Dernier chapitre de la fiction !
CHAPITRE 7 - Epilogue
Je sortais en courant de la fac, alors que l'après-midi était bien entamée. En me levant au matin, j'avais décidé de faire une surprise à Koyama en allant manger dans le petit restaurant où il servait. Cela faisait un mois que nous étions ensemble. Un record pour ma part ! Et de jour en jour, je sentais mon attachement pour ce gamin augmenter. Il suffisait que je ne le vois pas pendant une journée entière pour que je devienne irritable. Enfin, plus que d'habitude. Et désormais, il n'y avait plus que lui qui arrivait à me calmer.
J'arrivais essoufflé devant la vitrine et ce que je vis à travers me coupa le souffle. Qu'est-ce que faisait ce type ici ? Alors il continuait à tourner autour de Koyama ? Et lui, ne lui avait-il pas dis qu'il avait quelqu'un ? Prenant sur moi pour ne pas entrer et leur refaire le portrait, j'allais au fond de la ruelle où débouchait l'entrée de service du restaurant. J'espérais que mon serveur de petit ami sortirais bientôt.
À croire que les Dieux étaient avec moi puisqu'à peine dix minutes plus tard, la porte s'ouvrit sur lui. Il ne me vit pas avec le peu de lumière qu'il y avait et le soir qui tombait.
- Tu t'amuses bien ? lâchais-je alors pour me manifester.
Il sursauta et se tourna vers moi. Il sourit lorsqu'il me vit, ce qui m'énerva un peu plus.
- Ryo-chan ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Et lui ?
- Eh ?
Il sembla réfléchir un instant et son regard s'assombrit en même temps que son sourire disparaissait.
- Qu'est-ce que tu insinues ?
- Je n'insinue rien. J'arrive sans prévenir et je vous voir en train de rire ensemble.
- Tu penses que je le vois dans ton dos ?
- C'est bien ce que je crois, oui.
- Je…
- Koyama-san, tu vas les mettre directement à la décharge les poubelles ou quoi ?
- J'arrive, patron ! T'es dégueulasse, dit-il après s'être tourné vers moi.
Il commença à partir mais je le retiens par le bras.
- Ne crois pas t'en sortir comme ça.
Il se défit de mon emprise et repartit travailler. Je m'allumai une cigarette, bien décidé à attendre qu'il finisse son service.
.
- Ah… C'est beau l'amour.
Je sursautais légèrement et leva les yeux vers mon interlocuteur. Shigeaki Kato se tenait devant moi.
- C'est beau de faire autant confiance.
- Fous moi la paix.
- Tu le mérites vraiment pas.
- Mais toi oui peut-être ?
Un sourire naquit sur son visage alors que je jetais mon mégot plus loin pour le prendre par le col.
- Ne te mêle pas de nos vies.
- Tu le frapperas avant ou après qu'il essaye de t'expliquer ?
- Y'a rien à expliquer.
- Oh… Avant donc.
J'essayais de prendre sur moi pour ne pas lui donner raison. Je ne savais même pas comment j'allais réagir avec Koyama. Après tout, cela faisait un mois qu'il n'y avait plus eu de disputes ou de coups.
Je le relâchais et le poussais.
- Dégage.
- Ne le défigure pas, dit-il avant de partir sans se retourner.
Vraiment, je détestais ce type qui me rappelait tellement pourquoi j'avais toujours haïs les gens.
.
Plusieurs heures passèrent et le soir était maintenant totalement tombé. J'entendis un verrou tourné et la porte du restaurant s'ouvrit. Et son visage apparu.
- R… Ryo-chan ? Tu… es encore là ?
Je le regardais un instant. J'avais entendu la tension dans sa voix. Je lui faisais encore peur. Et le fait que je l'ai attendu tout ce temps ne devait pas le rassurer.
- Allons chez toi, dis-je en commençant à partir.
Notre trajet se fit en silence. Il n'avait même pas tenter de commencer une conversation. Je le voyais me jeter des regards obliques de temps en temps.
Nous arrivâmes chez lui. Nous nous déchaussâmes et enlevâmes nos manteaux.
- Tu sais, Ryo-chan… dit-il faiblement. Il ne se passe rien entre lui et moi.
- C'est la première fois que tu le revois ? demandais-je froidement.
Il baissa les yeux sans répondre.
- Répond !
- Je… Non…
Je m'avançais lentement vers lui qui recula pour finir par se retrouver dos au mur.
