Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

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Hello !

J'espère que vous allez tous bien !

Me revoilà ! Je sais cela fait un moment et en plus je n'avais pas prévenu, je suis désolée.

J'ai eu un petit accident (rien de bien grave), mais j'ai dû me faire opérer et partir en convalescence chez mes parents où bien entendu il n'y a toujours pas Internet…. Je viens de rentrer et voilà le nouvel épisode des Fautes du père, Milord arrivera si possible dans la semaine, sinon, dimanche.

Je tenais aussi à vous remercier pour avoir voté pour ma fic « Aimer à en mourir » qui avait été nominée pour les Addict of readers awards. J'ai été très touchée et ravie de voir que ma fic a gagné alors, mille fois merci pour vos votes !

Merci aussi pour vos reviews, les mises en alerte et en favori ! Merci !

Bon, je vous laisser découvrir le nouveau chapitre !

Ah, si ! Bon ciné mercredi ou mardi si certains d'entre vous vont aux « avant-premières » !

Bonne semaine et à bientôt !

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Bonne lecture !

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Chapitre 20 : Un retour mouvementé !

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Edward entrouvrit ses paupières encore alourdies par les brumes du sommeil, il tourna la tête pour apercevoir le visage de son fils. Contrairement à lui, Stefan paraissait parfaitement réveillé ! Le jeune père entoura la taille de l'enfant d'un bras pour le hisser sur son torse et le câliner. Au bout de quelques minutes, il comprit que son fils ne se rendormirait pas et, voyant que Bella dormait toujours tranquillement, il décida de se lever. Stefan dans ses bras, il prit le chemin du rez-de-chaussée. Il déposa son fils sur le canapé et embrassa son front avant de lui donner la télécommande de l'écran plat. Le jeune homme se dirigea ensuite vers la buanderie où il sortit le pyjama ainsi que les draps souillés par l'enfant de la machine à laver pour les mettre dans le sèche-linge. Il était en train de lancer l'appareil quand il se rendit compte qu'il n'était plus seul. Edward sourit tendrement à Stefan avant de s'agenouiller face au petit garçon qui triturait nerveusement l'une des oreilles de son doudou.

« -Hey, mon grand, tu ne regardes pas ton dessin animé ?

-Ai pas fait exprès, papa, pardon.

-Je sais que tu ne l'as pas fait exprès, allez, viens-là.

Stefan s'approcha en traînant des pieds avant de trouver refuge dans ses bras. Il embrassa le front de l'enfant avant de se relever pour rejoindre le canapé où, une fois installé, il chercha le regard de son fils.

-Stefan, tu sais que tu peux tout me dire, n'est-ce pas ?

-Oui…

-Veux-tu que nous parlions de quelque chose ?

Pour toute réponse, Stefan haussa les épaules avant d'enfouir son visage contre son torse. Le jeune homme caressa les cheveux de son enfant, lui laissant un peu de temps.

-Je peux peut-être essayer de deviner ? Murmura Edward en continuant ses gestes affectueux et rassurant. Tu as pensé à maman, n'est-ce pas ? Revenir à la maison t'a rappelé qu'elle n'était plus là et tu as fait un cauchemar ?

-Ze… Ze l'appelait, mais elle était pas là et… et…

-Et ? L'encouragea-t-il.

-Toi non plus, termina-t-il dans un chuchotis.

-Mon cœur, souffla Edward en obligeant son fils à relever la tête, je suis là, Stefan, et jamais, tu m'entends, jamais je ne te laisserai.

-Mais… Le messant monsieur ?

-Le méchant monsieur ne nous fera plus de mal, il n'est plus là, tu te souviens, je t'en ai déjà parlé ?

-C'est sûr ?

-Oui, assura Edward en étreignant à nouveau son fils. Stefan, tu sais que tu peux me parler de tout. Alors, si jamais tu as à nouveau peur ou s'il y a quoi que ce soit, tu sais que tu peux venir me parler ?

-Oui.

-Je t'aime, Stefan.

-T'aime, papa.

Edward sourit tendrement à son fils avant de le coucher sur le canapé pour le chatouiller, Stefan éclata de rire avant de se tortiller pour tenter de lui échapper. Lorsque l'enfant le supplia d'arrêter, le jeune père se redressa tout en prenant le chenapan dans ses bras.

-Que dirais-tu de préparer des pancakes ?

-Oui ! S'écria Stefan enthousiaste.

Le jeune homme déposa le petit garçon sur le plan de travail le temps d'aller chercher les ingrédients. Il était en train de surveiller son fils qui vidait la farine dans le saladier quand il remarqua le petit froncement de sourcils de ce dernier.

-Stefan, parle-moi, s'il-te-plaît.

-T'es obligé d'aller travailler ? Demanda son fils d'un ton boudeur.

-Tu sais bien que oui, mon cœur, papa doit aller arrêter les méchantes personnes.

-Oui ! Papa c'est le plus fort !

Edward sourit en voyant le visage soudain réjouit de son enfant et il espérait être à la hauteur de l'image que son fils avait de lui. Ils reprirent la confection des pancakes, ils étaient en train de faire cuire les premiers quand Bella fit son apparition.

-Bonjour, lança-t-elle en s'approchant timidement.

-Bella !

Son fils lui tendit les bras et Edward l'attrapa pour le faire descendre de sur le plan de travail. Pour son plus grand plaisir, Stefan courut vers Bella qui réceptionna l'enfant dans ses bras. La jeune femme se détendit aussitôt et déposa un baiser sur le front du petit garçon.

-Hum ! Ca sent bon ! Déclara Bella.

-On a fait des pancakes ! Expliqua Stefan. Tu aimes ?

-Oh, oui.

-Papa, il les fait bon, mais pas autant que mamie !

-C'est dur de cuisiner aussi bien que ta grand-mère, approuva la jeune femme, tu veux un coup de main ?

-Non, j'ai presque terminé. Stefan tu pourrais montrer à Bella où est la vaisselle s'il-te-plaît ?

-Oui, papa.

Stefan désigna l'un des placards à Bella qui posa l'enfant sur le sol pour attraper des mugs et un bol. Son fils s'empara de la vaisselle pour la poser sur la table. Edward en profita pour enlacer la taille de la jeune femme et lui voler un baiser.

-Tu as bien dormi ?

-Oui et toi ?

-Idem, alors, prête pour cette première journée ?

-Je ne sais pas quoi répondre, admit sa douce, je suis tout autant inquiète qu'impatiente.

-Tout va bien se passer, la rassura-t-il.

-Je l'espère.

-Moi quand j'ai eu peur à l'entrée à l'école et ben papa il m'a fait un gros câlin, expliqua Stefan, puis, il m'a accompagné voir ma maîtresse. Tu connais, Maddy ?

-Stefan, sourit tendrement Edward, Bella ne connaît pas Madame Petterson.

-Ah, c'est vrai, reconnut l'enfant avant de prendre un ton sérieux, mais bon, papa, tu devrais faire un câlin à Bella pour la rassurer avant la conduire à sa classe.

-D'accord, mon grand. Allez, tout le monde à table ! »

Edward échangea un sourire avec la jeune femme, il était ravi que Stefan tienne autant à Bella, il espérait juste qu'il ne ferait pas d'erreur et qu'ils pourraient former une famille. Ils mangèrent tranquillement avant que Bella ne se propose de tout ranger pendant qu'ils allaient se préparer. Une fois leur douche prise et habillés, Edward pressa son fils pour qu'il fasse son sac pour la journée. Une fois prêts, ils gagnèrent tous les trois le garage pour monter dans sa voiture. Avant de prendre la route pour Quantico, il déposa son fils chez les Russell. Adèle et Stefan leur firent un signe de la main jusqu'à ce qu'ils aient tourné au coin de la rue. A ses côtés, Bella devint silencieuse, la jeune femme mordillait sa lèvre inférieure et tapotait nerveusement le sol de la voiture avec son pied. Edward posa doucement sa main sur la cuisse de sa douce en un geste apaisant, elle lui offrit un sourire de remerciement avant d'inspirer profondément pour tenter de s'apaiser. Ils finirent par arriver devant les bâtiments du FBI où il se gara à sa place réservée. Puis, il accompagna Bella jusqu'à l'entrée pour qu'elle s'enregistre et obtienne un badge de visiteur, ensuite, ils prirent la direction de la salle où les postulants passaient leurs examens.

