XXVI

You can be limitless

Note de l'auteur : La croisière s'achève enfin. Je dis enfin, parce que j'avais hâte d'être à Paris, malgré que les imaginer sur ceux bateau soit agréable.

À partir de maintenant, tous les mots en italique seront réellement en français, pour bien distinguer.
Bonne lecture et j'espère que vous aimerez Nan. Je l'ai créée tout à l'heure et je l'apprécie déjà.

Merci à Fannibal et tous les autres guests qui me reviews ;)


Ma combinaison en plastique grinça quand je m'assis à même le sol, pour me reposer deux minutes, en jetant un œil au réveil. Minuit. L'heure du crime, me surpris-je à penser bêtement, en réprimant un rire. Hannibal était accroupi devant le minifrigo, occupé à caser sur la petite étagère les trophées qu'il avait prélevés sur Alejandro. Sur la bâche que nous avions étendue au sol après qu'il ait brisé la nuque de l'homme, le corps gisait, l'abdomen grand ouvert, et le sang commençait à sécher. Il referma la porte de l'appareil, puis rabattit un pan de plastique sur le cadavre, après l'avoir lesté avec des poids qu'il avait pris sur un des canots de sauvetage plus tôt dans la soirée. Je me relevai pour l'aider et nous l'emballâmes bien serré, avant de nouer de la corde aux extrémités pour consolider le tout. Laisser le torse lacéré empêcherait les gaz de décomposition de remonter la dépouille à la surface et les lests achèveraient de la maintenir définitivement sur le fond marin. Nous le portâmes ensuite sur la terrasse qui donnait heureusement sur l'océan, après avoir éteint la lumière, pour passer le plus inaperçu possible. Nous allions tenter notre chance, puisque n'importe qui passant par là pourrait voir le corps tomber ou entendre le plouf qu'il ferait en touchant l'eau. Mais, cela restait bien moins risqué que de tenter de le transporter sur le pont inférieur à travers les couloirs, en priant pour ne croiser personne. Nous jetâmes un coup d'œil aux alentours, pour être sûrs qu'aucun passager ne nous observait, puis le hissâmes sur la rambarde, avant de le basculer dans le vide et de rapidement retourner à l'intérieur.

Si l'on oubliait Bass toujours étendu sur le lit, la chambre plongée dans l'obscurité semblait inchangée, comme si rien ne s'était passé. Dans un coin, nos valises attendaient, bouclées dans l'après-midi. Nous débarquerions dans la matinée. Jusque-là, nous devions faire profil bas. Hannibal m'avait expliqué que le personnel viendrait nettoyer les chambres bien après notre départ, et si tout se déroulait comme prévu, à ce moment-là, nous serions déjà loin, assis dans un train, probablement en deuxième classe, là où personne n'irait chercher un riche couple qui descendait à peine d'un paquebot de luxe. Un transporteur nous accueillera au Havre, pour prendre les chiens dans un fourgon de livraison. Ainsi, notre discrétion serait totale. En réalité, une identité déjà créée il y a plusieurs années attendait Hannibal dans la capitale. Il n'aurait qu'à endosser son rôle dès son arrivée. Il m'avait avoué se réjouir, après coup, de ne pas l'avoir utilisée quand il était passé par là durant sa fuite en Europe avec Bedelia, préférant trouver rapidement un couple à usurper. Mais, présentement, nous n'étions pas réellement en cavale. Personne n'était à nos trousses dans l'immédiat. Nous n'avions donc pas à agir dans l'urgence. Nous avions initialement prévu d'utiliser Zacharia et Gabriel un certain temps, mais la tournure de la croisière nous obligeait à changer d'identité à la seconde où nous poserions le pied à terre.

« Que faisons-nous en arrivant ? » Lui demandai-je, en retirant ma combinaison.

Nous allions devoir les emporter avec nous et nous en débarrasser dès que possible.

