XIV
Love crime
Note de l'auteur : Et un nouveau chapitre tout chaud. Il a été plus long que prévu à écrire, donc j'espère qu'il vous plaira.
Depuis que j'étais capable de voir Hannibal tel qu'il était vraiment, j'avais accumulé un nombre incalculable d'informations sur sa manière de se tenir, de parler, sa gestuelle, son regard. Je m'étonnai tout de même, ce matin-là, alors que je l'observais s'habiller, encore vautré sur notre lit défait, d'être capable de dire avec certitude qu'il était en chasse, rien qu'à la façon dont il boutonnait sa chemise blanche, à la teinte de ses yeux et au léger sourire qui flottait sur ses lèvres fines. Son reflet, dans le grand miroir sur pied qui trônait dans notre chambre, me lança une œillade équivoque. Il savait très bien que j'avais parfaitement compris et était ravi de ce fait. Hannibal aimait ma compréhension instinctive de son esprit complexe. C'était ce qu'il avait toujours recherché chez les autres, sans jamais le trouver.
« Nous avons besoin de viande, pour le dîner de demain soir. » Dit-il, en bouclant la ceinture de son pantalon en lin beige.
Je me souvins alors qu'il avait invité le conservateur du musée national des beaux-arts d'Argentine, ainsi que sa femme. Il avait facilement accordé un poste à Hannibal, au sein de l'immense bibliothèque du musée, au vu des références – complètement fausses, évidemment, mais en adéquation avec ses réelles capacités – qu'il lui avait présentées.
« J'imagine que nous allons de nouveau rendre visite à ce boucher d'Almagro ? » Demandai-je, même si je connaissais déjà la réponse.
« Tu lis dans mes pensées. Il faut accueillir nos hôtes comme il se doit. »
« Bien entendu. Dois-je t'accompagner ? »
« Seulement, si tu le désires. »
Je savais qu'il me laissait le choix, car il voulait que mon consentement soit total et absolu. Et que, même s'il serait déçu, il ne m'en voudrait pas si je refusais.
« Laisse-moi juste prendre une douche. » Répondis-je, avant de me lever et de disparaître dans la salle de bain, non sans remarquer que son sourire s'accentua.
…
Nous montâmes tous les deux dans le véhicule d'Hannibal. Un de ces crossovers modernes qui convenaient autant à la ville qu'à la campagne et dotés de tout un tas de gadgets qui me paraissaient inutiles. Pour moi, une voiture devait avant tout rouler. Mais, je devais avouer que l'habitacle spacieux et les sièges en cuir étaient plus qu'appréciables. Il mit le contact et rejoint la route, pour nous mener jusqu'au centre-ville.
Le quartier en question n'était pas, à proprement parler, touristique. Plutôt populaire et densément peuplé, il abritait néanmoins des commerces authentiques et artisanaux, loin des grandes surfaces qui avaient envahi la capitale ces dernières années. Nous fîmes d'abord plusieurs arrêts, pour acheter des herbes, des échalotes, des betteraves, quelques granny smith et du pain. Nous nous rendîmes également dans une poissonnerie, où Hannibal demanda qu'on lui livre un plateau d'huîtres le lendemain, en début d'après-midi. J'aimais arpenter les rues à ses côtés. Principalement, parce que c'était simple. Inutile de se tenir la main, ou de s'embrasser. Toutes ces conventions qui m'avaient toujours mis profondément mal à l'aise en public n'existaient pas entre nous. Nous marchions naturellement, l'un à côté de l'autre, en parfaite coordination, comme si nos cœurs battaient à l'unisson, suffisamment proches, sans pour autant nous toucher.
Après avoir rangé les courses dans la voiture, nous flânâmes en ville, jusqu'au soir. Et, enveloppé de la noirceur rassurante de la nuit tombante, nous retrouvâmes sans peine la route vers la boucherie qui allait fermer, après avoir récupéré du matériel dans le coffre. Devant la vitrine, un chien errant d'une race indéterminée bavait en fixant la viande. La pauvre bête semblait affamée. Je lançai un regard à Hannibal et il leva les yeux au ciel. Il allait dire quelque chose, quand le boucher sortit brusquement et chassa l'animal d'un coup de pied, en hurlant des insultes en espagnol que je ne compris pas.
