Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

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Hello !

J'espère que vous allez tous bien!

Voici le chapitre des explications, j'espère qu'il vous plaira.

J'essaierai de publier la suite demain soir, mais je ne suis pas sûre de mon planning, donc, si je ne peux pas, il sera publié à mon retour de vacances mardi avec la suite de Milord.

Bonne soirée et bonne lecture !

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Réponses aux reviews anonymes :

Catiuski : Tes déductions ne sont pas si loin de la vérité, tu vas pouvoir le lire dans ce chapitre. En tout cas, merci beaucoup pour ta review ! Bonne soirée et à bientôt. Bisous.

Jess : Merci beaucoup, je suis contente que ma fic te plaise. Merci ! J'espère que la suite te plaira tout autant. Bonne soirée et à bientôt.

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Bonne lecture !

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Chapitre 4 : Désillusions

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Carlisle fut réveillé par un doux rayon de soleil, ses bras se refermèrent un peu plus sur le corps nu blottit contre le sien pour en savourer la proximité. Le médecin ouvrit un œil alors que tout lui revenait en mémoire, une vague de panique traversa son être. Qu'avait-il fait ? Il avait promis à Elisabeth de veiller sur son fils, était-ce ainsi qu'il tenait sa promesse ? Il se détesta pour sa faiblesse. Comme s'il avait perçu son trouble, Edward s'agita entre ses bras. Le jeune homme marmonna un vague « bonjour » avant de se hisser sur son corps pour s'emparer de ses lèvres. Carlisle se figea, ne répondant à aucune des attentions de son ange, que ce soit son baiser ou le léger déhanchement qui entretenait son érection. Edward ne tarda pas à se figer face à sa propre immobilité, ses prunelles plongèrent dans les siennes.

« -Je suis désolé, s'excusa Carlisle d'une voix incertaine. Je… C'était une erreur.

Le peu de couleurs qui coloraient le visage de son ange disparurent, il se haït pour le mal qu'il lui faisait, mais d'un autre côté, il savait qu'il prenait la bonne décision.

-Je crois… Je crois qu'il vaudrait mieux que tu retournes dans ta chambre, ordonna-t-il un peu sèchement en repoussant le jeune homme.

Tel un automate, Edward glissa de sur son corps pour atteindre le rebord du lit, le jeune homme s'assit sur ce dernier pour chercher du regard ses vêtements. Carlisle ne put s'empêcher de contempler le dos musclé, la chute de reins, les fesses rebondies et fermes… Son désir gronda dans son sexe qui s'éveilla aussitôt.

-Pourtant, murmura Edward d'une voix tendue, tu… Tu as dit m'aimer hier soir ? Etait-ce un mensonge ?

Carlisle mordit violemment sa lèvre inférieure, devait-il être honnête ? Un mensonge ne serait-il pas préférable pour épargner le jeune homme ?

-Je t'en prie, dis-moi la vérité, implora son ange.

-Je ne t'ai pas menti, avoua Carlisle, je t'aime, mais il ne peut y avoir de nous. Tu es tellement jeune et…

-Je serais bientôt majeur.

-Dans 4 ans Edward. Par ailleurs, tu viens de subir une lourde perte, tu ne sais plus où tu en es, je ne veux pas que tu regrettes…

-Jamais, je ne regretterai, répliqua son protégé avec fougue en se tournant vers lui. Jamais ! Ne me rejette pas, je t'en prie, poursuivit-il dans un chuchotis.

Carlisle se sentait réellement désemparé devant la peine de son ange, cependant, il hésitait toujours, se laisser aller serait dangereux… Il romprait la promesse faite à Madame Masen, il devrait quitter Esmé et ils seraient contraints de vivre cachés, leur secret les obligeraient même peut-être à quitter Forks. Cela en valait-il la peine ? Il ne put que répondre « oui » quand il croisa le regard du jeune homme. Comme s'il avait deviné ses pensées, Edward se rapprocha de lui pour l'embrasser. Il plaqua le jeune homme contre son corps, leurs jambes s'entremêlèrent alors que leurs êtres nus se fondaient l'un contre l'autre. Sans qu'il ne sache comment, Carlisle se retrouva plaqué contre le matelas, les doigts d'Edward enserrant fermement ses poignets qu'il plaquait contre lit. S'il s'étonna de la force du jeune homme, le blond oublia bien vite son interrogation quand son ange débuta un mouvement lascif du bassin pendant que sa langue traçait des arabesques dans le creux de son cou.