« -Je vais te laisser, annonça Edward à quelques pas de la porte où patientaient déjà des jeunes gens, cesse donc de te faire du souci, tout va bien se passer, ma belle.

-Facile à dire ! Marmonna la jeune femme.

-Ce sont de simples questions.

-Oui, mais après il y a l'entretien !

-Que ce soit l'un ou l'autre, reste toi-même et tout se passera bien. Allez, il faut que je te laisse, murmura Edward avant de déposer un rapide baiser sur son front. Ça va aller, appelle-moi quand tu as terminé l'écrit, d'accord ?

-Oui. Merci, Edward, merci pour tout. A tout à …

-Tiens, tiens, mais qui avons-nous là ? On s'est perdu Agent Cullen ?

-Agent Bedford ! Soupira Edward en affichant un sourire poli. Comment allez-vous ?

-Fatigué, tout le monde ne peut pas être en vacances, lança l'Agent.

-Que voulez-vous, le privilège des hauts gradés ! Cingla à son tour Edward. Maintenant, pardonnez-moi, mais j'ai du travail.

L'Agent Bedford haussa un sourcil en sa direction avant de partir la tête haute et en l'ignorant. Edward secoua la tête, il n'avait jamais apprécié cet homme trop imbu de sa personne et qui pensait être sous-estimé par sa hiérarchie.

-Il n'a pas l'air de te porter dans son cœur.

-Il voulait mon poste, confia Edward à voix basse, cependant, ce crétin serait incapable d'arrêter un suspect s'il l'avait sous le nez.

-Et c'est lui qui fait passer les entretiens d'entrée ?

-Pas passer, surveiller, Bella, il ne fait que surveiller. Bien, dois-je te câliner avant de te prendre la main pour t'accompagner jusqu'à l'Agent Bedford ?

-Non, ça ira, je n'ai pas envie qu'il me prenne en grippe, sourit Bella. A tout à l'heure !

Edward offrit un clin d'œil à la jeune femme avant de rejoindre l'étage où se trouvait son service. Il avait à peine fait un pas dans celui-ci que l'agent Davies l'interpella, il accompagna son ami jusqu'à la salle de repos déserte. Russell remplit deux tasses de café pendant qu'il s'installait sur une chaise pour consulter le dossier que son ami y avait déposé.

-Le meurtre sur la jetée ne correspondait à aucun autre que ce soit à Port Angeles ou dans ses environs. Veux-tu que j'agrandisse la recherche aux autres états ? Lui demanda son mentor.

-Oui, s'il-te-plaît.

-Edward, il est vrai que ce meurtre est intriguant, mais pour l'instant il reste isolé et nul ne nous a confié cette affaire, je pense que tu devrais laisser les autorités locales travailler dessus et si jamais ils ont besoin d'aide, je pense qu'ils savent comment nous contacter.

-Très bien, je me chargerai moi-même de surveiller la région.

-Edward, soupira Russell, ne le prends pas aussi mal. Je peux le faire, je…

-Non, tu as raison, personne ne nous a demandé notre aide, donc, tu ne t'en charges pas.

-Mais toi si ! Commença à s'énerver à son tour son mentor.

Les deux hommes se fixèrent, les sourcils froncés, aucun ne voulant céder à l'autre avant qu'un sourire ne se dessine sur chacun de leur visage.

-Ca m'a manqué, soupira David, bien, maintenant, si tu me disais pourquoi ce meurtre t'intrigue autant ?

-J'étais sur la jetée cette nuit-là, confia-t-il, j'ai senti quelque chose d'étrange.

-C'est-à-dire ?

-J'avais la désagréable impression que l'on nous épiait, Bella, Stefan et moi. J'ai aperçu cette jeune fille, elle était avec un homme, ils étaient enlacés. Il y a eu un flash.

-Tu penses que l'on vous a pris en photo ?

-C'est ce que je pensais avant de me rendre compte que cela venait du couple, je me suis dit qu'ils devaient immortaliser leur soirée, mais…

-Mais maintenant tu doutes, cette jeune fille était peut-être avec le tueur qui s'est servi d'elle car une personne seule aurait été plus facilement repérable. Tu en as parlé à la Police ?

-Oui, j'ai mis Emmett au courant, mais je ne suis pas d'une grande aide, je serais incapable de donner une description précise de l'homme, je n'ai fait que l'apercevoir.

-Bien, une autre question si tu le permets, pourquoi cet homme t'espionnerait-il ?

Edward ne répondit pas immédiatement, il prit le temps de prendre une gorgée de café avant de parler, cherchant des mots qui apaiseraient son vis-à-vis.

-Comme je te l'ai dit, c'était juste une intuition, un sentiment, admit-il.

-Je trouve que tu prends bien trop au sérieux une intuition.

-Cela m'a déjà sauvé la vie et c'est ce que Carlisle m'a appris, je pense que c'est un conseil que je ne peux négliger, après tout, il a permis à mon père de survivre.

-L'Eventreur est mort.

-Pourquoi tu me balances ça à la figure ? Demanda Edward d'un ton calme alors qu'il bouillait de colère à l'intérieur.

-Parce que je me demande si cette histoire est bien derrière toi.

-Je l'ai tué.

-En es-tu sûr ?

Edward fut déstabilisé par la question de son mentor, où voulait-il en venir ? Le jeune homme sentit alors toutes les questions qu'il avait repoussées dans un coin de son esprit lui revenir en pleine face. Son masque se fissura.

-Edward ?

-Je… Je suis soulagé que tu te poses cette question. Je ne suis donc pas le seul à penser que c'était trop facile, comment un meurtrier aussi intelligent que lui se serait fait prendre aussi aisément ? Sans se battre ? Et puis, son appartenance à la secte ? Je n'y crois pas, c'est un électron libre, il n'aurait pas toléré que…

Le jeune homme se tut quand il vit son ami se lever lentement pour fermer à clef la salle de repos. Edward déglutit péniblement quand il comprit qu'il était tombé dans le panneau comme un débutant ! Il ferma les yeux et passa une main lasse sur son visage, attendant le sermon qui n'allait pas tarder.

-As-tu parlé à ton père ?

-Pardon ?

-Je te demande si tu as parlé à Carlisle.

-Bien sûr que j'ai parlé à mon père.

-Ce n'est pas ce que je te demande, gronda Russell en le fusillant du regard alors qu'il était réellement perplexe, ton père t'a-t-il fait part de ses doutes ?

-Concernant la mort de son frère, d'Ethan ? Oui, tu sais qu'il m'en a parlé puisque je te l'ai dit ! S'exaspéra à son tour Edward. Tu te rappelles que j'ai demandé que l'on exhume son corps pour le rassurer ?

Son regard émeraude se planta dans celui de son mentor qui exprimait la confusion. Rapidement, Russell détourna la tête. Edward sentit ses méninges tourner à plein régime alors qu'il analysait le comportement de son ami.

-Mon père t'a contacté ? Que t'a-t-il dit ? Qu'est-ce que Carlisle a pu dire qui te mette dans un tel état ?

