XXXII

In a world of lambs

Note de l'auteur : Voilà, le début des emmerdes. Parce que sinon, on s'ennuie et que ça fait une éternité que j'attends la bonne occasion et que je travaille cette intrigue. J'espère que vous serez surpris et que ça vous plaira.

Bonne lecture.

Fannibal : Ben c'est un peu vrai, puisque c'est là qu'Hannibal cuisine des gens XD Tout le monde semble trouver ce chapitre mignon, je suis contente ^^

Julia : Hannibal passe TOUT à Will XD On le sait depuis la saison 1. Will peut faire tout ce qu'il veut mdr

Julie : Tant que ton cœur n'explose pas tout court, ça va XD Ma traduction en est au chapitre 6 ;)


Stanislas Siméon était un homme étrange. Riche, plein de bonnes manières, mais étrange. Un genre de dandy à l'ancienne qui semblait tout droit sorti d'un autre siècle. Il était l'unique héritier d'une illustre famille française et avec ses cheveux poivre et sel et ses petites rides aux coins des yeux et sur son front, il assumait ses quarante ans sans autre artifice que ses tenues guindées. C'était la deuxième fois qu'il consultait Hannibal. Le vendredi à 14 heures précises, l'homme sonnait et le suivait dans son bureau.

Je ne savais pas quels sujets ils abordaient durant les séances et Hannibal se gardait bien de m'en parler, évidemment. Mais Monsieur Siméon m'avait laissé une impression bizarre quand il m'avait salué, sa main glacée serrée autour de la mienne. L'homme était clairement un psychopathe en phase avec sa propre nature. Il possédait des yeux vairons d'un bleu surnaturel, dont l'un était tacheté de jaune, inquisiteurs, difficiles à lire et n'était pas vraiment beau. Il dégageait néanmoins un charme certain, un magnétisme inquiétant et je le classai d'emblée dans la même catégorie qu'Hannibal. Cultivé, d'une intelligence redoutable et doté d'un sens de la répartie très sarcastique. Ils appréciaient manifestement la présence l'un de l'autre.

Je n'étais pas suffisamment stupide pour être jaloux. Je connaissais bien trop Hannibal maintenant, pour ne pas deviner qu'il avait une idée derrière la tête. Il avait dû voir en l'homme une chose à exploiter. Certainement cette étrangeté que je n'arrivais pas encore à définir. Et je ne doutais pas qu'il m'en parlerait en temps voulu.

Durant les quelques heures où Hannibal recevait ses trois uniques patients, j'avais pris l'habitude d'aller faire du sport pour être sûr de ne pas les déranger. Parfois avec les chiens, parfois non, car cela demandait une logistique qui n'était pas adaptée à tous les lieux où j'allais courir. Ce vendredi-là, je partis seul et je me demanderais, bien plus tard, ce qui se serait passé si ça n'avait pas été le cas.

Je n'avais pas de permis moto, ne connaissais pas encore assez bien les rues de la capitale pour les arpenter à vélo sans me perdre et prendre un taxi dès que je devais me rendre quelque part me semblait toujours dérisoire et ridicule. J'avais donc tout naturellement souscrit une carte de transport que j'empochai dans mon short noir, avec mes clés, avant de prendre une bouteille d'eau et de sortir pour me rendre à pied vers la station la plus proche.

Le métro pouvait s'apparenter à un cauchemar pour quelqu'un comme moi. La foule qui vous bouscule, les expressions faciales si simples à déchiffrer, le commun des mortels dans toute sa splendeur. À chaque fois, Hannibal me regardait partir comme si je me rendais à la potence. Mais, étonnamment, j'y trouvais un certain intérêt. Physiquement, l'expérience n'était absolument pas agréable – voire traumatisante – cependant, d'un point sociologique, cela devenait très captivant. Pour oublier mon inconfort, j'étudiais mes semblables, déduisais leurs métiers, s'ils avaient des enfants, s'ils aimaient leurs conjoints ou s'ils étaient célibataires.

