Hey tout le monde ! Comment ça va ?
Je suis désolée du retard énorme que j'ai pris sur la publication de ce dernier chapitre. Je vois dois des excuses. Je n'aime pas avoir du retard sur quoi que ce soit. Mais il ya eu les contrôles, les épreuves, les révisions, les devoirs, des soirées, et des problèmes familiaux. Et je ne pouvait pas me permettre de mettre tout ça de côté pour m'installer avec mon double capuccino dans le fauteuil du salon et écrire.
Alors j'ai mis énormément de temps. De plus, l'inspiration n'était pas au rendez-vous. J'avais la scène finale (dont je suis assez fière d'ailleurs.) mais pas le reste, bref atroce.
Pour ce dernier chapitre, qui est un peu plus long que les autres, j'aimerais vraiment avoir votre avis. Je ne veux pas vous forcer du tout, mais c'est plaisant de recevoir des compliments, des critiques, des conseil, parce que cela voudrait dire que mon histoire vous a touché et c'est ce que je veux.
Sur ce, bonne lecture.
Il était venu. C'était la première chose qu'avait remarqué Katsuki Bakugou en entrant dans la salle de classe. La seconde, était que Deku cachait son œil avec ses cheveux, et qu'il évitait clairement le regard du blond quand il s'était installé à sa place, devant lui. Il aurait pu lui demander comment il allait, comment il se sentait, mais l'explosif était ce qu'il était, et, adoptant une mine ennuyée, il fit, sans le regarder :
«T'es venu, Deku.»
Il entendit une petite exclamation, puis le vacarme d'une trousse tombant sur le sol. Le blond se fit la réflexion que ce n'était pas la première fois que Deku réagissait ainsi avec lui, ces derniers temps. Il aimait cela, provoquer cette réaction, le surprendre, l'intimider, voir ces rougeurs apparaître sur le visage enfantin, contempler ses yeux s'écarquiller, et l'entendre bégayer. Il ne comprenait pas vraiment, ne cherchait pas tellement non plus, préférant profiter de la sensation exquise de voir ce visage beaucoup trop innocent réagir à chacun de ses mots. Il entendit un acquiescement, un peu trop aiguë peut-être. Il avait envie de rire en entendant ce son. Peut-être par moquerie, ou alors juste parce qu'il ressemblait à un petit chat apeuré.
Ils avaient changé de place cette journée là, ils avaient dû faire un tirage au sort. Il avait déjà pioché le sien, sa place était située au fond, il était content, il pourrait dormir, ou observer ses camarades. Pas qu'ils l'intéressaient, mais il les supportait. La place de Deku se situait à l'avant dernier rang, dans la rangée située à sa droite. Il l'observa ramener sa table à sa place, puis s'asseoir lentement. Ses mains tremblaient, il le voyait. Cet idiot avait-il attrapé une maladie quelconque? Il secoua la tête. Depuis quand se souciait-il de lui?
A vrai dire, il supposait que ça avait toujours été le cas. Quand ils étaient enfants, Deku réussissait toujours à s'attirer des ennuis. Il l'avait longtemps protégé. Être le héros de quelqu'un était réconfortant. Le vert le regardait toujours avec admiration. Il laissa un instant ses yeux se perdre dans la crinière verte s'agitant légèrement alors qu'il semblait parler avec son voisin, ou sa voisine peut-être? Il ne savait pas, il ne voyait que ces cheveux, ce visage, lui. Il semblait lointain pourtant, alors que les souvenirs ressurgissaient.
Il se souvenait de la fois où Deku s'était opposé à lui pour la première fois. Il l'avait détesté pour cela. Parce que Deku n'était pas le héros. C'était lui qui devait l'être. Mais il ne l'avait peut-être jamais été après tout. Les années ont coulés lentement, comme l'eau du ruisseau se trouvant dans le parc de leur enfance. Il avait oublié pourquoi il le détestait.
Il ne fut pas très attentif au cours, il repensait aux événements de la veille. Il n'en avait parlé à personne, s'étant juste contenté d'y repenser. Le visage apeuré de Deku dans le parc lui avait laissé un goût amer dans la bouche. Il aimait faire réagir son ami d'enfance, en revanche, il n'avait pas aimé cette réaction. C'était étrange, il avait toujours aimé faire peur aux gens, inspirer la crainte, voir leur visage se décomposer à la simple vu de ses yeux rouge. Mais c'était différent avec le petit vert. Oh bien sûr, voir ses grands yeux émeraude s'écarquiller de stupeur quand le blond disait quelque chose d'inhabituel comme lui dire bonjour ou simplement le fixer lui plaisait. Mais une telle crainte sur ce visage innocent lui retournait l'estomac.