-Rien, ton père ne m'a pas appelé, tu te fais des idées.

-Ne me mens pas ! Ordonna Edward en insistant bien sur chaque mot.

Les deux hommes se défièrent du regard, le jeune homme savait qu'il devait faire craquer son coéquipier car il n'obtiendrait rien de son père.

-Russell, parle-moi ou je te promets que je serais invivable jusqu'à ce que tu craques !

-Ça ne nous changera pas beaucoup, railla son mentor.

-Tu veux parier ?

Edward attendit quelques secondes, mais le visage fermé de Russell lui apprit qu'il ne saurait rien des confidences que Carlisle lui avait faites ! Le jeune homme se saisit du dossier et alla verser le reste de son café dans l'évier avant de sortir précipitamment la salle de repos dont il claqua la porte.

-Edward ! L'appela Russell en lui emboîtant le pas. Edward, attends !

Le jeune homme se tourna vers son ami et haussa un sourcil lui faisant ainsi comprendre que tant qu'il ne parlerait pas, ce n'était pas la peine de venir le trouver ! Il en avait assez de ces messes basses dans son dos, tout comme il ne supportait pas de se poser à nouveau ces questions qu'il avait mis de côté. Edward voulait se convaincre que toute cette histoire, cette folie, était derrière lui, il voulait se concentrer sur Stefan, sur Bella et sur rien d'autre ! Furieux autant contre lui que contre Russell, il pénétra dans son bureau avant de sentir quelque chose percuter son visage.

-Penny !

Son cri de rage résonna dans tout le service où chaque agent présent se figea en jetant un regard craintif vers son bureau. Du coin de l'œil, il vit Russell venir vers lui d'un pas vif alors qu'il prenait déjà le chemin du bureau de l'agent Hattaway qui se trouvait à part à cause des divers ordinateurs surpuissants présents. Cependant, il n'avait pas fait deux pas qu'il la vit entrer dans le service.

-Penny ! Hurla-t-il à nouveau.

Sa subordonnée tressaillit et faillit laisser tomber le plateau sur lequel reposaient trois gobelets de café.

-Monsieur, murmura Penny visiblement apeurée.

-Je peux savoir ce qui est arrivé à mon bureau ? Gronda Edward en lui lançant un regard noir.

-Votre… Votre bureau ? Mon… Monsieur…. Je…

-Ne me dis pas que tu ne sais pas ! Qu'est-ce qui…

Edward se tut soudain lorsqu'il se rendit compte qu'il était en train d'hurler sur l'une de ses subordonnées devant les regards apeurés des autres agents qui essayaient de disparaître en priant pour ne pas attirer son attention et donc ses foudres.

-Je… Je vous ai pris votre… votre café préféré, annonça son analyste en profitant de son soudain silence et en le lui tendant.

Edward prit le gobelet. Penny se permit un timide sourire qui disparut dès qu'elle le vit poser celui-ci sur le rebord du bureau et quand il lui prit le plateau des mains pour le poser au même endroit. Alors qu'elle allait sûrement plaider sa défense, il l'enlaça. La jeune femme se détendit peu à peu avant de lui rendre son étreinte.

-Je suis contente de vous revoir, Monsieur, chuchota l'agent Hattaway à son oreille.

-Je m'en suis rendu compte Penny, mais, s'il-te-plaît, murmura-t-il, nettoie au plus vite mon bureau.

-Oui, Monsieur, je m'en occupe.

Penny lui sourit avant de partir au pas de course vers son bureau, la mauvaise humeur du jeune homme s'envola quelque peu face au comportement de sa subordonnée.

-Penny ?

-Oui, Monsieur ! Dit-elle en se retournant dans une posture se rapprochant d'un garde à vous.

-Merci ! Lança Edward en lui offrant un clin d'œil.

Le sourire de sa subordonnée s'agrandit alors qu'elle repartait précipitamment vers son bureau. Russell finit de le rejoindre et prit l'un des deux gobelets qui restait sur le plateau.

-Je pense que tu devrais aller lui donner un coup de main, proposa le jeune homme en apercevant son ami.

-Je n'y suis pour rien.

-Mais bien sûr, railla Edward peu crédule. Vas l'aider !

-Tu sais que je n'obéis à tes ordres que lorsqu'ils sont censés et là tu es en train de te venger parce que je n'ai pas voulu répondre à tes questions.

-Ne recommence pas, prévint le superviseur en se raidissant quelque peu.

-Allons dans mon bureau.

Edward allait protester mais son mentor l'empoigna fermement pour le traîner jusqu'à son bureau, il aurait pu se dégager, mais il ne souhaitait pas attirer davantage l'attention des agents sur son groupe. Il entra donc de mauvaise grâce dans le bureau de l'agent Davies et s'installa sur l'un des deux fauteuils faisant face à son bureau. Russell prit place à ses côtés, délaissant son fauteuil derrière le bureau pour une discussion qui serait plus intime que formelle.

-Si tu comptes me parler de ces derniers mois, des épreuves que j'ai traversé ainsi que d'un traumatisme, je te jure que…

-Non ! Coupa Russell. Mais tu ne peux me reprocher de m'inquiéter pour toi. Edward, on ne guérit pas d'un tel traumatisme en deux ou trois mois.

-Je sais, je peux vivre avec ces blessures.

-Pas si tu les laisses ouvertes. Ecoute, l'Eventreur est mort, personne ne t'épie, tu es en sécurité.

-J'essaie de m'en convaincre, avoua le jeune homme, j'y arrive la plupart du temps.

-Edward, je ne souhaite pas t'enfoncer, il est normal que tu souffres d'un syndrome post-traumatique, le contraire aurait été inquiétant. J'aimerais simplement que tu viennes m'en parler, ne garde pas tes doutes pour toi où ils te détruiront. Tout comme je veux t'offrir mon aide si tu le souhaites pour tes séances d'hypnose, je sais que tu as commencé celles-ci avec ton beau-frère, mais il est à l'autre bout du pays. Tu sais que je pratique cette discipline, je pourrais t'aider.

-Merci, crois-moi, j'apprécie vraiment ta proposition.

-Oui, mais on attendra un peu avant de débuter, comme ton père me l'a demandé, tu as besoin de repos. Tu n'as pas eu d'autres blessures aux avant-bras depuis que tu as arrêté les séances ?

-Non.

-Et les cauchemars ?

-Ils ont disparu.

-Bien, nous allons tout de même attendre un peu, je veux être certain que ces symptômes aient bien disparu avant de débuter quoi que ce soit.

-Très bien, je vais me plier à ta volonté, mais en contrepartie j'aimerais vraiment savoir ce que Carlisle t'a dit.

Russell soupira avant de s'appuyer contre le dossier de son fauteuil, Edward retint un petit sourire, il avait gagné !

-Ton père a vécu pendant presque trente ans en regardant par-dessus son épaule, en guettant le moindre signe de danger, il est normal que lui plus que quiconque ait du mal à retrouver une vie normale.

-Il t'a parlé d'Ethan ?

-Oui, mais pas seulement. Carlisle…., hésita Russell, ton père a eu l'impression d'être suivi.

Edward quitta aussitôt sa posture nonchalante pour se redresser, les sens aux aguets.

-Il a dit qu'il avait l'impression, insista son mentor en remarquant son changement d'attitude, pas qu'il était certain.

-Tu peux tout de même admettre que cela n'est pas une coïncidence que tous deux…

-Vous soyez victimes d'un stress post-traumatique ? Coupa Russell.

-Russell, grommela Edward en se renfrognant.

-Arrête, tu es une copie exacte de ton paternel, donc, je ne suis pas étonné que vous réagissiez de la même manière.