-Edward, gémit-il en se tortillant sous ses tendres attentions. »

Les lèvres de son ange quittèrent son cou pour descendre le long de son torse, s'arrêtant juste un peu pour agacer ses mamelons avant de descendre rapidement vers son érection. Un sifflement franchit le seuil de ses lèvres quand une langue audacieuse lécha sa longueur. Ses mains se posèrent sur les épaules du jeune homme, il ne souhaitait pas le brusquer, l'obliger à cet acte alors qu'il découvrait l'amour. Carlisle tenta de le hisser à lui, mais Edward résista et sa volonté de le stopper disparut quand le jeune homme s'empara de son membre, l'accueillant au plus profond de sa gorge. Avec application et dextérité, il sentit la langue de son ange s'enrouler autour de sa hampe, sa salive coulant délicieusement sur son membre sensible. Alors qu'il se retirait, Edward laissa ses dents érafler tendrement son érection pour finalement atteindre son gland qu'il mordilla lui arrachant de nombreux soupirs de plaisir. Le jeune homme délaissa son sexe quelques instants, le temps de déposer une pluie de baisers humides sur ses boules, refroidissant et attisant ainsi son ardeur. Carlisle se demanda brièvement où le jeune homme avait appris tout cela ? N'était-il pas plus expérimenté qu'il ne le croyait ? Non, il devait se tromper… Il était si jeune que cela paraissait peu probable. Soudain, une vive douleur traversa sa cuisse, il baissa les yeux pour voir qu'Edward venait de pincer sa peau.

« -Je n'aime pas être ignoré ! »

La voix impérieuse de son ange l'étonna, cependant, il l'oublia bien vite quand Edward reprit en bouche son membre, allant et venant sur celui-ci, son regard émeraude plongé dans le sien. Carlisle dut se concentrer pour ne pas jouir immédiatement tant le tableau qu'il avait sous les yeux était érotique, il pouvait voir son membre apparaître et disparaître dans la bouche gourmande de son ange. L'une des mains du jeune homme caressa avec plus de fouge ses bourses pendant que sa bouche pompait son membre. Ses mains se glissèrent dans les mèches cuivrées, imprimant un rythme soutenu aux caresses d'Edward. Lorsqu'il sentit qu'il ne pourrait plus se retenir, il tenta de repousser le jeune homme qui refusa de s'écarter. Carlisle gémit le prénom de son bien- aimé alors qu'il atteignait dans la jouissance, se déversant dans sa bouche. Le médecin se laissa retomber contre ses oreillers, respirant difficilement, le corps encore tremblant par l'orgasme que venait de lui offrir son ange. Ce dernier vint s'allonger sur lui pour l'embrasser avec tendresse. Carlisle laissa sa main glisser le long du torse dénudé de son ange, caressant son ventre, suivant la fine ligne de poils pour effleurer sa verge tendue. Edward gémit avant de pousser un grognement de frustration lorsque la sonnerie d'un téléphone portable résonna dans la chambre. Le jeune homme déposa un rapide baiser sur ses lèvres avant de quitter le lit sous son regard surpris, son ange se baissa et ramassa le téléphone qui se trouvait dans la poche de son pyjama.

« -Quoi ? Grogna son protégé visiblement mécontent d'avoir été interrompu. J'en ai rien à faire…

Edward commença à faire les cents pas sous ses yeux gourmands, le jeune homme arborait toujours une magnifique érection qui semblait le narguer. Sentant sûrement son regard peser sur lui, Edward lui fit face et tout en continuant d'écouter son interlocuteur, sa main se posa sur son sexe qu'il commença à caresser en ne le quittant pas des yeux. Un gémissement franchit le seuil des lèvres d'Edward alors que Carlisle sentait sa propre érection revenir.