- Je… Attend, Ryo-chan… Tu… Tu peux comprendre qu'on s'entende bien, non ?
Je n'étais plus très loin de lui. Il leva les mains devant lui qui rencontrèrent mon torse.
- Je… Ryo-chan… On est… juste devenus amis…
Je lui enlevais les mains de mon torse et posa les miennes de chaque côté de sa tête. Il déglutit difficilement en me voyant si proche.
- Il… Il sait que… je suis avec toi. Il n'a… jamais plus rien essayé… On est… qu'amis.
Il laissa passer plusieurs secondes de silence. Quant à moi, je ne bougeais pas, je ne cillais même pas.
- Ryo-chan… Dis quelque chose… Frappe-moi même, mais ne reste pas sans rien dire.
- Ne me fais pas regretter de te faire confiance.
- Eh ?
Je profitais de sa surprise pour poser mes lèvres sur les siennes. Nous séparant, je repris :
- Mais tu sais… Je crois que je n'aimerais jamais ce type… C'est en toi que j'ai confiance, pas en lui.
- Et moi, c'est toi que j'aime, pas lui. Malgré le fait que tu te fasses tes propres conclusions avant de connaître la situation.
- Oh, oh ! Le gentil Keiichiro serait-il en train de faire des reproches au méchant Ryo ?
Il rit un peu mais acquiesça. Je lui ébouriffais les cheveux et l'embrassai de nouveau.
- Le méchant Ryo va se venger du gentil Keiichiro qui pense ce genre de choses alors.
- Eh ?
Ce fut à mon tour de rire, puis je le pris par le poignet et l'emmenai au lit qui prenait une bonne partie de son petit studio. Ses jambes butèrent dans le meuble et tomba en position assise. Je le poussai alors pour me mettre ensuite sur lui.
- Que dirais-tu si le méchant Ryo commençait à te faire des choses pas très sages ?
- Euh… Je crie ?
- Ah, bah oui, tu peux faire ça aussi, dis-je en souriant, sous-entendant beaucoup de choses.
Il ouvrit la bouche mais je lui mis la main dessus, l'empêchant d'émettre un son.
- Tut, tut… Pas maintenant, tu auras tout le temps pour ça plus tard.
Je laissai encore un peu ma main sur la bouche et en profitai pour le regarder. Oui, définitivement, je le voulais maintenant. Je voulais lui montrer qu'il était à moi, lui montrer à quel point je pouvais tenir à lui et l'aimer. Alors je soufflai doucement et accrochai mon regard au sien.
- Je t'aime, Keii-chan.
J'enlevai ma main pour permettre à mes lèvres de retrouver les siennes.
- Est-ce que… le gentil Keiichiro se laisserait toucher par le méchant Ryo ?
- Euh… Je… Oui ?
- Que tu es convainquant, riais-je.
Il me sourit et posa ses mains sur mes hanches, me rapprochant ainsi de lui.
- Je suis à toi, Ryo-chan. Donc… Oui…
La confiance aveugle qu'il avait en moi me fit sourire. Je doutais beaucoup plus de lui que lui de moi, paradoxalement.
Il se releva sur les coudes pour m'embrasser. Et alors, pendant un long moment, nos corps ont parlé à notre place.
.
Je restai au dessus de lui, le regardant. Il avait les yeux fermés et la respiration erratique - tout comme la mienne. Il revenait doucement de son plaisir. Jamais je ne l'avais trouvé si beau qu'à ce moment-là. Il ouvrit les yeux qui tombèrent immédiatement dans les miens. Ce qui le fit rougir légèrement.
- Est-ce que ça va ? demandais-je tendrement.
Il ne répondit que par un hochement de tête.
- Je t'aime, Keii-chan.
Il sourit en rougissant un peu plus. Il m'attira contre lui, me serrant fortement.
- Je t'aime aussi, Ryo-chan. Ne me laisse pas, d'accord ?
Je ne saurais dire de quand il parlait, mais je n'avais aucune envie de le laisser. Ni maintenant, ne plus tard.
Je m'allongeai à ses côtés et le pris dans mes bras. Nous nous endormîmes alors tendrement enlacés.
FIN
Et voilà, c'était la fin de ma fiction~
Je me suis quand même bien attachée à mes personnages mais bon, c'est comme ça. Laissons les évoluer tout seul, pas vrai ?
Merci d'avoir lu !
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