« Nous irons avant tout dans ma maison pour déposer nos affaires et nous reposer. Une fois sur place, je recontacterai mon ami qui travaille à l'état civil à Nantes. » M'expliqua-t-il, en m'imitant, avant de les emballer toutes les deux et de les ranger dans un de nos sacs.

« Pourquoi as-tu besoin de le rappeler ? J'avais compris que le transporteur devait également te délivrer tous tes papiers. » M'étonnai-je.

Je m'assis dans le canapé qui meublait le petit coin salon de la chambre et il nous servit deux bières provenant du minibar, avant de me rejoindre.

« Hannibal Junoska est une identité que j'ai créée à l'époque où j'étais encore en faculté de médecine, à Paris. Je venais de retrouver et tuer les hommes qui m'avaient arraché Mischa, sauf un qui se terrait au Canada, et il me fallait un nouveau nom pour quitter la France et disparaître après ça. J'ai rencontré Jonas grâce à Chiyoh. Nous avions des origines communes, sans compter que c'est un véritable psychopathe et il s'est pris d'affection pour le jeune orphelin assoiffé de vengeance que j'étais alors. Il commençait à peine sa carrière dans l'immigration et s'est occupé de tout. Je suis censé être un riche héritier lituanien naturalisé français et officiellement, je rentre d'un long séjour aux États-Unis. Il n'a donc eu qu'à mettre mes papiers à jour et me fournir une nouvelle carte d'identité en cours de validité. Mais toi, pour l'instant, tu n'existes tout simplement pas. Et c'est beaucoup plus délicat de monter cela de toutes pièces aujourd'hui, qu'il y a vingt ans. Tu n'as aucun passif. Aucun que l'on puisse utiliser en tout cas. Il existe néanmoins une solution beaucoup plus simple. Mais, je devais avant tout en discuter avec toi… »

« Soyons pragmatiques, Hannibal. Si c'est plus simple, j'accepte. » Le coupai-je.

« Laisse-moi finir. J'ai la nationalité française et nous pouvons jouer cet atout pour te faire entrer… Comme mon époux. Je t'ai rencontré en Amérique et nous nous sommes mariés là-bas. Dans ce cas-là, le seul papier que tu auras à fournir pour avoir un titre de séjour, c'est un passeport avec un visa long séjour délivré officiellement par le consulat français aux États-Unis. Quelque chose que Jonas peut falsifier rapidement et sans trop de difficulté. Tu dois seulement décider d'un nom, faire une photo et il s'occupera du reste. »

Je l'écoutai en buvant quelques gorgées fraîches qui me firent un bien fou.

« Je ne vois pas le problème. Nous avons bien joué un couple marié sur ce bateau. Un peu plus ou un peu moins… »

« Justement. Il ne s'agit pas d'un peu plus, Will. Mais de beaucoup. Il ne sera plus question de faire semblant. Nous serons mariés aussi officiellement qu'il est possible de l'être dans notre situation. Et je ne souhaite pas que tu prennes cette décision uniquement par commodité. »

« Tu sais ce qu'il te reste à faire, dans ce cas. » Répliquai-je malicieusement.

Il me fixa, sa bouteille suspendue à mi-chemin de sa bouche.

« Tu veux que je… »

« Voyons voir. » Je posai ma bière et commençai à compter sur mes doigts. « Je n'aurais pas d'enterrement de vie de garçon, pas de cérémonie, pas de famille ou d'ami à inviter, pas de repas, ni de danse, ni de gâteau. Puis-je au moins avoir une demande en bonne et due forme et une lune de miel dans la ville la plus romantique du monde ? »

« Tout ce que tu voudras, mais de mon point de vue, en bonne et due forme n'inclut pas un cadavre sur le lit. Peux-tu patienter jusqu'à ce que nous soyons installés ? »

Je ne pus réprimer l'immense sourire qui barra mon visage.

« Bien sûr. » Lui accordai-je.