-Admettons, concéda le jeune homme de mauvaise grâce, mais qu'en est-il de l'Eventreur ? Car c'est de lui que mon père t'a entretenu et non de son frère.

Une nouvelle fois, Russell parut mal à l'aise par sa question. Son ami gigota quelque peu dans son fauteuil avant de planter son regard dans le sien.

-Ton père pense qu'il pourrait s'agir d'une seule et même personne.

Edward ne put dissimuler sa stupeur quand il entendit les propos de son ami et la théorie toute aussi fumeuse de son père. Le jeune homme mit quelques secondes avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait nullement d'une plaisanterie.

-Ecoute, Russell, je crois que mon père a besoin de repos.

-Je suis d'accord avec toi, mais on n'efface pas trente ans de paranoïa d'un coup de baguette magique. Je pense qu'il faudrait que tu en parles avec ton frère ou ton beau-frère pour qu'ils le soutiennent.

-Je les appellerai. Il me semble aussi que maman a prévu un petit séjour en Angleterre.

-Ça lui changera les idées.

-J'arrive pas à croire qu'il doute. Il lui a tiré une balle en pleine tête !

-Je sais, mais….

Russell ne termina pas sa phrase, tout comme lui, son mentor était intrigué par le soudain brouhaha qui régnait dans le service. Ils sortirent du bureau. Son mentor et ancien ami retint difficilement un éclat de rire alors que lui serrait les poings. Il lança un regard noir à Russell, lui montrant ainsi qu'il avait remarqué son air moqueur, avant d'hurler une nouvelle fois dans l'open-space en moins d'une demi-heure.

-Penny !

-Oui, Monsieur ? Demanda sa subordonnée en se tournant vers lui, perplexe face à sa colère.

Edward secoua la tête avant de désigner d'un air ahuri et furieux les stagiaires qui déambulaient dans le service des profileurs les bras chargés de fleurs, de nounours, de ballons et autres stupidités roses et brillantes !

-Que se passe-t-il ? Gronda-t-il du haut de son perchoir.

-Ils m'aident à débarrasser votre bureau, Monsieur, répondit l'agent Hattaway avec une imprudence déconcertante.

-Je sais que vous ne souhaitez pas que nous visitions votre service, admit l'agent Bedford, mais votre agent semblait avoir besoin d'aide. D'ailleurs, je suis étonné que vous vouliez faire disparaître une si charmante décoration de votre bureau.

La plupart des agents présents se tassèrent sur leurs chaises ou disparurent en voyant son air furieux. Edward se retenait à grand peine d'attraper cet Agent à la noix par la peau du cou pour le traîner avec pertes et fracas hors de son service. Son regard se posa alors sur Bella qui tenait plusieurs ficelles en main, il pouvait voir s'élever au-dessus de sa tête une trentaine de ballons et il se doutait qu'il en restait cinq fois plus dans son bureau. Alors qu'il allait épargner une scène à sa compagne, il remarqua que cette dernière mordillait nerveusement l'intérieur de sa joue pour retenir un éclat de rire.

-Comme c'est aimable de votre part, agent Bedford, de mettre à profit toutes vos qualités pour faire le ménage, tonna Edward avant de partir la tête haute vers son bureau.

-Espèce de…

La voix chargée de colère de Bedford ne l'atteignit pas, il n'entendit pas la fin de sa phrase car il venait de claquer la porte de son bureau. Il se retourna cependant rapidement pour voir le visage boursoufflé de colère et d'indignation de l'autre Agent à travers les stores de la baie vitrée donnant sur l'open-space. Alors qu'il jubilait, sa porte s'ouvrit. Dans son mouvement pour voir qui entrait, plusieurs ficelles roses s'entortillèrent autour de son bras sans qu'il ne s'en rende compte et il entraîna plusieurs ballons dans son mouvement qui vinrent frapper le sommet de sa tête. Un éclat de rire accueillit son grognement et il fusilla du regard Russell pour oser se moquer de lui.

-Je dois admettre que Penny s'est un peu emballée, reconnut Russell.

-Un peu ? Répéta Edward abasourdi.

-A chaque jour d'absence, elle rajoutait un ballon et une bricole dans ton bureau, expliqua son mentor, et j'admets n'avoir rien fait pour l'en empêcher, tu sais que c'est de cette manière qu'elle gère son angoisse.

-Oui, admit le jeune homme avant de contourner son bureau pour s'asseoir.

A peine avait-il posé ses fesses sur son fauteuil qu'il se redressa aussitôt pour retirer un coussin rose avec plein de fanfreluches avec écrit dessus en rose pétard : Welcome, Boss ! Il haussa un sourcil avant de jeter le coussin au loin.

-Tu pourrais être un peu plus reconnaissant, elle a passé des heures à apprendre la broderie pour écrire ce message.

Edward se retint de répliquer quoi que ce soit, il adorait sa subordonnée et lui passait beaucoup de caprices, mais là, il avait un peu de mal à conserver son calme. Le jeune homme mis en marche son ordinateur et sursauta lorsque plusieurs coups de feu retentirent dans la pièce. Aussitôt, sa main se posa sur sa ceinture pour saisir la crosse de son arme.

-Du calme, intervint Russell, ce n'est qu'un feu d'artifice. »

Edward lança un regard perdu à son mentor avant de se tourner vers l'écran de son ordinateur qu'il lui désignait. Il put voir sur ce dernier un véritable feu d'artifice accompagné de messages de bienvenu ainsi que des photos de toute l'équipe et de sa famille. Il soupira mais s'obligea à rester stoïque. Russell s'installa dans un fauteuil face à lui. Le jeune homme allait reprendre une conversation plus sérieuse avec son ami quand il aperçut l'heure sur sa pendule… nouvelle pendule entourée de petits chatons ! Tout en s'exhortant au calme, il attrapa le combiné de son téléphone pour appeler Caitlin et Sam qui devaient être arrivés au cimetière de Gaberville en Caroline du Nord. Ses jointures blanchirent quand il serra convulsivement le combiné, sa colère explosa quand il entendit le fou rire de Russell.

« -PENNY ! »

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Bella vit arriver avec joie la fin de l'épreuve écrite du concours d'entrée. Elle inspira profondément avant de rendre sa copie, elle ne s'était jamais sentie aussi stressée et elle avait la désagréable impression de revenir à l'époque du Lycée. Elle avait l'effroyable sensation de revivre ce rêve ou plutôt cauchemar qu'elle faisait de temps en temps, elle rêvait qu'elle repassait son diplôme de fin d'étude et se retrouvait dans la salle sans n'avoir rien révisé tout en ne cessant de répéter qu'elle avait déjà eu son diplôme et donc quitté le Lycée depuis de nombreuses années ! C'est donc avec un soulagement évident qu'elle quitta sa place, elle se retrouva dans le couloir et s'appuya contre le mur, elle inspira profondément. La jeune femme allait attraper son téléphone portable pour appeler son cher et tendre, mais elle n'en eut pas le temps.

« -Salut ! Je m'appelle Hannah.

-Bonjour, moi c'est Bella.

-Enchantée, dit la jeune afro-américaine en lui serrant la main, alors, comment ça s'est passé pour toi ?

-Ca s'est passé, répondit-elle, je ne sais pas trop quoi en penser.

-C'est fait exprès, expliqua Hannah avec sérieux, ce sont les meilleurs profileurs du FBI qui ont rédigé ces tests, donc, même si elles paraissaient absurdes ou complétement décalées, toutes ces questions sont là pour une bonne raison ! Argh ! Ça me rend dingue ! J'en viens à analyser chaque mot pour y chercher un double sens !

Bella sourit doucement à la jeune femme qui s'agitait sous ses yeux, si elle n'avait pas rencontré Edward, elle aurait sûrement été dans le même état qu'elle !

