Bon, je poste vite fait parce que c'est grave discount là xD Mon pc est connecté à la co' de mon téléphone (j'ai plus de wifi, help.)
/Je recherche toujours un(e) bêta\
J'éspère que ce chapitre va vous plaire ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, je réponds à toutes vos review -déjà 20 ! C'est juste énorme merci !-
Des conseils, des suggestion, des critiques, je suis ouverte à tout !
Bonne lecture à tous !
Izuku ne savait pas vraiment comment réagir face à cela. Ils se connaissaient depuis leur enfance et pourtant, il n'avait jamais vu le visage de Kacchan rayonner autant. Il le fixa, intensément, de toutes ses forces, pour ainsi graver à jamais cette image en lui. Il ne voulait pas oublier, mais il se doutait bien que, même en ne se concentrant pas autant, il n'aurait pas pu se sortir ce visage si beau de la tête. D'ailleurs, même quelques secondes plus tard, quand il eut finit de rire mais que ses épaules tressautaient encore, il crut encore entendre les échos de son rire cristallin. Il était subjugué par ce son, résonnant comme une mélodie à ses oreilles. Il avait conscience de ce qu'il pensait. Il savait qu'il était réellement niais. Mais il était amoureux. Et ce sentiment, aussi idiot soit-il, provoquait en lui des sensations qu'ils ne pouvaient réprimer. Il était un peu choqué aussi. Il ne pensait pas que le blond pouvait avoir un rire aussi clair lorsqu'il était heureux. Il avait entendu son rire crispé, son rire moqueur, ou encore son rire machiavélique. Et personne n'aurait pu se douter que son rire était en réalité aussi clair, aussi beau.
Le vert constata, une fois qu'il put enfin décrocher son regard de l'explosif, que Kirishima paraissait aussi stupéfait que lui. D'ailleurs, il se décala discrètement pour refermer la bouche de son ami aux cheveux rouge.
Il reporta son attention sur l'explosif et cette fois, c'est lui qui avait la bouche grande ouverte. Le blond semblait s'être rendu compte du fait qu'il venait d'éclater de rire devant ses deux camarades puisque quelques rougeurs étaient apparues sur ses joues. Cela aussi, c'était une première et Izuku s'en voulu alors de ne pas avoir un Alter lui permettant de prendre des photos avec ses yeux.
« Kacchan...»
Il l'avait interpellé sans savoir quoi lui dire. Son prénom était simplement sorti de sa bouche. Pour simplement croiser son regard. Il émit un grognement. Et malgré les quelques rougeurs encore présente sur le visage pâle du garçon aux yeux écarlates, Midoriya senti que le Katsuki habituel était revenu. En un peu plus, disons, adouci. Il vit ce dernier se lever en soupirant.
«Tch. T'es vraiment un incapable Deku. commença-t-il en serrant les dents, et ce brusque changement de ton eu le don de le ramener sur terre. J'vais t'apprendre ce qu'est le talent.»
Izuku ne comprit pas tout de suite ce que le blond entendait par «je vais t'apprendre». Le vert afficha une mine perplexe quand il le vit s'approcher dangereusement de lui. Ses joues le brûlèrent lorsque les mains du blond se posèrent sur ses petites épaules. «Trop près !» pensait-il.
Il s'attendait à tout. Un coup de boule ou un baiser. Quoique la seconde solution était beaucoup moins probable que la première. Il se prépara donc à un choc mais fut plus que surpris lorsqu'il sentit son corps se retourner face à la piste. Et si ses joues étaient déjà en feu dès lors qu'il y eut un contact avec Katsuki, elles l'étaient plus encore lorsqu'il sentit les bras de son ami d'enfance entourer les siens pour le mettre en bonne position. C'était un peu maladroit mais pas violent comme il l'aurait pensé de Kacchan. Il lui fit mimer un lancé, puis un autre, et enfin il arrêta, toujours cette mine renfrognée peinte sur son visage. Izuku avait enfin compris ce qui clochait dans son geste - il lançait trop de travers.
Le blond ne lui avait pas lâché le bras. Et le vert ne voulait pas qu'il le lâche. Ses doigts remontèrent le long de son bras, doucement, provoquant des frisson en Izuku. Ils relevèrent la tête, leurs yeux se croisèrent et il dut se faire violence pour ne pas l'embrasser. Le bruit que fit Kirishima en se réinstallant le sortit de sa sorte de transe - il ne l'avait même pas entendu partir ! Il retira vivement son bras et s'éloigna un peu, de peur que Kacchan s'énerve sur lui. Il balbutia un vague merci, les joues couleur pivoine, avant de s'avancer vers la piste et de lancer sa boule du mieux qu'il put.