« Tu le veux vraiment, n'est-ce pas ? »

« Tu te poses encore la question ? Je t'aime, Hannibal. Je veux dire… Tu es la seule personne qui m'a un jour pris comme je suis. Le seul qui me comprend. Je ne me vois pas passer le reste de ma vie avec qui que ce soit d'autre. C'est une évidence pour moi. Avant toi, je n'existais pas. »

Sa main caressa ma joue doucement, puis il se pencha sur moi pour m'embrasser, avant de m'inviter à m'allonger. Je posai ma tête sur ses cuisses et ses doigts se glissèrent dans mes cheveux. Je savais que je ne dormirais pas, mais fermai tout de même les yeux.

« Est-ce que Jonas sait ce que tu es ? » Demandai-je, après quelques minutes de silence confortable.

« Oui. Il a d'ailleurs entendu parler de nos exploits dans la presse. »

« Et il ne nous dénoncera pas ? »

« Non, j'en sais bien trop sur lui également. Même si je t'avoue qu'il n'était pas forcément ravi de me rendre ce service. Je n'avais pas prévu de revenir, mais j'ai néanmoins entretenu ma fausse identité durant toutes ces années, même si j'ai préféré reprendre mon vrai nom quand j'ai finalement compris que personne ne me recherchait. Hannibal Junoska a un compte bien garni, sur lequel je vais remettre la main. Tout ce dont j'ai besoin se trouve dans un coffre à la banque. J'y ferai un saut demain. »

J'acquiesçai d'un « hum hum » distrait, légèrement somnolent.

« Tu dois encore décider de ton nouveau nom. » Me rappela-t-il.

« J'aimerais autant récupérer mon prénom. » Répondis-je paresseusement.

« Cela va sans dire. William est suffisamment commun. Je parlais d'un nouveau nom de famille. »

« Ne puis-je pas prendre le tien ? »

« Naturellement, si c'est ce que tu veux. Ce n'est pas une obligation cependant. Mais, il te faut tout de même un patronyme de naissance. S'il y en a un que tu as toujours voulu porter, c'est le moment. »

« Comme Bond, Wayne ou McCartney ? » Plaisantai-je.(1)

« Tant que cela sonne américain. » Répliqua-t-il, un sourire dans la voix.

« Quelque chose de passe-partout me conviendra parfaitement. Comme Smith ou… Harris. »

« Il y a un certain nombre de William Harris célèbres à travers l'histoire. Des députés, des sénateurs, des professeurs, des évêques, de grands sportifs, sans compter l'inventeur d'un paratonnerre adapté au bateau, qui doit d'ailleurs être prêt à nous protéger en cas d'orage en ce moment même. » M'apprit-il, en démontrant une fois de plus sa culture très largement étendue.

« Va pour Harris, alors. » Décidai-je, finalement trop fatigué pour réfléchir.

« Repose-toi, nous serons bientôt de nouveau tranquilles. » Chuchota-t-il, en me recouvrant d'un plaid qui était plié sur le dossier.

Je suivis son conseil et réussis, contre toute attente, à grappiller quelques heures de sommeil.

Quand j'ouvris les yeux, il faisait à peine jour et Hannibal s'était assoupi, la tête penchée en arrière sur le canapé dans une position qui lui donnerait sûrement un torticolis. Je me redressai lentement, pour ne pas le déranger et investis la salle de bain pour prendre une dernière douche avant notre départ. La fenêtre était restée grande ouverte, même si le corps de Bass ne sentirait rien avant un certain temps, et l'humidité du matin me fit frissonner quand je me déshabillai. C'est donc avec soulagement que je me glissai sous l'eau chaude, jusqu'à ce qu'Hannibal me rejoigne avec sa discrétion habituelle. Nous prîmes le temps de nous détendre, son corps pressé contre le mien, alors que la pièce se remplissait de vapeur et que le miroir se couvrait de buée. Puis, nous nous vêtîmes et Hannibal mit soigneusement ses trophées dans une petite glacière, avant de boucler définitivement nos valises et de fermer derrière nous. Pour ne prendre aucun risque inutile, Hannibal alla jusqu'à jeter la clé par-dessus bord. Chargés de nos bagages, nous descendîmes sur le pont inférieur, où la plupart des passagers s'étaient déjà agglutinés, alors que la côte française se rapprochait un peu plus à chaque minute.