-Rassure-toi, la réconforta-t-elle, je suis sûre que tu t'en es bien tirée !

-Peut-être, mais il reste encore l'entretien…, murmura Hannah en tordant nerveusement ses doigts.

-Ecoute, sois toi-même et tout se passera bien, assura Bella.

-Merci, c'est gentil. En tout cas, je suis contente que tu sois là, sinon, je pense que je serais partie en courant.

Bella acquiesça alors qu'elles observaient les autres participants, ces derniers semblaient bardés de diplômes et adoptaient une expression hautaine et à en juger par leurs propos, ils se voyaient déjà au FBI, l'examen n'était selon eux qu'une formalité. L'arrivée de l'Agent Bedford la sortit de ses pensées, Hannah et elle, ainsi que tous les autres personnes, emboîtèrent le pas à l'Agent qui devait leur faire visiter les locaux.

-Je vous demande de bien vouloir rester groupés, nous allons faire un tour dans l'agence. Il est absolument hors de question que vous parliez ou interfériez avec les Agents qui travaillent, soyez les plus discrets possibles. Oh, j'oubliais, gardez bien votre badge de visiteur en vue. Bien, maintenant, nous allons commencer par une visite du département qui... »

Bella s'empressa de se mettre en marche quand elle vit les pas rapides de leur guide, le groupe se mit en mouvement et ils passèrent dans bien des services, ils ne visitèrent que ceux à l'importance moindre. Alors qu'ils passaient dans un couloir, la jeune femme fut surprise d'apercevoir l'agent Hattaway, elle ne l'avait vu qu'à travers l'écran d'un ordinateur, mais ce qui l'étonna le plus était que Penny semblait paniquée et, chose étrange, elle avait les bras chargés de guirlandes roses et une dizaine de ballons flottaient au-dessus de sa tête.

« -Agent Hattaway ? S'étonna l'agent Bedford. Vous refaites la décoration de vos bureaux?

-Très drôle, marmonna Penny en continuant sa route.

-Pardonnez-moi, Monsieur.

L'agent Bedford se tourna vers l'homme qui venait de l'interpeller, Bella se demanda s'ils étaient de la même famille car leur suffisance était identique.

-N'est-ce pas le BAU ?

-Oui, il s'agit du Behavioral Analysis Units.

-Oh, mon Dieu ! S'écria Hannah en agrippant son poignet. Tu imagines ! L'agent Russell Davies se trouve peut-être là, à quelques mètres ! Tu as lu ses livres ? Et l'agent Cullen ! J'ai fait des recherches sur Internet ! J'ai vu ses conférences ! Il est terriblement doué ! Et malgré ses airs durs, il est si sexy !

Bella qui s'amusait jusqu'à présent du comportement de la jeune femme se raidit en entendant ces derniers mots ! Oui, effectivement, Edward était sexy et quand il était en colère, il l'était encore plus, mais elle voulait être la seule à en profiter ! La jeune femme vit alors Penny revenir, les bras vides et d'un pas pressé.

-Pourrions-nous visiter le BAU ? Demanda quelqu'un d'autre.

-Malheureusement, le tyran qui dirige ce service ne souhaite pas voir des parasites dans ses bureaux.

-Parasites ? Il ne me semble pas avoir entendu ce terme ! Par ailleurs, étant donné les affaires délicates que traite le BAU, il me paraît normal que l'agent Cullen ne souhaite pas que des visiteurs entrent, répliqua Penny.

La jeune femme fut reconnaissante à l'agent Hattaway de prendre la défense d'Edward car elle avait été à deux doigts de le faire.

-Pardonnez-moi, sourit l'agent Bedford, je ne voulais pas me montrer offensant. Pour m'excuser, accepteriez-vous que nous vous aidions à vous débarrasser de ces choses ?

Penny sembla peser le pour et le contre, mais comme elle semblait pressée de se débarrasser des ballons et autres objets de fête, elle accepta.

-Vous pouvez venir, mais vous ne bougez pas et vous ne parlez pas ! Bref, vous faites votre possible pour être invisibles.

Le groupe d'une dizaine de personnes acquiesça et Penny leur fit signe de la suivre. Ils entrèrent donc sur la pointe des pieds dans le service et Bella ne put s'empêcher de chercher son homme du regard. Elle observa pendant quelques minutes l'open-space et les bureaux en hauteur qui surplombaient l'espace de travail. Elle leva les yeux, se demandant lequel d'entre eux était celui d'Edward. Penny leur demanda de ne pas bouger et elle s'empressa d'entrer dans un bureau d'où elle sortit avec plusieurs ballons qu'elle colla à l'agent Bedford, la minute suivante, elle revint pour donner plusieurs peluches à l'homme hautain qui avait demandé à visiter le BAU. Penny vint vers elle et lui colla plusieurs ficelles de ballons dans les mains, Bella leva la tête étonnée d'en voir autant ! La seconde suivante, Hannah avait droit à plusieurs bouquets de fleurs.

-Penny !

Bella, comme toutes les autres personnes présentent, sursauta. Tous levèrent un regard craintif vers le balcon desservant les bureaux où elle put voir un Edward furieux qui les fusillaient du regard.

-Oui, Monsieur ? Demanda Penny d'un ton calme qu'elle n'aurait jamais pu adopter.

-Que se passe-t-il ? Gronda-t-il du haut de son perchoir.

-Ils m'aident à débarrasser votre bureau, Monsieur, répondit l'agent Hattaway avec une imprudence déconcertante.

Bella déglutit péniblement. Elle inspira plusieurs fois en tentant de chasser l'image de la tête qu'avait dû faire son amant en entrant dans son bureau ! La jeune femme n'écouta pas l'échange houleux qui semblait se dérouler entre Edward et l'Agent Bedford tant elle était concentrée pour ne pas éclater de rire. Soudain, une porte claqua et elle vit avec soulagement qu'Edward avait disparu. L'Agent Bedford passa d'un pas furieux devant elle et elle croisa à cet instant le regard de Russell qui explosa de rire, elle ne put que l'imiter.

-Vous trouvez cela amusant, Mademoiselle…Swan ? Questionna l'Agent Bedford d'un ton hargneux après avoir lu son nom sur son badge.

-Non, Monsieur, pardonnez-moi.

Bella fit son possible pour contrôler son fou rire. Elle jeta un dernier regard à Russell qui lui sourit avant de faire semblant de s'armer de courage pour entrer dans le bureau d'Edward. La jeune femme emboîta le pas au groupe, personne ne semblait vouloir rester plus longtemps au BAU. Penny les remercia avant de les décharger de toutes ces fioritures.

-Moi qui rêvait d'intégrer l'équipe des profileurs, lui confia Hannah, je n'en suis plus sûre. L'agent Cullen me fout la trouille !

-Je ne pense pas qu'il soit toujours comme ça, dit Bella, et puis c'est le meilleur !

-Ouais et j'avais raison ! Il est sexy !

-Pardonnez-moi, merci pour votre aide, remercia Penny en les débarrassant, désolée pour la scène. Merci encore.

A cet instant, leurs regards se croisèrent. L'agent Hattaway allait la saluer quand à nouveau tous sursautèrent.

- PENNY ! »

Sans attendre leur reste, le groupe se remit en mouvement, s'éloignant le plus possible du BAU et Bella devait admettre qu'elle n'aurait pas aimé se retrouver à la place de Penny.

.


.

Edward était sagement assis sur sa chaise de bureau pendant que Penny ne cessait de se répandre en excuses tout en nettoyant délicatement le côté droit de son visage qui était maculé de paillettes et de serpentins. Russell ne cessait de détourner la tête car à chaque fois qu'il posait les yeux sur lui, il ne cessait de rire.