Le visage de Deku était plus pâle encore, qu'à l'accoutumé. Il fixait le tableau, sans prendre de notes. Mais Deku prenait toujours des notes, ce qui fit arquer un sourcil interrogateur en sa direction. Puis en direction de son ami Eijiro situé à la droite de son ami d'enfance. Le rouge jeta un rapide coup d'œil au vert puis se retourna et haussa les épaules d'un air qui disait «il rêvasse juste». Or le vert ne rêvassait pas. Il réfléchissait, il marmonnait des choses incompréhensible, mais il ne rêvassait pas en cours, ça c'était le domaine de l'explosif. Il inclina légèrement la tête, les yeux plissés, pour essayer de voir son expression faciale, tentant de trouver une faille qui lui indiquerait que quelque chose n'allait pas. Peut-être y avait-il un rapport avec ses mains tremblante quand il déplaçait sa table quelques minutes plus tôt?
La sonnerie stridente annonçant la fin du premier cours le fit sursauter, le forçant à sortir de ses pensées. Ils n'avaient que cinq minutes de pause avant que Present Mic arrive pour donner son cours d'anglais. Il laissa échapper un soupire, il n'avait jamais réellement été doué en anglais contrairement au petit vert. Enfin, pas qu'il s'intéressait particulièrement à lui. Il le savait, juste. Il cala sa tête dans ses bras, dans un long soupir. Il était réellement fatigué. Il n'avait pas pu trouver le sommeil la nuit passée. Trop occupé à songer à Deku. Il n'arrêtait pas d'y penser. Ce n'était pas de sa faute, il le hantait. C'était incroyable comment, même sans être présent, il arrivait toujours à emmerder le blond.
Il supposait que les cours avaient repris maintenant, ou peut-être pas. Lorsqu'il avait relevé la tête, le regard de son meilleur ami lui avait bien fait comprendre qu'il était bizarre de fixer Deku pendant tout une heure et qu'il n'était pas dans son état normal, puis la pile sur pattes lui avait chuchoté quelque chose à l'oreille et son regard s'était illuminé avant qu'il lève le pouce en l'air en direction de l'explosif qui ne comprenait absolument rien. Ce dernier avait mis ça sur le compte de l'imbécillité légendaire du duo. En bref, il avait compris qu'il n'était pas discret, et, bien qu'il ne s'en soucis guère, il éprouva un certain malaise à l'idée qu'il puisse être pris en train de fixer les cheveux sombres de Deku.
Ses joues le chauffaient alors qu'il les camouflait entre ses bras. Ces dernières semaines avaient été troublantes pour le blond, il n'agissait plus de la même façon qu'avant, il ne pensait même plus de la même manière. Que devait-il faire maintenant qu'il était redevenu dépendant d'Izuku? Que devait-il faire, lui qui avait mis si longtemps à forger cette épaisse carapace qu'il pensait indestructible? Même s'il avait du mal à l'accepter, il était complètement perdu. Parce qu'il ne pouvait pas juste changer sa façon d'agir ou de parler. Il ne pouvait pas changer l'opinion que Deku avait de lui en un claquement de doigt, il ne pouvait pas changer ce qu'il avait fait, les conséquences de ses actes. Et pourtant, pour la première fois depuis ce fameux jour où il s'était sentis trahis par son ami d'enfance, il ressentais l'envie d'être le héros de ce dernier. Il voulait le protéger, préserver la petite bulle d'innocence qui avait été son rayon de soleil toutes ces années, même si il s'était persuadé du contraire. Il resserra ses bras autour de sa tête, depuis quand pensait-il de manière si mielleuse? Il n'était pas comme ça.
Une petite main tapota sur son épaule, le tirant de sa légère somnolence. Une chevelure verte apparut dans son champ de vision et il se sentit se relever d'un coup lançant un regard à la salle de classe vide puis à la personne qui l'avait réveillé, pensant que c'était son ami d'enfance. Il fut déçu de reconnaître la fille grenouille de sa classe et non pas quelqu'un d'autre. Elle émit un bruit étrange avant de l'informer que la pause déjeuné était entamée depuis dix minutes et qu'il fallait qu'il se dépêche s'il voulait un repas. Il n'avait pas spécialement faim, mais, ayant déjà sauté le petit déjeuner, il n'était pas raisonnable de ne rien prendre pour tenir les exercices pratiques de l'après-midi. Il s'était donc dirigé d'un pas las vers le self où il pensait retrouver ses camarades assis et bruyants comme d'habitude. Pourtant alors qu'il entrait, des éclats de voix énervés fut le seul son qu'il entendait. Puis quelqu'un le bouscula et avant qu'il ne put dire quoi que ce soit, l'activité repris et il put aller manger.
