Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
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Hello !
Etant donné que vous avez été très sages et que c'est calme pour le moment au travail, j'en profite pour mettre en ligne le chapitre 3.
Le 4 arrivera dans la foulée, normalement, demain soir.
Bonne journée et bonne lecture !
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Réponses aux reviews anonymes :
Catiuski : Pourtant le vampire est bien là... Tu le rencontreras même dans toute sa splendeur dans le prochain chapitre. Merci beaucoup pour ta review ! Bonne journée et à bientôt. Bisous.
Kay the setter of univers : Merci beaucoup, je suis très touchée par tes compliments. Merci ! J'espère que la suite te plaira tout autant. Bonne journée et à bientôt.
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Bonne lecture !
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Chapitre 3 : Docteur Carlisle Cullen - Partie 2 -
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Carlisle prit une nouvelle gorgée de café, son regard vide était posé sur les radiographies illuminées par le négatoscope qu'il observait sans vraiment les voir. Toutes ses pensées étaient tournées vers le jeune homme dont il avait la charge. Il ne cessait de repenser au tendre baiser qu'ils avaient échangé il y a trois jours.
Les joues en feu, il tenta de chasser le désir qui s'emparait de son corps comme à chaque fois qu'il songeait à nouveau à cette trop courte étreinte. Heureusement, alors que leurs lèvres se séparaient, son téléphone avait sonné. Il avait reconnu la sonnerie réservée à Esmé, aussitôt, il avait repoussé Edward pour aller répondre.
Honte et désir luttaient encore âprement dans son être. Pour plus de sécurité, il avait repris ses distances envers son protégé. Ce dernier était revenu frapper une fois à sa porte en pleine nuit, il ne lui avait pas ouvert et il se détestait pour cela. La voix impatiente d'une infirmière le sortie de sa torpeur, il se concentra enfin sur son travail, profitant des quelques heures de répit avant de retrouver son enfer personnel.
Lorsque Carlisle rentra du travail, il trouva sa maison étrangement silencieuse, non pas qu'Edward soit bruyant, loin de là, mais en général il y avait de la lumière, la télévision était allumée ou bien la chaîne stéréo. Alors qu'il allait appeler son protégé, inquiet qu'il ne soit pas là, il remarqua une ombre assise dans l'un des fauteuils du salon. Carlisle alluma la lumière, Edward cligna aussitôt des yeux, indisposé par la violence de celle-ci. Le jeune homme se redressa et essuya rapidement ses joues dès qu'il l'aperçut. Alors qu'il allait lui parler, le médecin remarqua la valise posée aux pieds du jeune homme. Son cœur se mit à battre violemment dans sa poitrine alors qu'une vague d'angoisse l'étreignait.
« -Edward, puis-je savoir pourquoi tu as fait ta valise ?
-Je… Il est clair que ma présence vous indispose, je vais donc rentrer chez moi. Je me suis renseigné auprès de la banque, maman m'a laissé suffisamment d'argent pour que je garde notre maison et que je continue mes études. Je vais donc rentrer, je vous demanderai juste de ne pas le dire aux services sociaux, je n'ai pas envie d'aller en foyer, je me débrouillerai et ainsi je ne vous importunerai plus.
-Edward, soupira Carlisle en le rejoignant, ta présence ne m'indispose pas et je suis navré de t'avoir blessé. Je t'en prie, reste.
-Non, je ne pense pas que ce soit une bonne idée, murmura le jeune homme.
-Je… Je suis désolé, je n'aurais pas dû te repousser comme je l'ai fait, confia soudain Carlisle dans un chuchotis, et ensuite t'ignorer.
-Pourquoi…. Pourquoi m'avoir embrassé si vous… si vous n'en n'aviez pas envie ?
-J'en avais envie, Edward, et le problème est que j'en ai toujours envie, confessa le médecin.
Un lourd silence s'abattit sur le salon, Carlisle restait crispé alors qu'il entendait simplement la respiration soudain hachée de son protégé.
-Et alors ? Balbutia craintivement ce dernier. Est-ce une si mauvaise chose ?
Carlisle soupira, puis, il passa une main lasse sur son visage avant de tourner lentement la tête vers son protégé.
-Edward, je ne devrais pas éprouver ces sentiments pour toi, tu es beaucoup plus jeune que moi…
-Seulement de dix ans, ce n'est rien dix ans ! S'écria le jeune homme.
-Tu es mineur, lui rappela-t-il, je pourrais aller en prison !
-Je ne dirais rien ! Et dans certains états, je serais déjà majeur !