« -Je suis vraiment désolée, répéta pour la millième fois Penny, le dispositif devait se déclencher dès que vous auriez décroché, jamais cela n'aurait dû vous exploser à l'oreille. Pardonnez-moi, Monsieur, je…

-Penny, stop ! Coupa-t-il. Je n'entends rien !

-Quoi ? Oh, mon Dieu ! Je vous ai rendu sourd ! Oh, mon Dieu ! Paniqua Penny. Je … Tout va bien se passer, Monsieur, je… Je vais… Je vais aller chercher un médecin !

Penny lui lança un regard désolé avant de prendre son courage à deux mains pour l'enlacer, puis, elle partit à la recherche d'un médecin.

-Quand comptes-tu lui dire que tu entends parfaitement bien ? Questionna Russell un peu contrarié par son comportement.

-Je vais la laisser courir encore un peu, je crois qu'elle le mérite non ? Et puis, …

Edward ne put terminer sa phrase, son téléphone était en train de sonner. Il jeta un coup d'œil noir à l'appareil, hésitant à répondre.

-La maintenance l'a changé, lui rappela son mentor d'un ton amusé.

Le jeune homme décrocha tout en marmonnant à l'encontre de son ami. Dès qu'il reconnut la voix, il mit en place le système de conférence.

-Hello, boss ! Lança Sam. Le retour s'est bien passé ?

Le ton rieur de son subordonné lui apprit qu'il se doutait de sa réaction quant à la nouvelle décoration de son bureau.

-Bon, ça suffit, grogna-t-il, alors ?

-Tout ne se passe pas comme prévu, lui apprit Sam et Edward comprit à son ton soudain sérieux qu'il se passait quelque chose de grave.

-Que se passe-t-il ?

-Ecoutez, Boss, ça veut peut-être rien dire, mais le cercueil est vide.

Edward prit quelques secondes pour apprécier la nouvelle, il ferma les yeux avant de se redresser dans son fauteuil.

-Cela fait plusieurs années, il ne doit pas rester grand-chose du corps, commenta Russell.

-C'est ce que nous nous sommes dit, confia Sam, nous avons donc demandé aux scientifiques d'examiner l'intérieur du cercueil, ils n'ont trouvé aucune trace de corps en décomposition.

-Donc, le cercueil a toujours été vide.

Un silence accueillit sa phrase. Au bout d'un moment, Edward reprit ses esprits. Il demanda à Sam de s'assurer que le cercueil soit bien scellé et protégé pour être envoyé au laboratoire du FBI. Il s'enquit ensuite de l'heure de retour de ses agents. Une fois l'appel terminé, Russell et lui s'observèrent pendant un long moment.

-Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de mettre ton père au courant, dit soudain Russell.

-Tu n'as pas besoin de me le dire.

-Par ailleurs, je voudrais que tu ne t'emballes pas toi non plus. Aro est peut-être derrière tout cela, n'oublie pas que c'est à cause de ses propos que nous sommes allés exhumer le corps d'Ethan. Il a abattu sa dernière carte pour vous pourrir un peu plus la vie.

-Tu connais mes doutes, Russell, et je ne serais pas rassuré tant que nous n'aurons pas tiré cette histoire au clair. »

Russell acquiesça avant de se lever pour se rendre à son bureau. Edward prit quelques minutes pour lui avant de se mettre au travail. Il s'occupa de placer des alertes pour être informé si un meurtre similaire à celui de Port Angeles était commis. Néanmoins, il venait à en douter. Si cela avait été l'œuvre d'un tueur en série, il était quasiment sûr que l'homme aurait déjà fait une nouvelle victime. Il ne restait donc qu'une possibilité. Une malheureuse avait été tuée pour permettre au meurtrier de l'observer sans se faire remarquer ! L'Eventreur était toujours en vie, il en avait l'intime conviction. Ses mains tremblantes se posèrent sur le téléphone, il devait appeler Adèle pour qu'elle lui amène Stefan, il devait prévenir ses parents, ses frères et sœurs pour qu'ils se mettent à l'abri et puis, Bella…. Il soupira de soulagement en se rappelant que Bella était dans les locaux du FBI, elle était donc en sécurité ! Il allait composer le numéro de l'épouse de Russell quand il se figea pour se laisser tomber dans son fauteuil. Que lui arrivait-il ? Pourquoi doutait-il ainsi ? Dans son esprit, les résultats d'analyse, d'expertise, défilèrent. Russell et le reste de l'équipe avaient terminé de réunir des preuves et toutes menaient à une seule et même personne : James. Il était l'Eventreur, il ne pouvait le nier, les faits étaient là et il l'avait tué ! Edward reposa son téléphone, Russell avait raison, il souffrait de stress post-traumatique et était paranoïaque, il ne raisonnait pas clairement. Le jeune homme décida donc de suivre l'avis de Russell, ils allaient tirer cette histoire au clair car après tout il n'était pas impossible qu'Aro Volturi soit derrière tout cela.

.


.

Bella soupira de soulagement quand elle sortit du vestiaire, les cheveux encore humides. Les entretiens avaient été remplacés par des tests sportifs et elle était épuisée. La jeune femme noua ses cheveux en queue de cheval tout en se dirigeant vers la sortie. Heureusement, elle ne s'était pas complètement ridiculisée, sa maladresse ayant décidée de lui laisser un peu de répit. Bella inspira profondément lorsqu'elle fut hors du bâtiment, elle prit son téléphone portable pour joindre Edward.

« -Salut, ma belle, ça va ? Demanda le superviseur.

-Oui, mais je suis crevée.

-Aïe et moi qui voulais te demander un service.

-Vas-y, Cullen, crache le morceau, plaisanta-t-elle.

-Je suis encore coincé ici pour un moment, admit Edward, donc, je ne pourrais pas te reconduire.

-Oui, d'accord, et ? Interrogea Bella amusée en comprenant parfaitement où il voulait en venir.

-Décidément, personne n'a décidé de m'épargner aujourd'hui, se plaignit Edward.

-Dois-je comprendre qu'il vaut mieux éviter la couleur rose pour l'appartement ?

-Si tu veux un compagnon sain d'esprit, il vaut mieux oui.

-Je ferais en sorte d'éviter alors, assura Bella. Et maintenant si tu me….

La jeune femme ne termina pas sa phrase, elle entendit Russell appeler Edward, elle comprit donc que la conversation allait être écourtée.

-Pardonne-moi, s'excusa Edward, il va falloir que j'y aille. Peux-tu me rendre service en…

-Edward, tu n'as pas à me le demander, je vais aller récupérer Stefan et m'occuper de lui jusqu'à ton retour.

-Merci, merci beaucoup, tu es un amour !

-Je t'en prie. Bosse bien et à ce soir !

-Je t'aime, ma belle.

-Je t'aime aussi.

Sur ces mots, Edward raccrocha et elle prit la direction de la route tout en se demandant si des taxis passaient à proximité de Quantico ? Elle allait utiliser son téléphone portable pour contacter une compagnie de taxis quand une voiture s'arrêta à sa hauteur.

-Veux-tu que je te dépose quelque part ? Lui demanda Hannah après avoir abaissé la vitre.

-Ca ne te dérange pas ?

-Bien sûr que non, monte !

Bella sourit à la jeune femme avant de la rejoindre dans la voiture. La circulation étant fluide, elles arrivèrent rapidement à la maison des Russell.

-Wouah ! Jolie maison, commenta Hannah.

-Oui, mais ce n'est pas chez moi. Je viens juste récupérer Stefan.

-Je ne savais pas que tu avais un fils.

-Ce n'est pas mon enfant, mais celui de mon compagnon, admit Bella.

-Oh, mais alors, je vais t'attendre pour vous ramener.