-Oui et alors ? Cela ne t'a jamais posé de problème, ricana Edward à l'attention de son interlocuteur. Ecoute, Jazz, réponds et dis-lui que je le rappelle. Là, j'ai mieux à faire… Ma parole, serais-tu jaloux ?... Je ne pense pas… Non ! J'ai dit : non ! Mais plus tard, sûrement, je suis sûr qu'il appréciera ta fougue…

Carlisle se redressa sur un coude alors que ses sourcils se fronçaient tant il était intrigué par les propos de son ange. Ce dernier repoussa l'épais rideau, laissant entrer un peu plus de soleil dans la chambre car il avait oublié hier soir de fermer ses volets. Il oublia pendant quelques instants les paroles d'Edward pour contempler son corps nu baignant dans la lumière du matin. Il était magnifique, scintillant ainsi de mille feux sous le soleil. Son cœur rata soudain un battement. On aurait dit que la peau de son ange était incrustée de milliers de diamants ! Un fin sourire se dessina sur les lèvres d'Edward qui se tourna lentement vers lui.

-Tout compte fait, tu peux venir. Le jeu est terminé à cause de ton stupide coup de fil, gronda son ange énervé.

D'un geste sec, le jeune homme coupa la communication avant de jeter le téléphone sur un fauteuil.

-Et dire que nous aurions pu nous amuser encore un peu, soupira son ange en s'installant à califourchon sur ses hanches.

-Que… Qu'est-ce que cela veut dire ? Balbutia Carlisle.

-Tu le sais déjà, mon bel ange, susurra Edward en donnant un léger coup de reins entretenant ainsi la vigueur de leurs membres. Rappelle-toi… Rappelle-toi les propos de ton père…

A peine avait-il prononcé ces paroles que le jeune homme s'emparait de ses lèvres pour un baiser brutal. Son corps fin et soudain étrangement froid frotta contre le sien qui en comparaison semblait brûlant ! Un étrange feulement secoua le torse d'Edward alors que leurs érections se caressaient.

Sois prudent, méfie-toi de toute personne suspecte. Si sa peau est trop froide ou étincelle au soleil, si ses yeux sont rouges, alors, c'est un vampire. Il semblerait que certains aient aussi des dons alors redouble de vigilance, on ne sait pas de quoi ils sont capables. Ah, oui, j'oubliais, ils sont d'une beauté incomparable.

Edward était-il d'une beauté incomparable ? Sans aucune hésitation, la réponse était oui. Sa peau était-elle froide ? Etrangement, maintenant, oui, elle l'était. Sa peau brillait-elle au soleil ? Oui… Mais alors ? Non, il ne pouvait y croire, il avait rencontré la mère du jeune homme, il avait vu ce dernier manger, boire… Ses yeux étaient de belles émeraudes…

-Tu oublies un détail, murmura Edward en gémissant, nous avons des dons, il te l'a dit… Le mien me permet de lire et de contrôler les esprits…

-Non ! S'écria Carlisle qui croisa alors un regard non émeraude mais carmin.

Le médecin voulut échapper à l'étreinte du jeune homme, mais il n'y parvint pas, il ne possédait aucune force comparée à celle d'Edward.

-Je peux me joindre à vous ?

Edward pesta une nouvelle fois avant de se laisser lourdement tomber sur son corps. Après avoir poussé un soupir agacé, Edward se tourna vers le nouveau venu. Carlisle suivit son regard et tressaillit en voyant les prunelles rouges. Le vampire fit un pas dans la chambre, il possédait une carrure proche de celle d'Edward, ses cheveux blonds descendaient en de légères boucles encadrant son visage. Il était beau, même magnifique, mais pas autant qu'Edward.

-Je suis heureux de te l'entendre dire, assura son ancien protégé en se blottissant contre lui.

-Alors ? S'impatienta le nouveau venu.

-Dégage, Jasper, je suis suffisamment furieux contre toi, c'est la deuxième fois que tu m'interromps !

-Il me semble pourtant que je suis plus enclin à te satisfaire que lui ? Remarqua le dénommé Jasper en lui lançant un regard torve.

-Sors.

Edward n'avait prononcé qu'un seul mot, il n'y avait pas d'immense colère dans celui-ci, mais pourtant, Jasper sortit sans attendre. Le jeune homme soupira et roula sur le côté, s'installant sur le dos.

-Certains membres de ta famille nous ont donné du fil à retordre, commença doucement Edward dont les doigts caressaient distraitement son torse, cependant, les ans passants, votre vindicte contre les créatures de la nuit s'étiola. Malheureusement pour toi, ton père a réussi à tuer trois des nôtres, personnellement, je m'en moque, mais cela n'a pas plu aux Volturi.

-Les Volturi ? Murmura Carlisle.