« Hey ! » M'exclamai-je, sans pouvoir m'en empêcher, alors que le chien s'enfuyait en couinant.
« Qué ? »
« Il ne vous a rien fait ! »
L'homme enrobé vociféra en espagnol, en remuant ses mains. Et si je ne compris pas grand-chose, je n'avais pas besoin que l'on me traduise « hijo de puta ». Hannibal s'approcha de lui et posa sa main sur son épaule, en parlant dans la même langue, d'une voix mesurée. Et il dut trouver les bons mots, car l'énergumène se calma et accepta de le suivre à l'intérieur. Je jetai un regard prudent dans la rue, pour m'assurer que personne ne faisait attention à nous. Mais, le trottoir était désert. Je les rejoignis donc.
Dans le magasin, ils étaient toujours en pleine conversation. À défaut de saisir leurs paroles, j'interprétai leurs langages corporels. La main d'Hannibal avait migré sur la nuque de l'homme et il parlait en le dominant de toute sa hauteur. Le commerçant, visiblement mal à l'aise, mais n'osant apparemment pas le contredire, le guida derrière le comptoir, jusque dans l'arrière-boutique. Je remarquai alors la clé qu'il avait laissée sur la porte, alors qu'il allait fermer pour la journée, et enfilai des gants pour la tourner dans la serrure, avant de m'en servir pour baisser le rideau de fer grâce à un boîtier électrique et d'empocher le trousseau.
Je pénétrai dans la pièce exiguë, aux murs initialement blancs et aux plans de travail couverts de sang séché et de restes d'abats. Le sol, tout aussi sale, était équipé de grilles d'évacuation qui allaient nous être utiles.
« Will, qu'en penses-tu ? Nous sommes dans une boucherie et notre nouvel ami ne vaut pas mieux qu'un porc. Pousserons-nous l'ironie de la situation jusqu'à le pendre par les pieds à un de ces crochets pour le laisser se vider sur le carrelage ? » Me demanda Hannibal, sans se départir de son sourire poli.
« J'en pense que j'aime tes idées. »
Et le boucher sembla enfin comprendre que quelque chose se tramait dans son dos.
…
L'homme se balançait au bout du crochet par une corde attachée à ses chevilles, mort depuis quelques minutes. Sous sa tête, le flot de sang s'évacuait lentement. Le maîtriser ne fut pas aisé, même à deux. Mais, nous avions déjà vaincu un dragon. Ce n'était pas un cochon argentin, aussi corpulent soit-il, qui allait nous mettre en échec.
Hannibal, une combinaison en plastique ensanglantée par-dessus ses vêtements, finissait de prélever le muscle d'une des cuisses. Affublé du même costume, je me saisis d'un couperet à viande et m'accroupis pour achever de décapiter notre victime, avant de prendre sa tête et de retourner dans la boutique. Là, j'ouvris la vitrine et la déposai à la place d'honneur, entre le rumsteck et les entrecôtes.
« Même ainsi, il ne fait pas un très bel ornement. » Commenta Hannibal, qui s'était approché derrière moi. Un ricanement m'échappa. « Nous pouvons y aller. »
« En le laissant comme ça ? » Le questionnai-je, en désignant l'arrière-boutique.
« Je ne prends que ce dont j'ai besoin. »
« Si je ne rapporte rien pour les chiens et qu'ils te voient cuisiner de la viande, ils vont m'en vouloir. »
En réponse, il me tendit son couteau, un sourire malicieux aux lèvres.
