Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.
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Hello !
J'espère que vous allez tous bien !
Je suis désolée pour ce retard, mais j'ai eu du mal à me débarrasser de mon virus, puis, j'ai eu droit à une gastro…. Bref, j'étais vraiment fatiguée et donc pas inspirée.
Merci énormément pour toutes vox reviews, comme toujours, elles me touchent énormément, merci, merci et encore une fois merci !
Sur ce, bonne semaine à tous et à bientôt !
Voilà la suite, j'espère qu'elle vous plaira ! Pour celles qui suivent Milord, la suite sera en ligne dimanche prochain.
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Bonne lecture !
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Chapitre 19 : Washington
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Edward passa une main tremblante sur son front en sueur avant d'essayer de remettre en place son masque pour dissimuler ses sentiments. Une main apaisante se posa sur son épaule que l'on serra tendrement pour lui communiquer un peu de force. Il offrit un regard reconnaissant à son père avant de se tourner vers Jasper qui lui tendait un verre d'eau. Il but quelques gorgées avant que son beau-frère ne lui reprenne le verre pour le poser sur la table basse, craignant sûrement qu'il ne le fasse tomber sur son parquet flottant neuf vu le tremblement de ses mains. Jasper s'assit dans son fauteuil faisant face au canapé où le père et le fils étaient installés. Le psy l'observa quelques secondes d'un air soucieux avant de prendre la parole.
« -Comment te sens-tu ?
-Ça va.
Jasper leva les yeux au ciel, peu convaincu par sa réponse. Son père, ne supportant sûrement plus son inactivité, se leva pour faire les cents pas avant d'aller se poster devant la fenêtre.
-Ces séances ne riment à rien, souffla Carlisle, si ce n'est à te faire souffrir.
-Je suis d'accord avec ton père, soutint Jasper. Edward, je ne te parle pas en tant qu'ami ou beau-frère, non, je te parle en tant que médecin, tu n'es pas en état de continuer l'hypnose à un tel rythme. Malgré tout ce que tu dis, ces séances ont des retentissements graves sur ta vie. Tu dors mal…
-Non, se défendit Edward.
-Donc, tu n'es pas réveillé par d'horribles cauchemars ? Le coinça Jasper. Ce n'est pas à cause d'eux que tu noircis toutes ces pages de cahier ? Edward, sans parler des rêves, regarde tes avant-bras !
A regret, le jeune homme baissa les yeux sur ses avant-bras toujours bandés, de légères traces rouges lui apprirent qu'il s'était à nouveau gratté sans s'en rendre compte. Un léger cliquetis lui fit redresser la tête, son père venait d'ouvrir sa mallette d'où il sortit tout le nécessaire pour le soigner. Carlisle s'installa à ses côtés et prit d'autorité ses mains entre les siennes, doucement, il défie les bandages avant de commencer à le soigner.
-Jasper a raison, appuya son père, regarde l'état de tes avant-bras, tu te blesses sans t'en rendre compte, cela n'était-il pas suffisamment grave pour que tu renonces ?
-J'ai une théorie à ce sujet, annonça Jasper en posant le cahier où il avait consigné tous ses cauchemars sur la table basse les séparant. Tu penses voir Stefan armé d'un couteau dans tes rêves, mais il ne s'agit probablement pas de ton fils, je pense qu'il s'agit d'une représentation de toi enfant. Tu tiens un couteau ensanglanté et tes avant-bras sont aussi blessés dans ce cauchemar, je pense que derrière ce rêve se cache un souvenir. Il arrive que les enfants maltraités s'automutilent pour évacuer leur souffrance, je pense qu'il est probable que tu l'ais fait étant enfant.
-Tu crois ? Murmura Edward surpris par ces explications.
-Tu as eu des entailles faites par une lame étant enfant, confirma Carlisle, elles s'étaient même infectés, j'ai moi-même soigné ces blessures ainsi que les traces de coups sur ton corps. C'était lorsque j'ai rencontré ta mère pour la deuxième fois.
-Quand tu m'as appris à faire du vélo ? Murmura Edward qui aurait tant aimé s'en souvenir.
-Oui, mais je ne me rappelle pas qu'Elisabeth ait dit que tu t'étais fait ça toi-même, elle a dit qu'il allait finir par te tuer, j'en ai conclu qu'elle parlait d'Ethan et que c'était donc lui le responsable de toutes tes blessures.
-Il est probable qu'il t'ait battu, souffla Jasper en réfléchissant, et que tu te sois ensuite blessé pour évacuer le stress de manière malsaine.
-Les blessures étaient infectés, j'ai dû te perfuser, on peut donc supposer que tu avais dissimulé tes plaies.
-Mais ce n'est peut-être pas moi qui me les suis faites ? Rappela Edward.
-C'est aussi possible, concéda Jasper, on ne peut rien garantir, mais je pense que ma première idée est la bonne. Edward, je pense sincèrement que tu as besoin de faire une pause. Il faut que tu laisses cette histoire derrière toi pour quelques temps, tu as besoin de te changer les idées et une fois que tu auras retrouvé une vie normale, on pourra reprendre ces séances.
-Une vie normale ? Comment veux-tu que j'arrive à reprendre une vie normale alors que j'ignore tout de mon enfance ? Je ne supporte plus de ne pas savoir ! S'énerva le jeune homme.
-On le conçoit et on le comprend, assura son père, mais Jasper a raison. Pourquoi ne partirais-tu pas quelques jours avec Stefan ?
-Non, je ne peux pas, souffla Edward en se levant et en passant une main nerveuse dans ses cheveux. L'école ne va pas tarder à reprendre, je veux que Stefan retrouve un rythme normal.
-Vous allez partir ? Tu vas reprendre le travail ? Comprit son père.
-Oui, avoua le jeune homme, mon équipe a besoin de moi et…
-C'est une bonne idée, coupa Jasper pour lui éviter de se justifier, le travail t'aidera à retrouver un certain équilibre et à t'occuper l'esprit.
-Comment vas-tu faire pour Stefan ? Qui va le garder si tu dois partir enquêter à l'autre bout du pays ou que tu ne puisses rentrer à temps pour aller le chercher à la sortie de l'école ? Interrogea Carlisle.
-Adèle a proposé de le garder en attendant que je trouve une solution, confia Edward, Stefan l'aime bien et elle le considère un peu comme son petit-fils. Je sais qu'il sera bien avec elle. Pour la suite, on verra.
-Je vois que tu as réfléchi à tout ça, quand comptes-tu partir ?
-Papa, soupira le jeune homme, tu te doutais bien qu'à un moment ou à un autre, nous allions rentrer chez nous ? Il ne faut pas que tu t'inquiètes pour nous, on va s'en sortir.
-J'ai pris quelques jours de congés, maman et moi, nous pourrions…
-Non ! Intervint Edward en souriant tendrement à son père. Tu as besoin de repos, maman et toi avez besoin de passer du temps ensemble.
-Edward a raison, ils vont s'en sortir et vous avez besoin de prendre un peu de temps pour vous, Carlisle, le soutint Jasper. »
Son père soupira et Edward sut qu'ils avaient gagné, il était hors de question que ses parents les suivent à Washington, il fallait qu'ils prennent un peu de temps pour eux. Jasper finit par se lever et lui rendit son cahier en lui demandant de poursuivre l'exercice et de l'appeler s'il était perturbé par quoi que ce soit. Le jeune homme remercia son ami et après une brève accolade, il quitta son bureau en compagnie de son père. Carlisle l'abandonna dans le parc de l'Hôpital pour retourner à Forks, pendant que lui prenait place sur l'une des tables de pique-nique disponible dans le parc. Edward ouvrit sa mallette et sortit le dossier que Russell lui avait envoyé, il l'avait déjà consulté et prit plusieurs notes qu'il relut en attendant sa douce.
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A 7 heures 50, Bella entra dans le Commissariat, elle déposa ses affaires à son bureau avant d'aller se chercher un café. Sa tasse fumante à portée de main, la jeune femme lut ses mails et plus particulièrement celui venant du FBI confirmant son inscription au concours d'entrée. Elle imprima le document pour le donner au Commissaire Dubois et ainsi appuyer sa demande de mise en disposition. Elle allait se lever quand elle remarqua que le bureau face au sien n'était plus vide !
« -Jake ! S'écria-t-elle surprise.
-Salut, Bella.
Son ami et partenaire contourna son bureau pour l'étreindre. Bella lui sourit, elle était heureuse de le revoir et espérait sincèrement que cette mise à pied lui aurait mis un peu de plomb dans la tête !