-Sans parler de l'immoralité de la situation, il ne faut pas oublier que je suis fiancé à Esmé.
-Oh… Elle est gentille, je ne veux pas lui faire de mal.
-Moi, non plus, souffla Carlisle, mais je ne veux pas t'en faire non plus.
-Quelqu'un souffrira de toute manière, réalisa Edward dans un murmure, autant que ça soit moi, j'y suis habitué. Puis-je… Puis-je tout de même rester ?
-Oui, bien sûr que oui, répondit le médecin. Edward, je suis vraiment désolé.
-Ne le soyez pas, Carlisle, ce n'est pas grave.
Sur un petit sourire, son protégé prit sa valise pour retourner dans sa chambre et ranger ses affaires. Il se détestait de le faire ainsi souffrir. Mais comment faire autrement ? Il ne pouvait pas l'aimer, non, il ne pouvait pas… Même s'il admettait que ses sentiments pour le jeune homme étaient bien plus forts que ceux qu'il ressentait pour Esmé. Cependant, la moralité, les principes qu'ont lui avait inculqué lui interdisaient d'aimer le jeune homme. Pourtant, s'ils avaient été ailleurs, il aurait pu… Non, Carlisle s'obligea à ne pas y penser, sinon, ses convictions déjà ébranlées par son amour pour Edward risquaient de disparaître. Alors qu'il allait se lever pour préparer le repas et peut-être appeler Esmé pour qu'elle se joigne à eux, servant ainsi de barrière à ses sentiments, le téléphone de la maison sonna. Il se leva pour répondre, sa main se figea au-dessus du combiné quand il vit l'indicateur d'un pays étranger s'afficher. Le médecin déglutit péniblement avant de s'obliger à répondre, devinant qui l'appelait.
-Allo.
-Bonsoir, Carlisle.
-Bonsoir, père, dit-il d'une voix qu'il espérait sûre. Comment allez-vous ?
-Je vais bien, fils.
Un léger silence s'installa sur la ligne. Carlisle patienta, se demandant ce que son paternel lui voulait, leur dernière rencontre remontait à une dizaine d'années, ils s'étaient violemment disputés quand il lui avait annoncé vouloir faire médecine et ne pas suivre le pasteur dans ses délires.
-Tu es en danger.
-Pardon ? Demanda le médecin incrédule.
-Nous avons réussi à en tuer trois lors de notre dernière chasse, leurs chefs semblent furieux, nous avons dû nous cacher pour échapper à leur vendetta. Il faut que tu nous rejoignes et surtout que tu sois prudent car je suis sûr qu'ils voudront se venger sur toi, assura son père.
-Je suis très touché par l'attention que tu me portes, mais les vampires n'existent pas.
-Carlisle…
-Non ! Nous avons déjà eu cette conversation, ta bande de fidèles idiots et toi allez finir en prison ! Les vampires, les sorcières et les loups-garous n'existent pas ! Te rappelles-tu le nombre de procès ? Le nombre de fois où grand-mère et moi t'avons sorti de prison car tu avais frappé, molesté, des innocents ?
-Je sais… Je sais que je me suis fourvoyé par le passé, mon père traquait déjà ces créatures des ténèbres, mais il est mort avant de me dire comment les démasquer, car ils se mêlent à nous Carlisle ! Cependant, là, nous en avons trouvé des vrais, ils ont tué dix des nôtres avant que nous puissions les avoir. Il a fallu les démembrer et brûler leurs restes pour les détruire !
-Qu'as-tu fait ? Murmura-t-il d'une voix tremblante.
-Carlisle, je t'en prie, ne sois pas stupide et prends le prochain avion pour Londres. Mes hommes assureront ta sécurité jusqu'à notre cachette.
-Père, tu sais que je ne peux pas, j'ai une vie, un travail et puis il y a Esmé et Edward.
-Esmé ? Edward ?
-Ma fiancée et le jeune homme dont j'ai la garde.
-Ah, oui, je sais pour Esmé, mes hommes me l'ont dit. Par contre, j'ignorais que tu avais adopté un enfant ?
-Edward n'est pas un enfant, c'est un adolescent dont j'ai la charge.
-Depuis longtemps ?
-Père, soupira-t-il exaspéré.
-Ses yeux sont-ils normaux ? Mange-t-il ? Respire-t-il ? Son corps est-il chaud ?
-Oui, oui, oui et encore oui ! Je peux même te dire qu'il adore la pizza et qu'il est friand de glace au chocolat !
-D'accord, confie-le à quelqu'un et viens immédiatement me rejoindre. J'ai réservé une place pour toi sur le prochain vol.