La rame de la ligne 12 s'arrêta à quai et les portes automatiques s'ouvrirent. Immédiatement, les flots de passagers, montants et descendants, se bousculèrent. J'attendis quelques secondes avant d'entrer à mon tour. Un strapontin près de la porte était libre. Je m'y installai. À ma gauche, un homme, la trentaine fatiguée en costume cravate bon marché, retournait certainement travailler après sa pause déjeuner. En face de moi, une mère et sa fille de quatre ou cinq ans turbulente et intenable. La gamine, dont les cheveux blonds étaient attachés dans une queue-de-cheval désordonnée, tournait autour de la barre centrale du wagon, distribuant des coups de pied accidentels aux personnes qui tentaient de se tenir à chaque freinage en gare. La mère, qui négligeait visiblement son apparence depuis plusieurs années, semblait vaciller entre embarras et exaspération. De l'autre côté, appuyé contre les doubles portes, un couple d'adolescents se bécotait gentiment. La jeune femme, plutôt petite, ronde et brune, juchait sur la pointe des pieds, embrassait son copain, grand et noir de peau. Le contraste paraissait déranger certaines personnes dans la rame et laisser d'autres totalement indifférents. La gosse, elle, se moquait d'eux en les pointant du doigt.

« T'as vu, maman ? Ils sont namoureux ! Ils sont namoureux ! » Hurlait-elle, en sautant sur place.

L'homme à ma gauche soupira lourdement en se massant les tempes. Le métro s'arrêta à la Gare Saint-Lazare et le flot de voyageurs s'intensifia. Plus que deux stations. Une dame âgée monta péniblement, et dans un parfait concert, mon voisin et moi, nous levâmes pour la laisser s'asseoir. L'homme trouva la situation cocasse, me sourit et accepta de se rasseoir quand je lui précisai que j'allais bientôt descendre. La petite fille fit un commentaire déplacé sur l'âge de la femme, et cette fois, sa mère la rappela à l'ordre.

Les amoureux étaient toujours dans leur bulle de bonheur éphémère quand nous arrivâmes enfin à Concorde. Je fis un vague signe de tête à monsieur costard-cravate, avant de descendre sur le quai bondé, en jouant des coudes pour m'engouffrer dans le couloir menant à la ligne 8. Mes premiers périples dans les boyaux labyrinthiques du métropolitain avaient été une source infinie d'angoisse. À présent, les corridors et les escaliers n'avaient plus de secrets pour moi sur les itinéraires que j'empruntais régulièrement. Je retrouvai donc rapidement mon chemin et tout recommença. L'attente, la foule, la sonnerie stridente des portes. Pas de place assise cette fois. Je pris mon mal en patience agrippé à la barre centrale. Je n'avais que trois arrêts sur cette ligne et sortis mes écouteurs de ma poche avant de les démêler et de les enfoncer dans mes oreilles. Ils étaient reliés à mon téléphone où j'avais enregistré une playlist exprès pour courir. Si je partageais les goûts d'Hannibal pour les grands compositeurs, mes préférences en matière de musique allaient au rock. Le vrai. AC/DC, Metallica, The Beatles, Pink Floyd, Rolling Stones ou encore Led Zeppelin. J'ouvris l'application et appuyai sur lecture. Les premières notes de l'emblématique « Highway to Hell » envahirent mes oreilles et j'oubliai le monde qui m'entourait.

Je descendis à École Militaire, accompagné par le solo de guitare de « Nothing Else Matters », et remontai en petites foulées l'Avenue de la Motte-Picquet, jusqu'à la Place Joffre et l'entrée du Champ de Mars. Loin devant moi, la Tour Eiffel s'élevait fièrement vers le ciel ou quelques cumulus flottaient paresseusement. L'endroit était prisé par beaucoup de joggeurs… Et une quantité astronomique de touristes. Mais, il faisait beau, le soleil tapait fort et avec beaucoup d'imagination, cela me rappelait l'Argentine. J'accélérai légèrement ma foulée et débutai mon footing.

