JE SUIS FURAX. Non sérieux ce site me gonfle à un point inimaginable ! Désolée donc pour ce retard QUI N'EST PAS MA FAUTE. (Pour une fois.)

J'vous explique, ce putain de site était en maintenance toute la journée d'hier et au lieu de le dire nooooooooon ils ont juste écris "bah écoute ton transfers à échoué ma cocotte ptdrrr" bon. Ils l'ont pas dit comme ça mais bref. Du coup je suis contraint de le poster entre ma douche et mon bus putain -je suis en retard help- parce que je ne suis pas chez moi ce soir et mon pc n'a pas de batterie ptdrrr (en gros je dois tout le temps le laisser branché...)

Bref.


Bonjour à tous !

Voici le chapitre 6 ! J'ai vraiment aimé l'écrire ! J'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi !

Les crêpes étaient bonnes ? J'aime la Chandeleur.

NB : Katsuki est un peu OOC. Mais bon.. vous l'imaginez tomber amoureux sans être ooc vous ? Jpp ça donnerait trop un truc dans le style « Non mais je t'aime mais va te faire foutre stp crève. » Ouuuuuh le romantisme. XD Comme d'habitude, n'hésitez pas à me donner votre avis, bon ou mauvais !

RAR :

Fu ► Ouiii xD C'est vrai que le projet pourrait vite tomber à l'eau si j'ai personne ! Merci ! ^^

Oh ce serait super de faire une collab (j'en ai jamais faite uhuh) ! Mais j'aimerais finir cette fiction avant. x)

Et enfin, merci pour ta review ! C'est super gentil à toi, j'espère que tu aimera celui-ci aussi !

Katsuki était vraiment irrité. Enfin non, il se sentait perdu entre deux sentiments contradictoires dont un qu'il n'aimait pas du tout. Et Katsuki détestait être perdu. Surtout lorsque cela avait un rapport avec cet idiot de Deku. Voilà pourquoi il était passablement énervé.

Le blond était assis au petit bar se situant devant les pistes. C'était un petit lieu, il n'y avait en tout et pour tout que 5 ou 6 petites tables rondes dans un style boisé un peu ancien. Ils avaient été prévenu que aucune piste ne serait libre avant une bonne heure, alors forcés d'attendre, ils s'étaient installés là, n'ayant pas envie de retourner affronter la pluie pour trouver autre chose à faire pour patienter. La musique de fond emplissait la pièce d'une chaleur qu'il ne ressentait que dans de très rares occasions. Elle le calmait étrangement, juste un petit peu, juste assez pour qu'il se retienne de balancer la table dans la tête de ses deux camarades avant de retourner chez lui sans son reste. Malheureusement rien n'était parfait, alors la douce mélodie ne l'apaisait pas suffisamment pour le faire sourire ou participer à la conversation. Déjà parce que cela était juste contre sa nature et également parce que ce n'était pas dans ses habitudes, et il le trouvait étrange lui-même, d'être adouci par un quelconque fond sonore.

Il se rendit alors compte, faisant face au visage perplexe du vert, qu'il le fixait depuis au moins une bonne dizaine de minutes. Il grogna et détourna le regard. Cela lui arrivait souvent ces derniers jours que, perdu dans ses pensées, il se mettait à fixer son camarade sans le voir. Il se disait que c'était parce que en classe, ce dernier était souvent devant lui, mais cette pensée avait le don de l'agacer, car le fait d'admettre que Deku était devant lui était juste trop incongrue.

