Le dossier a quelque importance. Oui je sais, mes héros ne sont pas des héros, mais on va les trouver sympas tôt où tard.
17 septembre 1888
Holmes rentra dans ce qui avait devenu 'chez eux', la trouvant assise sur un tabouret dans la cuisine mangeant du toast à miettes comme une petite caille.
- Garce! Je t'emmerde!
Depuis le quatorze novembre 1885 elle avait disparu pendant peu plus d'une année. Disparu n'est pas le mot correct, car elle lui l'avait averti. « Holmes -, elle avait dit – je dois partir dû à une situation d'affaires… Tu comprends ? Je ne sais pas quand je vais retourner, c'est compliqué, un chef d'œuvre je veux dire. Tu ne vas pas t'impatienter… Je t'aime.»
« … Irène… »
« Je voudrai revenir autant que tu le voudras. S'il te plait.»
« Mais Irène ! Où ? Que diable vas-tu faire ?»
« Je ne veux pas encore te le dire, tu vas me le récriminer. Excuses-moi, trois, quatre mois au plus. Si t'étais à ma place tu serais beaucoup plus inflexible que moi. Tu vas me manquer Sherlock mais il y a des choses qu'on doit faire.»
Irène ne put pas se renfrogner comme elle aurait voulu, parce qu'il avait lu la nouvelle et elle le savait.
Holmes était déchaîné, une bête féroce. Il ne pouvait pas s'empêcher; il lutta quand il la prit par le poignet pour ne pas se le prendre trop fort, donc au lieu de se le casser se le teignit des bleus, et il la poussa contre la paroi.
- Sherlock, tu me fais mal.
Ça, était une estocade le fendant la poitrine. Dès ce moment il fut aussi attristé qu'enragé, pris par une désillusion de la profondeur des latrines.
Il lui montra une photographie, la secouant par la taille une fois comme le priant de réagir. Irène se sentit violenté.
« Y avait une coupure de presse, pas de nom et pas de photo, 16 septembre 1888 : Deux hommes se sont bagarrés dans un bistrot pour une femme. Le résultat : deux morts, un petit garçon disparu et les contenus du coffre-fort (les charnières sautés avec poudre de dynamite) volés. »
Dans la photographie parmi deux inconnus et des autres distractions scéniques, était imprimé un petit enfant aux yeux aussi larges et beaux que ceux d'elle, duquel la mine bizarrement sérieuse, amère, lui donnait un air d'adulte mûri.
- Tu n'as pas de cœur. Comment as-tu pu le donner comme s'il était un chiot ? Il avait un père ! Il est à moi aussi!
Il fit une pause, aux grands yeux qui la balayaient il voulut de toute la foi qu'il lui restait pour conjurer qu'Irène eut une réaction, une réponse magique à tout rédimer. Irène, pour autant, ne bougea une doigt, ne haussa pas même les yeux. Elle n'avait pas la colère pour se défendre, ni des pires propos ni du silence, non plus s'il osât la frapper. Elle était tellement honteuse. Quoiqu'il fît elle serait dévastée, s'il ne faisait rien ce serait éreintant. C'était de sa faute qu'il n'y eût de gagneurs ici.
Plutôt que la lâcher il la repoussa, de la manière qu'on fait avec les déchets. Et recula, son mine de désespoir était d'une telle franchise qu'il ressemblait un enfant victime d'une égratignure.
- … Le diable t'emporte Irène!
Elle essaya à peine de se justifier, vit son visage et le regretta à l'instant, retournant ses yeux vertigineux vers le parquet. Elle put seulement supplier, lâche. - Non… Sherlock, mon amour…
- Ne m'adresse pas comme ça! T'as perdu tout privilège sur moi ! T'as disparu parce que t'étais enceinte…- Sa voix se cassa en s'écoutant émettre telle découverte, ses yeux se remplirent de larmes et sa voix devint pleureuse et faible. - C'est presque invraisemblable…
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À son ordre, elle a fait ses valises, en se distançant a créé un espace dans cette ville qui n'existait pas avant.