J'abandonnai provisoirement Hannibal pour aller chercher les chiens. Heureux de me voir et excités par l'agitation générale, j'eus un mal fou à les attacher à la laisse multiple que j'avais achetée au chenil en prévision du départ. Ils n'y étaient pas habitués et tiraient dans tous les sens, si bien que j'eus l'impression de jouer un remake des 101 dalmatiens, le temps de retrouver Hannibal. Entre-temps, l'imposant paquebot avait amorcé son entrée dans le port du Havre.

Le débarquement se fit dans un calme tout relatif. L'argent, malheureusement, n'achetait pas l'impossible et nous prîmes notre mal en patience, contrairement à d'autres qui ne firent que se plaindre et exiger, en vain, qu'on les laisse passer devant. Dans cette foule compacte, nous eûmes la chance que les chiens forment une barrière en se groupant en cercle autour de nous, enfin décidés à rester tranquilles. Et bon gré mal gré, nous finîmes par poser le pied à terre. Durant quelques minutes, la perte de l'oscillation permanente du bateau me donna l'impression désagréable d'être incapable de conserver mon équilibre, puis le malaise passa et je suivis Hannibal jusqu'au bureau de change où l'on nous donna des euros, puis sur le parking, où rapidement, un homme à la carrure imposante nous aborda. Il devait certainement nous guetter et nous ne passions pas inaperçus avec notre petite meute personnelle. Il s'adressa à Hannibal en français.

« Vous êtes Monsieur Junoska ? »

« Oui. Vous êtes là de la part de Jonas ? » Répliqua Hannibal, dans la même langue, avec un accent étrange qu'il n'avait absolument pas quand il parlait anglais et que je trouvai très agréable à entendre, même si je ne compris pas très bien ce qu'il dit.

Tout le temps de la croisière, il s'était efforcé de m'inculquer quelques rudiments de français, pour que je puisse au moins me faire comprendre si j'avais besoin de prendre un taxi, de trouver ma route ou de faire des achats. Mais, j'étais encore bien loin de parler correctement.

« Exact. Il m'a demandé de vous remettre ça. » Répondit l'homme, en lui tendant une enveloppe dans laquelle Hannibal jeta un coup d'œil rapide avant de l'empocher.

« Vous avez bien l'adresse où déposer les chiens ? Une dame vous attendra sur place. Vous lui donnerez également ceci, avec pour consigne de le mettre simplement au frais, sans l'ouvrir. » Ajouta Hannibal, en lui tendant sa glacière, sous mon regard perplexe. J'espérai que ce gars n'était pas du genre curieux avec ses cargaisons.

« J'ai toutes les infos, ne vous inquiétez pas, et je transmettrai le message avec le colis. »

Alors que je suivais l'échange, en tentant de deviner ce qui se disait, Hannibal se tourna vers moi et me demanda de faire monter mes amis à quatre pattes à l'arrière du véhicule utilitaire vers lequel l'homme me mena. Nous ne connaîtrions probablement jamais son nom et c'était pour le mieux. Il paraissait taciturne, réservé et peu sympathique. Mais, je supposai que c'était le métier qui voulait ça et m'activai d'attacher les chiens et de les rassurer, avant de les quitter pour presque trois longues heures de trajet.

« Tout est OK. Je vous souhaite donc bon voyage, mais ne vous dis pas à bientôt, Messieurs. »

« De même. » Répondit Hannibal.

Et cela devait être un au revoir, car il me guida ensuite vers une station de taxis, à la sortie du port, car nous avions, bien entendu, laissé notre voiture sur un parking à Buenos Aires.

« La gare est loin d'ici ? » Le questionnai-je, en déposant le sac que je portais sur le trottoir.

« À pied ? Près d'une heure. » M'informa-t-il, en s'approchant d'une des berlines en stationnement.