…
Je m'assoupis dans la voiture, sur le trajet du retour. Hannibal me réveilla d'une caresse aérienne dans mes cheveux, avant de descendre du véhicule avec nos victuailles. Je le suivis, en m'emparant du sac de matériel sur la banquette arrière. La nuit était bien avancée à présent et l'océan, d'un noir d'encre sous la pleine lune, nous accueillit au son de ses vagues. La maison, plongée dans l'obscurité, semblait calme, jusqu'à ce qu'Hannibal ouvre la porte. Une armée de boules de poils vint à notre rencontre et il dut soulever ses sachets au-dessus de sa tête pour ne pas se les faire voler. D'un sifflement, je les fis se calmer et ils coururent vers la plage pour se dégourdir les pattes.
Après nous être déchaussés, je le laissai aller dans la cuisine pour ranger, et me dirigeai vers la salle de bain, après avoir déposé mon sac. J'ouvris les robinets de la large baignoire, arrondie comme un œuf et noire, qui trônait au milieu de la pièce carrelée de blanc crème, avant de me déposséder de mes vêtements. La pièce, meublée sobrement d'une double vasque surmontée d'un grand miroir et d'une douche italienne dans un des coins, se remplit peu à peu de vapeur et de senteurs, alors que je versais des huiles essentielles et des sels dans l'eau brûlante.
Une main se posa sur ma nuque, taquina l'épiderme de ses ongles, descendit lentement entre mes omoplates, jusque dans le creux de mes reins et ma peau se couvrit de chair de poule. J'entendis le froissement d'un habit que l'on enlève, le tintement d'une boucle de ceinture, puis il fut nu contre mon dos, ses bras autour de moi, alors que je me laissais hypnotiser par l'écoulement de l'eau dans le réceptacle en pierre.
Quand il fut plein, il ferma les robinets et s'immergea avec précaution. Je m'installai alors entre ses jambes, dos à lui et m'appuyai contre son torse. La baignoire manqua de déborder, mais il avait vu juste. Il s'empara d'une éponge naturelle et d'un savon posés sur un petit meuble à portée de main et se mit en tête de me laver. L'eau se colora légèrement de rose, quand il la passa délicatement sur mon visage, avant de l'essorer.
Nous avions déjà pris des bains ensemble. Mais, toujours comme un prélude. Jamais après avoir tué quelqu'un. Jamais dans cette ambiance feutrée, comme si nous venions de faire l'amour durant des heures. J'avais l'impression de flotter et me laissai bercer par ses attentions. Méticuleusement, il nettoya chaque partie de mon corps, avant que je me retourne, pour en faire de même pour lui. L'éponge glissa le long de ses épaules larges, de ses bras secs, de son torse, avant que j'y dépose un baiser. Puis, je me réinstallai contre lui, et nous restâmes ainsi jusqu'à ce que l'eau refroidisse lentement.
…
Le lendemain, je passai la matinée sur la plage, avec les chiens, profitant des dernières chaleurs. Ici, l'hiver débutait en mai, pour se finir en septembre. Hannibal nous observa de la terrasse, sur fond de Mozart, avec un carnet à dessin. J'imaginais qu'il esquissait un paysage de mémoire. Peut-être Florence, peut-être ailleurs, alors que je courais dans le sable. Mais, quand le livreur arriva avec les huîtres, vers quatorze heures, et qu'il abandonna le calepin sur sa chaise pour aller régler sa commande, je fis rentrer les chiens et pus apercevoir le croquis de ma propre silhouette, entourée de mes amis à quatre pattes, face à l'océan tumultueux.
Hannibal investit la cuisine, après avoir mis les quatre saisons de Vivaldi en fond sonore. Je me juchai sur un des tabourets de l'îlot central et contemplai le spectacle. Méticuleusement, il dénerva et dégraissa la viande, la coupa en petits dés d'un couteau très affûté, avant de la réserver dans un bol. Puis il cisela de la ciboulette, une échalote et des oignons nouveaux, avant de les mélanger à la viande et d'assaisonner le tout du jus d'un citron, de sel et de poivre. Il mit le tartare au frais.
« Je peux faire quelque chose ? » Proposai-je, malgré mes piètres compétences dans ce domaine.
« Tu peux laver le cerfeuil et le hacher. » Répondit-il, en me tendant une botte touffue.