-Trois vampires qui dirigent notre monde, une sorte de famille royale, mais si tu veux mon avis, ils auraient besoin de sortir un peu de leur château et surtout de retirer le balai qu'ils ont dans le cul.

Un ricanement leur parvint du rez-de-chaussée et Carlisle comprit que Jasper entendait sans difficulté leur conversation.

-Ils t'ont donc envoyé faire le sale travail, comprit le médecin le cœur lourd, pourquoi… Pourquoi toute cette comédie ?

-Pour m'amuser ! Répondit Edward comme s'il s'agissait d'une évidence. Crois-tu que cela est amusant de venir dans une bourgade complètement paumée pour une exécution ?

-Ca ne doit pas être la première fois, non ? Demanda-t-il du bout des lèvres.

-Contrairement à ce que tu penses, non, je ne suis pas leur bourreau. En réalité, je suis le fils d'Aro, le chef de ce trio. Il m'a transformé il y a quelques siècles et m'a décrété comme sien. Si je suis ici, c'est parce que mon oncle Marcus m'y a contraint, arguant que ce voyage me ferait du bien, Caïus s'est joint à lui, Monsieur ne supportait plus mes manigances. Ce n'est tout de même pas ma faute si je me suis amusé à ses dépens pour tromper mon ennui ? Bref, Aro n'a eu d'autre choix que de m'envoyer. Je devais seulement t'arracher la tête et la livrer à ton père comme présent de Noël, seulement, tu étais bien trop à mon goût pour que j'obéisse.

Carlisle déglutit péniblement alors que la main du Prince des vampires glissait sous le drap pour caresser sa virilité qui resta inerte.

-Pfff, souffla Edward, vraiment aucune envie ?

Le médecin tenta de se soustraire à la caresse, mais la main d'Edward quitta son sexe pour s'enrouler en un geste possessif autour de sa taille. La joue de son ancien protégé se posa sur son torse pendant que sa main libre jouait distraitement avec ses cheveux.

-Et… Maintenant ? Murmura Carlisle.

-Maintenant ? Répéta Edward en levant la tête pour plonger son regard dans le sien. Oh…. Il est hors de question que je te tue, non, je tiens beaucoup trop à toi…

Inconsciemment Carlisle se relaxa en entendant que ses jours n'étaient pas en danger, cependant, il se demandait quel sort Edward lui réservait.

-Enfin, théoriquement, continua le vampire, car techniquement, tu seras mort.

Le médecin tressaillit, il tenta une nouvelle fois de se dégager quand il comprit quel sort le Prince des vampires lui réservait.

-Tu peux courir, je te rattraperai toujours, lui rappela Edward en le laissant se redresser avant qu'il ne se blesse, nul endroit ne peux te dissimuler à moi. Tu m'appartiens.

-Edward… S'il-te-plaît, tu… Tout ne pouvait pas être comédie, je t'en prie…

-Embrasse-moi ! Ordonna le vampire.

Peut-être que s'il obéissait ? Peut-être qu'il arriverait à l'attendrir ? A gagner sa liberté ? Lentement, il se pencha pour ravir ses lèvres. Leur baiser était étonnement tendre par rapport à la situation où il se trouvait. Le désir s'éveilla à nouveau dans son être, il tenta de le réprimer avant de se rappeler qu'il n'était pas de son fait.

-Tu te trompes, assura Edward quand leurs lèvres se séparèrent, je n'ai pas ce pourvoir, Jasper l'a, mais il ne l'utilise pas. Tes sentiments viennent de toi et uniquement de toi, je n'ai rien créé, je n'ai utilisé mon don que pour paraître humain à tes yeux et à ceux des autres.

-Elisabeth ?

-Madame Masen ? Elle allait mourir seule, je lui ai au moins donné la joie de connaître l'étreinte d'un fils lors de son dernier souffle. Bien, malheureusement, nous n'avons plus suffisamment de temps pour terminer notre petit câlin, se plaignit Edward avant de se redresser, il est temps d'aller chercher les smokings.

-Les smokings ? »

Edward ne répondit pas à sa question. Sans se préoccuper de sa nudité, le jeune homme se leva et quitta le lit pour se diriger vers la salle de bain. Carlisle entendit l'eau de la douche couler et le Prince l'invita à le rejoindre. Il n'en fit rien, se terrant au fond de son lit en priant pour qu'il se réveille enfin de cet affreux cauchemar.