Le trajet, en taxi puis en train, fila comme dans un rêve, puisque je dormis une bonne partie du temps. Hannibal me réveilla doucement, alors qu'une voix dans le haut-parleur annonçait la gare Saint-Lazare, notre destination. Nous sortîmes alors sur le quai bondé de voyageurs et marchâmes jusqu'au hall immense où nous dûmes jouer des coudes pour atteindre la sortie pour prendre un autre taxi. Je pus alors découvrir Paris pour la première fois à travers la vitre arrière du véhicule, et les joies de ce qu'Hannibal appelait le périphérique. Les monuments seraient pour plus tard, c'est à peine si nous aperçûmes la Tour Eiffel de loin.

Le chauffeur nous déposa à l'entrée d'une petite rue pavée qui se terminait sur un escalier vertigineux. Nous étions en pleine période estivale et la Place du Tertre, comme la nomma Hannibal et qui ressemblait au cœur d'un petit village, était pleine de touristes. Partout où vous posiez les yeux, des tableaux exposés sur le trottoir, des peintres, quelques portraitistes qui dessinaient votre visage contre finance, des terrasses de restaurants et de brasseries à n'en plus finir où les gens profitaient du soleil autour d'un soda ou d'un verre de vin. J'embrassai la scène du regard, émerveillé par l'architecture d'un autre siècle. Puis, je suivis Hannibal jusqu'à une maison non loin de là, au fond de la ruelle. Quand nous nous approchâmes du petit portail, des aboiements joyeux nous accueillirent. Une seconde après, nous traversâmes un petit jardin sans aucun vis-à-vis en nous faufilant entre les chiens. La bâtisse avait un charme fou et je compris immédiatement pourquoi il en avait fait l'acquisition. Devant la porte, une femme d'un certain âge nous attendait, appuyée sur une canne. Elle descendit lentement les trois marches du perron en claudiquant et à mon grand étonnement, Hannibal posa ses sacs pour la prendre dans ses bras.

« C'est si bon de te revoir. Laisse-moi te regarder. » Dit la vieille dame, dans un anglais parfait teinté d'un accent britannique, avant de se reculer d'une longueur de bras, en posant ses mains sur les épaules d'Hannibal. « Tu n'as pas pris une ride. Contrairement à moi. »

« Ne dis pas n'importe quoi, Nan. Tu es magnifique. » Lui répondit-il. « Je te présente William, mon époux. Will, voici Nancy, une amie de longue date que j'ai connue en arrivant aux États-Unis. C'est elle qui m'a déniché cette maison, quand elle a elle-même souhaité revenir en Europe et emménagé ici pour se rapprocher de sa fille. »

« Bonjour, Madame. » Dis-je simplement, en comprenant implicitement qu'elle le connaissait sous son faux nom, ce qui expliquait que nous soyons les bienvenus.

« Pas de madame avec moi, jeune homme. Appelez-moi Nan. » Me répondit-elle, avant de s'adresser de nouveau à Hannibal. « Je ne savais pas que tu étais marié. Ni que tu étais… Enfin, je n'ai rien contre, il est tout à fait charmant. »

Je souris au compliment, en l'appréciant instantanément.

« Je ne le suis pas, Nan. C'est juste Will. Et c'est pareil pour lui. Sinon, je te l'aurais dit. Et pour le mariage, tout est allé très vite. Nous n'avons presque invité personne. »

« Très bien. Je crois que je comprends. De toute façon, un homme qui aime autant les chiens est forcément quelqu'un de bien. Venez à l'intérieur, j'ai fait du thé. Je veux tout savoir. La dernière fois que j'ai vu Hannibal, il avait à peine plus de vingt ans. Nous sommes restés en contact, mais ce n'est pas la même chose que de l'avoir à mes côtés. »

Nous la suivîmes, valises en mains, les chiens sur nos talons et je passai, avec soulagement et envie, la porte de notre nouveau foyer.


(1) Comme James Bond, Bruce Wayne (Batman) et Paul McCartney