-Père…
-Sois prudent, méfie-toi de toute personne suspecte. Si sa peau est trop froide ou étincelle au soleil, si ses yeux sont rouges, alors, c'est un vampire. Il semblerait que certains aient aussi des dons alors redouble de vigilance, on ne sait pas de quoi ils sont capables. Ah, oui, j'oubliais, ils sont d'une beauté incomparable.
-Père…
-Fais vite tes bagages ! Mes hommes te réceptionneront à Londres !
A peine eut-il donné ces ordres que son père raccrocha, ne doutant pas d'être obéi. Carlisle raccrocha lentement le combiné. Il se sentait étrangement las, la folie de son père ne semblait plus avoir de limite. Il était en train de se demander s'il devait prévenir les forces de l'ordre quand Edward le rejoignit.
-J'ai préparé le repas, annonça le jeune homme, comme vous sembliez occupé.
-Merci.
Son protégé lui sourit. Carlisle lui emboîta le pas et ils s'installèrent autour de la table. Le repas se passa dans le plus grand silence, Edward ne paraissait pas désireux de briser celui-ci, quant à lui, il était bien trop préoccupé par la folie de son père pour échanger des banalités. Le repas terminé, Carlisle prétexta une migraine pour aller se réfugier dans sa chambre. Après avoir pris une douche, il s'allongea, il allait éteindre la lumière quand on frappa à sa porte. Ayant mis les choses au clair avec le jeune homme, il ne vit aucune objection à ne pas l'inviter à entrer ce que ce dernier fit, une tasse à la main.
-Je vous ai fait une infusion, elle calmait bien les migraines de maman.
-Merci, Edward.
Le jeune homme lui sourit et déposa la tasse fumante sur son chevet. Alors qu'il allait partir, Carlisle saisit son poignet pour le retenir.
-Je crois qu'un peu de compagnie ne me ferait pas de mal, confia le médecin.
Le sourire d'Edward s'agrandit et il contourna le lit pour s'installer à la place libre à ses côtés. Carlisle lui fit signe de se glisser sous la couette, ne souhaitant pas qu'il prenne froid.
-Vous avez reçu de mauvaises nouvelles ? Demanda Edward du bout des lèvres.
-Il me semble que je te l'ai déjà répété, Edward, mais j'aimerais vraiment que tu me tutoies.
-Oui, d'accord. Vous… Euh… Tu veux en parler ?
Carlisle soupira avant d'offrir un sourire à son protégé, il s'allongea ensuite dans le lit, s'appuyant confortablement contre son oreiller. Edward se tourna sur le côté, posant sa tête sur son avant-bras pour le contempler.
-Je ne m'entends pas très bien avec mon père, confia le médecin, il m'a appelé tout à l'heure, cela faisait 10 ans que je ne lui avais pas parlé.
-Je comprends que tu sois bouleversé, souffla le jeune homme. Il habite près de Forks ?
-Non, il vit à Londres, il est pasteur.
-Pasteur ? S'étonna Edward.
-Oui, confirma Carlisle avec un sourire. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs heureux avec lui, seulement quelques uns lorsque ma mère était encore en vie.
-Tu as tout de même de la chance, moi, je ne connais pas mon père, avoua le jeune homme, il est parti quand maman lui a annoncé qu'elle était enceinte de moi. Elle n'a jamais voulu me dire son nom, prétextant que je serais forcément déçu si je le retrouvais. J'hésite encore à fouiller ses papiers pour voir si je trouve quelque chose, je n'ose pas aller contre sa volonté.
-Si jamais tu souhaites le rencontrer, dis-le moi, je t'aiderais dans tes démarches, je serais là pour t'aider.
-Merci, Carlisle. Donc, mon père a brillé par son absence et le tien ? Que lui reproches-tu ?
-Père était assez présent, il était aimant à sa manière. Ce n'est que lorsque ma mère est décédée, j'avais 12 ans, que les choses sont devenues dures. Dans la famille Cullen nous avons une sorte d'héritage, même si je pense qu'il s'agit plus d'une tare, nous sommes pasteur de père en fils et mes ancêtres chassaient…
-Que chassaient-ils ?
-Des créatures des ténèbres, sorcières, vampires et tout être mythique, tu ne peux pas savoir à quel point notre nom était connu et craint sous l'Inquisition.
-Je… Attends, tu es en train de me dire que ton père chasse des vampires ?
-Oui, acquiesça Carlisle d'une petite voix en contemplant craintivement les traits ahuris du jeune homme. Tu dois penser que je suis dingue comme tous les membres de ma famille !