-Je ne veux pas abuser…

-Rassure-toi, cela me fait plaisir et pour tout te dire, je suis nouvelle en ville alors hormis toi, je ne connais personne, confia Hannah. Je préfère donc passer du temps avec toi plutôt que seule dans mon petit appartement. Donc, tu vois, mon comportement est strictement égoïste.

Bella sourit à la jeune femme et la remercia une nouvelle fois avant d'aller rejoindre la porte d'entrée. Elle n'eut pas le temps de frapper que celle-ci s'ouvrit sur Stefan.

-Papa !

La déception fut visible sur le visage du petit garçon et elle s'agenouilla pour plonger son regard dans le sien.

-Je suis désolée, mais il est encore au travail. Il m'a demandé de venir te chercher pour que nous rentrions à la maison.

-Bella ! S'écria Adèle en les rejoignant. Ta journée s'est bien passée ?

-Oui, merci, mais Edward est encore en train de travailler.

-Tu veux entrer boire un thé ?

-Merci, mais une amie nous attend pour nous ramener. Stefan, tes affaires sont-elles prêtes ?

Le petit garçon partit en courant avant de revenir quelques secondes plus tard, son sac sur le dos et une feuille de papier à la main.

-C'est pour toi, dit-il timidement en lui tendant son dessin.

Bella sentit son cœur manquer un battement lorsqu'elle vit trois bonhommes se tenir par la main, celui du milieu, petit, représentait Stefan, le grand à droite avec les cheveux en bataille était sûrement Edward quand à celui de gauche, elle hésita sur la signification de ses longs cheveux brun.

-C'est moi, papa et toi, expliqua Stefan.

-Oh, merci, mon cœur, il est magnifique.

-On pourra le mettre sur le frigo ? Demanda l'enfant.

-Bien sûr, tu dis au revoir et merci à Adèle ?

Stefan se tourna vers sa nounou qu'il câlina et embrassa avant de lui prendre la main pour la suivre jusqu'à la voiture. Elle installa Stefan à l'arrière, l'enfant dévisagea aussitôt Hannah d'un air soupçonneux tout en serrant contre lui son doudou.

-Stefan, voici Hannah, tu lui dis bonjour ?

-B'jour.

-Hello, bonhomme. Tu as un bel ours, le complimenta Hannah, comment s'appelle-t-il ?

Pour toute réponse, Stefan se renfrogna sur lui en serrant un peu plus l'ours dans ses bras. Bella mordilla nerveusement sa lèvre inférieure, elle n'aurait peut-être pas dû le mettre en contact avec une étrangère. La jeune femme dut mettre son inquiétude de côté pour indiquer le chemin à Hannah. Une fois garée devant l'immeuble, Bella offrit à la jeune femme de monter, après tout, elle pouvait bien lui offrir un verre. Stefan resta collé à elle alors qu'ils entraient dans l'immeuble, ils allaient pénétrer dans l'ascenseur quand le gardien les interpella.

-Bonjour, Mademoiselle Swan, je suis Matthew, se présenta-t-il.

-Bonjour, répondit Bella en lui souriant.

-Je suis navré de vous interrompre, mais j'ai un coli pour un certain jeune homme.

-Pour moi ? S'écria Stefan ravi.

-Oui et il est très gros.

-Mamie devait m'envoyer mes jouets, expliqua l'enfant d'un ton sérieux au gardien.

L'homme disparut quelques secondes pour revenir avec un gros carton.

-Je vais vous le monter.

-Merci, c'est gentil.

Bella sourit au gardien avant de refermer les portes de l'ascenseur sur eux quatre, Stefan sautillait sur place, impatient d'ouvrir le colis. La jeune femme ouvrit la porte de l'appartement, Matthew déposa le carton dans le salon avant de les saluer. Stefan remercia l'homme tout en le raccompagnant, Bella vérifia qu'il ferme bien la porte et l'enfant courut ensuite vers elle en prenant une moue adorable.

-Tu peux l'ouvrir, s'il-te-plaît ?

Bella sourit. Elle prit un couteau dans la cuisine et coupa les gros morceaux de scotch marron. La jeune femme récupéra la lettre se trouvant sur les jouets et portant le nom d'Edward, elle la rangea sur la table basse et laissa l'enfant sortir ses jouets.

-Tu veux un café ou un thé ? Proposa Bella à Hannah.

-Un café sera très bien, assura la jeune femme.

Bella prépara deux tasses et elles s'installèrent sur les tabourets entourant le bar de la cuisine. Elles discutèrent un moment, impressionnées de se trouver des points communs et une complicité étonnante. De temps en temps, elles furent tirées de leurs bavardages par les pitreries de Stefan qui s'était finalement déridé.

-Il est vraiment adorable, déclara Hannah en couvant l'enfant du regard ce dernier venant de lui offrir un dessin.

-Oui, il est à croquer, mais je t'assure qu'il a aussi son caractère, tout comme son père, raconta Bella en se souvenant du regard noir de son homme le matin même.

-Bella, tu peux m'accrocher la ceinture, s'te plaît ?

La jeune femme descendit de sur le tabouret pour accrocher la ceinture autour de la taille de Stefan qui y rangea son poignard de pirate. Elle arrangea son chapeau avant de prendre un air effrayé quand l'enfant grogna.

-Tu es redoutable ! Je suis vraiment effrayée ! Déclara Bella.

Elle allait rejoindre son tabouret quand elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer, puis, le bruit de clefs posées sur la desserte dans l'entrée.

-Oh, mon Dieu ! S'écria Bella. Qui va me délivrer de ce terrifiant pirate ? Au secours !

Stefan ricana avant de s'approcher d'elle d'un pas menaçant, l'enfant sortit son poignard en plastique et parla d'une voix forte.

-Donnez-moi des gâteaux et je serai gentil, promit Stefan.

-FBI ! Laissez cette dame tranquille !

Le petit garçon se tourna vers son père qui venait d'apparaître dans l'entrée, Stefan sembla hésiter quelques secondes sur la conduite à tenir. Finalement, il rangea son couteau et se précipita vers Edward.

-Papa !

-Hello, bonhomme ! Tu t'amuses bien avec Bella ? …. Bonsoir.

Bella se redressa précipitamment pour rejoindre Hannah qui avait la bouche grande ouverte tout en fixant son homme du regard.

-Edward, je te présente Hannah, nous nous sommes rencontrées aujourd'hui à la formation, expliqua Bella d'un ton nerveux car elle se demandait finalement si c'était une bonne idée d'inviter la jeune femme chez Edward.

-Ravi de vous rencontrer, Mademoiselle Benedict.

-Bonsoir, balbutia Hannah en serrant la main d'Edward, je suis honorée de vous rencontrer Agent Cullen, je… Je ne pensais pas que… Hey, attendez, comment connaissez-vous mon nom ?

-Je me renseigne sur toutes les personnes souhaitant entrer dans mon service, confia Edward. Et bien, Mesdemoiselles, je vais vous laisser discuter entre vous car il est l'heure du bain de ce petit Monsieur.

-Ai pas envie, protesta Stefan.

-Pourtant, tu n'as pas le choix, allez, hop ! »

Edward disparut rapidement à l'étage avec son fils et elle put entendre des éclats de rire parvenir de la salle de bain. Hannah sembla reprendre ses esprits et sans qu'elle n'ait besoin de le lui demander, la jeune femme lui promit qu'elle garderait cette information pour elle. Après avoir raccompagné Hannah, Bella mit en route le repas, puis, elle entreprit de ranger les jouets de Stefan. Son regard s'attarda sur le vieux doudou qui se trouvait dans le carton, son état l'intrigua et elle le saisit. Un sourire se dessina sur son visage quand elle vit le nom d'Edward brodé sur la petite veste de l'ours habillé, ainsi, c'était le doudou de son cher et tendre. Elle caressa la peluche, elle allait la ranger quand elle aperçut une fermeture éclair…

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.

