trop parfaite et aveuglante et là, il se tenait sur le seuil de la porte qui donnait sur l'obscurité, une obscurité qui ne lui permettait pas de voir quoi que ce soit. La voix du psy résonna à nouveau, confiante, chaude, l'invitant à franchir le seuil, malgré les ténèbres, lui rappelant qu'il ne risquait rien. Les propos rassurant n'eurent pas l'effet escompté, il n'avait aucune envie de faire un pas dans ces ténèbres, pourtant, il se reprit en se rappelant qu'il voulait des réponses. Edward prit une profonde inspiration, puis, il franchit le seuil.
Un cri étouffé lui échappa avant qu'il ne chute lourdement dans une eau glaciale. La panique l'envahit alors qu'il coulait, ses bras et ses jambes se mirent à bouger frénétiquement, tentant de le ramener à la surface pour qu'il puisse aspirer cette bouffée d'air qui lui faisait tant défaut. La voix de Jasper lui parvenait difficilement et il n'avait aucune envie de l'écouter, pour le moment, tout ce qu'il souhaitait c'était pouvoir respirer librement ! Ses poumons étaient en feu, il sentait ses forces l'abandonner alors que la surface était toujours hors d'atteinte. Soudain, il sentit l'eau glisser sur son visage, sa bouche s'ouvrit et l'air pénétra à nouveau dans son corps. Edward respira bruyamment avant de se figer, il n'était plus seul. Une silhouette petite et fine se tenait face à lui, l'eau semblait être solide pour cette personne qui se pencha vers lui. Une main apparut face à ses yeux, il allait remercier son sauveur et se saisir de celle-ci quand cette dernière appuya brutalement sur sa tête, le renvoyant vers les profondeurs des abysses et leur obscurité. Un rire dément résonna à ses oreilles alors qu'il se débattait avec un courant qui semblait l'entraîner toujours plus vers le fond… Ses forces le désertaient, il ne parvenait plus à bouger. Une étrange léthargie l'envahit alors que son corps réclamait désespérément un peu d'air, mais il n'y en avait pas lui rappela perfidement son esprit. Ne pouvant plus lutter, il ferma les yeux, laissant l'obscurité l'envahir. Telle une coulée de lave, l'eau déferla par ses voies respiratoires quand il ne put plus s'empêcher d'inspirer. Son hurlement de douleur fut étouffé par le liquide alors qu'il mourrait son esprit resta focalisé sur quelque chose d'étrange, un murmure qui ne cessait de répéter zéro…
Edward inspira bruyamment, son souffle était court, il inspirait bruyamment des goulées d'air qui brûlaient sa trachée et ses poumons. Le jeune homme prit lentement conscience qu'il n'était pas dans l'eau, non, il était allongé sur un tapis recouvrant un parquet en bois. Il n'était pas non plus seul, il était dans les bras de son père qui le maintenait fermement, tout comme Jasper dont les mains empoignaient solidement ses jambes. Il fut un instant interpellé par la panique et la crainte qu'il lut dans leurs regards avant de se souvenir de la raison de sa présence dans le bureau de son beau-frère. Apparemment, ils n'avaient pas tort quand ils lui disaient que ce ne serait peut-être pas une bonne chose de remuer ses souvenirs.
« -Comment te sens-tu ? S'inquiéta Jasper en plongeant ses prunelles azur dans les siennes.
-Ça va, murmura Edward d'une voix étrangement rauque.
-Bon, Dieu, tu nous as fait peur ! Avoua son ami en le relâchant et en s'asseyant lourdement sur le sol.
-Je…. Je suis désolé, chuchota le jeune homme un peu confus.
-Tu vas bien ? Répéta son père visiblement ébranlé.
-Euh, oui, je crois, que s'est-il passé ?
-C'est à toi de nous le dire, répondit Carlisle.
-Pourquoi je suis par terre ? Questionna-t-il surpris.
-Je ne sais contre quoi tu t'es débattu, mais c'était violent, tu es tombé et nous avons dû te maîtriser pour ne pas que tu te blesses, expliqua Jasper. Edward, j'ai cru que je ne parviendrai pas à te réveiller ! C'est la première fois que cela m'arrive ! Tu m'as fait vraiment très peur !
-Tu peux te lever ? Lui demanda son père.
Edward acquiesça avant de faire un geste pour se lever, mais il était plus faible qu'il ne le pensait. Carlisle le rattrapa avant qu'il ne s'affale sur le sol. Les deux médecins l'aidèrent à se relever et le firent asseoir sur le divan. Son père attrapa sa trousse et sortit son stéthoscope pour l'examiner pendant que Jasper remplissait un verre d'eau qu'il lui tendit.
-Merci, murmura Edward en buvant quelques gorgées.
-Ta tension est basse, remarqua Carlisle en lui ôtant le tensiomètre, te sentais-tu mal avant de venir ?
-Juste un peu stressé, mais ça allait.
-C'est donc la séance qui t'a mis dans un tel état, comprit Jasper. Tu sais, d'habitude quand je plonge quelqu'un en état d'hypnose, j'arrive à le diriger, à le faire parler de ses sentiments, mais toi, rien, juste du blanc.
-Tu peux le dire, marmonna Edward.
-Que veux-tu dire ?
-Il n'y avait rien, papa, rien sauf du blanc partout. Puis, j'ai entendu ta voix Jasper, tu as parlé d'une porte qui est soudain apparue.
-C'était une suggestion de ma part, la porte est un symbole qui te permet normalement d'accéder à des souvenirs enfouis, expliqua son beau-frère.
-Le seul problème c'est qu'une fois cette porte ouverte, je me suis retrouvé dans l'obscurité. Tu m'as dit d'avancer, je l'ai fait. Je suis tombé dans l'eau. Je… J'avais l'impression de me noyer…
-D'où la crise de panique, comprit Carlisle.
-Oui, mais cela n'aurait pas dû être violent, grogna Jasper en se levant pour faire les cents pas. Je t'ai demandé de revenir, j'ai dû m'y prendre à plusieurs fois pour que tu m'obéisses et que tu reviennes parmi nous !
-Calme-toi, Jasper, tenta de l'apaiser Edward, tout va bien.
-Non ! Tout ne va pas bien ! S'écria son beau-frère. Tu étais réellement en train de te noyer !
-Quoi ?
-Ce que Jasper essaie de t'expliquer c'est que, hormis que tu te débattais, tu suffoquais réellement, Edward, tu étais à l'air libre pourtant tu ne semblais pas parvenir à respirer, éclaircit son père. Je savais que ces séances n'étaient pas une bonne idée et j'espère que cela t'aura servi de leçon.
-Papa, j'ai besoin de savoir et je ne compte pas m'arrêter après ce pseudo-échec, déclara Edward en repensant à la silhouette qu'il avait aperçu.
-Pseudo-échec ? Répéta Jasper d'une voix un peu trop aiguë qui trahissait son anxiété. Tu aurais pu y rester ! Peux-tu me dire où tu vois en cela une « pseudo »-réussite ?
-J'ai vu quelqu'un, quelqu'un qui m'a repoussé dans l'eau, au vue de sa frêle silhouette, je pense qu'il s'agissait d'un enfant.
-Edward, cela ne veut peut-être rien dire, le contredit le psy, cela peut-être une manière qu'utilise ton inconscient pour t'empêcher de fouiller ces douloureux souvenirs ou bien peut-être est-ce un souvenir de ton passé. Quoi qu'il en soit, tout ceci est bien trop dangereux pour toi, je refuse que nous continuions.
-Jasper, tu as parfaitement raison, assura-t-il alors que son beau-frère l'observait d'un air surpris, cela me concerne. C'est ma vie, mon histoire ! Donc, si je décide de me mettre en danger cela ne te concerne en rien, je…
-Pense à Stefan, je t'en prie, supplia son père à ses côtés.
-Je pense à lui, papa, je pense à mon fils, à vous tous, à Bella, mais j'ai besoin de savoir. Je ne sais pas comment vous l'expliquer, mais je sens que c'est là en moi.