Bon, son lancé n'était pas parfait mais il avait réussi à faire tomber quelques quilles et il sautillait de joie comme un enfant ayant vu le père noël en pleine action. Kacchan était resté près de lui alors lorsqu'il se retourna, il se retrouva nez à nez avec lui. Il ne put s'empêcher de s'exclamer, en reculant:
«T-Trop près !»
Il avait comme une sensation de déjà vu mais n'en tint pas rigueur. Il alla s'asseoir lorsqu'il entendit une voix provenant du petit écran indiquant les scores.
«...partie est terminée. Le gagnant est Katsuki. Bravo à lui. Veuillez vous adresser au modérateur pour une nouvelle partie.
- Hein? Bakugo à gagné? C'est trop injuste ! avait répliqué Eijiro en fixant l'écran comme s'il pouvait lui répondre. J'étais persuadé d'avoir réussi à le battre cette fois !
- Cherche pas l'hérisson, je suis le meilleur tu me battra jamais. Je te suis supérieur et de loin !
- Eh ! C'est pas sympa ça !»
Izuku les regarda se diriger vers le comptoir pour récupérer leurs chaussures, il ne voulait pas partir, c'était beaucoup trop tôt. Il regarda sa montre et vit qu'il n'était que seize heures. Il avait encore beaucoup de temps devant lui.
«Oï Deku ! Tu l'bouge ton cul ou t'attends le déluge? Putain de larve ce nerd...»
Izuku pouffa de rire en s'avançant vers eux avant de râler sur l'explosif et ses mauvaises manières, ce qui lui valut un «Il va se calmer le mini-pouce ou j'le bute». Le Kacchan habituel était revenu. Et même s'il avait adoré le moment où il avait ri et le moment où il l'avait aidé à lancer, c'était beaucoup moins étrange lorsqu'il insultait et râlait contre tout le monde.
Arrivés dehors, Eijiro les abandonna, en expliquant qu'il devait rentrer car il devait rejoindre quelqu'un que le garçon aux cheveux verts soupçonnait être Denki. Il était déçu, si Kirishima n'était plus là, le blond n'allait sûrement pas rester pour ses beaux yeux. Le fait que l'explosif l'avait toujours détesté et que ceci ne changerait jamais lui revint à la figure telle une brutale fatalité. Il fit la moue en observant le blond qui faisait un joli doigt à son ami aux cheveux rouge. Il fut tenter de l'interpeller, de lui dire quelque chose, mais il ne savait pas quoi, et il n'avait pas envie de se faire crier dessus en pleine rue. Alors il se contenta d'un vague «Bon..Salut je suppose.» avant de tourner les talons.
Il ne savait pas pourquoi, mais il s'était étrangement attendu à ce que Kacchan le retienne. Pas forcément pour passer le reste de l'après-midi avec lui. Non, seulement un «Salut» ou un «Crève» lui aurait suffit. Mais Kacchan était ce qu'il était et Izuku n'avait jamais voulu le changer.
Le jeune possesseur du One For All tourna à l'angle d'une petite ruelle où clignotaient quelques panneaux branlant de magasins douteux. Il n'avait jamais vraiment visité cette partie de la ville. Il préférait les parcs et autres endroits dégagés où il y avait du monde. Izuku n'aimait pas être seul. Il n'avait jamais aimé cela. Et il était précisément dans la situation qu'il détestait. Seul. Il regarda l'heure sur l'écran de son téléphone. Dix-sept heures. Cela faisait déjà une heure qu'il errait dans cette ville. Il soupira en scrutant la ruelle dans laquelle il avait atterris. Il était totalement perdu. Il avait vécu un réel ascenseur émotionnel aujourd'hui. Il s'assit contre un immeuble qui semblait abandonné songeant à cette journée. Il avait découvert ce qui s'était passé à cette maudite soirée, il s'était emporté -et il songea que Kacchan avait vraiment déteint sur lui. Puis sans aucune autre forme de procès il avait l'embrassé, s'était enfui, s'était excusé et avait passé une super après-midi avec lui et Kirishima, et enfin il se retrouvait là, perdu dans une ville dont il avait oublié le nom. Il se releva, faisant demi-tour. Il avait toujours été de nature optimiste, il trouverait bien son chemin, cette ville n'était pas si grande et il savait lire des panneaux après tout.
Il fut soudainement bloqué dans ses mouvements. Et un rire se fit entendre. Qu'est-ce qu'il se passait encore ? Le vert ne voyait décidément pas la fin de cette stupide journée. À qui appartenait ce rire ? Ami ou Ennemi ? Ses membres étant bloqués, il ne pouvait se retourner et un éclair de panique le prit. Il se força alors à adopter une respiration régulière. Ce n'était pas en paniquant et en pleurant qu'il allait devenir héro.
