21 avril 1881
Holmes se réveilla sur sa peau de tigre, frotta sa tête et se demanda à lui-même : - Quelle heure est-il ?
Il savait que ce n'était pas tôt vu que son laboratoire était complètement jaune, comme celui d'un œuf.
A ce propos, les œufs pochés que Mme. Hudson avait cuisinés étaient dans le quatrième état de la matière : plasmatiques. - Pourquoi elle n'attend pas à que je lui demande mon déjeuner ?
… Bref: il était vraiment tard et il allait jeûner comme un Gandhi sans un but.
Poussiéreux, le soleil haut dans le ciel, il s'assit devant la fenêtre et continua avec ses ruminations qui faisaient des sauts surréalistes et pour autant pas délirants. Il avait passé les dernières jours comme ça, embroussaillé en questions, les deux, philosophiques et scientifiques qui ne lui apportaient de satisfaction ni immédiate, ni palpable. Il se sentait assoupi et démotivé.
La musique !, oui la musique… la musique par contre était stimulante! Et c'est pour ça qu'il ne le dérangea pas d'aller dans le soir à l'opéra seul. Watson avait des choses à faire tout le temps et il ne l'invitait même plus.
Arrivant avant l'heure, il décida rester dehors pour un temps, vous voyez, son cigare avait meilleure goût dans le froid. Taa, tata, ta… taaaaaa… (c'est à dire, qu'il écoutait l'orchestra dans son cerveau).
Irène sortit de l'entrée de l'amphithéâtre déconfite et étira le cou en toutes directions. Enfin ! elle l'avisa pas loin, près d'un arbre, fumant d'après elle comme un bandit.
Elle s'adressa à son dos d'une voix éclatante: - Holmes ! Vous ici ?-, en s'amusant à lui faire sursauter comme si on parlait de quelqu'un de peureux.
Il laissa tomber ses épaules dans un soupir, decu de lui-même - Mlle. Adler… - , grimaça avec suspicion - Vous m'avez suivi ?
- Bah ! Vous n'êtes pas si important hein… D'autre part j'ai deux billets pour la représentation suivante et… - Elle mit sa main dans la poche du manteau de Holmes, sortit son billet et le rompit par moitié. Les deux morceaux de papier tombèrent au sol au même rythme qu'une feuille verte de ses arbres. – Voilà. Nous entrons maintenant ou vous voulez finir votre cigare ?
Ils marchèrent par l'entrée comme un couple élitiste, accrochés par les bras chaque un avec la mine méprisante que, selon eux, les gens méritaient pour des différents raisons.
Ils s'assirent dans les deux places réservés dans une loge élevée et pas exclusive. Aucun de deux ne savait s'ils voulaient être seuls, alors c'était indéfinie la qualité fortunée ou non de que la salle, sa loge inclue, eût été comblée.
Parmi des accords, ils chuchotèrent à intervalles toute la nuit :
- Ça vous plait de m'avoir rencontré ce soir ?
- Vous voulez dire, si ça me plait de vous avoir m'épier sans cesse ? -. Irène haussa les épaules. - Je ne suis pas ennuyé.
…
- Pourquoi le violon ?
- Il était à portée de main.
…
- Qu'est-ce que vous voulez ?
- Vous vous trompez encore monsieur, je ne veux que voir l'opéra avec vous.
- Ah bon ? Et pourquoi est-ce que je suis le heureux privilégié ?
Et elle colla ses lèvres épaisses à son oreille : - Vous n'avez pas vu dans un miroir. - Ses susurrements étaient chaudes. - Puisque vous ne le savez pas, je vous le dis : Vous êtes beau comme le soleil… monsieur.
Holmes rougit, contre toute attente, étonné. Il avait aussi un peu d'honte de se voir courtisé par une femme et pas au contraire. Mais après d'un peu d'incertitude, petit à petit, dans son visage s'esquissa un sourire involontairement fripon, illuminé de coup par la tangente d'un réflecteur, ravissant de grossier... et Irène sentit son corps pris en feu.
A la sortie, collés à la pierre froide d'un mur de l'amphithéâtre ils s'embrassaient. Ce n'était pas assez romantique, un peu trop cru, au moins un peu trop comme la realité, quand même beau en raison des chances inconnues. Un tas des ordures était à dix pas d'eux.
Elle murmura : - Vous avez trouvé mon ami, le chien roi?
- Oui… - des baisers. – Je vais l'arrêter bientôt. - Ils s'embrassèrent délicieusement. - Qu'est-ce qu'il peut être sadique.