Mes baskets de running crissaient sur la piste sableuse, qui bordait la large pelouse où les gens bronzaient ou pique-niquaient, en petits groupes ou en couple. La sueur collait mon t-shirt à ma peau, coulait dans mon dos, sur mon visage, dans mon cou, et je ralentis l'allure pour traverser l'avenue qui coupait le parc en deux. La circulation était dense et je m'engageai sur le passage piéton quand le feu passa au vert, avec la foule de passants. La Dame de Fer paraissait immense à présent. Je n'avais toujours pas trouvé l'audace d'avouer à Hannibal à quel point je la trouvais moche. Elle était impressionnante, majestueuse et colossale. Mais certainement pas belle. Du moins, à mes yeux. Je préférais de loin le Sacré-Cœur.

Après quarante-cinq minutes d'effort, je fis une pause et m'écartai de l'allée pour m'asseoir sur un banc. Je bus une gorgée l'eau et laissai ma tête tomber en arrière sur le dossier en respirant profondément. Ma nuque craqua, mes cuisses humides glissèrent sur la surface en plastique. Je suivis les nuages des yeux, à travers les branches des arbres au-dessus de moi, le temps que mon cœur ralentisse. Dans mes oreilles, Robert Plant chantait « Stairway to Heaven ».

Une jeune femme, tout aussi transpirante que moi, vint s'installer à ma droite et je me redressai pour l'observer, avant de couper la musique. De longs cheveux bruns attachés, des yeux noisette pétillants, elle me sourit de ses lèvres pulpeuses et roses, une fossette se creusa dans sa joue rougie par l'effort.

« Ça fait du bien, n'est-ce pas ? » Me dit-elle.

Je bafouillai vaguement que je ne parlais pas très bien français. Elle trouva visiblement cela charmant.

« Vous parlez anglais ? » Me demanda-t-elle ensuite, avec un léger accent.

« Oui. Je suis Américain. Vous disiez ? »

« Ça fait du bien de courir. Cela me vide l'esprit. » Répéta-t-elle dans ma langue. « Sandra. » Se présenta-t-elle ensuite, en tendant une main amicale.

« Will. » Répondis-je, en la serrant.

« Je ne vous ai jamais vu. Et je cours ici depuis des années. »

« Je ne vis pas à Paris depuis très longtemps. Mon mari a obtenu un poste ici et nous avons déménagé. »

Elle me fixa un instant, avant d'éclater d'un rire agréable et franc.

« Oh mon Dieu ! Et moi, je suis là, en train de vous draguer ! Je suis désolée. »

« Il n'y a pas de mal. Ce n'est pas écrit sur mon visage. » La rassurai-je.

Cela avait un côté plaisant. Hannibal était – et resterait sûrement – le seul homme dans ma vie. Et dire que les femmes ne me manquaient pas parfois serait mentir. Ce n'était qu'un simple impératif biologique, rien de plus, et je vivais très bien avec. Mais attirer l'attention d'une jolie fille, comme cette Sandra, n'était pas désagréable. Sa conversation n'était pas transcendante, mais elle me tint compagnie quelques minutes.