Edward sortit Stefan de son bain et l'enveloppa dans une serviette, alors qu'il allait l'essuyer, son fils trouva amusant de s'enfuir en courant pour aller s'éponger en roulant sur sa couette. Le jeune père soupira avant d'attraper le chenapan pour le ramener dans sa propre chambre et lui enfiler un pyjama. Pendant ce temps, Stefan lui raconta sa journée, puis, ils descendirent au rez-de-chaussée. Edward se figea en haut des marches, son fils dans ses bras, lorsqu'il vit avec horreur ce que Bella tenait entre ses mains.

« -Lâche ça !

La jeune femme sursauta, tout comme Stefan qui s'agrippa à son cou. Il regretta aussitôt son manque de contrôle tout en descendant au rez-de-chaussée.

-Pardon, s'excusa-t-il en posant son fils sur le sol pour prendre la peluche des mains de Bella, je ne pensais pas que maman mettrait ma vieille peluche dans le carton.

-C'était ton doudou ? S'enquit Stefan avec intérêt.

-Oui, répondit Edward.

-Je peux l'avoir ?

-Euh, murmura le jeune homme en regardant son fils tendre les bras vers la peluche, elle est sale, mentit Edward, je vais la laver et après tu pourras l'avoir, d'accord ?

Son fils parut déçu, mais il acquiesça. Edward lui demanda de terminer le rangement, Bella était retournée en cuisine, il en profita pour s'éclipser vers la buanderie. Il fit glisser la fermeture éclair de l'ours et en tira rapidement l'enveloppe contenant les clichés qu'il y avait dissimulé pour la ranger dans la poche de son pantalon. Edward avait pensé qu'elles seraient en sécurité là-bas à Forks, après tout, qui aurait pu toucher à ses anciens jouets ? Bien entendu, Esmé avait contrecarré ses plans en lui envoyant son ours en souvenir. Edward inspira profondément, il sortit de la buanderie et gagna rapidement son bureau où il rangea l'enveloppe dans son coffre-fort.

-Edward ?

Le jeune homme sursauta en entendant la voix de Bella juste derrière lui, il ferma précipitamment la porte du coffre.

-Tout va bien ? Je te trouve étrange, remarqua la jeune femme.

-Oui, ça va, ne t'inquiète pas.

Edward prit tendrement sa douce dans ses bras pour l'embrasser. Les doigts de Bella se crispèrent dans ses cheveux alors que leur baiser s'intensifiait, elle se colla à lui quand ils furent brutalement interrompus.

-Ca sent pas bon ! Cria Stefan depuis le rez-de-chaussée.

-Merde ! Les légumes !

Bella s'éloigna précipitamment de lui pour courir à la cuisine et tenter de sauver leur repas.

-Faut pas courir dans les escaliers ! Fit remarquer son fils à la jeune femme.

Edward les rejoignit. Bella grommela en jetant la poêle dans l'évier, elle soupira profondément avant de reprendre la poêle pour jeter le contenu dans la poubelle sous le regard intrigué de Stefan.

-C'est pas grave, la rassura son fils, c'était des légumes.

Le jeune père leva les yeux au ciel, bien entendu, son fils n'aurait pas réagi de cette manière si cela avait été des frites ou un quelconque féculent !

-T'as qu'à faire un gratin de nouilles ? Proposa son fils avec un ton réconfortant.

Edward secoua la tête en entendant la proposition faussement innocente de son enfant, bien entendu, Bella s'empressa de se plier à sa demande. Ensemble, ils préparèrent le gratin et il se retrouva seul pour ranger le désordre dans le salon. Une fois le carton remplit des jouets, il le monta dans la chambre de son fils avant de ranger ces derniers.

-Edward ! Le dîner est prêt ! Appela Bella.

-Oui, Edward, dépêsse-toi ! Rajouta son fils sur ton exaspéré.

Le jeune homme sourit et descendit les rejoindre, heureux de voir que ses deux amours étaient aussi complices. Stefan était déjà installé sur un tabouret, une serviette autour du cou pour protéger son pyjama, une fourchette à la main.

-Rassure-moi, dit-il à son fils, Adèle t'a fait manger aujourd'hui ?

-Voui ! Mais Bella, elle a fait des pâtes !

Edward remplit le verre d'eau de son fils avant de faire de même avec celui de Bella. Du coin de l'œil, il vit la jeune femme apporter un saladier et il ne put retenir un sourire quand elle servit Stefan.

-C'est quoi ça ? Gronda son fils en regardant d'un œil noir son assiette.

-Des tagliatelles de courgettes avec des noix, du jambon et du fromage, répondit Bella inquiète.

-Ch'est pas comme ça les tagliatelles ! Protesta Stefan.

-Ce ne sont pas des pâtes, Stefan, expliqua calmement la jeune femme, c'est de la courgette.

-Tu as oublié de la faire cuire, fit remarquer son fils sans aucune pitié.

-C'est normal, assura Bella.

Son fils lança un regard perplexe à la jeune femme qui sembla perdre ses moyens. Bella prit l'assiette de Stefan qu'elle versa dans la sienne tout en proposant de lui préparer une autre entrée. Son fils parut ravi par cette perspective, cependant, il changea de tête quand Edward attrapa l'assiette.

-Du calme, Bella, il va goûter les tagliatelles de courgettes.

-Mais c'est pas cuit ! Souffla peu discrètement son fils à son attention.

-Et alors, tu manges les carottes cuites ou crues, non ?

-Non.

-Oui, c'est vrai que tu as du mal à manger tout ce qui ressemble de près ou de loin à un légume. Cependant, Stefan, dis-toi bien que ce n'est pas parce que Bella est là que les règles changent, donc, si tu veux manger du gratin de pâtes, tu sais ce qu'il te reste à faire.

Stefan lança un regard noir à l'assiette garnie qu'il venait de déposer devant lui avant de reporter son attention sur Edward.

-Cesse de me regarder de cette manière, tu ne m'impressionnes pas ! Allez, mange.

Avec beaucoup de comédie et un air dramatique peint sur son visage, Stefan consentit à manger ses courgettes.

-Je peux savoir ce qui te fait rire ? Demanda Edward en remarquant le visage amusé de Bella.

-Je me disais que vous aviez le même regard noir, même si Stefan est encore bien moins impressionnant que toi, révéla Bella. Alors, tu as retrouvé ton bureau ?

-Oui, soupira Edward, Penny a fait très fort cette fois. »

Le reste du dîner se passa agréablement, Bella et Stefan lui racontèrent leur journée et il fut heureux d'entendre que tout s'était bien passé autant pour l'un que pour l'autre. L'heure du coucher arriva rapidement, Edward coucha son fils et lui lut une histoire, puis, après un câlin et un bisou, il laissa son fils s'endormir. Il revint au rez-de-chaussée et s'installa aux côtés de Bella sur le canapé pour regarder un film. La jeune femme se blottit dans ses bras et il apprécia de pouvoir ainsi profiter de sa présence. Russell lui avait demandé de laisser ses problèmes au bureau et il comptait bien lui obéir. Son mentor avait su trouver les bons mots pour le rassurer et d'après les premiers papiers qu'ils avaient reçus, Aro était bien derrière la disparition du corps d'Ethan. Par ailleurs, Edward avait dû se rendre à l'évidence, James devait avoir une dizaine d'années à la mort d'Ethan, il ne pouvait donc être impliqué. L'esprit un peu plus calme, il se concentra sur l'écran tout en déposant un doux baiser dans les cheveux de Bella.