Sans qu'il ne les vit arriver, ses pensées dérivèrent sur les événements du début d'après-midi. Son meilleur ami l'avait forcé à sortir au terrain de foot à une heure en train de son fichu quartier ayant appris que les cours de l'après-midi avaient été annulés. Il avait alors suggéré de passer par le parc, étant un raccourci jusqu'à la gare se situant de l'autre côté, ne se doutant pas une seule seconde qu'il allait voir Deku. Ce dernier avait l'air en panique lorsque Eijiro lui avait donné un coup de coude -ce qui lui valut un coup de poing- en lui demandant si c'était bien lui. Il ne lui avait pas répondu, se contentant de fixer le corps de son ami d'enfance, tendu, qui s'éloignait. Et Kirishima était parti à sa rencontre. Et Katsuki n'avait pas pu s'empêcher d'inspecter les alentours. Pas qu'il s'inquiétait. Non. Juste, il avait simplement envie de faire un détour. Mais environ 15 minutes plus tard, il n'avait vu aucune trace d'une quelconque menace. Il décida alors de directement se rendre à la gare. Il se demandait encore pourquoi il avait l'air si paniqué. Enfin, ce n'est pas comme s'il voulait tellement savoir non plus. Juste parce qu'il n'avait rien d'autre a faire que de réfléchir à ça. Il n'avait même pas de jeux sur son téléphone.

Il repensa également au baiser de ce matin et à ses excuses un peu plus tard. Il n'avait étrangement pas été en colère contre Deku. Il n'attendait même pas d'excuses. Il voulait seulement savoir pourquoi. Oh évidemment il se fichait bien des raisons qui avait poussé le jeune homme à l'embrasser. Il se prendrait un coup bien placé un peu plus tard et l'histoire aurait été finie. Non, lui cherchait à savoir pourquoi il s'était ainsi laissé aller. Pourquoi il avait trouvé cela doux, presque agréable. C'était tellement étrange, tellement nouveau de ressentir cela. Et le blond détestait ne pas comprendre.

La voix robotisée appelant son nom et celui de ses «amis» arracha l'explosif au fil de ses pensées. Cela faisait déjà une heure qu'il fixait le mur comme un demeuré? Non... Cela faisait une heure qu'il pensait à Deku? Impossible, la piste avait seulement dû se libérer plus tôt.

«Excusez moi de vous avoir fait patienter plus longtemps que prévu, les personnes avant vous se sont attardés plus que nécessaires..»

Katsuki ne le montra pas mais il était plus que décontenancé. Ce la faisait plus d'une heure qu'il pensait à Deku. Ça n'allait plus. Il était en train de perdre la tête. Il se força donc à porter toute son attention sur les choses inutiles que tenait visiblement à préciser l'homme qui leur fournissait les chaussures. Il n'était vraiment pas lui même. Sûrement la fatigue.

Le premier à défier les quilles fut lui-même. Il n'avait jamais joué au bowling contrairement à ses deux acolytes qui discutaient joyeusement derrière lui. Mais il avait toujours été doué pour faire tomber des trucs alors il avait plutôt confiance. Mais le rire de Deku retentit et il se retourna furtivement, à peine une seconde. Le temps de voir qu'ils ne lui portèrent aucune attention. À lui. Le futur numéro un. Il avait l'impression de redevenir cet enfant voulant toujours l'attention du petit vert. Il voulait qu'il le regarde ! Alors sans réfléchir il lança sa boule avec colère, ce qui lui valut un Strike. Il se retourna, fier, un immense sourire au lèvre, comme dans son enfance. Sourire qui s'effaça bien vite, se transformant en une quinte de toux subite lorsqu'il se rendit compte qu'il souriait à Deku et que ce dernier lui souriait en retour avec admiration, les yeux brillant.

«Kacchan, tu es sûr de n'avoir jamais joué avant ? C'était vraiment cool !

- Tch. Évidemment que c'était cool stupide Nerd, puisque ça venait de moi.»