Elle me parlait de ses études en fac de psychologie, quand j'eus cette impression étrange. Vous êtes au milieu d'une foule, dans un lieu inconnu, à des milliers de kilomètres de chez vous. Aucune chance de tomber sur un visage connu. Et pourtant… Pourtant, vous avez soudainement la certitude de connaître quelqu'un dans cette cohue. Elle apparut alors, habillée d'une robe rouge bordeaux légère et aérienne, ses jambes interminables perchées sur des talons hauts. Sur sa tête, un chapeau blanc à large bord ombrageait son visage. Elle avançait doucement vers nous, profitant du soleil, sans hâte. Et j'eus tout le temps de maîtriser ma pulsion première de repartir en courant. Quand elle arriva presque à ma hauteur, ses yeux s'égarèrent aux alentours de notre banc, le temps sembla se suspendre. À ma droite, Sandra n'avait pas remarqué mon trouble soudain et continuait à parler. Sans réfléchir, je tendis un bras et agrippai sa nuque, avant de la tirer vers moi et de plaquer mes lèvres contre les siennes. La surprise l'empêcha de réagir sur le moment et je me penchai de manière à ce qu'elle cache mon visage. Puis elle ferma les yeux, se détendit dans mes bras, avant de me rendre mon baiser encore chaste. Du coin de l'œil, je vérifiai que la voie était libre et la repoussai gentiment, mais fermement. Elle me fixa, les paupières écarquillées, le dos droit comme un « i » et j'eus envie de disparaître.

« Je… Je suis désolé. »

Ce fut la seule chose que je trouvai à dire. Tout lui expliquer était impossible et je ne trouvai aucune excuse crédible. J'avais plus urgent à faire que de me soucier des sentiments bafoués d'une fille que je ne connaissais même pas. Il fallait que je rentre à la maison. Tout de suite.

« Je dois y aller. » Conclus-je, alors qu'elle n'avait toujours rien dit.

Sans attendre qu'elle reprenne ses esprits, je partis en courant vers la sortie du parc.

Ma course jusqu'au métro me parut interminable. Brusquement, je me sentais paranoïaque. J'avais l'impression qu'elle allait subitement apparaître devant moi et faire exploser mon monde en morceaux. Mes poumons me brûlaient, mes jambes protestaient, mais je ne m'arrêtai pas jusqu'à atteindre la rue. Je slalomai ensuite entre les touristes, sur le trottoir, avant de dévaler les escaliers, passer le portique et de traverser les couloirs jusqu'au quai sans m'arrêter. Débuta alors la douloureuse attente. Les trois minutes affichées sur l'écran digital s'écoulaient trop lentement à mon goût. Mon téléphone pesait lourd dans ma poche, mais Hannibal était au milieu de sa deuxième séance de l'après-midi et avait certainement éteint son portable. Appeler le poste fixe de son bureau serait aussi inutile, il ne répondait jamais durant une consultation.

La rame arriva enfin et je n'attendis pas pour monter, comme si cela pouvait me faire gagner du temps. Je restai debout, incapable de tenir en place. Les autres passagers ne m'accordèrent aucune attention. Un joggeur essoufflé n'avait rien de remarquable. Moi, en revanche, je trouvais à présent la foule étouffante. Les yeux fixés sur le plan de la ligne, je regardai les voyants clignoter et s'éteindre les uns après les autres, à mesure que les stations défilaient, jusqu'à mon arrêt. Les portes s'ouvrirent, je me précipitai sur le quai et ma course reprit. J'eus de la chance et montai dans la ligne 12 alors que la sonnerie des portes retentissait.

Le reste du trajet sembla durer une éternité. Un bébé hurlait dans une poussette, un SDF jouait de la guitare, une femme parlait fort dans son téléphone. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine, mes tympans, jusqu'au bout de mes doigts et je m'exhortai à respirer lentement. Les stations s'enchaînèrent, les usagers montaient et descendaient, la guitare se tut. Puis, enfin, l'arrêt Abbesses. Je me faufilai entre les portes et montai rapidement les escaliers jusqu'à la sortie. Sans ralentir, je parcourus les rues qui me séparaient de notre maison et montai péniblement jusqu'à la Place du Tertre.

Devant chez nous, je manquai de bousculer le patient d'Hannibal qui sortait de sa séance et m'excusai vaguement avant d'ouvrir le portail. Dans le jardin, les chiens m'accueillirent, contents de me voir, puis comme s'ils percevaient mon inquiétude, commencèrent à s'agiter autour de moi. Je les calmai immédiatement et entrai en trombe. Hannibal se servait un verre de vin dans la cuisine, en attendant son prochain rendez-vous. Il releva la tête en m'entendant arriver, croisa mon regard et se figea. Lentement, il reposa la bouteille, puis contourna le plan de travail alors que je tentais de reprendre mon souffle.