-Qu'est-ce qui est en toi ? Interrogea Jasper en fronçant les sourcils.
-Je ne sais pas, mais je ressens un sentiment d'urgence, il faut que je sache pourquoi, il faut que je comprenne.
-Comprendre quoi ? Insista le psy.
-Je ne sais pas, je dois vous paraître dingue, mais savoir me devient aussi vital que respirer.
Edward se tut. Son regard passa des deux hommes qui semblaient avoir une conversation silencieuse. Jasper poussa soudain un soupir à fendre l'âme avant de s'avouer vaincu.
-Très bien, nous continuons, mais tu as intérêt à m'obéir, compris ?
-Oui, Jazz, quand reprend-on ?
-Pas tout de suite, je veux te laisser un peu de temps pour digérer cette séance…
-Je vais bien, coupa Edward.
-Tu as promis de m'obéir, Edward, lui rappela aussitôt le psy qui lui tendit un cahier, il est possible qu'après la séance d'aujourd'hui, certaines choses te reviennent à l'esprit, un peu comme des flashs, je veux que tu les notes dans ce cahier, même si cela ne te semble pas important, d'accord ?
-Oui, accepta-t-il.
Les trois hommes restèrent encore quelques instants ensembles, les deux médecins tenant surtout à s'assurer qu'il allait bien. Le jeune homme leur assura que c'était le cas, même si une coulée de sueur froide glissait le long de son échine lorsqu'il y repensait. Finalement, ils quittèrent le bureau du psy. Jasper les salua sur le parking de l'Hôpital, ils continuèrent leur chemin en silence jusqu'à ce qu'ils arrivent à la Mercedes de son père.
-Où es-tu garé ? Questionna Carlisle pour rompre le silence.
-Juste là, répondit distraitement Edward en désignant la voiture qu'il avait loué pour son séjour.
-Tu vas passer la soirée avec Bella ?
-Oui.
-J'imagine que comme Stefan est chez ton frère, nous ne devons pas nous inquiéter si tu découches ?
-Papa ! Grogna Edward. Je crois que je suis assez grand pour découcher, non ?
-Oui, bien sûr, mais ce n'était pas ce que je voulais dire, promets-moi d'être prudent.
-Je ne crois pas que Bella me veuille le moindre mal.
Son père sourit avant de poser une main sur son épaule.
-Je te demande juste de faire attention à toi, demanda Carlisle en actionnant l'ouverture automatique de sa voiture. Bonne soirée et embrasse Bella de ma part.
-Merci, je n'y manquerai pas.
-Je n'en doute pas, rit doucement son père.
-A demain ! »
Edward regarda la voiture du médecin s'éloigner, puis, il se dirigea vers la sienne. Il s'installa derrière le volant et démarra, pressé de retrouver sa douce. Cependant, une fois garé devant son immeuble, le jeune homme resta quelques minutes dans sa voiture, prostré. Ses mains se décrispèrent finalement de sur le volant, l'une d'entre elles se glissa dans sa veste pour saisir une enveloppe qu'il gardait dans la poche intérieure du vêtement. Il observa pendant quelques secondes l'enveloppe de papier kraft, ses doigts jouèrent avec l'ouverture avant qu'il ne pousse un soupir résigné et qu'il ne range l'enveloppe dans le vide-poche. Edward savait qu'il ne devrait pas se balader avec celle-ci sur lui, d'ailleurs, ce que contenait cette enveloppe ne devrait même pas être en sa possession, mais c'était l'endroit le plus sûr. Il n'avait pas envie de laisser l'enveloppe à la villa, même cachée, il savait qu'il y avait peu de chance qu'elle résiste à une fouille en règle que son père pourrait mener. En attendant donc de rentrer chez lui à Washington, l'enveloppe ne le quittait pas, mais là, il allait devoir s'en séparer, Bella était de nature curieuse et il ne souhaitait pas qu'elle voit ce qu'il cachait. Il venait de refermer le vide-poche quand on frappa à sa vitre, le faisant sursauter. Son cœur cessa immédiatement de tambouriner dans son torse quand il vit le visage souriant de Bella. Il descendit du véhicule et s'empressa de prendre la jeune femme dans ses bras.
« -Hésiteriez-vous à monter me rejoindre, Monsieur Cullen ? Plaisanta Bella après avoir effleuré ses lèvres.
-Je suis désolé, s'excusa-t-il, j'étais perdu dans mes pensées.
La jeune femme lui sourit et il se pencha pour ravir ses lèvres. Ils échangèrent un doux baiser avant de partir bras dessus, bras dessous, vers l'appartement. Une fois dans celui-ci, Edward se déchaussa et rejoignit la jeune femme en cuisine.
-Stefan va bien ? Lui demanda-t-elle.
-Oui, il était ravi de passer la journée et la nuit chez son oncle et sa tante, d'ailleurs, cela m'inquiète un peu. J'espère qu'Emmett ne va pas lui apprendre trop de bêtises.
-Ne t'inquiètes pas, je suis sûre que Rose le surveillera. Tu veux une bière ou un verre de vin ?
-Un verre de vin, s'il-te-plaît.
La jeune femme lui sourit avant de lui tendre un verre rempli d'un liquide bordeaux, Bella prit une gorgée du sien avant de surveiller le repas.
-On va sur la terrasse ? Proposa-t-elle.
Edward se saisit du petit plateau qu'elle avait préparé pour l'apéritif tout en lui faisant signe de passer devant. Ils s'installèrent sur la balancelle, le plateau posé devant eux sur une petite table basse. Le jeune homme passa un bras autour des épaules de sa douce qui posa sa tête contre son torse. Ils restèrent quelques minutes ainsi blottis l'un contre l'autre, profitant de la quiétude du moment.
-Alors, souffla Edward en déposant un baiser sur la tempe de sa belle, comment s'est passée la reprise ?
-Pas trop mal, admit la jeune femme.
-Ne serait-ce pas une pointe de déception que j'entends dans ta voix ? Releva-t-il en souriant.
-Disons que j'ai passé ces derniers jours à mettre des contraventions et à faire la circulation, rien de bien palpitant, résuma Bella.
Edward fronça les sourcils, il savait par expérience qu'il était facile de prendre goût à l'adrénaline que provoquaient les courses poursuites et autres situations risquées. Cependant, le regard pensif de sa petite-amie lui apprit qu'elle avait réfléchi à la manière de pimenter un peu sa vie.
-Tu veux passer le concours d'inspecteur ? Conclut-il.
-J'y ai pensé, mais Seattle est une ville plutôt calme.
-Je trouve cela plutôt rassurant.
-Oui, mais j'ai envie de faire mes preuves, d'enquêter, d'arrêter des criminels ! Déclara Bella avec fougue. Je suis entrée pour cela dans la police et là…
-Tu es déçue, comprit-il avant de reprendre sur le ton de la plaisanterie, mais tu sais, cela devient lassant au bout d'un moment de se faire tirer dessus !
-Cesse de faire l'idiot ! Tu sais très bien ce que je veux dire !
-Je peux comprendre Bella, néanmoins et heureusement, il n'y a pas de meurtrier ou de tueur en série à chaque coin de rue ! Donc, même si tu te fais muter dans une ville où le taux de criminalité est élevé, tu passeras des semaines à mettre des contraventions ou à faire la circulation, la raisonna-t-il.
-Je sais, murmura Bella avant de lever timidement la tête vers lui, mais il y a certains membres des forces de l'ordre qui courent tous les jours après les criminels.
Edward se redressa et ôta son bras des épaules de sa douce comprenant parfaitement où elle voulait en venir.
-Je ne cours pas après les criminels, je réponds à des appels à l'aide de policiers dépassés par les évènements et…
-Et tu es toujours sur une enquête, tu sillonnes le pays pour arrêter des psychopathes, des tueurs en série, il n'y a pas de routine, pas d'enquête qui se ressemble !
-Je… C'est vrai, je l'admets, mais Bella, je ne pense pas que tu te rendes compte de ce que tu dis, crois-moi, mon métier n'est guère enviable.