-Euh, non, pourquoi? Tu ne crois pas en l'existence des vampires ?
-Je ne sais pas, admit Carlisle, enfin, je ne crois pas, mais je me dis qu'il existe des choses en ce monde que l'on ne peut expliquer.
-Pour ma part, je crois aux vampires !
-Vraiment ?
-Oui. Tu sais, au Lycée, j'ai entendu des élèves parler de meurtres étranges à Seattle et même à Port Angeles, il parait que les victimes étaient vidées de leur sang.
Carlisle se raidit. Il avait été élevé dans la crainte de ces êtres malveillants, mais n'avait jamais eu jusque-là la preuve de leur existence. Quant aux personnes que son père arrêtait, ils s'étaient tous révélés être de parfaits êtres humains.
-Bon, en même temps, poursuivit Edward, on ne peut pas dire que les personnes qui racontaient cela soient des personnes digne de confiance, c'est plutôt le genre beau-parleur.
-Oh, me voilà rassuré, je ne vais pas avoir besoin de dormir avec un pieu sous mon oreiller, plaisanta Carlisle.
-Parce que tu crois vraiment que tu pourrais tuer un vampire avec un vulgaire bout de bois ? Ricana son protégé. Non, si tu veux vraiment en tuer un, tu dois le démembrer avant de brûler ses restes.
Le médecin se figea en entendant les propos du jeune homme, son père avait dit exactement les mêmes mots quand il l'avait eu au téléphone.
-Et comment sais-tu cela ? Interrogea-t-il en plongeant son regard dans les orbes émeraudes.
-J'ai emprunté un livre dans ta bibliothèque, confessa Edward les joues en feu, je n'aurais pas dû, je viens juste de comprendre que ce livre doit appartenir à ta famille.
-Celui en cuir noir, usé, avec un lion sur la couverture ?
-Oui.
-Effectivement, c'est en quelque sorte « la bible » des Cullen, je ne l'ai jamais lu.
-Tu devrais peut-être. »
Carlisle sourit au jeune homme qui le lui rendit avant de s'allonger sur le dos. Le médecin observa son profil parfait avant de fermer les yeux pour étouffer la vague de désir mêlée de tendresse qui l'assaillait. Sans qu'il ne puisse s'en empêcher, sa main se leva pour caresser la joue du jeune homme qui tressaillit avant de s'offrir à sa caresse. Lentement, comme si son corps était doté de sa propre volonté, Carlisle se pencha vers son protégé. Ses lèvres effleurèrent telles des ailes de papillons celles du jeune homme. Leurs regards obscurcis par l'envie de mêlèrent.
Aussitôt un feu incontrôlable envahit son être, ses lèvres se posèrent durement contre celle d'Edward, remuant frénétiquement, avant qu'il ne mordille la lèvre inférieure du jeune homme qui entrouvrit la bouche. A peine lui eut-il laissé l'accès que sa langue alla s'enrouler autour de celle de son protégé. Leur baiser fougueux laissait transparaître l'urgence que ressentaient leurs corps qui ne cessaient de se frotter l'un contre l'autre. Le médecin délaissa les lèvres meurtries pour déposer une myriade de baisers sur le visage, le cou d'Edward pendant que ses mains s'invitaient sous le pull du jeune homme pour caresser son torse parfait. Le gémissement que laissa échapper son protégé le fit trembler de plaisir, étouffant les derniers murmures de sa conscience. Ses mains glissèrent le long du torse d'Edward, repoussant son vêtement, dévoilant un buste parfait. Il lui retira son pull qu'il jeta hors du lit. Ses lèvres poursuivirent leur course, découvrant chaque centimètre de peau, embrassant, léchant, agaçant les mamelons. Sous ses assauts, Edward gémissait, balbutiait son prénom, son corps se tordait de plaisir sous le sien, attisant son propre désir.
Tendrement, il embrassa le jeune homme avant de se redresser sur ses avant-bras pour contempler le visage rougit de ce dernier. Soudain, Carlisle tressaillit. Qu'était-il en train de faire ? Edward était mineur et sous sa responsabilité ! Il n'avait pas le droit d'abuser ainsi de sa jeunesse, de son innocence, le jeune homme avait le droit de découvrir l'amour entre les bras d'une personne qu'il aimerait et non d'un fantasme.