« Midoriya Izuku. Enchanté...»
Sa voix était traînante, suave. Le vert sentait l'homme approcher derrière lui. Menaçant. Terrifiant. Et il dut faire un effort surhumain pour parler.
« Qui es-tu ? Qu'est-ce que tu cherche à faire ?»
Le rire de son agresseur redoubla et Izuku sentit une main remonter le long de son bras. Un haut le cœur le prit. Quels étaient les intentions de cet homme ? Quels étaient les limites de son Alter ? Un bruit retentit au bout de la ruelle et il sentit ses membres bouger à nouveau. Malheureusement, il n'eut à peine le temps de se retourner qu'il fut paralysé encore une fois. Il ne savait pas quoi faire. Il ne pouvait que difficilement bouger sa bouche et c'était la seule partie de son corps à pouvoir le faire.
L'homme en face de lui était grand, beaucoup plus que lui, et semblait également plus fort, d'après sa carrure semblable à celle du père de Shouto. Une partie de son visage était dissimulée par un masque. Il le fixait sans sourciller, faisant frissonner le jeune garçon aux yeux verts.
« Je suis, ton pire cauchemar.»
Deku se retint de lui dire que sa phrase était cliché. Il tenait à la vie. Un nouveau bruit se fit entendre mais l'homme en face de lui ne semblait pas l'avoir entendu. Il espérait que ce soit un héros. Qu'il attendait tout simplement le bon moment. Il réalisa qu'il n'était pas de taille. Qu'il était trop jeune, trop faible, et décidément pas assez expérimenté. Certes il avait appris à maîtriser son pouvoir, mais ce n'était pas suffisant. Son combat contre Stain le lui avait appris. Et pourtant il était là, face à un homme qui avait presque le même Alter que le tueur de héros et il ne pouvait à nouveau rien faire. Et cette fois-ci, Todoroki ne serait pas là pour lui venir en aide.
« Qu'est-ce que tu va me faire ? Me tuer ? »
Izuku pensait qu'il y avait forcément un point faible dans son alter, et il espérait que c'était le temps. Avec un peu de chance, dans une ou deux minutes, il ne serait plus paralysé et il pourrait enfin se battre, on s'enfuir. C'était sa seule chance de s'en sortir.
« Te tuer ? Non… Ce ne serait vraiment pas amusant. Non.. je vais te faire bien pire encore. »
La main de l'inconnu passa sous la chemise du vert dont la respiration s'était accéléré. Ses yeux s'écarquillèrent. Il préférait mourir plutôt que de subir des attouchements par un homme qu'il ne connaissait pas et qui le dégoûtait au plus haut point. Il voulait vomir. Mais même cela, il ne pouvait pas. La main remonta encore le long de son torse puis redescendit, s'arrêtant un instant sur son nombril.
Un nouveau bruit. Mais cette fois-ci personne ne l'entendit. Le plus jeune avait les yeux désespérément clos. Il n'avait plus aucune solution mis à part prier. Prier pour que son ancien ami soit resté dans les parages. Prier pour que le blond soit là, quelque part, à le chercher. Il savait pourtant que l'explosif était sûrement rentré chez lui. Mais il espérait. Car il n'avait plus aucune autre issue.
« Kacchan...Kacchan...» murmurait-il alors que la main de l'homme descendait plus bas, toujours plus bas.
La seconde main de son assaillant plongea dans les cheveux verts sombre du jeune garçon arrachant une plainte de la part de ce dernier.
« Vous aurez beau.. commença-t-il en rouvrant les yeux, une lueur déterminée dans le regard, me faire tout ce que vous voulez… continua-t-il plus fort, vous n'obtiendrez rien de moi !»
Il avait compris que s'il voulait que quelqu'un vienne le sauver, il fallait qu'il gagne du temps. Pendant quelques minutes, il avait cessé de se battre, mais il ne referait pas là même erreur. Alors il luttait. Luttait de toutes ses forces pour résister au contrôle de cet Alter qui ne semblait pas avoir de limites.
« Tu ne sais rien de ce que je veux gamin. Peut-être, que tout ce que je veux...c'est ton corps..»
Les nausées d'Izuku reprirent plus intensément. Cette personne était réellement glauque. Il ne pouvait toujours pas bouger et l'adrénaline dû à sa révulsion contre l'homme se tenant devant lui s'amenuisait à mesures que les caresses se faisaient plus appuyés. L'inconnu masqué défit un à un, lentement, chaque boutons de sa chemise, un sourire machiavélique peint sur le visage. Il n'avait plus d'espoir. Alors, il lança un cri désespéré, puissant, de toutes ses forces, avec toute sa rage, son dernier recours. Il priait pour qu'il l'entende.
« KACCHAN !»