Il réalisa soudainement que Deku ne l'avait plus regardé comme ça depuis le collège. Son cœur se serra à cette idée. Il n'avait jamais vraiment su ce qui le poussait à vouloir toujours de l'attention de la part d'un garçon qu'il ne considérait même pas comme un ami et encore moins un rival. Mais il en avait besoin. Ce n'était pas vraiment pour se rassurer ou parce qu'il l'aimait bien. Non, c'était bien plus complexe que ça. C'était comme si ses efforts étaient reconnus. Comme si Johnny Depp vous disait que vous aviez un bon jeu d'acteur ou que Emma Watson vous disait que vous étiez très intelligent. Pourquoi lui? Pourquoi Deku? Peut-être que, au fond de lui et même s'il ne l'avouerait jamais à voix haute, le vert était plus fort que lui, digne de le juger. Oh évidemment, aujourd'hui, il s'agissait seulement d'une partie ou deux de Bowling mais il cherchait tout de même ce regard brillant d'admiration.

Eijiro avait enchaîné quelques secondes plus tard avec un beau Spare lui valant des petits applaudissement joyeux de la part d'Izuku et un sourire en coin de Katsuki. Ce dernier ne savait pas vraiment pourquoi il souriait d'ailleurs. Il ne savait pas s'il était content pour Eijiro ou s'il était seulement d'une étonnante bonne humeur.

Les tours défilèrent et si Kirishima et Katsuki enchaînaient les Strikes, Spares, et autres très bon résultats, Deku lui faisait des scores laborieux, sa boule atterrissant toujours généralement dans la gouttière ou pas loin. Katsuki dût aller aux toilettes un peu avant la fin de la partie. Il y resta quelques minutes, prenant son temps sans le vouloir. Il savait qu'ils devraient partir à la fin de cette partie. Et il ne voulait pas. Il savait que le lendemain, il serait redevenu l'irascible connard qu'il était au quotidien, comme si cette après-midi n'avait jamais eu lieu. Il ne s'était évidemment pas mis à adorer ce maudit Nerd ou quoi que ce soit. Le blond restait fidèle à lui même, il ne fallait pas pousser. Mais disons qu'il supportait sa présence. Un peu. Juste assez pour passer une après-midi passable. Lorsqu'il s'approcha de leur piste, il vit quelque chose qui lui fit perdre son sourire, sans qu'il ne comprenne réellement pourquoi.

Ses deux camarades étaient visiblement en plein fou rire. Le rouge avait sa main posé sur l'épaule du petit vert qui ne semblait pas s'en formaliser puisqu'il était visiblement trop heureux pour ça. Il serra les dents et tout son corps se tendit. Son cœur balançait entre la frustration, la colère et un sentiment auquel il ne saurait trouver un nom. Il le rongeait comme un poison faisant battre ses veines contre sa tempe, lui faisant perdre sa fragile bonne humeur, lui faisant serrer les poing. Cette envie indescriptible de s'asseoir entre les deux garçon devant lui.

Il grogna. Tout ça. C'était de la faute de cet idiot de Deku. C'était l"ascenseur émotionnel ces derniers temps. Il était persuadé que ce maudit Nerd y était pour quelque chose. Il était si vicieux après tout. Enfin, selon le blond. Ce dernier s'avança d'ailleurs d'un pas décidé et joua son tour le plus rapidement possible, toujours animé par ce sentiment étrange. Il ne prit d'ailleurs même pas la peine de jeter un coup d'oeil à son score, il savait qu'il avait encore fait quelque chose de génial, puis il s'assit sans aucune forme de ménagement entre les deux amis en marmonnant un «"jiro, à ton tour.»

Il sentait le regard de Deku lui brûler la nuque alors qu'il fixait le tableau des scores. Quand allait-il détourner le regard bon sang? Il n'assumait pas du tout d'avoir piqué une crise quelques secondes auparavant. Il sentait que s'il affrontait le regard de l'idiot à ses côtés, il verrait un sourire moqueur se dessiner sur ce visage trop enfantin.

«Y a quoi bordel? Finit-il par lâcher après un grognement.

- Est-ce que cette sortie en vaut la pein-

- Crève.

- Kacchan ! sa voix était plus aiguë ce qui le poussa à se retourner

- Tch. Pas mal. Mais va mourir quand même. Avait marmonné le blond

- Dis Kacchan..

- Tu me saoule Deku.

- Pourquoi tu me déteste ?»