« -Je… je sais que c'est rapide et que… Je ne devrais peut-être pas, murmura Edward d'une voix rauque en plongeant son regard dans le sien, mais, je t'aime. »
Carlisle mordit violemment sa lèvre inférieure, son cœur avait manqué un battement en entendant la confession si touchante du jeune homme. La raison, le désir, tout se mélangeait dans son esprit, il ne savait plus s'il devait aimer son protégé ou le fuir. Avant qu'il n'ait pu faire l'un ou l'autre, Edward le fit basculer, échangeant leur place, le surplombant de toute sa beauté juvénile. Avec ardeur, il s'empara de ses lèvres pendant que ses mains partaient à la découverte de son corps. Carlisle gémit, ressentant un plaisir qu'il n'avait jamais connu, laissant son protégé disposer de son être.
Son cri résonna dans la chambre quand Edward s'allongea sur lui, leurs corps nus frottant langoureusement, leurs hampes se frôlant. L'une de ses mains glissa dans les cheveux en bataille qu'il agrippa pour le forcer à relever la tête ce que le jeune homme fit. Il s'empara de ses lèvres tout en donnant un coup de reins, plaquant ainsi Edward dos au matelas. Leur regard s'accrochèrent alors qu'il commençait un doux va et vient, frottant leurs érections. Un grognement sourd secoua son torse quand Edward prit en coupe ses fesses pour les caresser, les presser, accentuant l'étreinte sur leurs membres gonflés de plaisir. Lentement, le médecin sentit les mains de son protégé remonter le long de son dos pour se poser ensuite de part et d'autre de son visage.
« -Prends-moi.
Carlisle se figea. Ces quelques mots susurrés associés au visage tremblant de plaisir lui renvoyaient une image exquise, Edward était la tentation incarnée.
-Tu es sûr ? Trouva-t-il la force de demander. »
Pour toute réponse, Edward lui sourit avant de refermer ses jambes autour de sa taille, relevant par la même occasion ses fesses contre lesquelles son érection trouva naturellement sa place. Carlisle grogna. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas éprouvé de l'attrait pour le corps d'un homme, depuis l'université, cependant, les gestes ne s'oubliaient pas. N'ayant rien pour préparer son ange, il mouilla trois de ses doigts sous le regard gourmand et impatient de son protégé. Puis, doucement, il présenta un doigt à son entrée, étirant lentement les chairs inviolées tout en guettant le moindre signe de douleur. Edward continua de lui sourire et il ajouta rapidement un second doigt sans que cela ne semble déranger le jeune homme.
« -Plus, souffla son ange.
-Patience, je ne veux pas te blesser. »
Edward secoua légèrement la tête avant de le repousser. Carlisle resta quelques secondes désemparé face à sa réaction avant de sentir son sang s'échauffer dans ses veines quand il vit son protégé s'agenouiller face à lui. Avant qu'il n'ait pu l'arrêter ou dire quoi que ce soit, Edward lécha son membre avant de l'accueillir dans sa bouche. Carlisle gronda de plaisir alors que le jeune homme s'appliquait à humidifier son membre. Avec un sourire mutin, son jeune amant délaissa soudain son membre et se rallongea sur le dos.
« -Viens, ordonna-t-il doucement. »
Carlisle hésita, il ne voulait vraiment pas le blesser. Cependant, Edward posa ses mains sur ses épaules, l'attirant entre ses cuisses. Il sentit l'une des mains du jeune homme se poser sur son érection pour la guider à son entrée. Ils gémirent à l'unisson quand son ange s'empala sur son membre. Edward retomba lourdement contre les oreillers, Carlisle n'osa pas bouger, ignorant si son jeune amant savourait le plaisir qu'ils ne fassent plus qu'un ou s'il essayait d'endiguer la souffrance due à la pénétration.
Néanmoins, un léger coup de bassin lui donna le feu vert. Carlisle débuta un va et vient rapide et brutal sous les suppliques de son ange qui s'accrochait désespérément à ses épaules. Le plaisir grondait, brûlait en eux, menaçant de tout dévaster. Leurs lèvres se trouvèrent pour un baiser qui étouffa leurs cris de jouissance. Il sentit la semence d'Edward maculer leurs ventres alors qu'il se répandait dans son antre accueillant. Le souffle court, leurs corps couvert de sueur, ils se blottirent l'un contre l'autre après qu'il se soit retiré. Le médecin se sentait heureux, comblé, mais épuisé par la fougue de son jeune amant. Celui-ci se redressa d'ailleurs sur un coude pour lui voler un baiser avant de poser sa tête contre sa poitrine. Alors qu'il allait s'endormir, Carlisle murmura trois petits mots, trois petits mots qui définissaient un sentiment qu'il avait tant bien que mal tenté de repoussé, mais qui était bien réel.
« -Je t'aime. »
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