-Je suis heureux de voir que tu vas bien, Bella, murmura Jacob en la serrant dans ses bras.
-Merci et toi ?
-Tu le saurais si tu étais venue me voir, lui reprocha-t-il doucement.
-Je suis désolée, mais j'ai été assez occupée.
-C'est ce que j'ai entendu, jolie bronzage. Alors, quoi de neuf ?
Bella lui sourit avant de lui parler quelque peu de l'affaire ainsi que de ses vacances avec la famille Cullen. Les traits du jeune homme se crispèrent quelque peu quand elle lui fit part de son rapprochement avec Edward. Jacob allait intervenir quand elle aperçut son supérieur, la jeune femme s'excusa, prit son dossier sous le bras et courut après le Commissaire. Elle rattrapa ce dernier qui l'invita à entrer dans son bureau.
-Que puis-je faire pour toi, Bella ? Lui demanda-t-il.
-Je viens de recevoir une réponse du FBI, annonça Bella, ils acceptent mon dossier pour l'examen d'entrée.
-Félicitations, dit sincèrement son supérieur, es-tu sûre de vouloir nous quitter ?
-Je ne vous quitte pas encore, il faut que je réussisse les examens, puis, la formation, rappela la jeune femme.
-Allez, donne-moi la confirmation du FBI pour que je puisse faire passer le dossier à la DRH.
Le Commissaire rangea le document dans son dossier, puis, son supérieur lui fit signe de s'asseoir et prit un visage sérieux.
-Alors, où en es-tu sur le meurtre de la jetée ?
Bella soupira. Quelques jours auparavant, le Commissaire lui avait confié sa première enquête, elle se demandait d'ailleurs si ce n'était pas une manœuvre pour la faire rester, mais cela ne la retiendrait pas.
-On a pas grand-chose, avoua-t-elle à contrecœur, la scientifique n'a rien trouvé.
-C'est tout de même étrange, murmura pensivement son supérieur, il n'était pas tard et c'est un lieu fréquenté.
-Je sais, soupira la jeune femme, j'étais moi-même sur la jetée à l'heure du crime, confia Bella en se rappelant l'heure de la mort, j'y suis passée, mais je n'ai rien vu, rien entendu d'anormal. Il est possible que notre victime ait été tuée ailleurs et que le meurtrier l'ait installé sur ce banc une fois la jetée déserte.
-Je croyais que la rigidité cadavérique du corps confirmait qu'elle avait été tuée sur le banc ?
-Les scientifiques ne peuvent l'affirmer avec certitude, il y avait du sable sur ses vêtements, elle a peut-être été tuée sur la plage avant d'être transportée jusqu'au banc.
-Oui, cela expliquerait que vous n'ayez rien vu. Vous avez interrogé les amis qui vous accompagnaient ?
-Non, reconnut Bella.
La jeune femme se morigéna, elle avait tant été accaparée par la préparation de son dossier d'entrée au FBI qu'elle n'avait pas pensé à interroger Edward dont l'œil acéré aurait pu remarquer quelque chose qu'elle n'avait pas vue.
-L'agent Cullen était avec moi, avoua-t-elle, je vais l'interroger. Je suis navrée, j'aurais dû le faire plus tôt.
-Tu n'as pas à t'excuser, Bella, il est fort possible que lui non plus n'ait rien remarqué, tout comme les autres personnes présentes, sinon, il t'en aurait déjà parlé.
Bella acquiesça tout en se promettant de discuter avec Edward dès qu'elle le verrait. Le Commissaire Dubois et elle échangèrent encore quelques banalités avant qu'elle ne prenne congé. De retour à son bureau, elle eut à peine le temps de s'asseoir qu'Emmett vint l'informer que l'un de ses indics avait peut-être des renseignements sur son meurtre. Bella acquiesça, elle prit son arme dans son tiroir qu'elle glissa dans son holster avant d'enfiler sa veste.
-N'y va pas seule ! Gronda Emmett avant de s'enfermer dans son bureau.
-Une petite balade te tente Black ? Proposa-t-elle à son coéquipier.
Jacob acquiesça et posa sa casquette sur sa tête avant de la suivre vers le parking, ils montèrent dans une voiture banalisée, Bella prit le volant et s'engagea dans la circulation.
-Alors, ça fait quoi de ne plus être obligée de porter l'uniforme ? Lui lança son ami.
-C'est agréable, convint-elle.
-Je veux bien te croire, mais là où d'autres en profiteraient pour mettre des vêtements confortables, tu te trimballes en tailleur, c'est pourtant pas trop ton style, non ?
-C'est vrai, mais on va dire que je m'entraîne.
-Tu t'entraînes ? Répéta Jacob perplexe.
-Ouais, enfin, comment dire ? Ca fait plus classe ? Tenta la jeune femme qui ne voulait pas ébruiter pour le moment son projet tant que certaines personnes concernées n'étaient pas au courant.
-C'est pour lui que tu essaies de changer ? Tu n'es pas assez bien pour lui telle que tu es ?
-Jacob, souffla Bella exaspérée, si cela peut te rassurer, Edward se moque pas mal de ce que je te porte. Alors, non, je ne le fais pas pour lui. Bien, maintenant, peut-on se concentrer sur l'affaire ? Veux-tu que je te mette au courant ? »
Jacob acquiesça et elle lui fit un résumé rapide de la situation avant qu'ils n'arrivent au rendez-vous fixé par l'indic d'Emmett. Bella se gara dans une rue d'un quartier mal famé, ils s'approchèrent d'une ruelle où à l'ombre des regards, ils allaient rencontrer l'homme.
L'après-midi était bien avancée quand Bella quitta le Commissariat pour se rendre au parc jouxtant l'Hôpital. Une fois arrivée sur place, elle chercha son homme du regard et ne tarda pas à l'apercevoir installé à une table, plongé dans un dossier. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand elle vit son air concentré. Elle s'installa à ses côtés tout en se demandant combien de temps mettrait le jeune homme à remarquer sa présence. Edward attrapa son bloc note et griffonna rapidement quelques mots. Un sourire aux lèvres, elle allait déposer un baiser sur sa joue pour signaler sa présence quand le jeune homme se pencha pour attraper un dossier.
« -Croyez-vous, Mademoiselle Swan, que votre présence est si invisible que cela ? S'amusa Edward.
-Cela fait longtemps que tu sais que je suis ici ? Râla Bella en embrassant tout de même sa joue.
-Ton parfum t'a trahi, lui confia le jeune homme, ta journée s'est bien passée ?
-Oui et toi ? Tu avais une séance avec Jasper et ton père, non ?
-Oui… Alors, toujours décidée ?
Bella observa pendant quelques secondes son amant, mordillant sa lèvre inférieure, Edward avait rapidement changé de sujet, signe que la séance ne s'était pas bien passée. Son amant se méprenant sûrement sur son silence, caressa tendrement ses joues avant d'effleurer ses lèvres pour un tendre baiser.
-Tout va bien se passer, assura Edward.
-Oui, murmura Bella, on y va avant que je ne change d'avis ?
Le jeune homme rangea rapidement ses affaires avant de se lever, il lui tendit une main qu'elle saisit, puis, main dans la main, ils rejoignirent la voiture d'Edward. Une fois assise dans le véhicule, Bella inspira profondément avant que l'agent du FBI ne prenne à nouveau sa main dans la sienne, son pouce caressant en un geste apaisant sa paume. Le jeune homme mit le lecteur CD en marche, une musique douce emplit l'habitacle et elle se détendit. Rapidement, ils arrivèrent au Domaine de Mercy qui abritait une Clinique Psychiatrique. Edward se gara non loin de la voiture de patrouille de son père. Ils descendirent du véhicule, Bella laissa sa veste dans celle-ci, le temps étant encore chaud, le jeune homme, par contre, enfila la sienne et elle comprit qu'il souhaitait dissimuler ses bandages pour éviter des questions.
-Bonjour, Charlie, dit Bella en embrassant son père.
