Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

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Hello !

J'espère que vous avez passé un joyeux Noël et que vous avez été gâtés ! ^_^

Voici la suite de « Joyeux Noël, Docteur Cullen », le chapitres qui suivront racontent ce qui s'est passé quelques semaines avant le bal de Noël.

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Réponses aux reviews anonymes :

Catiuski : Merci beaucoup pour ta review ! Tu es un peu sur la piste, c'est un peu plus tordu que ça… Joyeux Noël et bonne soirée ! Bisous.

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Bonne lecture !

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Chapitre 2 : Docteur Carlisle Cullen - partie 1 -

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Le Docteur Carlisle Cullen frappa doucement contre la porte de la chambre 275 des soins de surveillance continue. Il entra sans faire de bruit, s'approchant des moniteurs qui contrôlaient l'état de sa patiente qui, malheureusement, était aux portes de la mort. Le médecin régla la pompe qui injectait à intervalles réguliers des antalgiques et autres corticoïdes dans le corps de sa patiente pour qu'elle ne souffre pas trop. Son travail terminé, il déposa le dossier sur une tablette pour ouvrir un placard et en sortir une couverture. Il déplia celle-ci pour la poser sur les épaules du jeune homme endormi au chevet de sa mère. Le jeune Masen semblait exténué et Carlisle se dit qu'il était bien trop jeune pour vivre tout cela, il devrait être au lycée en train de s'amuser avec ses amis et non veiller sa mère mourante. Le médecin ne put s'empêcher de passer une main dans les cheveux du jeune homme en un geste qu'il voulait de réconfort. Qu'adviendrait-il de lui quand sa mère aurait perdu sa bataille contre la maladie ? Le Docteur Cullen savait qu'ils étaient seuls, il n'y aurait personne pour prendre soin d'Edward. D'ailleurs, l'assistante sociale avait déjà dû contacter les services sociaux. Son cœur se serra, le jeune homme était entré depuis peu dans sa vie et sans le vouloir, il y avait mis un sacré désordre. Carlisle ferma les yeux, cherchant à repousser la bouffée de tendresse qui le poussait à vouloir étreindre le jeune homme.

« -Docteur ?

La voix rauque et faible de sa patiente le sortit de ses pensées le faisant sursauter. Il se hâta de rejoindre la tête de lit pour plonger son regard céruléen dans les prunelles éteintes d'Elisabeth Masen tout en mettant de côté sa culpabilité concernant les sentiments interdits qu'il éprouvait. Comment pouvait-il sourire à sa patiente alors qu'il avait des pensées incongrues concernant son fils ?

-Bonsoir, Elisabeth, lui dit-il avec un sourire. Comment allez-vous ? Souffrez-vous ? Voulez-vous que j'augmente la dose de médicaments ?

-Non…, dit-elle péniblement, les papiers…

Carlisle vit la main perfusée de sa patiente se tendre vers plusieurs papiers posés sur le chevet. Il les saisit pour les lui donner.

-Pour… pour vous…

Le médecin haussa un sourcil, étonné, il déplia les documents. A peine eut-il survolé quelques lignes que son cœur rata un battement, ses yeux incrédules se posèrent sur Madame Masen qui le suppliait silencieusement.

-Je… Elisabeth, je suis touché par la confiance que vous me portez, mais je ne pense pas en être digne. Je ne saurais pas prendre soin de lui… Je ne…

-Non… Je vous en supplie, Docteur. Je… J'ai confiance en vous. Edward… Edward vous aime bien… Et puis, il a 17 ans… Ce ne sera que pour 4 ans…, plaida-t-elle avec l'énergie du désespoir.

-Elisabeth…

Carlisle ne put terminer sa phrase, le regard emplit de détresse de sa patiente le toucha en plein cœur. Comment pourrait-il lui refuser cela ? Surtout que…

-Vous l'aimez…

Le médecin sentit toute trace de chaleur quitter son corps en entendant l'affirmation d'Elisabeth, il allait s'en défendre quand elle coupa court à toute protestation en posant sa main sur la sienne.