Il arqua un sourcil puis soupira se laissant aller sur le dossier du petit canapé assigné à leur piste. Il regarda le plafond. Il savait que Deku attendait sa réponse, le fixant de ses yeux trop grands, trop verts, trop brillants. Il ne savait pas quoi répondre. Il lui suffisait de dire que rien que son existence l'horripilait. Que rien que sa voix était exécrable. Que rien que son regard lui donnait des envies de meurtres. Mais sa gorge se serra et c'est tout autre chose qui sortit.

«Je te l'ai dit putain. Tu m'énerve. Tu es trop parfait, trop intelligent. Tu as trop d'amis, ton sourire est trop grand. Tes rêves sont trop agaçants. Ce que tu fait et ce que tu dis me gavent. Mais je te déteste pas Deku. J'ai plus la force de te haïr.»

Il venait vraiment de dire ça? Les mots étaient sorti de sa bouche sans qu'il n'ai pu les retenir. Ce n'était pas du tout lui ! Ce n'était pas du tout son genre ! C'était trop mièvre, trop gentil. Katsuki n'était pas gentil. Certainement pas avec Deku en tout cas. Il voulait se rattraper, éclater de rire en disant «ahah t'y as vraiment cru?» mais sa gorge la trahis à nouveau et il ne put rien dire. Et son camarade aux cheveux rouge ne lui en laissa pas le temps puisqu'il fit une tape amicale dans le dos du vert pour qu'il aille jouer.

Alors que le vert s'avançait, Eijiro tapa deux petits coups sur l'épaule de l'explosif qui se retourna aussitôt vers lui l'œil mauvais. Depuis quand on le tapais comme cela? Le rouge lui fis signe d'approcher sa tête de la sienne, ce qu'il fit non sans ronchonner.

«Tu me saoule bordel. J'espère que c'est important sinon j'te bute. Avait-il grogné

- Shhhhht ! Moins fort ! Tu te rappelle de ce dont on parlait, un peu avant de rencontrer Izuku au parc? lui avait répondu le rouge en chuchotant.

- Tu l'appelle par son prénom maintenant?

- Hein? Ah ouais ! Bref tu t'en rappelle?

- Ouais peut-être...

- Aide moi ! Il m'a envoyé un message !

- On dirait une collégienne en détresse là. C'quoi le souci? Il te parle tous les jours par message...»

Le blond était partagé entre l'agacement et le rire. Il hésitait entre se moquer ouvertement de lui ou grogner. La colère qui lui avait pris tout-à-l'heure n'était pas totalement redescendu et il ne savait pas pourquoi il en voulait autant à son ami. Pour une fois qu'il n'avait rien fait.

«En fait, il me demande si je peux aller à la plage avec lui demain. La plaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage !»

Le rouge avait volontairement allongé la voyelle, irritant ainsi l'explosif. Il ouvrit la bouche pour lui répondre mais il fut alors coupé par des petits couinements venant de la piste. Il porta alors son regard sur celle-ci et plus précisément le jeune homme aux yeux verts qui couinait devant comme un chiot à qui on empêchait de courir.

«J'ai encore raté ! Je suis vraiment pas doué pour le bowling..»

Et il se passa quelque chose dans le corps de Katsuki. Comme un déblocage. Sa mauvaise humeur, sa colère, tout s'était comme envolé. Il ne savait pas comment mais il se sentait bien. Alors, songeant que de toute façon, il allait retrouver tout son caractère habituel, il s'autorisa une chose qu'il ne s'était pas accordé depuis longtemps. Et il ria. Un grand fou rire, un de ceux que l'on oublie pas. Un de ceux qui sont contagieux et qui vous laissent les yeux brillant d'avoir trop ri. Il ria comme il ne l'avait jamais fait. Comme il ne le ferai sûrement plus. Parce qu'aujourd'hui. Seulement aujourd'hui. À ses yeux, Deku était redevenu le petit Izuku.

Déjà là ? C'était cool ? À dimanche pour la suite !