La jeune femme s'écarta et les deux hommes se serrèrent la main avant que tous ne prennent la direction de la pièce dédiée aux visiteurs. La jeune femme observa l'endroit décoré de couleurs claires et apaisantes, de grandes baies vitrées étaient ouvertes sur une immense véranda qui offrait une vue imprenable sur des jardins luxuriants. Bella se rendit alors compte que le parc où elle était allée avec Stefan se trouvait juste aux limites du Domaine de Mercy. Soudain, elle l'aperçut, assise dans un coin de la véranda, le regard perdu dans le paysage. Du coin de l'œil, elle vit Charlie s'approcher d'elle, elle voulut le suivre, mais ses jambes refusèrent de lui obéir. Un bras rassurant entoura sa taille et la guida à la suite de son père. La jeune femme leva la tête et croisa les émeraudes emplies de douceur de son amant qui lui sourit. Bella inspira profondément tout en priant pour que ses jambes cessent de trembler, sa main chercha celle d'Edward quand elle se retrouva face à Renée toujours occupée à regarder par la baie vitrée. Charlie s'installa dans un fauteuil faisant face à sa mère tout en lui faisant signe de s'asseoir à ses côtés. Bella hésita, mais Edward l'invita à s'asseoir en tirant le fauteuil et en l'aidant à prendre place. La jeune femme s'assit et fut rassurée de sentir les mains de son amant sur ses épaules, ce dernier ayant décidé de rester debout derrière elle.
-Renée ? Appela doucement son père pour attirer son attention. Renée, bonjour, comment vas-tu aujourd'hui ? Interrogea-t-il doucement quand elle tourna enfin la tête vers eux.
Sa mère observa pendant quelques secondes son père avant de se rendre sûrement compte de sa présence. Le sourire de cette dernière se figea avant de s'agrandir quand elle sembla la reconnaître.
-Be… Bella ? Murmura Renée d'une voix tremblante.
-Bonjour, Renée, souffla-t-elle.
-Bella, ma Bella, tu es enfin là !
-Oui, je suis là.
-Tu… Tu es tellement jolie…, la complimenta Renée avant de tendre une main vers elle, mais… Tu… Tu devrais détacher tes cheveux pour… pour cacher tes oreilles…
-Maman, gronda Bella en se trémoussant dans son fauteuil mal à l'aise face à sa critique. Maman, écoute, si je suis là c'est pour… Renée, je sais que tu ne comprendras peut-être pas mes propos, mais j'aimerais que tu te concentres sur ce que je dis.
-Bella, ma Bella, ma petite fille, tu es vraiment là ?
-Oui, je suis là maman. Ecoute-moi, s'il-te-plaît.
-Bella, c'est ton mari ? Questionna Renée en posant un regard brillant sur Edward. Charlie, tu as vu ! Notre Bella est mariée ! Pourquoi n'ai-je pas été invitée à ton mariage ? Pourquoi ?
La jeune femme se raidit quelque peu face au ton soudain agressif de sa mère, mais les mains d'Edward sur son épaule se contractèrent quelque peu en un geste apaisant.
-Parce que je ne suis pas mariée, Renée, s'efforça-t-elle d'expliquer d'un ton calme. Edward est… et bien… il est, balbutia la jeune femme soudain mal à l'aise car ils n'avaient encore jamais abordé le sujet.
-Son compagnon, je suis compagnon, répondit l'agent du FBI à sa place tout en raffermissant son étreinte. Je suis ravi de faire votre connaissance Madame Dwyer.
-Mon petit-fils ! S'écria soudain Renée. Je veux voir mon petit-fils !
-Stefan n'est pas mon fils, répliqua aussitôt Bella, c'est le fils d'Edward, pas le mien. Renée, j'aimerais te parler de …
-C'est Esmé ! Poursuivit la malade. Cette sorcière ne veut pas que je le vois ! Elle veut le garder pour elle ! Carlisle et elle volent les enfants des autres ! Méfie-toi !
-Maman ! Carlisle et Esmé ne volent pas les enfants ! Ils t'ont…
-Non ! Coupa Bella d'une voix tremblante de colère. Tu m'as abandonné ! Tu as quitté Charlie, me laissant seule avec lui. Pendant des années, tu t'es moquée de savoir comment il se débrouillait ! Heureusement pour nous, Esmé et Carlisle ont été là ! Ils étaient là pour venir me chercher à la sortie de l'école, ils étaient là pour mes anniversaires, ils étaient présents quand j'étais malade. Carlisle et Esmé se sont occupés de moi quand Charlie était retenu par son travail. Carlisle a soigné mes bobos et Esmé m'a appris à cuisiner. Et tu oses me dire que tu ne comprends pas pourquoi je suis autant attachée à eux ? Ils étaient là, Renée, ils étaient présents dans ma vie que tu avais déserté !
-Mais… Mais j'étais là !
-Tu aurais pu rattraper le temps perdu quand je me suis réfugiée chez toi après le départ des Cullen, tu aurais pu racheter ces nombreuses années d'absence, mais rien ! Tu m'as un peu plus détruit, entretenant une haine sans raison envers un innocent, un innocent dont j'allais tomber follement amoureuse ! Tu me reproches d'être une étrangère, mais c'est ta faute ! Tu es l'unique responsable !
-Tu ne m'as jamais laissé une chance, cracha Renée en la fusillant du regard, tout ça parce que je n'étais pas aussi parfaite que tes Cullen !
-C'est faux et tu le sais, je n'étais qu'une enfant à la recherche d'un peu d'amour, confia Bella d'une petite voix avant de soupirer. Tu ne comprends pas, tu ne comprendras sûrement jamais… Je… Je tiens à toi, Renée, tu m'as mise au monde, je te dois la vie, mais c'est tout ce que je te dois ! Je viens enfin de le comprendre après toutes ces années, je ne suis coupable de rien, ce n'est pas de ma faute si tu es dans cet état. Tu es la seule responsable de tes malheurs. Au revoir, maman.
Bella ravala les larmes qui menaçaient de lui échapper. D'un geste rapide, elle se leva pour s'approcher de Renée et déposer un baiser sur son front avant de fuir. La jeune femme courut hors du bâtiment pour se diriger vers le parc le bordant. Soudain, sa maladresse la rattrapa, son pied heurta un caillou et elle se sentit partir en avant. Bella serra les dents en attendant de rencontrer douloureusement le sol, mais un bras ferme s'enroula autour de sa taille, elle se retrouva plaquée contre un torse musclé.
-Ça va ? Lui demanda tendrement Edward.
-Oui, merci.
-Je suis là, souffla-t-il en caressant ses cheveux.
Bella enfouit son visage contre le tee-shirt du jeune homme qui ne tarda pas à être mouillé. Edward ne parla pas, il se contenta de la serrer dans ses bras, une de ses mains caressant tendrement ses cheveux et son dos. Le jeune homme la réconforta jusqu'à ce que ses sanglots se tarissent. Les mains d'Edward se posèrent de part et d'autre de son visage pour lui faire relever la tête, les pouces du jeune homme essuyèrent les dernières traces de larmes. Puis, tendrement, il effleura ses lèvres avant de l'entraîner vers un banc où ils s'assirent. Il passa un bras autour de ses épaules, la gardant contre lui, comprenant qu'elle avait besoin de sa présence. Bella inspira profondément. Lorsque son souffle fut relâché, elle se rendit compte qu'elle ressentait un certain apaisement.
-Merci, murmura-t-elle en plongeant son regard dans celui émeraude, merci de m'avoir poussé à la voir. J'en avais besoin, tu avais raison car même si je n'obtiendrais jamais des réponses, je me sens mieux de lui avoir dit ce que je gardais sur le cœur, merci.
-Je t'en prie, dit Edward dont les doigts effleurèrent sa joue en une caresse aérienne, je suis heureux que tu te sentes mieux.
Bella se laissa aller dans les bras de son amant, elle ferma les yeux quelques secondes avant que des pas lourds sur les graviers ne les lui fassent ré-ouvrir. Charlie se tenait face à eux.
-Tout va bien ? S'enquit-il en la couvant du regard.
-Oui, assura la jeune femme en lui souriant avec sincérité avant de se lever et de tendre une main à Edward qu'il saisit. Et si nous allions boire un café ? Proposa-t-elle.
Les deux hommes acceptèrent. Ils sortirent de l'enceinte du Domaine de Mercy et s'avancèrent vers un café non loin de là. Ils s'installèrent en terrasse et une serveuse vint prendre leur commande. Bella gratifia cette dernière d'un regard noir lorsqu'elle vit la serveuse faire les yeux doux à son amant. Une fois leurs boissons servies et la serveuse éloignée, un silence légèrement pesant s'installa sur leur petit groupe. Bella pouvait sentir le regard de son père peser sur leurs mains jointes, la jeune femme leva les yeux au ciel face à son comportement, elle n'avait plus 14 ans ! Elle se saisit de sa tasse et but une gorgée. Bella serra un peu plus la main d'Edward avant de faire part de sa décision à deux des hommes les plus importants de sa vie.
-Je voulais aussi vous faire part à tous les deux d'une grande décision que j'ai prise, annonça-t-elle, j'ai demandé une mise à disposition de plusieurs mois.