-Ce… n'est pas un reproche… Je sais… Je sais que vous prendrez soin de lui… que vous l'aimerez sans rien tenter parce que… parce que vous êtes quelqu'un de bien, Docteur. Vous… Vous allez le laissez… grandir… Et puis, qui sait ? Dans quelques années… vous pourriez l'aimer…

Carlisle rêva pendant quelques instants à un jeune homme d'une vingtaine d'années qu'il pourrait chérir, il chassa cependant bien vite cette image, Edward et lui avaient dix ans d'écart et puis, même s'il aimait les hommes cela ne voudrait pas dire que le jeune homme l'aimerait en retour ! Par ailleurs, il était lui-même fiancé à la ravissante Esmé !

-J'ai vu comment il vous regarde.

-Pardon ? Lança Carlisle perplexe.

-Mon fils… Observez-le à la dérobée et vous comprendrez…

Le médecin se perdit à nouveau dans ses pensées, il n'avait pas besoin de regarder Edward, il se souvenait parfaitement des rougeurs soudaines sur ses joues, de son sourire timide, autant de signes qui l'avaient ravi et troublé.

-Signez, je vous en prie, implora Elisabeth avant d'être prise d'une quinte de toux.

-Maman !

Edward venait de s'éveiller en entendant sa mère tousser, le jeune homme se précipita pour aller remplir un verre d'eau pendant qu'il remontait le dossier du lit.

-Tiens, maman.

Carlisle sentit ses tripes se serrer quand il entendit la voix tremblante d'inquiétude du jeune homme, la peur dans ses prunelles émeraude s'accentua quand il vit sa mère repousser le verre d'eau.

-Je vais augmenter la dose de médicaments, annonça-t-il.

-Non, protesta Elisabeth, je… Je n'ai besoin que de votre signature…

Edward lui lança un regard perdu, il pouvait voir ses belles émeraudes se voiler de larmes alors qu'il cherchait à être rassuré. Carlisle attrapa le téléphone de la chambre et demanda à l'assistante sociale de venir. Elisabeth le remercia d'un regard avant de se tourner vers son fils.

-Viens, mon cœur, viens près de moi.

De plus en plus inquiet, retenant difficilement ses larmes, Edward s'allongea aux côtés de sa mère qui le prit dans ses bras. Elisabeth fredonna une berceuse, tout en caressant le dos de son fils alors que celui-ci ne retenait plus ses sanglots.

-Docteur Cullen, Madame Masen, les salua l'assistante sociale avant de poser un regard désolé sur Edward.

-Il… Il est d'accord, articula péniblement Elisabeth.

Carlisle entendit un soupir de soulagement franchir le seuil des lèvres de Madame Mayer. Par contre, Edward releva la tête, les interrogeant du regard pour savoir ce qu'il se passait.

-Il faut signer ici et ici, Docteur, lui indiqua l'assistante sociale avant de prendre les documents avec elle une fois qu'il les eut paraphés. Rassurez-vous, Madame Masen, je vais m'assurer que tout se passe bien et rapidement, Edward n'aura pas besoin d'aller en foyer, je vous le promets. »

Elisabeth sembla apaisée par la promesse faite par l'assistante sociale. La malade se détendit contre ses oreillers alors que Madame Mayer quittait discrètement la chambre, il voulut faire de même, souhaitant laisser un peu d'intimité à la mère et au fils, cependant, le regard de Madame Masen le fit rester, il s'installa dans un fauteuil, un peu en retrait. Sa patiente paraissait sereine, comme si maintenant qu'elle avait assuré l'avenir de son fils, elle pouvait accepter son sort. Lentement, il vit le rythme cardiaque d'Elisabeth ralentir. Il put voir ses mains se crisper sur le corps d'Edward pour l'étreindre une dernière fois. Les sanglots du jeune homme brisèrent son cœur. Sans un bruit, il se leva pour aller éteindre les appareils, ne souhaitant pas que le bruit strident des alarmes ne vienne déranger ce dernier moment que partageaient la mère et le fils. Les lèvres de Madame Masen se posèrent sur le front de son fils avant qu'il ne voit sa tête s'affaisser contre l'oreiller, ses yeux s'éteignirent et un dernier souffle franchit le seuil de ses lèvres. Un cri de détresse le fit tressaillir, aussitôt, il contourna le lit pour prendre le jeune homme dans ses bras. Ce dernier le repoussa violemment pour rester accroché au corps sans vie de sa mère, mais il l'en décrocha pour l'enfermer dans l'étau protecteur de ses bras.