-Pourtant, tu ne l'échangerais pour rien au monde, non ? Lui fit-elle sournoisement remarquer.
-Bella, j'ai vu des choses… L'être humain est capable des pires horreurs, tu peux demander à Russell, même lui après toutes ces années d'expérience reste choqué par certaines scènes ! Bella se métier te détruit, rares sont ceux qui restent aussi longtemps que Russell et encore, il a quitté le terrain pendant 8 ans avant d'y revenir pour me former. Tu ne sais pas à quoi tu vas être confrontée !
-J'ai pourtant envie d'essayer.
-Je ne suis pas d'accord.
-Je ne demande pas ta permission ! Répliqua aussitôt la jeune femme dont la colère luisait dans ses orbes chocolat.
-Je te donne simplement mon avis, l'apaisa-t-il. Sache simplement qu'il y a un concours d'entrée, une fois que tu l'as, il y a un entraînement à suivre, puis, tu seras élève stagiaire avant de recevoir ton affectation qui ne sera peut-être pas le BAU, tout dépendra de tes dispositions.
-Tu crois que je pourrais être un bon profileur ?
-Nous avons tous en nous une sorte de sixième sens qui nous permet de nous ouvrir à ce qui nous entoure, tu en es capable, mais pour être honnête ton côté irréfléchi et tête brûlée risque de te desservir.
Alors qu'il pensait que la jeune femme allait s'emporter, Bella se contenta d'hocher pensivement la tête. Après tout, peut-être que les derniers évènements l'avaient aidé à grandir ?
-Ce serait bien si j'étais prise, murmura Bella, le seul petit hic serait de trouver un hébergement près de Quantico…
Edward éclata de rire avant de prendre la jeune femme dans ses bras, il posa son front contre le sien, mélangeant ainsi leurs regards.
-Le logement sera le moindre de tes soucis, mon appartement t'est grand ouvert, tu risques juste de le trouver un peu trop masculin.
-Je m'en accommoderais.
Sur ces paroles, Bella s'empara tendrement de ses lèvres, la langue de la jeune femme s'invita dans sa bouche où elle caressa tendrement la sienne.
-Je me renseignerai sur les prochaines inscriptions, dit Edward quand leurs lèvres se séparèrent, mais je ne peux rien te promettre. Il n'y a pas de favoritisme.
-Je croyais pourtant que c'était comme ça que Russell t'avait fait rentrer au FBI ?
-Cela ne m'a pas empêché de passer tous les tests, si j'avais échoué, j'aurais suivi le même parcours que les autres, mais mes prédispositions au profilage m'ont fait gagner quelques années.
-Mais bien sûr, le taquina Bella. Fayot !
Edward voulut la faire taire d'un baiser, mais la jeune femme se leva en riant et courut se réfugier dans la cuisine où il la rejoignit au bout de quelques minutes. Bella baissa le feu sous un wok qu'elle couvrit. Il déposa son verre à côté de celui de sa douce pour les resservir en vin.
-Au fait, commença Bella d'un ton faussement détaché, ce n'était pas ce soir ta première séance avec Jazz ?
-Si.
-Ok, tu ne veux pas en parler, conclut-elle en voyant son manque de verve.
-Je… C'est juste que cela ne s'est pas passé comme je l'imaginais, avoua-t-il.
-Que veux-tu dire ?
-Je ne me suis rappelé de rien ou alors ma vie ressemblait à la fois au néant et à l'enfer, conclut Edward d'un ton amer.
Sans attendre une parole ou un geste de sa petite-amie, Edward reprit la direction de la terrasse. Une fois à l'air libre, il inspira profondément.
-Je suis désolée, murmura Bella.
-Tu n'as pas à l'être, tu n'y es pour rien, la réconforta-t-il.
-Si je le suis, parce que tu penses que c'est à ça que ressemblait ton enfance, le néant et l'enfer.
-Peut-être, concéda Edward, je me dis que cela expliquerait pourquoi j'ai tout fait pour ne pas m'en souvenir, mais en contrepartie, j'ai ce sentiment d'urgence qui m'étreint, j'ai besoin de me rappeler.
-Mais est-ce une bonne chose si cela doit te faire souffrir ? »
Edward lut l'inquiétude dans les prunelles chocolat, il s'approcha de sa douce pour la prendre dans ses bras et la réconforter. Il ne savait pas comment expliquer ce besoin qu'il ressentait et même s'il le pouvait, son entourage, aussi compréhensif qu'il soit, ne le comprendrait pas tout simplement parce qu'aucun d'entre eux n'avait perdu plusieurs années de sa vie. Bella bougea dans ses bras, il ferma les yeux, il ne voulait pas s'attarder d'avantage sur le sujet avec elle, il avait juste envie de passer une bonne soirée. Il se pencha donc vers sa douce pour l'embrasser tendrement, les mains de la jeune femme quittèrent son cou pour se perdre dans ses cheveux, se crispant, tirant légèrement dessus. Leurs corps se rapprochèrent alors qu'il enlaçait tendrement sa taille. Leurs lèvres se séparèrent, leurs fronts se touchèrent, leurs regards se croisèrent pendant que tous deux cherchaient leur souffle. Un sourire se dessina sur le visage de Bella, l'instant suivant, elle s'installa à califourchon sur ses genoux. Edward posa ses mains sur les hanches de la jeune femme, rapprochant leurs corps ainsi que leurs intimités. Un gémissement franchit le seuil des lèvres de Bella quand elle sentit se presser contre elle sa virilité éveillée. Sa prise sur ses hanches se raffermit quand il embrassa avec fougue la jeune femme alors que celle-ci débutait un léger mouvement du bassin. Leurs lèvres bougèrent frénétiquement l'une contre l'autre, leurs langues se retrouvèrent pour un ballet sensuel alors que leurs bassin se déhanchaient. Edward glissa ses mains sous le chemisier blanc de la jeune femme, caressant sa peau si douce, remontant lentement vers son buste. Soudain, ils sursautèrent en entendant son téléphone sonner. Edward allait l'ignorer, mais la sonnerie, après s'être tue une fois, recommença à résonner. Sans pour autant lâcher Bella, Edward tâtonna pour trouver le petit appareil. Il parvint à se saisir du téléphone et délaissa à regret les lèvres de la jeune femme lorsqu'il vit le nom de l'appelant.
« -Je suis désolé, il faut que je réponde, répondit-il essoufflé alors que Bella ne lui facilitait pas la chose en se pressant un peu plus contre lui. Allo ?
-Papa ?
-Oui, poussin, tu vas bien ?
-Voui.
Edward serra les dents pour retenir un gémissement quand Bella s'attaqua au lobe de son oreille pour le mordiller.
-Papa ?
-Oui, Stefan ?
-Tu fais quoi ?
-Je…. Je mange chez Bella.
-Elle t'a fait quoi ?
Le jeune père soupira aussi discrètement que possible en réalisant que Bella était en train de faire sauter les boutons de sa chemise pour pouvoir caresser son torse. Sa main libre tenta d'agripper celles de la jeune femme pendant que du regard il la suppliait de se tenir tranquille. Cependant, le sourire amusé de Bella lui apprit que ce n'était pas dans ses options.
-Je ne sais pas, nous n'avons pas encore mangé et toi ?
-Mais tu fais quoi si tu manzes pas ?
-Je… On parle, expliqua Edward avant de décider qu'il fallait qu'il mette un terme à cette conversation, tu voulais me raconter quelque chose pour m'appeler ?
-Ze vais zouer avec tonton ! Bichous !
Edward n'eut pas le temps de répondre quoi que ce soit que son fils avait déjà raccroché. Il oublia rapidement son étonnement sur cet étrange appel quand Bella posa ses lèvres sur son torse. Ses mains se perdirent dans les longs cheveux de la jeune femme avant de lui faire relever la tête, leurs regards emplis de désir se croisèrent.
-Si… Si on allait à l'intérieur ? Proposa-t-elle.