Autant Charlie lui lança un regard confus, autant, les émeraudes d'Edward s'illuminèrent de compréhension, la main du jeune homme se resserra sur la sienne pour lui communiquer sa force.
-Je ne comprends pas. Pourquoi te mettrais-tu en disposition alors qu'on te confie enfin la direction d'une enquête ? Tu sais que si tu réussis, tu seras promue !
-Je sais, Charlie, mais tu sais comme moi que ce genre d'affaire peut être résolue en une semaine, un mois ou un an et le concours d'entrée au FBI est dans une semaine.
-Le quoi ? C'est toi qui lui as mis cette idée en tête ? Interrogea Charlie en lançant un regard noir à son amant.
-Edward n'a rien à voir avec ma décision ! Coupa court Bella. Cela fait un moment, et tu le sais, que je ne suis pas satisfaite, je ne m'épanoui plus dans mon travail.
-Mais… Mais le FBI ? Bella, je pense que tu devrais prendre le temps de réfléchir, pourquoi ne terminerais-tu pas ton enquête et après tu passeras le concours d'entrée au FBI ? Proposa Charlie satisfait par cette optique.
-Le prochain concours est dans neuf mois, répondit la jeune femme, je ne veux pas attendre si longtemps.
-Bella… Mais as-tu réfléchi à l'après ?
-Que veux-tu dire, papa ? Questionna Bella confuse.
-Admettons que tu ais le concours, concéda Charlie, que vas-tu faire ? Les jours où tu ne seras pas au camp de formation où vas-tu aller ? Je ne pense pas que tu ais les moyens de t'offrir l'hôtel pendant une aussi longue période ou de payer un autre loyer ?
-Le logement n'est pas un problème, intervint pour la première fois Edward, Bella peut venir chez moi si elle le souhaite.
-Bien sûr, j'aurais dû m'en douter, siffla Charlie.
-Papa, ça suffit ! S'énerva Bella. Je suis assez grande pour prendre mes décisions, alors, je te demanderai de respecter mes choix !
Son père soutint son regard avant d'esquisser un sourire et de poser des yeux brillants sur elle.
-Je sais que je ne te le dis pas suffisamment souvent, mais je suis très fier de toi, Bella. Pardonne mon comportement, mais il me semble normal qu'un père s'inquiète pour sa fille unique, non ?
-Oui, papa, confirma la jeune fille en lui souriant avec tendresse.
-Alors, quand comptez-vous partir ?
-Pour ma part, je dois y être pour le concours dans une semaine après, Edward, je ne veux pas te forcer à me suivre, je comprendrais tout à fait que tu souhaites rester ici avec Stefan.
-Nous allons rentrer ensemble, je veux que Stefan retrouve un rythme normal avant qu'il reprenne l'école et puis, de toute manière, il est temps que je retourne au travail.
Charlie acquiesça et une demi-heure plus tard, ils quittèrent le Chef de la police de Forks non sans lui avoir promis de venir manger le lendemain soir avec Stefan. Edward prit la route de son appartement.
-Tu veux monter ? Lui offrit-elle une fois qu'ils furent arrivés.
-Oui, accepta le jeune homme, mais je t'avertis, je dois aller récupérer Stefan chez Alice dans une demi-heure.
-Allez, monte !
Edward coupa le moteur de sa voiture avant de la suivre jusqu'à son appartement. La jeune femme leur servit un verre de thé glacé et ils rejoignirent la terrasse où ils élurent place sur la balancelle.
-Je voulais te parler, dit sérieusement Bella, je veux être sûre avant qu'on se lance que cela ne posera pas de problème à Stefan que je loge avec vous ?
-Rassure-toi, je lui en ai déjà touché deux mots, confia Edward, je peux t'assurer qu'il est d'accord pour que tu viennes, il est même excité par cette idée.
-C'est vrai ?
-Oui, j'aimerais que tu te rassures une fois pour toute et que tu me crois lorsque je te dis qu'il tient beaucoup à toi.
Bella sourit. Edward redessina les contours de ses lèvres avec son pouce avant de se pencher pour l'embrasser. Leurs langues dansèrent l'une avec l'autre, ils se séparèrent à bout de souffle et Bella regretta vraiment qu'ils ne puissent pas passer plus de temps ensemble.
-Je vais y aller, murmura le jeune homme contre ses lèvres, sinon, je crois que le petit lutin va encore s'énerver parce que je suis en retard.
Bella soupira avant de se lever pour raccompagner son amant.
-Au fait, avant que tu ne partes, j'aimerais te demander si tu as remarqué quelque chose d'étrange lorsque nous nous sommes promenés sur la jetée ?
-L'autre soir ?
-Oui.
-Pourquoi ?
-Tu n'as pas lu le journal ? On a retrouvé le corps d'une jeune fille sur un banc, elle a été tuée d'un coup de couteau en plein cœur. C'était à peu près à l'heure où nous nous promenions.
Bella fut étonnée de voir le regard de son amant se voiler avant de devenir sérieux, ses sourcils se froncèrent alors qu'il prenait la parole.
-Lorsque nous nous promenions ? Répéta l'agent du FBI qui avait rapidement refait surface. Voilà qui est étonnant, un coup de couteau en plein cœur laisse des traces, il y avait encore du passage, quelqu'un aurait forcément vu les traces de sang.
-C'est cela qui est étonnant, il n'y en avait pas. D'après le légiste, c'est parce que l'assassin a utilisé un fin couteau, un peu comme un stylet.
-Vous l'avez retrouvé sur le corps de la victime ?
-Oui, répondit Bella.
-Cela a interrompu l'hémorragie, murmura Edward, c'est étrange…
-Quoi donc ?
-Cette nuit-là, j'ai eu l'impression que l'on nous épiait, confia le jeune homme. J'ai vu un couple enlacé sur un banc.
-Tu as vu leurs visages ?
-Non, sur le moment, j'ai pensé qu'ils étaient en pleine séance câlin.
-Tu reconnaîtrais ses vêtements ?
Edward hocha la tête et elle s'empressa d'aller récupérer les photos de la jeune fille. Elle les attrapa dans le dossier qu'elle gardait chez elle et les lui montra.
-Il faisait nuit, murmura Edward, mais ça me semble correspondre. Bella…
-Quoi ?
-Il y a eu un flash, il m'a semblé qu'il venait du couple. Je n'en suis pas sûr, mais au premier abord, il m'a paru que c'était nous qui étions pris en photo, puis, je me suis dit que c'était le couple qui se prenait en photo.
-Attends, tu es en train de me dire que le tueur nous a pris en photo ?
-Non, je n'ai pas dit ça Bella, mais peut-être que l'assassin a pris un cliché de sa victime, si comme je le pense c'est le cas, alors, ce crime sort de l'ordinaire, ce n'est pas par sa mise en scène un crime passionnel ou une agression qui aurait mal tournée. Tu peux me faire une copie du dossier, j'aimerais garder un œil sur cette affaire.
-Tu penses à un tueur en série ?
-Je ne peux rien affirmer, mais j'aimerais vérifier qu'il n'y a pas déjà eu de meurtre de ce type dans la région et sinon mettre en place une surveillance juste au cas où… Tu es sûre de ne pas vouloir venir manger à la villa ce soir ?
-C'est gentil, mais je suis sûre que tes parents seront heureux de vous avoir Stefan et toi pour eux seuls avant votre départ.
-D'accord, bonne soirée, lui souhaita Edward avant de l'embrasser, et ne cogite pas trop, ordonna-t-il en tapotant son front avec son index. »
Edward effleura une dernière fois ses lèvres avant d'emprunter les escaliers pour tenter de rattraper son retard. Bella refermait la porte de son appartement quand son téléphone vibra dans sa poche. Un léger rire lui échappa quand elle lut le message d'un certain petit lutin qui lui ordonnait de relâcher son frère car Jasper l'emmenait au restaurant le soir même et qu'elle souhaitait se préparer. Bella lui répondit qu'Edward était en route avant de se rendre dans sa chambre, elle ouvrit son placard et soupira, pour une fois, la présence d'Alice lui aurait été d'une grande aide, elle ignorait totalement ce qu'elle allait emporter à Washington ! La jeune femme attrapa sa valise et commença à y entreposer certaines de ses affaires.
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Edward rangea un énième jouet sous le regard de son fils qui s'assurait qu'il ne laisse rien dans sa chambre chez ses grands-parents. A la vue de l'énorme quantité de cadeaux que son fils avait reçus, il avait voulu en laisser quelques-uns à la villa. Cependant, Stefan n'avait guère apprécié son idée et ne souhaitant pas contrarier son fils alors que Bella allait venir vivre avec eux, il s'entêtait à faire rentrer les jouets dans une valise trop petite tout en maudissant sa famille de gâter autant l'enfant ! Un grognement d'exaspération lui échappa quand il ne réussit pas à fermer le bagage.