La nuit était tombée sur Forks quand Carlisle arriva à sa villa. Il se hâta d'aller ouvrir la porte communicante entre son garage et la buanderie avant de revenir précipitamment près de sa Mercedes. Aussi doucement qu'il le put, il prit Edward dans ses bras pour le conduire à son salon où il l'allongea sur le canapé. Carlisle recouvrit le jeune homme avec une couverture avant d'allumer un feu dans la cheminée. Il abandonna son protégé quelques minutes, le temps d'aller préparer la chambre d'amis. Alors qu'il revenait dans le salon, il réalisa qu'il n'avait pas pensé à s'arrêter chez les Masen pour prendre quelques affaires pour Edward. D'un autre côté, il n'était pas certain que le jeune homme aurait envie de rentrer chez lui, dans cette demeure qui lui rappellerait sa mère… Un petit reniflement attira son attention, Edward s'était réveillé et recroquevillé dans un coin du canapé.

« -Veux-tu boire ou manger quelque chose ? Lui demanda doucement Carlisle.

Le jeune homme se contenta de secouer la tête. Carlisle n'insista pas, mais il se promit qu'Edward mangerait quelque chose avant d'aller se coucher.

-Je…

-Oui ? Murmura le médecin en s'agenouillant face à lui.

-Je ne sais pas ce que je dois faire pour… pour l'enterrement. Qui dois-je appeler ? … Et l'argent, je sais pas…

-Chut, Edward, souffla Carlisle en le prenant dans ses bras, tu n'as pas à t'inquiéter de cela, ta maman s'en est chargée.

-Où… Où vais-je aller ? Balbutia le jeune homme entre deux sanglots.

-Ta mère a souhaité que tu restes avec moi, au moins jusqu'à ta majorité. Je vais prendre soin de toi, Edward, je te le promets.

Il sentit le jeune homme se laisser aller entre ses bras, il le serra contre lui, déposant un baiser dans ses cheveux tout en caressant son dos en un geste réconfortant. Quand son protégé fut apaisé, Carlisle réalisa alors que le jeune homme tremblait. Doucement, il l'aida à se lever et, tout en le soutenant, il le guida jusqu'à la salle de bain de la chambre d'amis. Le médecin augmenta le chauffage tout en surveillant l'eau qui remplissait la baignoire.

-Prends un bain, ordonna-t-il à Edward, cela va te faire du bien. Appelle-moi si tu as besoin de quoi que ce soit. »

Le jeune homme acquiesça et Carlisle sortit de la salle de bain. A peine avait-il refermé la porte de celle-ci que son portable vibra dans sa poche. Un sourire se dessina sur son visage, Esmé, cependant, il se raidit quand il réalisa qu'il n'avait pas prévenu sa fiancée de l'arrivée d'Edward dans sa vie et encore moins de tous les bouleversements que cela avait entraînés. Tout en descendant à la cuisine pour préparer le repas, il lui annonça la nouvelle. Le médecin ne put que louer la bonté de sa compagne qui comprit et accepta aussitôt la situation, elle se proposa même de venir pour l'aider ! Après l'avoir rassuré et remercié pour son offre, Carlisle termina de préparer le repas, son invité le rejoignit à cet instant, vêtu du jogging qu'il avait laissé à sa disposition, et les cheveux encore humides. Il fit signe à Edward de s'asseoir pendant qu'il apportait le repas sur la table, comme il l'avait prévu, son protégé se contenta de quelques bouchées. Carlisle insista avant de baisser les bras, ne souhaitant pas le forcer davantage. Puis, son protégé lui demanda s'il pouvait aller se coucher, le médecin accepta et l'accompagna à sa chambre. Avant de refermer la porte, il lui rappela qu'il était juste à côté, qu'il n'avait qu'à l'appeler s'il avait besoin de quoi que ce soit.