Et je me mis à la tâche, alors qu'il sortait un nouveau récipient qu'il remplit généreusement d'huile d'olive, avant de se munir d'un couteau tranchant et de couper un autre morceau de viande en très fines tranches.
« Tu peux l'ajouter à l'huile d'olive. »
Je suivis ses instructions et il mit la viande à mariner dedans. Ensuite, il me donna une échalote que j'épluchai et ciselai finement, comme il me l'avait appris, alors qu'il sortait d'autres ingrédients du frigo.
« Des pommes et des betteraves ? » M'étonnai-je, peu convaincu.
« La betterave est sucrée et se marie très bien avec l'acidité de la granny smith. » M'expliqua-t-il, sûre de lui, avant de les tailler en brunoise.
Puis, il dressa un nouveau tartare, avec du cœur cette fois.
« C'est un menu cru ? » Le questionnai-je.
« Exactement. Sais-tu ouvrir les huîtres ? »
« Oui. »
« Trois par personne devraient suffire. » M'indiqua-t-il, en faisant glisser le plateau vers moi. « Vide l'eau et pose-les sur du papier absorbant. »
Je fis précisément ce qu'il me dit, tandis qu'il préchauffait son four et coupait le pain en toast, avant de les mettre à griller. Puis, il plongea les mollusques dans un mixeur et les hacha finement, avant de mélanger tous les ingrédients et de les assaisonner de quelques gouttes de Tabasco. Il dressa ensuite les tranches de viande dans un plat et étala une cuillère du mélange sur chacune d'entre elles, avant de les rouler.
« Dans le tiroir derrière toi, il y a des petits piques en bois. » Me dit-il, et je m'en saisis, avant de piquer chaque roulé pour les maintenir.
« Que faisons-nous maintenant ? »
« Il y a du tiramisu dans le frigidaire. Donc, nous avons terminé pour le moment. » Répondit-il, satisfait, avant de réserver le plat au frais et d'entreprendre de tout nettoyer.
…
Lucas González et sa femme Sofia arrivèrent avec environ quinze minutes de retard sur l'horaire prévu. Je connaissais suffisamment Hannibal pour savoir que cela l'agaçait profondément, mais qu'il serait trop poli pour en faire la remarque. Il avait revêtu un de ces costumes improbables que je n'avais jamais vu sur qui que ce soit d'autre et qui ne semblaient aller qu'à lui, là où j'étais resté aussi sobre qu'à mon habitude et j'accueillis nos hôtes, alors qu'il finissait de dresser en cuisine, après avoir enfermé les chiens dans leur « chambre ».
Le couple était assurément charmant, de prime abord. Lui, la cinquantaine passée, cheveux poivre et sel et de petits yeux presque noirs et rentés dans leurs orbites. Elle, peut-être quarante-cinq ans, de longs cheveux bruns bouclés qui tombaient en cascade sur ses épaules fines et un regard d'un vert saisissant. Les présentations faites, nous nous attablâmes. Hannibal servit le vin, puis apporta les assiettes.
« En entrée, tartare de veau. » Annonça-t-il, avant de s'asseoir à ma droite, en face de nos invités.
« Cela a l'air délicieux. » Complimenta Sofia.
« Buen provecho. »
Durant la première partie du repas, la discussion tourna autour du nouveau travail d'Hannibal et des attentes du musée pour les prochains mois. Lucas espérait pouvoir exposer quelques nouvelles pièces de maître. Je suivis la conversation de loin, peu bavard comme à mon habitude, mais détendu. Puis, Hannibal se leva pour servir le plat. Je l'aidai à débarrasser.
« Je les trouve un peu pompeux. » Lui chuchotai-je, en mettant les assiettes sales dans le lave-vaisselle.
« Ils sont riches et influents. Je n'en attendais pas moins d'eux. Mais, c'est une grande opportunité de les compter parmi mes relations, pour le moment. » Me répondit-il, en dressant les roulés.
« Je sais. Il y a juste quelque chose chez eux qui me dérange, sans arriver à mettre le doigt dessus. »
« Je vois ce que tu veux dire. » Confirma-t-il, en sortant de la cuisine.