Il acquiesça vivement du chef avant de se redresser, gardant son précieux fardeau contre lui, la jeune femme ayant enroulée ses jambes autour de sa taille. Une fois à l'intérieur et entre deux baisers, elle lui indiqua le chemin menant à sa chambre. Il traversait le salon quand une odeur les interpella. Bella gesticula dans ses bras, il l'aida à se remettre sur ses pieds et elle se précipita vers la cuisine pour tenter de sauver leur repas.
-Oh, non ! C'est pas vrai ! Mais quelle idiote ! Pesta-t-elle.
-Ce n'est pas grave, tenta-t-il de la tranquilliser.
Pour toute réponse, Edward reçut un regard noir. Il voulut prendre la jeune femme dans ses bras, mais elle se déroba à son étreinte pour mettre le wok dans l'évier. Elle ouvrit le robinet et l'eau vint recouvrir la nourriture calcinée. Tout en marmonnant dans sa barbe, elle délaissa la casserole pour aller couper les autres cuissons. La jeune femme soupira et passa une main lasse dans ses cheveux.
-Je suis désolée, murmura-t-elle au bout de quelques minutes. Je voulais que cette soirée soit parfaite.
-Et elle est, assura Edward en prenant la jeune femme dans ses bras.
-Non, marmonna Bella, le repas est fichu.
-C'est pas grave, on peut commander, dit-il en lui souriant et en la forçant à relever la tête, l'essentiel c'est qu'on soit ensemble, non ?
-Oui, acquiesça la jeune femme en lui rendant son sourire.
Bella se hissa sur la pointe des pieds tout en nouant ses mains autour de son cou, elle déposa un léger baiser sur ses lèvres.
-Merci.
-Je t'en prie.
-Bien, où en étions-nous ?
Edward sourit franchement avant d'embrasser avec passion la jeune femme qui ne perdit pas son temps et lui ôta sa chemise avant de l'entraîner vers la chambre. Il jeta un coup d'œil à la pièce où douceur et fraîcheur se mêlaient dans des teintes pastel. Cependant, il n'eut pas trop le temps de s'attarder sur la décoration car deux mains impatientes se posèrent sur son torse pour le faire basculer. Edward se laissa choir sur le lit recouvert d'une couette mauve. Bella s'empressa de le rejoindre. Le jeune homme s'empara des lèvres de sa douce qui caressait son torse, ses mains, quant à elles, se dépêchèrent de faire sauter les boutons de nacre du chemisier de Bella qui ne tarda pas à atterrir sur le plancher en bois clair. Ses lèvres délaissèrent celles de la jeune femme pour descendre le long de son cou pendant que ses mains cherchaient l'attache du soutien-gorge. Les mains de Bella quittèrent ses cheveux pour rejoindre les siennes et venir l'aider. Il allait ôter le vêtement quand son téléphone sonna à nouveau. Edward se figea, hésitant à répondre, déchiré entre les caresses de sa douce et l'envie de savoir si son fils allait bien.
-Stefan, souffla-t-il, deux secondes…. S'il-te-plaît…
Bella soupira avant de se détacher de lui pour qu'il puisse attraper son téléphone. Il inspira profondément avant de décrocher.
-Papa ? S'écria Stefan dès qu'il eut établi la connexion.
-Oui, mon cœur.
-Tu fais quoi ? Demanda son petit chenapan un peu trop curieux.
-Rien.
-Tu cours ?
-Non, pourquoi ?
-Tu souffles fort, lui fit remarquer son fils.
Edward ferma les yeux et se concentra pour tenter d'apaiser les battements désordonnés de son cœur. Il inspira profondément, espérant retrouver une voix normale.
-Oui, pardon, Stefan, alors, dis-moi, pourquoi tu m'appelles ?
-Tonton Emmett, il veut pas me laicher zouer avec sa console !
-Où tu es morveux ? Entendit-il grogner son frère. Ouvre immédiatement cette porte ! Et c'est toi qui as pris le téléphone ? Stefan ! Ouvre ! Qu'est-ce que tu… Ne me dis pas que tu appelles ton père ?
Edward ne put s'empêcher de souffler d'exaspération, ses doigts pincèrent l'arête de son nez alors qu'il sentait poindre une migraine.
-Stefan, où es-tu ?
-Dans les véché ! Confia son fils.
-Stefan, tu sais que tu n'as pas le droit de fermer les portes à clef ?
-Mais, papa…
-Ecoute, je veux que tu ouvres cette porte, que tu rendes le téléphone à tonton Emmett et ensuite que tu ailles voir tatie Rose, je suis sûr qu'elle règlera le problème, d'accord ?
-D'accord, accepta Stefan d'une voix boudeuse, t'es fassé contre moi ? Murmura son fils avec inquiétude.
-Non, bien sûr que non, allez va voir, tatie Rose. Tu vas voir, elle va gronder tonton Emmett.
Pour toute réponse, il eut droit au ricanement de son fils qui fit ensuite résonner un baiser avant de raccrocher. Edward raccrocha et posa le téléphone sur le chevet.
-Tout va bien ? S'inquiéta Bella.
-Oui, je suis désolé, s'excusa le jeune homme, je n'aurais jamais dû laisser Stefan aller chez Emmett, ces deux-là n'arrêtent pas de se chamailler.
-Peut-être, mais ils s'adorent.
-Oui, j'adore mon fils, mais là, il ne pouvait pas plus mal tomber.
-Vous me semblez un brin frustré, Agent Cullen, fit remarquer Bella en reprenant sa place sur ses genoux, pensez-vous que je pourrais faire quelque chose pour vous aider à vous détendre ?
-J'ai bien une idée ou deux qui pourraient m'aider, Mademoiselle Swan. »
Bella le repoussa doucement pour le forcer à s'allonger. Tout en lui adressant un sourire mutin, la jeune femme se releva. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand il la vit dégrafer doucement son short en jean. Lentement, elle le fit glisser le long de ses jambes s'attirant ainsi toute son attention. Edward auraient aimé remplacer ses yeux par ses mains pour pouvoir caresser la peau de la jeune femme, cependant, il se doutait qu'elle n'apprécierait pas qu'il quitte sa place sur le lit. Son désir s'accentua quand elle se retrouva pratiquement nue devant lui, seulement vêtue de son ensemble en dentelle rouge, un rouge qui s'accordait parfaitement avec la rougeur qui ornait les joues de sa belle. La jeune femme lui fit un petit sourire assortit d'un clin d'œil avant de lui jeter au visage son soutien-gorge. Soudain, l'assurance de sa douce sembla disparaître, elle mordilla nerveusement sa lèvre inférieure et il se redressa pour l'attirer à lui. Leurs lèvres se trouvèrent et il la pressa contre lui, leurs torses dénudés se touchèrent, leur arrachant un gémissement de plaisir. Ses doigts repoussèrent les cheveux de la jeune femme pour embrasser le creux de son cou avant de descendre le long de son buste. Il repoussa Bella sur le lit avant de découvrir son corps avec ses lèvres, la jeune femme se cambra contre lui quand sa langue titilla l'un de ses mamelons pendant que sa main caressait son autre sein. Ses dents éraflèrent tendrement sa peau, les doigts de Bella se crispèrent sur ses épaules.
Edward se redressa quelques secondes pour observer la jeune femme qui était splendide. Ses long cheveux étaient éparpillés sur l'oreiller mauve, ses lèvres étaient entrouvertes, ses joues rouges et ses pupilles chocolat brillaient avec l'éclat du désir. Il effleura rapidement ses lèvres en un baiser papillon avant de glisser à nouveau le long de son corps. Sa langue traça un sillon humide sur son ventre, la faisant haleter, avant de s'arrêter au niveau de son nombril avec lequel il s'amusa. Bella gémit son prénom, le suppliant de mettre un terme à son tourment. Il sourit contre sa peau avant de laisser ses doigts jouer avec le dernier vêtement que portait la jeune femme. Ce dernier disparut rapidement et sa langue continua sa découverte. Un juron parvint à ses oreilles quand sa langue glissa le long des lèvres humides de la jeune femme. Il vit les poings de sa douce agripper fermement le drap, son corps trembla alors qu'il découvrait son intimité. Un doigt vint rejoindre sa langue curieuse qui était occupé à titiller son clitoris pendant qu'il insinuait son index en elle. Des doigts vinrent s'agripper à ses cheveux alors que les cuisses de Bella se refermaient autour de sa tête. Les gémissements de sa douce ravissaient ses oreilles et il se sentait de plus en plus à l'étroit dans son pantalon. Sa langue tournoya, un doigt rejoignit celui qui attisait déjà le désir de Bella. La jeune femme commença à trembler sous ses assauts, approchant de la délivrance. Alors qu'il redoublait d'ardeur, les mains de sa douce se crispèrent dans ses cheveux.