Il n'avait pas vu le vert dans le réfectoire, il était pourtant rare qu'il n'y mange pas. Deku n'avait manqué qu'un seul repas au réfectoire depuis son entrée à Yuei, et c'était parce qu'il avait perdu son porte monnaie dans le train. Mais il se souvenait que, ce jour là, l'insupportable miss gravité était resté avec lui et ils avaient mangé dans le jardin près des terrain d'entraînement.
Katsuki planta violemment sa fourchette dans son steak, comment pouvait-il savoir tout ça sans passer la moindre minutes avec le vert? Il fourra un morceau dans sa bouche et mâcha énergiquement. Il l'observait vraiment trop ces derniers temps, il fallait qu'il se calme.
Il n'écoutait pas vraiment la conversation animée qu'entretenaient ses deux amis en face de lui. Il ne s'était jamais intéressé à ce qu'il disait. Peut-être qu'il aurait dû. Parce qu'il aurait appris pourquoi son amis d'enfance n'était pas là. Mais comment pouvait-il le savoir.
L'après midi débuta avec un entraînement auquel Deku n'assista pas. Les gens chuchotaient beaucoup plus qu'à l'accoutumé. Mais il s'était dit que ce n'était pas important. Alors il ne prit pas la peine de s'y intéresser. Mais Katsuki n'était pas un garçon idiot. Il savait qu'il y avait quelque chose.
Il était chargé d'amener les blessés «du jour» à l'infirmerie cette fois là. Et si au début il avait trouvé cette répartition injuste -Comment ça il était celui qui les avait tous blessé?- il s'était finalement dit qu'il pouvait voir, au passage, comment allait le vert. Parce que s'il n'était pas présent à l'entraînement, il était forcément à l'infirmerie pas vrai? Il ne manquait jamais les entraînements. Et il dût endurer 10 minutes de reproches de la part de Recovery-Girl avant de pouvoir en placer une.
«J'vois pas Deku. Il est où?
-Hm? Qui ça? lui avait-elle répondu concentré sur Mineta qui pleurait à chaudes larmes.
- Non rien.»
S'il n'était pas là, il avait sûrement dû être autorisé à rentrer chez lui. Rien ne servait d'insister. Il était impensable que Deku sèche les cours de toute manière. Enfin il l'avait fait, un peu avant les vacances, mais ça ne comptais pas. Et ce n'était pas un entraînement avec All Might.
«Si tu veux parler du petit Midoriya, il n'est pas venu à l'infirmerie, je suis d'ailleurs étonnée de ne pas le voir parmi les blessés. Il n'était pas en cours?»
Le blond ne prit pas le temps de lui répondre. Tout d'abord parce qu'il n'en voyait pas l'utilité et qu'il trouvait cette femme atrocement glauque, mais aussi parce qu'il était déjà parti, marchant rapidement à travers le dédale de couloir composant leur lycée. Il tremblait le matin, il ne prenait pas les cours en note, puis il y avait eu le midi où il n'était pas venu manger, et il ratait à présent une occasion de à nouveau voir son idole à l'œuvre. Il avait un problème. Et bien que, assurément, il ne s'inquiétait pas le moins du monde pour lui, il ne pouvait empêcher cette douleur insupportable lui tirailler l'estomac. Il ne pouvait empêcher ces millions de questions lui assaillir l'esprit. Était-ce de sa faute? Était-ce à cause de la veille?
Bon. Il était peut-être inquiet finalement. Juste un peu.
Et puis il l'avait enfin trouvé, dans la cour. Assis sur le banc en pierre, ses cheveux bougeant lentement au gré du vent. Il fut alors incapable de bouger. Il ne pouvait pas détourner son regard. Tout en lui l'hypnotisait. Sa main se frayant un chemin dans ces cheveux trop vert. Sa manière de balancer ses jambes dans le vide comme un enfant, le blanc étant trop haut pour qu'il touche le sol. Ses bras finement musclé se dessinant à travers sa chemise. Il secoua vivement la tête. Depuis quand trouvait-il Deku aussi... aussi... il n'y avait pas de terme. Hypnotisant? Attirant? Tout simplement beau.