Plusieurs heures plus tard, Carlisle vérifia que la porte de la villa était bien fermée avant d'enclencher l'alarme. Une fois le rez-de-chaussée plongé dans l'obscurité, il gagna l'étage. Le médecin allait entrer dans sa chambre lorsqu'il entendit des sanglots. Doucement, il poussa la porte de la chambre d'amis avant d'hésiter, ne sachant pas trop comment s'y prendre. Les pleurs étouffés firent disparaître ses hésitations, il s'approcha du lit où il s'assit sur le rebord. Sa main se posa sur l'épaule tremblante du jeune homme qui sursauta à son contact. Carlisle lui murmura des paroles réconfortantes avant de prendre la décision de s'allonger. Il prit son protégé dans ses bras et caressa tendrement ses cheveux, décidant de rester avec lui jusqu'à ce qu'il se soit endormi.

Un rayon de soleil caressa son visage, Carlisle ouvrit un œil et mit un instant à comprendre où il était car il ne reconnaissait pas la couleur des murs de sa chambre. Un corps bougea contre le sien alors qu'il inspirait profondément, profitant de l'odeur des plus agréables qui l'enveloppait. Ses mains resserrèrent leur étreinte alors qu'il enfouissait son visage dans les cheveux doux qui caressaient jusque-là son menton. Le médecin sentit sa virilité s'éveiller alors qu'une hanche la frôlait, jamais il n'avait ressenti un tel désir pour Esmé. Tout en gardant sa fiancée au plus près de lui, il bascula sur le côté pour l'allonger sur le dos. Alors qu'il allait se pencher pour ravir ses lèvres et la réveiller de la plus douce des manières, il se figea, ses lèvres frôlant celles d'Edward. Carlisle se recula brutalement, réveillant par la même occasion son protégé qui posa sur lui des yeux ensommeillés et confus. Les joues du jeune homme s'empourprèrent quand il réalisa qu'ils étaient proches. Carlisle lui sourit avant de s'écarter, puis, il sortit précipitamment du lit quand il comprit qu'Edward ne devait rien ignorer de son état.

« -Je… Je vais aller préparer le petit-déjeuner.

Sans laisser une chance à Edward de prononcer le moindre mot, Carlisle sortit en courant de la chambre. Une fois la porte close, il s'adossa contre le panneau en bois. Mon Dieu, qu'avait-il fait ? Il avait été à deux doigts d'embrasser Edward ! Et en plus… En plus, il s'était appuyé contre le corps du jeune homme, ce dernier n'avait pu que percevoir son désir ! Alors qu'il pestait contre son manque de contrôle, Carlisle se sentit soudain basculer en arrière. Son dos rencontra un torse avant qu'il ne se retrouve allongé sur quelque chose qui n'était définitivement pas le sol !

-Pardon, tu vas bien ? S'inquiéta-t-il en se redressant maladroitement tout en aidant Edward à en faire autant.

Pour toute réponse, le jeune homme lui offrit un petit sourire avant d'acquiescer de la tête.

-Je… Bien… Donc, je vais préparer le petit-déjeuner. »

Carlisle se traita d'idiot alors qu'il descendait les marches menant au rez-de-chaussée et à la cuisine. Alors qu'il pensait avoir gagné un peu de répit, il dut se rendre compte que ce n'était pas le cas, Edward le suivait. Le médecin s'obligea donc à chasser la chaleur, le désir qui couvait dans son corps à l'approche du jeune homme. Il enfila un masque, masque qu'il devrait garder tant qu'il n'aurait pas réussi à faire disparaître cette attirance.

Les jours qui suivirent furent éprouvant. Esmé passa beaucoup de temps avec eux, épaulant, veillant avec lui sur Edward. Carlisle avait espéré que la présence de sa fiancée aurait tempéré son imagination, mais cela n'en était rien. Il en venait même à comparer leurs étreintes, il devait admettre qu'il ressentait plus de choses en tenant Edward dans ses bras. Jamais il ne s'était senti ainsi. Pourquoi ses mains étaient-elles moites ? Pourquoi y'avait-il des papillons dans son ventre ? Pourquoi un feu aussi intense couvait-il entre ses reins ? Et surtout, pourquoi ne ressentait-il pas tout cela quand il tenait Esmé entre ses bras ?