« -Edward ! Haleta-t-elle. Edward, arrête !
Surpris par sa demande, le jeune homme releva la tête pour croiser un regard obscurci par le désir. Un peu inquiet, il se rappela que sa dernière relation datait, avait-il fait quelque chose de mal ? Bella profita de sa petite introspection pour échanger leur place et le faire basculer sur le lit. Les doigts fébriles de la brune se posèrent sur le bouton de son pantalon pour le faire sauter et abaisser sa fermeture éclair. Edward fut soulagé en comprenant où elle voulait en venir, il fut rassuré de ne pas avoir commis d'impair et souleva de bonne grâce ses hanches pour aider Bella à lui ôter son pantalon. Un grognement franchit le seuil de ses lèvres quand une sonnerie devenue agaçante à ses oreilles résonna. Il attendit, elle se tut. Bella reprit sa tâche de lui enlever son pantalon quand la mélodie emplit à nouveau la chambre. Leurs regards se croisèrent et la jeune femme hocha doucement la tête. Il lui offrit un sourire contrit avant de pester contre son fils, il décrocha.
-Quoi ? Ne put-il s'empêcher d'hurler.
Edward fut interpellé par le silence qui régnait sur la ligne, soudain, il perçut des sanglots et regretta aussitôt son éclat de voix.
-Stefan, pardon, mon cœur, papa ne voulait pas crier après toi. Ne pleure pas, s'il-te-plaît.
-Pa…Hoqueta son fils…. Pa…
-Pardon, mon cœur, pardon, s'excusa à nouveau le père, je suis désolé, sèche tes larmes.
-Pa… Pa… Papa….
-Oui, Stefan, ça va aller, mon grand.
-Veux… Veux un câlin…
-Je te promets que je te ferai un gros, un énorme câlin demain, mon cœur.
-Non… Maintenant ! Te veux !
Edward ferma les yeux, sa mâchoire se crispa. Son cœur était douloureux, il n'aimait pas entendre pleurer son fils, il était déchiré. Une main douce lui fit desserrer la mâchoire quand Bella caressa son visage. Il rouvrit les yeux et croisa son regard compréhensif.
-Stefan, écoute, je vais…
-Que se passe-t-il ici ? Entendit-il Rosalie demander. Stefan, qu'as-tu ?
-Veux…. Veux papa…
-Edward ?
-Rose ?
-Oui, dit sa belle-sœur qui avait récupéré le téléphone, tout va bien, ne t'inquiète pas, profite de ta soirée.
-Mais, Stefan…
-Je m'occupe de lui, assura-t-elle. On va regarder un dessin animé en mangeant du pop-corn et de la glace.
-Papa, il veut pas.
-Tu me le passes, s'il-te-plaît, Rose ?
-Papa ?
-Stefan, papa est d'accord pour que tu manges des sucreries au lit avec tatie Rose et tonton Emmett. Ça ira ?
-Voui.
-Tu me fais un gros bisou ?
Un smack résonna sur la ligne et il fit de même. Rosalie reprit quelques secondes l'appareil pour lui assurer que tout irait bien avant de lui conseiller de profiter de sa soirée. Il raccrocha et reposa le téléphone sur le chevet en espérant qu'il ne sonnerait plus et surtout que Stefan allait bien.
-Tu… Tu veux rentrer ? Murmura Bella en mordillant sa lèvre inférieure.
-Tu veux que je parte ? Demanda-t-il. Je comprendrais parfaitement que tu me mettes dehors. Je suis navré, je ne pensais pas que Stefan…
-Stop, je comprends parfaitement, c'est ton fils, il est petit et a besoin d'être rassuré. Je ne veux pas m'interposer entre vous deux, donc, si tu dois partir, je… Je pense que je vais aller prendre une douche froide.
-Je ne compte aller nulle part à moins que tu ne me chasses.
-Mais Stefan ?
-Rose se charge de lui. Ça ira. »
Aussitôt, un sourire se dessina sur les lèvres de Bella qui le repoussa une nouvelle fois sur le lit avant de s'attaquer à nouveau son pantalon et pour gagner du temps, elle emporta aussi son boxer. La jeune femme l'observa quelques secondes avant de fondre sur ses lèvres. Il glissa une main dans ses cheveux pour approfondir leur baiser pendant qu'une des mains de Bella se faufilait entre leurs deux corps pour s'enrouler autour de sa virilité qui avait quelque peu perdu de sa vigueur. Le feu se raviva dans son corps alors qu'elle raffermissait ses va et vient. Ses hanches allèrent à la rencontre de la main de la jeune femme, leurs lèvres se séparèrent et d'un coup de rein, il la fit basculer pour s'installer entre ses cuisses. Un éclair de lucidité traversa son esprit, il s'appuya sur ses avant-bras pour observer le sol de la chambre et trouver le préservatif qui se trouvait dans sa poche. Il allait se pencher, mais Bella le retint. La jeune femme ouvrit le tiroir de son chevet et lui tendit une boîte contenant plusieurs sachets argentés. Il prit l'un des préservatifs et allait le placer sur sa verge, mais Bella le devança et l'installa elle-même, lui arrachant des gémissements de plaisir. Une fois prêt, ils se rallongèrent. Leurs regards s'accrochèrent, leurs doigts s'emmêlèrent alors qu'il s'enfonçait doucement en elle. Le même gémissement de plaisir s'échappa de leurs lèvres, ils avaient enfin l'impression d'être entier.
Doucement, il débuta un mouvement de va et vient. Les doigts de Bella s'enfoncèrent dans la chair de ses épaules alors que ses jambes remontaient à la hauteur de ses hanches lui permettant ainsi de s'enfoncer plus profondément en elle. La jeune femme le supplia d'une voix ensorcelante d'aller plus vite, l'une des jambes de Bella vint s'enrouler autour de son bassin, son talon appuyant sur ses fesses. Edward comprit le message et cessa de réfréner ses coups de rein. Il se retira pour s'enfoncer plus violemment dans l'intimité chaude et accueillante de la jeune femme. La douceur fit place à la fougue, leurs lèvres se trouvèrent, leurs corps couverts de sueur et tremblant s'agrippaient, se fondaient l'un en l'autre. Le désir ne tarda pas à les submerger. Il sentit l'intimité de la jeune femme palpiter autour de son sexe gorgé de plaisir. Les chairs de Bella se refermèrent autour de son membre alors qu'elle criait son prénom, ses ongles se plantant dans la peau de son dos. Edward fit encore deux ou trois va et vient avant de se répandre dans le préservatif.
Le souffle court, Edward déposa des baisers sur le visage de la jeune femme avant qu'il ne se retire d'elle. Le jeune homme ôta la protection et alla la jeter dans la poubelle qui se trouvait près du petit bureau. Il revint s'allonger dans le lit et Bella se blottit dans ses bras. Ils restèrent ainsi enlacer durant de longues minutes. Edward avait envie de confier ce qu'il ressentait à la jeune femme, mais il avait peur de l'effrayer, aussi, il garda ces trois mots qu'il avait en tête pour lui. Tout à coup, un grognement résonna dans la chambre, Edward fit son possible pour retenir son fou-rire, mais n'y parvint guère. Bella se redressa et lui donna un coup de poing dans l'épaule avant de se draper dans le drap pour quitter le lit la tête haute, un air outré peint sur son visage. Le jeune homme voulut s'excuser, mais l'estomac de Bella se manifesta à nouveau.