Et il s'était finalement retrouvé à s'asseoir dos à lui, sur le même banc.
«Shouto ?»
Shouto? Il ne savait pas ce qui le vexait le plus. Le fait qu'il ne l'ai pas reconnu ou le fait qu'ils s'appellent par leurs prénom. Pourquoi devrait-il se vexer d'ailleurs? Il n'avait jamais voulu l'appeler «Izuku», ce nom sonnait trop bizarre dans sa bouche.
Sans qu'il ne puisse protester, le vert poursuivit.
«Je vois. C'est vrai que tu ne parle pas beaucoup. Il rit. Je ne m'attend pas à une quelconque réponse de ta part. Il souffla. Je peux te parler de quelque chose?»
Il ne répondit pas, ne voulant pas se trahir. Mais il remua légèrement, faisant ainsi comprendre qu'il était attentif.
«Je ne me sens pas bien. Déjà il y a ce qu'il s'est passé hier et ce fichu œil au beurre noir. Enfin je t'en ai déjà parlé, j'en peux plus. Je n'en veux pas du tout à Kacchan d'avoir été si long tu sais. Il aurait tout aussi bien pu ne pas me venir en aide et il a été bon avec moi. Mais c'était tellement frustrant et beaucoup trop effrayant. Je veux dire, j'étais seul et je ne pouvais plus bouger à cause de son maudit alter, et je ne pouvais pas me défendre. Je me demande si je peux devenir un héros si je dois toujours attendre d'être protégé. A quoi je pourrais servir si je suis si faible?»
Le corps du blond se tendit à ces mots. Il n'avait jamais voulu que ça se passe comme ça. s'il avait pu, il serait venu plus tôt. La douleur dans son estomac reprit. Culpabilité.
Il n'avait jamais voulu qu'il soit héros. Parce que ça devait être lui. Katsuki Bakugou. Qui devait être son héros. Alors il ne pensait pas que l'entendre dire des choses aussi idiotes que «je me demande si je peux devenir un héros» le ferait se sentir aussi mal. L'entendre se questionner sur son rêve qu'il n'avait jamais abandonné, malgré ses insultes et ses coups, le rendait mal, affreusement, douloureusement mal. Compassion.
« Et puis il y a eu ce type à midi. Monuma c'est ça? Je ne l'aime vraiment pas. Ce n'est qu'un idiot. C"est quoi son problème? Ce n'était pas utile de nous insulter. Il gémit. Excuse moi d'être parti comme ça. C'est juste que j'étais à deux doigt de le frapper. Mais je ne suis pas comme ça ! Je n'ai pas pour habitude de juste m'énerver comme ça, enfin sauf avec Kacchan mais tu sais très bien qu'il est différent. Enfin bref, je suis sur les nerfs. Il soupira. Comment fais-tu pour toujours rester si calme?»
Katsuki se remémora le déjeuner. Le calme plat quand il était arrivé. L'attroupement devant les plats. Et la personne qui l'avait bousculé. C"était à cause de cet abrutis blond ? Il ne pensait pas que Deku, le petit Deku stupide et innocent pouvait perdre son sang froid. Il pensait pourtant bien le connaître. Déception.
«Kacchan était bizarre aujourd'hui tu ne trouves pas? Il s'appuya un peu plus sur le dos du blond. Il n'a pas râlé. À vrai dire, je l'évite un peu. Je ne fais pas exprès, mais c'est si compliqué. Il y a eu cette soirée. Et après je l'ai embrassé. Comment j'ai pu faire ça? Il se mit à tousser. Aaah je suis un peu malade. Enfin. Il me dit qu'il ne me déteste pas, je pense que je le crois. Je ne le comprend pas. Il est venu me sauver. Et il m'a demandé de venir aujourd'hui. Mais il râle tout le temps après moi. Je me demande comment j'ai pu tomber amoureux de lu-»
Il n'avait pas senti le mouvement du vert lorsqu'il s'était retourné. Alors quand il releva la tête lorsqu'il s'était interrompu, il fut surpris de plonger dans son regard. Il se posait beaucoup de question. Tomber amoureux? De lui? Impossible. L'explosif était sûrement la dernière personne pouvant être aimé. De cette manière en tout cas. Il avait beau jouer le parfait connard, et c'était ce qu'il était, l'amour était un sentiment qu'il voulait connaître tout en y connaissant absolument rien. Il ne savait pas ce que cela faisait d'aimer. Il ne saura probablement jamais. Il pensait que, sa fierté mise à part, cette envie était sa seule faiblesse. Mais il y avait Deku aussi.