Je l'assistai dans le service.
« Roulé de bœuf et huîtres en tartare et son croquant de pomme et betterave crue. » Annonça-t-il, avant de se rasseoir.
« Vous nous gâtez. C'est exquis. Où achetez-vous une viande si délicieuse ? » Demanda Sofia.
Et je préférai plonger le nez dans mon verre de vin, en laissant à Hannibal le soin de répondre.
« Un magicien ne révèle jamais ses secrets. »
Lucas éclata d'un rire tonitruant.
« Vous avez raison. » Approuva-t-il ensuite. « Il faut garder un peu de mystère. » Et Hannibal sourit. « En parlant de mystère, c'est très généreux à vous d'héberger votre charmant ami, mais n'avez-vous pas peur que les gens parlent ? »
« Je ne vous suis pas. » Prétendit Hannibal, alors que je pus voir clairement sa posture se raidir.
En effet, il m'avait présenté comme son ami de longue date fraîchement débarqué des États-Unis et j'avais suivi le mouvement, curieux de savoir pourquoi.
« J'avoue que moi non plus. » Renchéris-je.
Et Lucas parut mal à l'aise. L'ambiance se modifia imperceptiblement.
« Eh bien… Vous savez, deux hommes dans la fleur de l'âge, vivant sous le même toit… La maison a beau être grande, les gens ici n'ont rien de mieux à faire que de jacasser. Vous ne craignez pas que certains vous prennent pour des… maricas ? »
La fourchette d'Hannibal resta en suspension entre son assiette et sa bouche durant un temps indéterminé, alors qu'il fixait notre hôte avec un mépris non feint.
« Je vous saurais gré de ne pas être grossier à ma table, Monsieur González. »
« Je m'en excuse. » Répondit-il, immédiatement. « Je ne voulais pas vous offenser. Le mot était mal choisi. Mais, je ne sous-entends pas que vous l'êtes, bien entendu. Simplement que c'est ce que l'on risque de croire. »
« Qu'est-ce que ça signifie ? » Les coupai-je.
« En termes polis : homosexuel. » M'informa Hannibal.
« Oh. Vous redoutez que les gens pensent que nous sommes en couple. » Dis-je à Lucas, avec un sourire narquois.
« Je sais bien que vous ne l'êtes pas. Mais, il serait fâcheux que qui que ce soit s'imagine que j'embauche ce genre de personne, vous comprenez. »
« Cela va de soi, Monsieur González. Nous ferons en sorte que la situation ne s'éternise pas. Auriez-vous une carte de visite, pour mes archives ? » Demanda subitement Hannibal.
« Oui, bien sûr. » Répondit Lucas, étonné par le changement de sujet, mais visiblement rassuré.
Il sortit un petit étui de sa veste, Hannibal empocha le rectangle de carton et je pris une nouvelle bouchée de mon plat en me détendant de nouveau.
…
Ils partirent en fin de soirée, en promettant de revenir et de parler des talents culinaires d'Hannibal à leurs amis. Une fois la porte refermée et le calme revenu, je me départis de mon sourire de façade, en laissant les chiens sortir de leur pièce.
« Que va-t-on faire de ce fils de pute ? » Questionnai-je Hannibal, en me laissant tomber sur le canapé du salon.
La vue de la Primavera m'apaisa. L'emplacement était parfait.
« Tout vient à point à qui sait attendre, Will. » Dit-il, en s'asseyant à mes côtés.
« J'aime la viande saignante. » Répliquai-je, en posant ma tête sur ses cuisses.
Et un rire discret lui échappa.
« Plus l'attente est longue, plus le plaisir est intense. »
Ces doigts glissèrent dans mes cheveux, éraflèrent ma nuque et je me blottis un peu plus contre lui, impatient.
Petite annonce :
Pour ceux et celles que ça intéresse, je cherche des noms pour les autres chiens de Will, puisque seuls Winston et Buster sont nommés dans la série. Donc, allez-y, si ça vous tente, proposez-moi et je ferai mon choix ;) Merci!