« -Stefan, es-tu sûr de ne pas vouloir en laisser deux ou trois ici ? Tu vois bien que je n'arrive pas à fermer la valise.
-Non, veux pas ! Déclara son fils en croisant ses bras sur son petit torse.
-Cesse de bouder ! Demanda Edward en levant les yeux au ciel. Et viens par-là !
Perplexe, son fils s'approcha tout de même. L'agent du FBI le souleva avant de le poser debout sur la valise.
-Allez, saute pour que j'essaie de la fermer !
-Vraiment ? Ze peux ? Questionna son fils les yeux brillants de joie.
-Oui.
Stefan lui offrit un sourire radieux avant de sauter à pieds joints sur le bagage, ses petites mains posées sur ses épaules pour maintenir son équilibre pendant qu'il tentait de fermer la maudite valise !
-Mais qu'est-ce que vous faites ? S'écria Esmé en entrant dans la chambre. Vous allez casser cette valise !
-Ton petit-fils ayant été outrageusement gâté et ce dernier ne souhaitant rien laisser ici, il faut bien que j'arrive à tout ranger dans cette valise !
Sa mère leva les yeux au ciel avant de prendre Stefan dans ses bras pour le faire descendre de sur son perchoir, elle posa son petit-fils au sol avant de plonger son regard dans celui de l'enfant.
-Stefan, mon ange, papa ne peut pas tout emmener dans cette valise, alors, voilà ce que je te propose, tu vas choisir 5 jouets qu'il va emporter, le reste, je te l'enverrai par colis, d'accord ? »
Edward remercia silencieusement sa mère du regard quand il vit Stefan acquiescer. Il rouvrit la valise et son fils fit son choix. Puis, une fois leur bagage bouclé, ils gagnèrent tous les trois le rez-de-chaussée où les attendait toute leur famille. Après des au-revoir et de nombreuses embrassades, ils montèrent dans la Mercedes de son père qui les emmena à l'aéroport où ils retrouvèrent Bella et Charlie. Edward échangea un sourire amusé avec Carlisle alors qu'ils écoutaient pour la énième fois les recommandations que faisait le Chef Swan à sa fille. Finalement, ce dernier les laissa embarquer et alors qu'ils passaient les portiques de sécurité, ils virent Carlisle entraîner fermement Charlie vers l'extérieur de l'aéroport.
Le voyage se passa sans qu'il ne s'en rendre réellement compte, Stefan, qui avait tenu à s'installer entre eux, il avait sommeillé avant de réclamer leur attention pour jouer aux cartes. Arrivés à l'aéroport de Washington, Edward récupéra leurs bagages avant de se mettre en quête d'un taxi qui les emmènerait chez eux. Maintenant, il se tenait en bas de son immeuble, tenant d'une main Stefan, son autre main étant posée autour de la taille de Bella pendant que le chauffeur descendait leurs bagages. Edward lâcha à regret les siens pour régler la course et prendre leurs affaires. Ils montèrent ensuite dans l'ascenseur qui les conduisit directement au dernier étage de l'immeuble où il résidait.
« -Tu n'as pas de voisin ? S'étonna Bella en ne voyant qu'une porte sur le palier.
-Non, l'étage est tout à nous très chère. »
Bella écarquilla les yeux et alors qu'il introduisait sa clef dans la serrure la jeune femme maugréa quelques mots qu'il ne comprit pas totalement, il capta pourtant les mots Cullen et comme les autres. L'agent du FBI finit d'ouvrir la porte, il s'écarta, son fils s'élança dans l'appartement malgré l'obscurité, Stefan adorait ouvrir les stores électriques ce qu'il fit aussitôt. Bella pénétra à son tour, d'un pas plus mesuré, observant les alentours avec stupeur. Le rez-de-chaussée de l'appartement était une immense pièce ouverte, conférant à celle-ci le charme d'un loft. Au fond, sur la droite, se trouvait une immense cuisine équipée d'appareils high-tech brillant sur le marbre gris composant le plan de travail, des tabourets entouraient le bar le séparant ainsi du salon, ce dernier était tourné vers une baie vitrée qui offrait une vue imprenable sur Washington. A gauche du salon et un peu en retrait se tenait une longue table en bois sombre entourée de chaises. Bella détailla son intérieur, il se demanda si elle appréciait les teintes plutôt sombres et épurées qui constituaient son intérieur. La jeune femme suivit Stefan qui venait de passer deux piliers pour monter sur une petite estrade. Son fils se laissa tomber de manière très peu gracieuse sur l'un des nombreux coussins qui entouraient un magnifique piano noir. Edward dépassa Bella, l'une de ses mains se posa sur le piano caressant le bois laqué qui brillait sous les derniers rayons du soleil. Le jeune homme contourna l'instrument pour faire coulisser la baie vitrée, l'air frais du soir pénétra l'appartement et il s'avança sur le balcon, Bella sur ses talons.
« -Ouah ! S'exclama-t-elle. C'est magnifique !
-C'est vrai ça te plaît ?
-Oui, il manque juste peut-être une touche féminine ou un peu de gaieté, concéda Bella avant de l'observer avec sérieux, tu sais qu'il existe d'autres couleurs que le noir, le gris et le blanc ?
-Aïe ! Ça fait mal ! Tu n'as pas remarqué le rouge dans la cuisine ?
-Tu veux parler de cette minuscule frise ? Railla la jeune femme.
Ils se sourirent, Edward caressa tendrement la joue de Bella pendant que son autre main enlaçait sa taille pour l'attirer à lui. Leurs lèvres venaient de se trouver quand Stefan les rejoignit. Il les observa quelques secondes, mais ne dit rien.
-Stefan, l'interpella-t-il, et si tu faisais visiter l'appartement à Bella ?
Son fils sourit face à sa proposition qu'il s'empressa d'accepter, tenant son doudou d'une main, il offrit l'autre à Bella pour qu'elle le suive. Edward les regarda s'éloigner, un sourire aux lèvres avant de rentrer à son tour pour ranger leurs affaires.
-Alors, là, c'est le piano de papa, faut pas y toucher, sinon, tu vas te faire gronder.
Le jeune père fronça les sourcils et se tourna vers eux surpris en remarquant que le zozotement de Stefan n'était pas apparu. Son fils et Bella continuaient sa visite sans s'en être rendus compte. Il sourit avant de gagner l'étage, le psychiatre, ainsi que Jasper et son père, lui avaient affirmé que ce n'était que passager et que lorsqu'il aurait surmonté son traumatisme, il reparlerait correctement. Décidément, la présence de Bella avait bien plus d'incidences sur leur vie qu'il n'aurait pu le prévoir. Il venait de poser leurs valises dans les chambres quand il entendit Bella et l'enfant monter les marches.
-Faut pas courir dans l'escalier, expliqua sérieusement Stefan, c'est interdit ! Et si la nuit, tu as peur ou envie de faire pipi et que papa il est en bas, il faut l'appeler et pas descendre les escaliers parce que si tu es encore endormie, tu risques de te faire bobo, d'accord ?
-D'accord, acquiesça Bella franchement amusée par le comportement de son fils.
-Papa ! Gronda Stefan en poussant un soupir exaspéré.
Edward sourit avant de s'excuser et de s'écarter pour les laisser passer. Son fils ouvrit une première porte et alluma le plafonnier.
-C'est ma sambre, expliqua-t-il à Bella.
L'appréhension qu'il perçut dans la voix de son fils l'étonna, tout comme le fait que ce dernier ait à nouveau zozoté, son petit bonhomme serait-il inquiet de la réaction de Bella ?
-Ben dis donc, elle est magnifique et super bien rangée ! Le félicita Bella.
Edward ne put s'empêcher d'être ému quand il vit le sourire qui éclairait le visage de son fils en entendant les compliments de la jeune femme. Stefan prit à nouveau la main de Bella pour lui faire faire le tour de la chambre, avant de l'entraîner dans sa salle de bain. Puis, une fois la visite terminée, le petit garçon la conduisit à nouveau dans le couloir où il lui désigna du doigt une porte.
-C'est le bureau où papa travaille, on n'a pas le droit d'y entrer s'il n'y est pas, papa ?
-Tu peux ouvrir.