« -Si tu étais un gentleman, Cullen, tu cesserais de te moquer et tu te hâterais de commander à dîner !
-Pardonnez-moi, Madame, rigola-t-il, j'y vais de ce pas.
Edward quitta le lit, il attrapa son téléphone, puis, il déposa un baiser sur le front de la jeune femme avant de se rendre au salon pour chercher les coordonnées d'un traiteur dans l'annuaire. Un grognement retentit, mais cette fois ce n'était pas l'estomac de sa belle. Il leva des yeux innocents vers Bella qui ne cessait de le fixer ou plus précisément de regarder ses fesses.
-Tu veux bien t'habiller ? Lui demanda la jeune femme.
-Pardonne-moi, dis-moi ce que tu souhaites et je m'efforcerais de te satisfaire ? »
Bella déglutit difficilement et il put voir l'hésitation dans ses prunelles. En quelques pas, elle franchit la distance qui les séparait. Le drap qui l'enveloppait atterrit sur ses pieds. La seconde suivante, il se retrouva poussé sur le canapé où il tomba assis, la jeune femme s'installa aussitôt à califourchon sur ses cuisses pour s'emparer de ses lèvres avec passion.
.
.
Bella ouvrit doucement les yeux. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand elle sentit un bras possessif entourer sa taille. Lentement, en prenant garde de ne pas réveiller l'homme qui dormait à ses côtés, elle se tourna pour observer le dormeur. La faible lueur de la lune baignait la chambre, sa lumière blanche caressait le corps de l'agent fédéral, conférant à sa beauté quelque chose d'inhumain, de presque divin. Ses doigts quittèrent le torse du jeune homme où ils reposaient pour caresser sa joue et suivre les contours de sa mâchoire. Edward bougea quelque peu, elle suspendit aussitôt son geste, ne voulant pas le réveiller. Le visage du jeune homme se crispa quelque peu et elle se pencha pour effleurer ses lèvres, il se détendit aussitôt. Bella le contempla encore quelques secondes avant d'être rappelée par sa condition humaine qui l'avait éveillé. Tendrement, elle repoussa le bras d'Edward qui entourait sa taille, puis, elle roula sur le côté et sortit du lit en priant pour ne pas se prendre les pieds dans un objet quelconque. Elle atteignit sans heurt la salle de bain dont elle referma la porte avant d'allumer la lumière. La jeune femme se hâta d'aller aux toilettes, puis, elle se lava les mains. Son regard croisa son reflet dans le miroir et elle fut un instant surprise, elle ne se reconnaissait pas. Un sourire ne semblait pas vouloir disparaître de sur son visage qui resplendissait de bonheur. Comment cet homme s'y prenait-il pour la rendre aussi heureuse ? Bella passa une main dans ses cheveux en repassant à leurs étreintes, à la tendresse mêlée de fougue dont il avait fait preuve. Un soupir franchit le seuil de ses lèvres, elle était fichue, elle ignorait si cela était possible, mais elle venait de tomber encore un peu plus amoureuse d'Edward Cullen !
Cette constatation serra soudain son cœur, elle l'aimait, mais qu'en était-il pour lui ? Il avait des sentiments pour elle, elle en était certaine, mais l'aimait-il ? Elle l'espérait. Cependant, elle ne devait pas s'emballer, sinon, elle risquait de tomber de haut et elle savait que la chute ferait mal, très mal… La jeune femme s'appuya contre le lavabo et mordilla sa lèvre inférieure et puis il y avait Stefan. Elle se rappela leur discussion, elle avait évoqué son envie d'entrer au FBI et pourquoi pas, si elle en avait les capacités, dans son équipe. Edward avait évoqué qu'elle vienne chez lui, elle avait tout de suite était emballée par cette perspective, mais maintenant elle doutait que ce soit une bonne idée, elle ne voulait pas que Stefan soit blessé par son arrivée. Elle en était là de ses interrogations quand elle des bruits étranges attirèrent son attention. La jeune femme fronça les sourcils et revint dans la chambre. Edward était en train de se débattre avec les draps, son corps était couvert de sueur et la douleur se lisait sur son visage. Elle s'empressa de regagner le lit sur lequel elle s'agenouilla, ses mains se posèrent sur le torse d'Edward pour l'empêcher de se débattre pendant qu'elle l'appelait.
« -Edward ! Réveille-toi ! Chut, tout va bien, ce n'est qu'un cauchemar. Edward, réveille-toi, s'il-te-plaît.
La jeune femme secoua son amant, mais ce dernier semblait être trop en proie avec son cauchemar pour l'entendre. Elle appela une nouvelle fois, plus fort et il l'entendit enfin. Des yeux perdus se posèrent sur elle alors qu'il inspirait bruyamment.
-Chut, tout va bien, tu as fait un cauchemar.
Edward acquiesça distraitement de la tête avant de se redresser, il passa une main sur son visage et elle lui laissa quelques secondes de répit le temps d'aller chercher un verre d'eau dans la salle de bain.
-Merci, murmura Edward en acceptant le verre et en prenant quelques gorgées.
-Ça va ? S'enquit-elle en caressant sa joue. Tu veux en parler ?
Le jeune homme ferma les yeux avant de se rallonger, Bella le rejoignit et se blottit entre ses bras, attendant qu'il veuille bien se confier.
-Je pense… Je pense que j'ai fait ce cauchemar à cause de la séance avec Jasper.
-Tu veux m'en parler ? Demanda-t-elle et aussitôt elle le sentit se crisper contre elle. Je ne parle pas de la séance, mais de ton cauchemar.
Elle entendit Edward soupirer, hésitant sûrement à se confier. Le jeune homme l'enlaça et la serra fermement dans ses bras tout en déposant un baiser dans ses cheveux.
-C'était… C'est après-midi lors de la séance, je me suis retrouvé dans une étendue d'eau noire en train de me noyer, une silhouette veillait à ce que cela m'arrive. Là, j'ai rêvé de cet endroit, mais je n'étais pas dans l'eau, je poursuivais cette silhouette. Elle s'est réfugiée dans une pièce où je l'ai suivi. Il n'y avait rien dans la salle, rien si ce n'est un immense miroir. Je… Je me suis approché et là… Là, j'ai vu…
Les mots n'étaient pas évidents, elle pouvait sentir la douleur et l'effroi de son amant à travers ces derniers. Elle caressa son torse, cherchant à le rassurer et en se pressant un peu plus contre lui.
-Dans le miroir… Ce n'était pas mon reflet… Je… C'était Stefan….
-Stefan ? S'étonna-t-elle.
-Il… Son regard était sombre et il… il tenait un couteau… J'ai baissé les yeux sur mon corps et j'ai vu du sang… Je… Tu m'as réveillé à ce moment-là.
-C'est un cauchemar, tu vas bien et Stefan aussi, le rassura Bella.
-Oui, oui, murmura Edward visiblement soucieux.
-Tout va bien, Stefan dort tranquillement chez ton frère. Tu n'as pas à t'inquiéter pour lui. »
Son amant acquiesça distraitement. Elle se hissa au-dessus du jeune homme et massa ses tempes. Edward se détendit, mais elle pouvait encore percevoir les rouages de son cerveau tourner à plein régime. Bella fredonna une mélodie tout en continuant son massage et elle fut soulagée de voir le jeune homme lutter pour garder ses paupières ouvertes. Edward finit par se rendormir, blottit dans ses bras et elle ne tarda pas à le rejoindre.
.
.
Edward se gara devant la villa de son frère. Il coupa le moteur et se détacha, mais avant de descendre, il se pencha vers Bella et l'embrassa tendrement. Il s'était réveillé parfaitement bien et détendu grâce à elle, elle avait su chasser les images terrifiantes de son cauchemar avec douceur. Ils s'étaient réveillés étroitement collés l'un à l'autre. Edward aurait bien aimé assouvir son désir ainsi que celui de sa compagne, mais ils avaient dû se contenter de quelques caresses et baisers échangés sous la douche car l'alarme de son téléphone lui avait rappelé qu'il devait récupérer Stefan dans une heure. Leurs lèvres se séparèrent et ils allaient sortir de la voiture quand il remarqua que Bella ouvrait le vide-poche. Son sang se glaça dans ses veines et il se raidit.