Mais il aurait tout le temps de se poser des questions plus tard. Parce qu'il était découvert. Et que le vert fuyait.
Il ne savait pas ce qu'il faisait. Mais il s'était mis à courir. Enfin c'était ce qu'il pensait. Il fallait qu'il le suive. Il fallait qu'il le trouve. Il fallait qu'il comprenne. Panique.
Il s'était retrouvé au parc sans savoir comment il était arrivé là. Et il l'avait retrouvé. Sur le pont par-dessus lequel il était passé étant plus jeune. Le jour où il a décidé de devenir son héros. Le héros de Deku. Le héros d'Izuku.
Il était essoufflé, épuisé. Combien de temps avait-il couru? Depuis combien de temps déjà, était-il censé être revenu en cours? Peu importait. Il devait savoir. Il devait comprendre. Détermination.
«Deku-
- Tu aurais pu me dire que c'était à toi que je parlais. Il se retourna, face au ruisseau. J'arrive pas à y croire. Tu es un crétin, Kacchan. Une larme coula le long de sa joue. C'est bon. J'en ai marre de te cacher ça. De le cacher à tout le monde. Une seconde larme. Sais-tu à quel point c'est difficile de t'aimer Kacchan? Sais-tu à quel point c'est difficile d'endurer tes insultes, tes hurlement, tes coups parfois? Sais-tu à quel point ça fait mal de te voir si heureux, de te voir rire, de te voir être aimable avec moi puis le lendemain, de te voir agir comme si rien ne s'était passé? Alors oui, Kacchan, tu as bien entendu, Je t'aime. Mais si c'est pour endurer tout ça. Je refuse d'accepter ces sentiments. Même s'ils sont réels et présent depuis longtemps. Il se laissa tomber le long de la rambarde, assis, le regard rivé sur le visage du blond. Mais tu t'en fiche n'est-ce pas? Je ne sais même pas pourquoi je te dis tout ça. Peut-être parce que c'était trop pour moi?»
Il ne savait pas quoi dire. Oh bien sûr, il savait très bien qu'il était un insupportable petit con. Mais l'entendre dire par son plus vieil, son premier ami fit monter un mélange de sentiments en lui. Culpabilité. Tristesse. Détresse. Colère. Détermination.
Il ne comprenait même pas le fait d'aimer. Il ne savait pas ce que l'amour faisait ressentir. Il n'avait jamais été fleur bleue. Les choses mignonnes et autres bizarreries pour fillettes ne l'intéressait pas. Mais au fond de lui. Il voulait se sentir accepté, respecté, admiré, aimé.
Et cette tirade de son ami d'enfance produisait une chaleur en lui, gênante, mais pas déplaisante. Était-ce réellement possible?
Il pris la main du vert et le fit se relever.
Jusqu'ici. Il lui avait pourris la vie. Mais à présent, Kacchan serait le héros de Deku. Pour que jamais il ne perde sa bulle de bonheur. À sa façon. Évidemment.
«Je ne sais pas si c'est de l'amour ou je ne sais quel autre sentiment. commença-t-il lentement. Je n'ai jamais rien compris à ce genre de choses. Mais je veux être ton héros. Je veux te protéger. Et si pour cela, je dois être à tes côtés, alors, il marqua une pose durant laquelle il tourna la tête en direction du ruisseau, sa main emprisonnant toujours celle du possesseur du One For All. Alors, je suppose que ça ne me dérange pas.»
Et c'est ainsi que leur histoire avait débuté. Et certains diront que c'est un début étrange. Et d'autres diront que Katsuki Bakugou était tombé beaucoup trop rapidement sous le charme de Izuku Midoriya.
Mais en voyant Deku enfiler son costume de héros, quelques cheveux gris brillant dans sa tignasse verte et une ride présente sur son front. Kacchan sourit. Parce que ce sentiment qu'il ressentait à l'époque et qu'il ressent encore aujourd'hui avait toujours été là. Amour.
Alors ? Avis ?
J'espère que vous n'êtes pas déçu.
Parfois, après avoir longtemps attendu quelque chose, on est déçu par ce qui en résulte. Mais j'espère que ce n'est pas le cas ici.
J'écrirais bientôt une autre fiction je pense. Mais pas avant les vacances d'été. Avec le bac qui approche je n'en peux plus.
En attendant je vous promets des OS joyeux ou triste sur divers couples et univers.
Merci de m'avoir suivi.
Thank you.
Danke.
Obrigada.
Gracias.