Cependant, il mit de côté toutes ces questions pour épauler et soutenir le jeune homme. L'enterrement avait été un moment émouvant et particulièrement difficile pour Edward. Carlisle et Esmé l'avaient entouré, ils avaient été les seules personnes présentes pour le jeune homme en dehors de deux ou trois collègues de travail de Madame Masen et de quelques lycéens dont la jeune Bella Swan. Edward s'était effondré devant la tombe de sa mère. Carlisle était resté agenouillé à ses côtés, le tenant dans ses bras, jusqu'à ce qu'Esmé ne l'exhorte à relever le jeune homme, la nuit arrivait et quelques flocons de neige commençaient à tomber. Carlisle avait alors presque porté à bout de bras le jeune homme jusqu'à la voiture, puis, jusqu'à sa chambre où il lui avait donné un comprimé pour l'aider à dormir.

Les jours s'étaient écoulés, Edward s'était muré dans une sorte de mutisme. Il restait toujours poli et aimable avec eux, mais il ne disait que le strict minimum. Le jeune homme était retourné en classe, ses professeurs lui avaient dit que ses résultats étaient toujours excellents, mais qu'il restait à l'écart, ne se mêlant que rarement aux autres élèves. Carlisle était ressorti ébranlé de sa réunion avec le professeur principal du jeune homme, ce dernier l'attendant dans le couloir, il lui avait offert un sourire rassurant avant de l'entraîner vers sa voiture. Alors qu'il conduisait jusqu'à la villa, Carlisle se demanda s'il devait prendre rendez-vous avec un psychologue, Edward semblait avoir besoin d'aide et il ne paraissait pas être à même de l'aider. Une fois la voiture garée, son protégé sortit du véhicule et partit directement s'enfermer dans sa chambre. Carlisle soupira. Il devait faire quelque chose. Il réfléchit quelques secondes avant de sortir deux tasses du placard, il les disposa sur un plateau puis il ouvrit le réfrigérateur pour prendre du lait ainsi que du chocolat. Son plateau prêt, il gagna l'étage. Il frappa contre la porte et attendit qu'Edward l'invite à entrer. Le jeune homme délaissa ses devoirs pour le regarder avec surprise.

« -Je me suis dit que tu pourrais faire une pause et que nous pourrions en profiter pour goûter ensemble ? Proposa-t-il avec un sourire.

-Je n'ai pas très faim, murmura le jeune homme.

-S'il-te-plaît.

Edward acquiesça doucement avant de ranger ses affaires, Carlisle se dirigea vers le lit où il déposa le plateau et s'assit, d'un pas hésitant, le jeune homme le rejoignit. Le médecin donna une tasse à son protégé avant de lui faire piocher un gâteau parmi ceux qu'il avait porté. Edward mangea celui-ci du bout des lèvres.

-Alors, Edward, débuta doucement Carlisle mal à l'aise, comment vas-tu ?

-Je vais bien.

-Ce n'est pas vrai, le contredit-il, je suis inquiet, Edward, tes professeurs le sont aussi.

-Mes notes sont toujours bonnes.

-Oui et je t'en félicite, mais il n'est pas bon pour un jeune homme de ton âge de rester toujours seul. Depuis que tu es ici, tu ne m'as jamais demandé de sortir pour passer un peu de temps avec tes amis.

-Je… Je n'en ressens pas le besoin.

-Je sais que ce n'est pas facile pour toi, Edward, mais tu as besoin de parler avec quelqu'un de ce qui s'est passé. Si tu ne souhaites pas en discuter avec un de tes amis ou moi, je peux prendre rendez-vous avec un spécialiste.

-Je… Non ! Non, s'il-vous-plaît, Carlisle, pas un psy !

-D'accord, pas de thérapie, mais je veux que tu parles à quelqu'un.

-Je… Je peux parler avec vous ?

-Oui, bien sûr, je serais ravi de t'écouter, je t'aiderai du mieux que je le peux, Edward. »

Le jeune homme hocha la tête et ils terminèrent tranquillement leur chocolat chaud. Une fois leurs tasses vides, il laissa son protégé terminer ses devoirs. Carlisle alla dans son bureau pour remplir quelques dossiers avant de préparer leur repas du soir. Il était en train de discuter au téléphone avec Esmé quand Edward entra dans la cuisine. Le jeune homme se lava les mains avant de mettre la table. Carlisle raccrocha avec sa fiancée et rejoignit son protégé à table, il remplit son assiette de pâtes bolognaise, espérant qu'il terminerait tout. Il se servit et s'assit face au jeune homme qui jouait avec sa nourriture.