« -Tu… Tu cherches quelque chose ? S'empressa-t-il de lui demander.
-Tu n'aurais pas des mouchoirs en papier ? Questionna Bella en fouillant le vide-poche. C'est quoi ?
Edward déglutit péniblement quand il vit les doigts de sa douce se refermer sur l'enveloppe qu'il cherchait désespérément à dissimuler.
-Je… Les papiers de la voiture, mentit-il.
-Un Agent du FBI devrait savoir qu'il ne faut pas laisser ses papiers dans une voiture, même si c'est une voiture de location.
-Oui, tu as raison.
Bella lui sourit et sous ses yeux horrifiés, elle mit l'enveloppe dans son sac à main.
-Et voilà, les papiers sont en sécurité.
-Attends, dit-il en contournant la voiture alors que Bella était déjà descendue, je ne veux pas t'embarrasser avec ça, donne !
-Ça ne me dérange pas, tu sais ça ne pèse pas lourd dans mon sac à main, assura-t-elle en lui souriant.
-Je ne veux pas t'ennuyer avec ça, donne, ils seront à l'abri dans la poche de ma veste.
Bella l'observa avec surprise, ses sourcils se froncèrent, mais elle lui rendit tout de même l'enveloppe qu'il s'empressa de dissimuler dans sa poche intérieure. Il lui sourit et lui prit la main pour l'entraîner vers la porte d'entrée, tout en espérant que la curiosité de Bella ne serait pas la plus forte. Il n'eut cependant pas plus de temps pour s'interroger ou réfléchir à une explication que la porte de la maison s'ouvrit sur une tornade qui lui sauta dessus. Edward attrapa son fils et le lança en l'air avant de le serrer contre lui pour un câlin.
-Bonjour, mon cœur, dit-il en déposant un baiser sur le front de l'enfant, tu t'es bien amusé.
-Voui ! S'écria Stefan qui lui fit un bisou sur la joue.
-Tu dis bonjour à Bella ?
-Bonzour ! Dit Tony en se penchant vers Bella pour embrasser sa joue.
-Bonjour, Stefan, alors, tonton Emmett a été sage ?
-Pas trop, répondit avec sérieux son fils, il a fait dodo sur le canapé, tatie Rose, elle a pas voulu qu'il regarde le dessin animé, ni manze des bonbons avec nous.
-C'est qu'il a dû être vilain, déclara Bella.
-Salut vous deux, vous allez bien ? Demanda Rosalie qui venait de les rejoindre.
-Oui, répondirent-ils en la saluant.
Edward lâcha son fils pour embrasser sa belle-sœur, celui-ci en profita pour filer dans la maison récupérer son sac.
-Stefan a été sage ? Interrogea Edward.
-Oui, ne t'inquiète pas. Je suis désolée de vous recevoir sur le pas de la porte, mais on doit se rendre au stade pour le match d'Emmett.
-Y'a pas de soucis ! Assura-t-il. On va en profiter pour aller se promener au parc avant de rejoindre les parents.
Un cri strident les fit se retourner, ils virent Emmett arriver, ce dernier tenait son fils par les jambes, Stefan se débattait et hurlait pour que son oncle le lâche.
-Tiens reprends ton morveux, rigola Emmett en lui donnant Stefan qui avait cessé de crier pour rire.
-Encore ! Demanda Stefan en tendant ses bras vers son oncle.
-Ça suffit, Stefan, intervint Edward, tonton et tatie doivent partir, tu leur dis merci et tu leur fais un bisou.
Son fils s'exécuta pendant qu'il ramassait son sac à dos. Edward fronça les sourcils, pourquoi ce sac était-il si lourd ? Le jeune homme ouvrit ce dernier et s'étonna de voir plusieurs paquets de bonbons.
-C'est quoi ça ? Questionna-t-il. C'est vous qui lui avez donné tous ces bonbons ?
-Vois ça avec ton frère, déclara Rosalie en levant les yeux au ciel.
-Il faut qu'on y aille, coupa Emmett en fermant la maison, quant à savoir pourquoi ton fils à ces bonbons, je ne dirais qu'une seule chose : la vengeance est un plat qui se mange froid !
Sur ces mots, Emmett attrapa la main de Rosalie pour l'entraîner vers leur voiture qu'il démarra rapidement. Il leur fit un petit signe de la main alors que les propos de son frère s'éclaircissaient dans son esprit. Rose lui offrit un sourire désolé avant que leur voiture ne disparaisse.
-Qu'a-t-il voulu dire ? Questionna Bella perplexe.
-Stefan, tonton t'a-t-il donné ces bonbons parce que tu m'as appelé plusieurs fois hier soir ?
-Voui, il a dit que c'était un zeu, comme quand on était sur l'île et que vous vous embêtiez lui et toi. Ai fait quelque ssoze de mal ?
-Non, mon cœur, assura Edward en prenant son fils dans ses bras. Allons au parc.
Tout en marchant vers la voiture, Edward croisa le regard de Bella qui avait compris pourquoi ils avaient tant été interrompus hier soir, Emmett s'en était donné à cœur joie ! Apparemment Rosalie avait compris son manège et son frère avait terminé sa nuit sur le canapé. Le jeune homme sourit en imaginant la tête de son frère quand la blonde avait dû s'énerver, cependant, un coin de son esprit était déjà en train de réfléchir à sa prochaine vengeance. Une fois Stefan attaché sur son siège auto, il s'installa derrière le volant pour prendre la direction d'un parc se trouvant à mi-chemin entre Seattle et Forks. La voiture garée, ils s'avancèrent dans les allées. Edward ne put s'empêcher de sourire en voyant Stefan marcher entre Bella et lui, leur tenant fermement la main.
-Papa, ai pas de zouets, fit soudain remarquer son fils alors qu'ils atteignaient l'aire de jeux.
-Les balançoires, les toboggans et autres ne sont pas des jouets ? Releva Edward.
-Z'aimerais bien faire un ssâteau, avoua Stefan en montrant le bac à sable.
Edward observa quelques secondes son fils qui s'employa à lui offrir une mine de chien battu. Bella qui se tenait à leurs côtés ne tarda pas à pouffer quand elle comprit que l'enfant avait gagné.
-Très bien, capitula Edward qui avait repéré un magasin à l'entrée du parc, je vais voir si je trouve un seau et une pelle. En attendant, tu restes avec Bella et tu es sage, compris ?
-Voui ! »
A peine son fils avait-il répondu, que ce dernier se saisit de la main de Bella pour l'entraîner vers les balançoires tout en lui précisant qu'elle devrait le pousser très fort ! Edward sourit et secoua la tête, décidément, ils se faisaient tous mener par le bout du nez se dit-il en voyant Bella écouter avec attention les instructions de Stefan. Après leur avoir jeté un dernier regard, il prit la direction du magasin. Il fit rapidement le tour du petit commerce et fut heureux de trouver les jouets tant attendus par son fils. Il était en train de faire la queue pour payer ses achats quand son attention fut attirée par le journal télévisé. Le jeune homme quitta la file d'attente pour se rapprocher du téléviseur quand il reconnut un visage familier. Russell était en train de donner une conférence de presse sur un tueur en série qui sévissait dans la région de Washington et s'il en jugeait par les traits tirés de son mentor, le meurtrier leur donnait du fil à retordre. Edward décida alors d'acheter le journal de la capitale pour avoir plus de renseignements et il se promit d'appeler Russell. Ses achats sous le bras, Edward allait rejoindre ses deux amours lorsque son téléphone sonna. Il décrocha et ne resta que quelques secondes avec son interlocuteur. Il se hâta ensuite de rejoindre Bella tout en se demandant si elle serait d'accord pour rester au parc avec Stefan pendant une heure ou deux, il viendrait les récupérer après être passé à l'Hôpital. En effet, il venait d'avoir en ligne l'avocat d'Aro Volturi, ce dernier venait de sortir du coma, mais les médecins semblaient ne lui donner que quelques heures. Alors qu'il allait rejoindre Bella, son téléphone sonna à nouveau, c'était son père. Apparemment, lui aussi avait reçu l'appel de l'avocat, ils décidèrent donc de se retrouver à l'Hôpital et il demanda à Carlisle, si Esmé pouvait venir récupérer Bella et Stefan ce que sa mère accepta sans problème. Edward s'empressa ensuite de rejoindre Bella.