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Jasper soupira. Edward était encore en train de s'amuser avec l'humain alors que lui se retrouvait cantonné au rez-de-chaussée ! Le vampire soupira quand son téléphone vibra une nouvelle fois dans sa poche. Il ne l'en sortit pas, sachant déjà qui l'appelait et il n'avait aucune envie de répondre. Cependant, au bout de plusieurs sonneries, il fit coulisser l'une des baies vitrée de la villa pour sortir et répondre à l'extérieur.

« -Majesté, dit Jasper dès qu'il eut décroché.

-Ce n'est pas trop tôt, râla Aro, puis-je savoir pourquoi tu as mis tant de temps à décrocher ? Et pourquoi mon fils ne répond-il pas ? A-t-il réglé son compte au fils Cullen ?

-En quelque sorte, marmonna Jasper qui n'osait imaginer la réaction du Chef des Volturi s'il savait ce que faisait son précieux fils avec celui du pasteur !

-Que veux-tu dire par en quelque sorte ? Est-il mort ? S'énerva l'Ancien.

Alors que Jasper cherchait des mots qui pourraient apaiser la colère du Volturi sans pour autant dénoncer son Prince, une main se posa sur la sienne pour lui prendre le téléphone. Tout en faisant cela, Edward se pencha, leurs lèvres se frôlèrent. Jasper ne put retenir un grognement de frustration quand son amant l'abandonna.

-Père, soupira Edward en faisant quelques pas.

-Pourquoi diable cela te prend-il autant de temps de tuer un être humain ?

Jasper sourit, son Prince s'était éloigné, mais pas suffisamment pour qu'il n'entende pas la conversation.

-Je vais le tuer, assura Edward, mais il y a un petit changement de programme.

-Quoi ? Demanda Aro d'un ton méfiant.

-Je vais le transformer.

Un étrange silence régna sur la ligne. Jasper pouvait sans mal s'imaginer l'air furieux qui devait être peint sur le visage du Chef des Volturi, il était même étonnant que ce dernier n'ait pas broyé le téléphone dans un accès de colère.

-Je t'ai ordonné d'aller tuer cet humain et de livrer sa tête en présent au Pasteur Cullen ! Que n'as-tu pas compris dans cette phrase ? Hurla soudain Aro.

-Premièrement, père, vous ne m'avez pas ordonné, mais demandé, précisa Edward alors que Jasper secouait la tête de dépit n'osant imaginer la fureur de l'Ancien. Deuxièmement, si vous m'aviez précisé que Carlisle Cullen était bandant et avait un cul d'enfer, je vous aurais tout de suite averti qu'il était hors de question qu'il soit tué, sauf pour être transformé, bien entendu.

-Un… Un cul d'enfer… Edward qu'as-tu fait ?

Jasper laissa échapper un léger rire, son Prince l'entendit et se tourna vers lui, un sourire peint sur son magnifique visage. Cependant son hilarité ne passa pas inaperçue, Aro parvint à l'entendre et il commença à en prendre pour son grade. N'étant guère Prince de Volterra et donc protégé de la colère de l'Ancien, Jasper préféra la prudence et effectua un repli stratégique vers la villa pour laisser son amant se débrouiller seul avec son père. Alors qu'il hésitait à gagner l'étage pour s'amuser un peu avec l'humain qui semblait être sous la douche, Edward le rejoignit dans le salon et lui lança son téléphone. Jasper le réceptionna tout en haussant un sourcil, étonné que cela ait pris si peu de temps.

-Non, ne me dis pas que…, comprit Jasper.

-Si, je lui ai raccroché au nez. Du coup, je suis sûr qu'il a broyé son téléphone, le temps qu'il en trouve un autre, cela nous laisse un peu de répit. Et si la chance est de notre côté, Marcus le calmera.

-Est-il prudent de le laisser seul ? Demanda-t-il à contrecœur.

-Je surveille son esprit.

-Ne peux-tu le contrôler ?

-Je n'en ai guère envie.

Les paroles de son Prince firent mal à Jasper, lui qui pensait être immunisé contre toute sorte de douleur venait de réaliser qu'il se trompait et qu'il était bien plus attaché à Edward qu'il ne le pensait. Malheureusement, son Prince ne semblait penser qu'à cet humain, cette chose si fragile, il suffirait… Jasper ne put aller plus loin dans ses pensées, il se retrouva violemment plaqué contre un mur, une main enserrant fermement son cou. Le vampire grimaça de douleur.