« -Mange, s'il-te-plaît. »

Edward obéit. Esmé n'étant pas là, un léger silence s'abattit sur eux. Carlisle cherchait désespérément de quoi égayer son protégé. Il se souvint alors que durant une discussion, Edward avait évoqué sa passion pour la musique classique, il ne s'était pas mêlé de la conversation ce jour-là, mais, ce soir, il décida de partager avec lui leur passion commune. Pour sa plus grande joie, l'adolescent se dérida et discuta avec joie. A la fin du repas, alors qu'ils débarrassaient, il se promit d'emmener le jeune homme dans un magasin de musique pour lui offrir un piano. Ils allèrent ensuite dans le salon, Carlisle lut un livre pendant qu'Edward regardait une émission à la télévision. A 22 heures sans qu'il n'ait besoin de le lui dire, le jeune homme lui souhaita une bonne nuit et alla se coucher. Carlisle ne tarda pas à suivre son exemple, exténué par sa journée de garde ainsi que par ses sentiments de plus en plus dur à contenir. Le médecin enfila son pyjama après avoir fait un détour par la salle de bain, il actionna ensuite les volets de sa chambre qui se fermèrent sur la tempête de neige à l'extérieur. Carlisle s'allongea dans son lit. Il ferma les yeux, mais il sut qu'il ne trouverait pas le sommeil quand il entendit le vent siffler à travers les branches des arbres. Il attrapa son livre quand il entendit un léger grattement contre sa porte.

« -Entre.

La porte s'ouvrit sur un Edward assez hésitant, le jeune homme triturait nerveusement la manche de son pyjama.

-Tout va bien ? Tu as besoin de quelque chose ?

-Je… Je n'arrive pas à dormir… Le vent…

Une nouvelle bourrasque hurla sinistrement entre les arbres qui entouraient la maison faisant tressaillir le jeune homme.

-Je… Je peux venir dormir avec toi ? Questionna le jeune homme les joues en feu.

-Oui, viens donc.

A peine avait-il prononcé ces mots que Carlisle les regretta, pourtant, il ne fit rien pour le repousser quand le jeune homme se glissa dans son lit. Edward lui lança un regard reconnaissant. Le médecin tressaillit quand il sentit les pieds froids de son protégé frôler les siens.

-Mais tu es gelé ! S'écria Carlisle.

-Pardon.

-Ce n'est rien, allez, viens. »

Sans réfléchir plus longtemps, Carlisle attira le jeune homme dans ses bras, puis, il éteignit la lumière. Edward poussa un petit soupir de contentement en posant sa tête contre son épaule. Sans qu'il ne le réalise vraiment sa main se resserra autour de la taille d'Edward alors qu'il penchait la tête pour enfouir son visage dans ses cheveux et se repaître de son odeur. Un sentiment de bien-être traversa son corps alors qu'il fermait les yeux, bercé par la respiration régulière de son protégé. A son tour, Carlisle s'endormit.

Un fin rayon de soleil le réveilla, Carlisle entrouvrit un œil pour croiser un regard émeraude. Le médecin prit quelques secondes pour se rappeler à qui appartenait ces yeux aussi magnifiques, cela ne lui prit guère de temps, aussitôt, son corps s'éveilla en retour. Une bouffée de chaleur irradia son être alors qu'il combattait le désir sourd qui l'étreignait. Carlisle leva une main pour caresser la joue du jeune homme qui le contemplait avec tendresse. Lentement, le médecin redressa la tête, rapprochant ainsi leurs lèvres qui n'étaient plus qu'à quelques centimètres les unes des autres. Edward combla le vide qui les séparait. Alors qu'il aurait dû le repousser, rompre ce baiser, Carlisle raffermit son emprise sur le corps du jeune homme pendant que sa langue caressait les lèvres de son protégé qui entrouvrit la bouche, aussitôt, leurs langues se retrouvèrent pour un baiser emplit de sensualité.

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A très bientôt pour la suite !