.
.
Stefan regarda son père s'éloigner rapidement, le petit garçon soupira avant de retourner à sa construction. Bella ne tarda pas à le rejoindre pour savoir s'il voulait bien qu'elle l'aide. L'enfant accepta et ils se mirent au travail en attendant que sa mamie n'arrive. Son château était presque terminé lorsqu'un groupe d'enfants de son âge arriva, il leur jeta un coup d'œil, mais n'osa pas s'approcher. Tout à coup, leur ballon atterrit non loin de lui et un petit-garçon blond se précipita pour le récupérer.
« -Tu veux jouer avec nous ? Lui demanda l'enfant en ramassant le ballon.
Stefan hésita. Il avait très envie de jouer, mais d'un autre côté, il était un peu inquiet. Il leva la tête et croisa le regard rassurant de Bella.
-Vas-y, l'encouragea-t-elle, je vais m'asseoir sur ce banc et te regarder.
-D'accord, murmura-t-il pas très sûr de lui.
-Je m'appelle Luka, dit le blond, et toi ?
-Stefan.
En quelques enjambées, ils rejoignirent un autre garçon et une fille qui s'appelaient respectivement Joey et Amber. Stefan les observa quelques secondes et tapa à son tour dans le ballon quand Amber le lui lança pour le renvoyer sur Luka. Il jeta un coup d'œil à Bella qui lui fit un petit signe encourageant depuis le banc où les mamans des trois enfants s'étaient aussi installées. Stefan pensa à sa propre maman, il aurait bien aimé qu'elle soit là elle aussi, même s'il aimait beaucoup Bella et qu'elle était gentille. Perdu dans ses pensées, il ne vit pas le ballon venir vers lui et ne put l'arrêter. Il offrit un sourire d'excuse à ses partenaires de jeu avant de partir récupérer le ballon derrière un fourré. Le ballon en main, Stefan remarqua soudain qu'il n'était pas seul. Il leva la tête et vit une dame le regarder avec attention. Un brin effrayé, il recula et trébucha contre un caillou. Il tomba sur les fesses et aussitôt les larmes lui montèrent aux yeux.
-Stefan ?
Il n'eut pas le temps de répondre que Bella le soulevait déjà pour lui faire un câlin.
-Tu t'es fait mal, chaton ? Lui demanda-t-elle en l'examinant.
Stefan fit non de la tête avant de renifler bruyamment. Bella déposa un baiser sur sa joue avant de se raidir en voyant la dame.
-Bella ? Murmura la dame d'un ton surpris. Bella ? Tu… Tu as un fils ? Tu… Tu aurais pu me dire que j'étais grand-mère ! »
Stefan observa avec attention la dame qui lui avait fait peur, puis, Bella. Il comprit alors qu'il se trouvait face à la maman de Bella. Le petit-garçon grimaça quand il sentit les bras de la jeune femme se crisper sur son corps, il laissa échapper une plainte et la pression se détendit aussitôt. Bella s'excusa auprès de lui avant de tourner les talons. Stefan ne comprenait pas. Pourquoi Bella ne disait-elle pas bonjour à sa maman ? Pourquoi ne lui avait-elle pas parlé ? Et surtout pourquoi partait-elle alors que sa maman pleurait ? Stefan allait poser toutes ces questions quand il se rendit compte qu'ils quittaient l'aire de jeux sans prendre ses jouets ! Il allait en faire la remarque à Bella quand il vit que la jeune femme pleurait. Son cœur se serra et des larmes coulèrent sur ses joues, avait-il fait quelque chose de mal ? Papa n'allait pas être content s'il avait fait pleurer Bella ! Il en était là de ses réflexions quand il vit sa grand-mère arriver. Aussitôt, il se débattit pour quitter les bras de Bella qui le posa sur le sol et il courut se réfugier dans les bras de sa mamie. Cette dernière lui demanda ce qui se passait, mais il ne répondit pas, Bella venait de partir en courant !
.
.
Esmé réceptionna son petit-fils en larmes et alors qu'elle se demandait ce qui s'était passé, elle vit Bella prendre la fuite. Esmé essuya tendrement les joues de Stefan tout en le rassurant, elle était certaine que ce n'était pas à cause de lui que Bella s'était enfui. Tout en portant l'enfant, ils revinrent vers l'aire de jeux pour récupérer les jouets de Stefan. L'enfant récupéra ses affaires, des larmes perlaient toujours au coin de ses yeux et il reniflait bruyamment, pendant qu'elle essayait de comprendre ce qui avait pu se passer. Soudain, son attention fut attirée par une femme à l'allure échevelée qui se dirigeait vers Stefan. Esmé se saisit rapidement de son petit-fils en voyant que l'inconnue fixait avec insistance l'enfant.
« -Il est à moi ! Vous ne le prendrez pas comme vous m'avez pris ma fille ! Hurla la femme en s'avançant pour lui arracher Stefan. C'est mon petit-fils !
Avant qu'elle n'ait pu l'atteindre, un homme et une femme vêtus d'uniformes blancs entourèrent celle qu'elle venait de reconnaître.
-Désolée, Madame, elle s'est éloignée du groupe, s'excusa l'infirmière.
-Ce n'est rien, assura-t-elle en resserrant son étreinte sur Stefan.
-C'est mon petit-fils ! Tu ne me le voleras pas !
-Ce n'est pas ton petit-fils, Renée, claqua froidement Esmé, et je ne t'ai pas pris ta fille, tu l'as perdu toute seule ! »
Sans un mot, ni un regard de plus, Esmé tourna les talons, mettant le plus de distance possible entre cette femme et elle. Tout en marchant, elle rassura du mieux qu'elle pouvait Stefan qui était complètement perdu. Elle lui expliqua calmement que le maman de Bella était malade et pouvait dire des choses très méchantes, que c'était pour cela que Bella avait pleuré et était partie. Stefan hocha la tête, apparemment soulagé de ne pas être la cause de la tristesse de la jeune femme. Esmé fut agréablement surprise d'entendre son petit-fils lui demander s'ils pouvaient chercher Bella pour la consoler. Esmé sourit et l'installa da ns son siège auto. Elle reprit la route, roulant doucement, cherchant la silhouette de Bella sur le trottoir. Tout à coup, Stefan poussa un petit cri, il venait d'apercevoir Bella. Esmé se gara en face du banc où était prostrée la jeune femme, elle détestait la voir dans cet état. Rapidement, elle se détacha et alla la rejoindre. Bien qu'elle ne veuille pas bouger, Bella la suivit pourtant docilement quand elle lui fit remarquer que Stefan était inquiet et qu'il était toujours dans la voiture. Esmé installa la jeune femme sur son siège avant de reprendre le volant. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand elle vit Stefan tendre son doudou à Bella pour qu'elle ne soit pas triste. La jeune femme ravala ses larmes et sourit au petit-garçon. Esmé ne put qu'être émue, ces deux-là s'étaient apprivoisés et elle était prête à parier que bientôt ils formeraient une famille.
.
.
Hello! Et oui, c'est encore moi! J'ai appris que deux de mes fics Aimer à en mourir ainsi que Milord ont été sélectionnées pour les addict of lemon awards, si l'envie vous prend, vous pouvez voter pour l'une ou l'autre sur le profil FF (.net/u/2576252/DAMN_ADDICT_LEMON ) ou bien tout simplement sur addictoflemonawards(.fr ), petit détail bien, c'est qu'il n'y a pas besoin d'être inscrit pour voter. Merci par avance pour ceux qui voteront ! ^_^