Son fils fut ravi d'avoir l'autorisation de faire visiter cette pièce, Edward les observa depuis le seuil sachant qu'aucun dossier ne pourrait attirer la curiosité de l'une ou effrayer l'autre. Cependant, Edward fut surpris de voir Bella réprimer un léger rire.
-Qu'y a-t-il ?
-Tu sais qu'à peu de choses près, ton bureau est le même que celui de Carlisle ? Fit-elle remarquer d'un ton moqueur.
-Ils ne sont pas identiques, se défendit le jeune homme qui pourtant savait qu'elle avait raison.
-Oui, tu as raison, ce sont des livres de psychologies et sur les serials killers qui hantent tes étagères et non des livres de médecines. Oh, j'oubliais les polars !
-Il en a aussi, lui rappela-t-il, d'accord, j'admets avoir voulu essayer de recréer son antre de sérénité, mais c'est pas pareil.
-C'est normal, il manque la présence de ton père.
-Moi, j'aime bien être ici ! Décréta Stefan.
-Je crois que dans 20 ans, le bureau de Carlisle sera encore copié, plaisanta Bella.
Edward sourit avant de poursuivre la visite sous la direction de Stefan qui venait d'ouvrir la porte de sa chambre.
-Ça c'est la chambre de papa, déclara son fils avant d'ouvrir en suivant la porte se trouvant de l'autre côté du couloir, et là, c'est ta chambre, Bella ! Déclara-t-il fièrement.
Le jeune père ferma les yeux quelques secondes, cherchant un moyen de rectifier l'erreur de son fils sans le blesser.
-Elle est très jolie, dit Bella en pénétrant dans la pièce.
Edward allait expliquer à Stefan que la jeune femme ne dormirait pas là, quand il se rendit compte que celui-ci n'était plus avec eux.
-Papa !
Suivant la voix de son fils, il retrouva ce dernier dans sa chambre où Stefan essayait désespérément de soulever la valise de Bella.
-Que fais-tu ? Lâche ça, tu vas te faire mal !
-Tu t'es trompé de chambre, papa, tu as mis la valise de Bella dans la tienne.
-Je sais, mon cœur, et ce n'est pas une erreur, Bella va dormir avec moi et non dans la chambre d'amis.
-Mais…
-Stefan, nous en avons déjà discuté, mon grand, je croyais que tu avais compris ?
-Oui, reconnut son fils en baissant la tête, mais ze pourrais touzours venir si ze fais un caussemar ?
-Bien sûr, mon lapin.
Stefan retrouva aussitôt son sourire et lui tendit ses bras, Edward le saisit et le câlina sous le regard bienveillant de Bella. Puis, ensemble, ils gagnèrent le rez-de-chaussée, le jeune homme ouvrit de sa main libre le frigo qui était désespérément vide, il fit de même avec les placards qui ne contenaient que des pâtes, il soupira.
-Qui veut manger une pizza ? Proposa-t-il.
-Moi ! S'écria aussitôt son fils.
Ce dernier se tortilla dans ses bras et il se baissa pour le laisser descendre, Stefan courut aussitôt vers la table basse où il prit un prospectus qu'il lui porta.
-Tu me lis ?
-Tu ne le connais pas par cœur ? S'étonna Edward en haussant un sourcil.
-Papa !
-Bon, alors, voyons….
Edward lut les différents noms des pizzas, donnant aussi les ingrédients les composants, tout en omettant volontairement une.
-Y'a pas de Louisiane ? S'inquiéta son fils.
-Louisiane ? C'est une pizza ?
-Ben, oui, papa, c'est touzours ce que ze prends…
-Oh, alors, je n'ai pas besoin de te lire le menu, lui fit-il gentiment remarquer.
-T'es pas zentil ! Gronda l'enfant en comprenant qu'il s'était fait duper.
Edward sourit lorsqu'il vit son fils chercher refuge et soutien auprès de Bella qui se fit un plaisir de le prendre dans ses bras. Le jeune homme sourit tout en attrapant le téléphone sans fil.
-Et si je leur précise d'enlever les morceaux de poivron, tu me pardonneras ?
-Oui !
-Bella, que veux-tu…
Edward n'eut pas le temps de proposer quoi que ce soit à la jeune femme car il fut interrompu par la sonnette de la porte d'entrée. Alors qu'il reposait le téléphone sur son socle, son fils avait déjà quitté les bras de Bella pour aller ouvrir.
-Stefan ! Gronda-t-il en s'empressant de le rejoindre.
Il fut cependant soulagé lorsqu'il constata que son fils n'avait pas bêtement ouvert la porte et qu'il avait retenu ses leçons. Stefan venait d'actionner le visiophone tout en demandant qui était là.
-FBI ! Jeune homme ! Ouvrez-nous !
-Pffff ! Souffla son fils guère impressionné. C'est même pas vrai !
Edward sourit en voyant la mimique contrariée que lança Russell à la caméra. Son mentor sortit son insigne de sa poche pour le coller devant l'objectif.
-Et ça, jeune homme, c'est pas une plaque du FBI ?
Edward s'approcha de son fils et lui souffla quelques mots à l'oreille que l'enfant s'empressa de répéter plus ou moins exactement dans le combiné.
-Pas étonnant que vous ayez de si mauvais résultats si vous pas gentil ! Récita Stefan avant de se tourner vers lui. Dis, papa, il a de si mauvaises notes que ça Russell ?
-Ça c'est de la faute de mon patron, se défendit son ami qui avait tout entendu, il est pas très gentil !
-C'est vrai ?
-Oui, jeune homme, la dernière fois que l'on s'est vu, il n'a pas voulu me donner une part de son gâteau au goûter alors que j'avais très faim !
-Papa ! S'outra son fils en le fusillant du regard. Faut partager ! Pourquoi tu partages pas alors que tu me le fais toujours faire ?
-Russell raconte des bêtises, mon cœur, et il va rester dehors !
-Oh, c'est vraiment pas zentil ! Releva aussitôt son fils.
Edward grogna en apercevant le visage hilare de son mentor qui était ravi d'avoir réussi à retourner son fils contre lui.
-Stefan, chéri, tu veux bien m'ouvrir pendant que ces deux idiots continuent de se disputer ? Demanda Adèle qui venait de pousser son époux pour apparaître dans le champ de la caméra.
Le petit-garçon acquiesça et ouvrit la porte d'entrée, puis, il déverrouilla celle de l'appartement et se précipita vers l'ascenseur pour attendre leurs visiteurs. Edward se tourna vers Bella et lui prit tendrement la main.
-Je suis désolé, tu aurais peut-être voulu passer une soirée tranquille ?
-Ne t'inquiète pas.
-J'aurais dû me douter qu'ils passeraient.
Un petit cri de joie dans le couloir lui apprit que leurs invités étaient arrivés. Russell entra, Stefan perché sur ses épaules, Adèle à leur suite referma la porte. Edward se précipita à sa rencontre quand il vit le lourd panier qu'elle portait.
-Toujours aussi galant ! Lança-t-il à son mentor.
-Hey ! Elle n'a pas voulu me le laisser, soi-disant que je risquais de tout faire tomber.
Edward balaya d'un geste de la main l'excuse de son subordonné, soulignant ainsi qu'il ne croyait pas en ses propos. Puis, il s'approcha d'Adèle pour déposer deux baisers sur chacune de ses joues.
-Comment vas-tu, mon grand ? Demanda l'épouse de son mentor en l'observant avec attention.
-Je vais bien Adèle, merci. Laisse-moi te présenter Bella.
-Bonjour.
Alors que la jeune femme tendait une main à Adèle, Edward ne fut guère surpris de voir cette dernière entraîner Bella dans une étreinte qui surprit cette dernière.
-Vous êtes jolie comme un cœur ! Déclara l'épouse de son mentor alors que Bella s'empourprait.
-Papa, ai faim, lui fit remarquer Stefan toujours sur les épaules de Russell.
-Ah, c'est donc ton ventre qui fait autant de bruit ! Lança son ami.
-Même pas vrai ! Protesta Stefan alors que son mentor le faisait descendre de sur son perchoir.
-Viens par-là, mon grand, l'appela Adèle, je dois avoir quelques petites choses que tu aimes.
Edward ne fut pas vraiment surpris de voir Adèle sortir un repas de son panier, il ne s'étonna même pas qu'elle ait cuisiné les plats préférés de son fils, y compris la mousse au chocolat que l'enfant regardait avec envie.
-C'est pour le dessert, pas avant, lui rappela-t-il, allez, remercie Adèle et file te laver les mains.
Stefan déposa un bisou sur la joue de la femme avant de courir en cuisine où il monta sur un marchepied pour atteindre l'évier. Du coin de l'œil, il surveilla que son fils utilise bien du savon et qu'il ne mette pas de l'eau partout.