-Je t'interdis de lui faire du mal, y compris en pensée ! Est-ce bien clair ?

-Oui.

-Quant à ta jalousie…

Son Prince ne termina pas sa phrase, préférant les actes aux paroles et Jasper ne lui en tint pas rigueur quand il sentit ses lèvres se poser sur les siennes. Les mains qui enserraient son cou se détendirent pour glisser le long de son corps et se poser sur ses hanches. Edward se colla à lui, une de ses jambes s'insinuant entre les siennes alors que leurs langues se livraient une bataille acharnée. Lentement, son Prince se déhancha, éveillant son désir. Une de ses mains quitta sa hanche pour atteindre le bouton de son jean qui sauta avant qu'elle n'abaisse sa braguette. Jasper gronda de plaisir quand il sentit la main d'Edward s'enrouler autour de son sexe pour le caresser, ses mains se crispèrent dans ses cheveux alors que leur baiser devenait violent, reflétant l'urgence de leur désir. Soudain, Edward s'arracha à son étreinte et recula de quelques pas, le laissant seul et dépité contre le mur.

-Edward…

-A cause de toi, je me suis retrouvé dans cet état par deux fois et sans personne pour me soulager, alors, sois tu te contrôles, sois tu utilises ta main !

-Je te déteste !

-Je sais ! Répliqua gaiement son amant qui alla se réfugier à l'étage. »

Jasper soupira, il allait empoigner son érection quand il entendit un bruit de verre brisé à l'étage. Le vampire secoua la tête, quand les humains comprendraient-ils qu'ils n'étaient rien comparés à eux ? Il fit son possible pour faire disparaître son désir avant de rejoindre l'étage où il trouva Edward assit sur le sol en train de bercer le fils du Pasteur emmitouflé dans une serviette humide. L'homme avait sa tête à moitié dissimulée contre le torse de son Prince, il se demanda alors si c'était des larmes qui roulaient sur les joues du médecin ou ses cheveux mouillés qui gouttaient. En tout cas, il ne put s'empêcher de penser que son amant avait bon goût, la serviette ne dissimulant que peu de chose à sa vue. Carlisle Cullen était un bel homme et il serait à ne pas en douter un vampire magnifique. Une nouvelle fois, son cœur lui fit mal, comment pourrait-il lutter pour garder l'affection de son Prince face à un tel immortel ?

C'est donc le cœur lourd que Jasper assista à la suite des évènements. Il ne comprenait pas pourquoi Edward tenait tant à assister à ce stupide bal de Noël ! Pourquoi son amant s'évertuait-il à faire plaisir au médecin alors que ce dernier le repoussait clairement ? Il avait essayé de raisonner son Prince, mais celui-ci fit la sourde oreille tout en prenant un malin plaisir à lui asséner une cavalière insupportable qu'il lui interdit même de tuer. Le bal s'annonçait comme un véritable calvaire, cependant, il dut admettre qu'il fut amusant de voir les pitoyables efforts du médecin pour tenter de protéger les siens. Edward avait même réussi à retourner la situation, passant pour la victime et Carlisle pour homme sans cœur et brutal. Il avait bien ri quand la gamine avait pris la défense de son Prince, si seulement elle savait quel risque elle avait encouru en laissant Edward mordiller la chair de son cou, car le parfum de cette gamine appelait à la dégustation. Alors qu'Alice s'apprêtait à l'entraîner sur la piste de danse, il comprit qu'il était sauvé de ce calvaire quand il entendit la discussion entre Edward et l'humain. Plantant là sa cavalière sans aucune explication, il rejoignit son Prince. A peine furent-ils hors de vue, qu'Edward prit le médecin dans ses bras et ils coururent à vitesse inhumaine vers la limousine. Jasper se glissa derrière le volant pendant que les deux autres prenaient place à l'arrière. Alors qu'il s'engageait sur une route sinueuse les emmenant loin de Forks, il déclencha à distance la bombe qu'il avait cachée dans la voiture du médecin contenant deux cadavres. Un rictus déforma ses traits, il venait en quelque sorte de tuer le Docteur Cullen et cela le ravi. Jasper regretta de ne point avoir contrôlé ses pensées quand en guise de représailles, Edward actionna la vitre de séparation…

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