-Isabella Marie Swan.
-Oui ? S'étonna Bella en se tournant vers Russell lorsqu'il prononça son nom complet.
-Alors, comme ça, on tente le concours d'entrée au FBI ?
-Oui, mais comment… Edward ?
-Oh, non, il ne m'a rien dit, j'ai juste été interpellé lorsque j'ai vu votre nom sur la liste. Nous risquons de nous voir pour l'entretien individuel si vous êtes reçue à l'écrit.
-Et bien, j'espère que vous ne serez pas trop sévère, murmura Bella qui paraissait un peu impressionnée par son mentor.
-Il ne le sera pas, la rassura-t-il, Russell ne croque pas les nouvelles recrues.
-Non, c'est toi qui t'en charge !
-Ce n'est pas vrai ! Protesta Edward.
-A quand remonte les derniers entretiens que tu as fait passer ? Lui demanda sournoisement son subordonné.
-A… Très longtemps, admit-il.
-Et à ton avis pourquoi cela fait aussi longtemps ?
-Parce que j'ai beaucoup de travail…
-C'est ça ! Coupa Russell.
-Allez, cessez de parler travail et venez manger, ordonna Adèle.
Russell offrit son bras à Bella qui l'accepta, ils se dirigèrent vers le coin salle à manger. Edward alla dans la cuisine où il prit des couverts, Adèle lui sourit et se rapprocha.
-Elle est magnifique et charmante, souffla Adèle à son oreille. Vous faites un beau couple.
-Merci.
-Et Stefan semble vraiment l'apprécier.
-Oui, j'en suis ravi.
Adèle déposa un baiser sur sa joue avant de prendre l'entrée et de rejoindre les autres. Edward donna les assiettes et les couverts à Bella qui s'empressa de les disposer pendant qu'il allait chercher des verres. Russell les lui prit des mains lorsque le téléphone sonna pour qu'il puisse décrocher. Un léger soupir franchit le seuil de ses lèvres quand il entendit la voix de sa mère qui voulait savoir s'ils étaient bien arrivés et si tout allait bien. Il discuta rapidement avec elle avant de rejoindre tout le monde autour de la table.
-Alors, Bella, comment trouvez-vous l'appartement de notre cher Edward ? Demanda Adèle à sa douce.
-Magnifique, même s'il manque un peu de couleur à mon goût, répondit la jeune femme.
-C'est ce que je n'arrête pas de lui dire ! Se plaignit aussitôt Adèle. Il va falloir que vous remédiez à cela !
-On verra, murmura Bella.
-Je pourrais moi aussi chercher des couleurs ? Demanda Stefan.
-Bien sûr, mon trésor, assura Adèle. D'ailleurs, on pourra regarder les magazines demain quand je te garderai. Bella nous rejoindra si elle le peut et on ira ensuite faire les boutiques.
Son fils acquiesça avant de se reconcentrer sur son assiette tout en fronçant les sourcils, Edward était certain qu'il était en train de réfléchir aux couleurs sûrement criardes pour repeindre le salon.
-Enfin, nous ferons tout cela si ton papa est d'accord ?
Le jeune homme offrit un sourire narquois à Adèle qui daignait enfin prendre son avis.
-Je suis d'accord, mais seulement des accessoires de déco ou des tableaux et rien de criard, promis ?
Les trois futurs décorateurs hochèrent la tête. Le repas continua dans la bonne humeur. Quand celui-ci fut terminé, Bella et Adèle firent un brin de ménage pendant que Stefan s'installait sur le canapé pour regarder un dessin animé. Edward offrit un clin d'œil à Bella avant de disparaître à l'étage avec Russell. Ils s'enfermèrent dans son bureau, Edward s'approcha du bar où il remplit deux verres de whisky, il en offrit un à son ami qui s'assit face à lui.
-Alors ? Demanda le jeune homme en s'installant dans son fauteuil.
-J'ai eu le permis pour exhumer le corps d'Ethan Volturi, lui apprit son mentor, veux-tu t'y rendre ? Ce sera demain à 10h00.
-J'aimerais, mais j'imagine qu'une pile de paperasse m'attend sur mon bureau ?
-J'ai traité quelques dossiers, se défendit Russell, enfin, comme je me doutais de ta réponse, j'ai demandé à Caitlin et Sam d'y aller.
-Cela ne va pas nous retarder dans l'enquête actuelle ?
-Comme tu as pu le constater, on a du mal à effectuer un profil. Les victimes n'ont aucun lien, il tue aussi bien les hommes que les femmes, ils n'ont pas le même âge, ni le même profil sociologique.
-Tu te trompes, il y a un point commun entre toutes les victimes, le contredit-il.
-Le fait qu'il leur ait ôté les yeux ? C'est effectivement une signature.
-D'ailleurs à propos de cela, j'ai quelques doutes.
-Sur quoi ?
Edward attrapa le dossier qui était jusque-là rangé dans sa mallette. Il sortit les photos de trois des 6 victimes, les trois plus jeunes.
-Et bien ? Demanda Russell en observant leurs photos.
-Rien ne t'interpelle ?
Son mentor posa son verre pour enfiler ses lunettes et prendre les photos en main.
-Je ne vois toujours pas.
-J'ai demandé à Penny de m'envoyer les photos de leurs permis de conduire, cela t'aiguillera sûrement.
Russell prit les photos, une lueur de compréhension passa dans ses prunelles alors que ses traits se durcissaient.
-Comment ai-je pu passer à côté de cela ? Grommela son ami.
-L'équipe n'aurait pas dû être en charge de cette enquête, vous aviez besoin de repos et puis les photos qui avaient été transmises par les familles vous ont induit en erreur.
-Comment l'as-tu remarqué ?
-Les yeux de la victime n°2, ils tiraient un peu trop sur le violet et puis j'ai remarqué la petite étoile dans son regard. Il était clair qu'elle portait des lentilles qui dissimulaient la véritable couleur de ses yeux. Penny m'a envoyé les photos de leurs permis tout à l'heure.
-Donc, notre tueur choisit ses victimes à cause de la couleur de leurs yeux.
-Le vert.
Edward laissa le temps à son mentor d'intégrer cette nouvelle information et prit une gorgée de whisky. Russell soupira avant de refermer le dossier pour le reposer sur le bureau.
-Il y a des jours où je regrette mes années sabbatiques.
-Aurais-tu envie de te lancer dans une nouvelle tournée promotionnelle ? Le taquina Edward. J'ignorais que tu t'étais lancé dans l'écriture d'un nouveau bouquin ?
-Très drôle, tu sais très bien que mon éditeur ne cesse de me relancer, mais je reste persécuté par le syndrome de la page blanche.
-Pourtant, les derniers évènements ne te donnent pas des idées ? Je me vois bien en super héros de l'une de tes fictions.
-Oui, j'avais effectivement envisagé de créer un nouveau personnage principal, grincheux et au physique plutôt difforme.
-Très drôle !
-Je trouve, sourit Russell, et si nous allions retrouver nos dames ?
Edward acquiesça, il rangea le dossier dans le tiroir de son bureau qu'il ferma à clef avant de dissimuler cette dernière. Il suivit ensuite son mentor jusqu'au rez-de-chaussée où Adèle et Bella discutaient tranquillement autour d'un café pendant que Stefan s'était endormi sur le canapé. Le jeune père s'approcha de son enfant qu'il prit tendrement dans ses bras, il revint à l'étage et posa le petit-garçon sur son lit le temps d'attraper un pyjama qu'il enfila ensuite à son fils qui se réveilla à peine. Edward le câlina, il laissa une veilleuse allumée et la porte entrouverte avant de rejoindre ses invités. Il s'assit auprès de Bella et passa un bras autour de la taille de la jeune femme. Ils discutèrent encore une heure avant que Russell et Adèle ne prennent congés. Le jeune homme proposa à sa douce d'aller prendre une douche pendant qu'il finissait de ranger. Une fois le rez-de-chaussée plongé dans l'obscurité, il alla sans faire de bruit dans la chambre de son fils qui dormait toujours profondément. Il embrassa son front avant de gagner sa propre chambre où Bella était agenouillée devant sa valise, une simple serviette nouée autour de son corps.
-Je suis désolé, je n'ai pas encore fait de place dans mon placard pour que tu puisses y mettre tes affaires, s'excusa-t-il en la voyant fouiller.
-Je survivrai, rassure-toi, je ne suis pas Alice.
-Merci, mon Dieu ! Rigola le jeune homme.
Edward s'approcha de Bella et lui tendit une main qu'elle accepta, il l'aida à se relever et la garda prisonnière dans ses bras. Doucement, il se pencha et leur lèvres se trouvèrent pour un baiser emplit de tendresse. Alors que leurs langues se câlinaient, il les guida jusqu'au lit où ils se retrouvèrent allongés. Leur baiser s'amplifia, une de ses mains caressa tendrement le flanc de la jeune femme avant de trouver le rebord de la serviette sur lequel il tira légèrement. Sa main caressa la poitrine de sa douce ainsi dévoilée, agaçant les bourgeons qui se dressaient sous ses doigts agiles. Les lèvres de Bella quittèrent les siennes pour tracer les contours de sa mâchoire pendant que ses mains fines glissaient sous son tee-shirt pour le lui ôter.
-Edward, gémit la jeune femme en se débattant avec le vêtement.
Le jeune homme lui adressa un sourire avant de se redresser, il se débarrassa de son tee-shirt pendant que les doigts de Bella s'attaquaient déjà à la boucle de sa ceinture. En l'espace de quelques secondes, il se retrouva aussi nu que sa douce et ils se précipitèrent dans les bras l'un de l'autre. Edward se retrouva prisonnier entre les cuisses accueillantes de la jeune femme dont les bras se refermèrent dans son dos. Il allait descendre le long de son corps pour lui prodiguer de délicieuses caresses quand elle l'en empêcha.
-J'ai trop envie de toi ! Confia-t-elle à son oreille.
Edward plongea son regard dans les yeux chocolatés brûlant de désir, la jeune femme mordilla sa lèvre inférieure, cette vue embrasa un peu plus son être. Il attrapa un préservatif qu'il se hâta de mettre sous le regard concupiscent de sa moitié. Il se réinstalla auprès d'elle et d'un coup de rein la pénétra. Les deux amants poussèrent un gémissement de plaisir et de satisfaction lorsqu'ils ne firent plus qu'un. Le jeune homme embrassa de plusieurs baisers papillon les lèvres de la jeune femme avant de se retirer pour revenir s'enfoncer dans sa moiteur. Il renouvela ses violents coups de rein avant de se demander s'il n'y allait pas un peu fort.
-Encore ! Lui ordonna Bella d'une voix rauque alors qu'il ralentissait.
Les corps de la jeune femme s'arqua contre le sien, s'offrant un peu plus, tout en accompagnant ses déhanchements. Edward caressa l'une des cuisses de la jeune femme avant d'agripper le genou de sa douce qu'il releva pour s'enfouir toujours plus en elle.
-Oh, mon Dieu ! Edward !
-Chut, souffla le jeune homme, Stefan dort…
Bella hocha vaguement la tête, il sut qu'elle avait compris quand elle mordit violemment sa lèvre inférieure pour étouffer un gémissement. Edward grimaça sous le coup de la douleur quand il sentit les ongles de sa belle s'enfoncer dans la chair de son dos. La jeune femme trembla entre ses bras.
-Edward !
-Je t'aime, Bella !
Ils jouirent en même temps, sa douce étouffa son cri d'extase en mordant violemment son épaule. Edward s'effondra dans les bras de Bella qui l'accueillit avec joie. Ils se câlinèrent le temps de retrouver leur souffle, puis, à regret, il se retira et se leva pour jeter le préservatif dans la poubelle de la salle de bain. Il revint s'allonger et Bella se blottit aussitôt contre lui. Le jeune homme ne put s'empêcher de la trouver encore plus belle avec ce magnifique sourire qui se dessinait sur son visage. Soudain, ses sourcils se froncèrent et elle l'observa avec une pointe d'anxiété.
-Tu le pensais vraiment ? Murmura-t-elle en traçant des arabesques sur son torse.
-Quoi donc ? S'enquit Edward en faisant semblant de ne pas comprendre.
-Tu sais… Tu m'as dit que… Tu…
Edward laissa échapper un léger rire ce qui lui valut un coup de poing sur le torse et un regard mécontent. Le jeune homme se tourna, emprisonnant Bella sous son corps.
-Je t'aime Isabella Marie Swan.
Toute trace de colère disparut instantanément du visage de la jeune femme, elle allait ouvrir la bouche, mais il la fit taire d'un baiser.
-Tu ne veux pas me laisser te répondre ? S'amusa-t-elle lorsqu'il rompit leur baiser.
-Mais tu m'as déjà dit que tu m'aimais, ma belle, lui rappela-t-il avec un sourire, je suis navré d'avoir mis si longtemps à te le dire à mon tour.
-Je t'ai déjà dit… Oh, mon Dieu, je pensais que tu n'avais pas relevé, je ne voulais pas te le dire ainsi, ça m'a échappé et comme tu ne m'en as pas parlé, j'ai cru que…
-Que je n'avais pas entendu ? Tu l'as pourtant crié à ta mère et je ne suis pas le seul à l'avoir entendu vu comment ton père a sursauté.
Bella rougit avant de chercher à dissimuler son visage contre son torse.
-Par ailleurs, si je ne l'avais pas retenu ce jour-là, la petite discussion que j'ai eu avec ton père l'autre soir, m'aurait mis la puce à l'oreille.
-La discussion ? Dis-moi qu'il n'a pas fait ça ?
-Si, pendant que tu montrais ta cabane à Stefan, d'ailleurs, j'étais rassuré qu'il n'ait pas son arme, plaisanta-t-il.
-Je vais le tuer !
-Pourquoi ? Il est normal qu'un père veuille le meilleur pour son enfant. Personnellement, je ne lui en veux pas, alors, fais-en autant.
-Tu es vraiment parfait, chuchota Bella en effleurant ses lèvres.
-Je regrette simplement que nous n'ayons pas eu le temps d'avoir un tête à tête pour que je puisse te faire une déclaration romantique.
-Je n'ai pas fait mieux, lui rappela Bella en souriant, et puis, je trouve la perfection ennuyeuse !
-Aïe, donc, tu vas te lasser de moi vu que tu me trouves parfait !
-Idiot ! Maugréa Bella en le gratifiant d'un nouveau coup de poing avant d'étouffer un bâillement.
Edward caressa tendrement les cheveux de sa compagne avant de se relever.
-Où vas-tu ? S'étonna Bella.
Le jeune homme lui sourit tout en enfilant un boxer, puis, il lui tendit le tee-shirt et le shorty que sa douce avait laissé sur sa valise.
-Juste au cas où nous aurions de la visite. »
Bella acquiesça, elle s'habilla et ils se blottirent dans les bras l'un de l'autre avant de s'endormir.
Edward se réveilla en sursaut. Ses sens étaient aux aguets, son cœur battait vite, mais il fut soulagé de ne pas avoir été réveillé par un cauchemar. Le jeune homme sentit soudain une main se poser sur son avant-bras, il sursauta et faillit envoyer valdinguer son agresseur, mais il se reprit lorsqu'il vit la petite silhouette proche de lui. Doucement, il se dégagea de l'étreinte de Bella pour s'asseoir sur le rebord du lit.
« -Tu as fait un cauchemar ?
Son murmure n'eut aucune réponse et il fut étonné par la tête baissée de son fils et les doigts nerveux qui jouaient avec le doudou. Edward voulut le prendre dans ses bras, mais son fils s'éloigna. Intrigué par son comportement, le jeune homme l'attrapa tout de même et comprit aussitôt le problème. Sans un mot, il porta son fils jusque dans sa chambre, il observa le lit défait avant de se rendre dans la salle de bain. Alors qu'il enlevait le pyjama humide, il remarqua les larmes qui coulaient sur les joues de Stefan.
-Pardon, souffla l'enfant.
-Hey, bonhomme, c'est pas grave. Je vais te nettoyer, on va mettre un pyjama propre et tu vas te reposer dans mon lit pendant que je change tes draps. »
Stefan hocha timidement la tête. Edward donna une rapide douche à son fils avant de l'habiller avec des vêtements secs. Il le ramena ensuite dans sa chambre et tout en lui demandant de ne pas faire de bruit, il le coucha à sa place. Puis, il revint dans la chambre de son fils et retira les draps souillés pour en mettre des propres. Quand il eut terminé, il repartit chercher l'enfant. Edward ne put s'empêcher de sourire et de changer d'avis quand il vit Stefan blottit contre Bella, la jeune femme avait dû sentir sa présence malgré son sommeil car elle avait passé un bras protecteur autour du corps de son fils. Edward les rejoignit dans le lit, un sourire aux lèvres, ravi de voir que la famille dont il rêvait commençait à exister.