« Qu'est-ce qui se passe ? » Me demanda-t-il d'une voix maîtrisée, en s'approchant.

« J'étais au Champ de Mars. » Débutai-je, avant de me plier en deux et de poser mes mains sur mes genoux, haletant.

Hannibal revint sur ses pas et versa de l'eau fraîche dans un verre avant de me l'apporter. Je remarquai alors que j'avais oublié ma bouteille sur le banc. Je m'obligeai à boire doucement, pour ne pas m'étouffer et il posa une main rassurante sur mon épaule.

« J'ai vu Bedelia. » Articulai-je, sans me perdre en explications inutiles.

« Est-ce qu'elle t'a vu aussi ? » S'inquiéta-t-il.

« Non. Je me suis caché. » Il n'avait vraiment pas besoin de connaître les détails.

« Une idée de ce qu'elle fait à Paris ? »

Il s'assit dans le canapé.

« Elle avait l'air… Détendue. Elle se promenait, simplement. Je ne crois pas qu'elle sache que nous sommes ici. »

« Tu penses qu'elle a juste très mal choisi la destination de ses vacances ? » Ironisa-t-il.

Et cela eut le mérite de me détendre un peu. S'il plaisantait, la situation était toujours sous contrôle.

« C'est possible. Une simple coïncidence. Impossible d'en être sûr. » Répondis-je, en me retenant de m'asseoir pour ne pas salir le canapé.

« Va prendre une douche. Mon patient va arriver. Nous ne pouvons rien faire pour le moment, Will. Il faut que nous la retrouvions pour savoir ce qu'il en est. »

« Et si c'est vraiment un hasard. Nous ne pouvons pas prendre le risque de nous montrer. »

« Pas plus que nous ne pouvons simplement continuer à vivre dans la même ville qu'elle, en espérant ne jamais la croiser. Il y a de fortes chances que nous fréquentions les mêmes endroits. C'est déjà un petit miracle qu'elle ne nous ait jamais croisés, jusqu'à maintenant et que tu l'aies vu, avant qu'elle ne te voie, aujourd'hui. »

Il avait raison, je le savais très bien. J'aurais préféré me terrer dans notre chambre et ne plus jamais en sortir.

« Allons-nous être obligés de quitter la ville ? » Demandai-je, même si la question me coûta beaucoup.

« C'est une possibilité que nous devons envisager. »

La vérité. Brutale, aveuglante, douloureuse. Et l'expression froide et détachée du visage d'Hannibal.

Mais il y avait Nancy, son travail qu'il adorait, sa demande en mariage sur le balcon, mon gâteau au chocolat, nos étreintes passionnées dans les draps de soie. Abandonner cette vie lui ferait aussi mal qu'à moi, si ce n'était plus.

« Nous allons trouver une autre solution. » Affirmai-je.

Et l'ombre d'un sourire se dessina sur ses lèvres fines.

« Je préfère ça. » Dit-il.

Je me penchai sur lui pour l'embrasser et il me fit tomber sur ses genoux avant de me prendre dans ses bras.

« Je suis trempé, Hannibal. » Murmurai-je contre ses lèvres.

« T'ai-je déjà donné l'impression d'être dérangé par la sensation de ton corps en sueur contre le mien ? »

Je levai les yeux au ciel avant de l'emporter dans un nouveau baiser beaucoup moins chaste, quand il se figea avant de reculer sa tête.

« Pourquoi est-ce que je perçois les très vagues effluves d'un parfum féminin sur toi ? »

J'ouvris la bouche pour répondre, mais son patient sonna à la porte, et je m'empressai de me relever et de remettre cette conversation à plus tard, avant de monter les escaliers d'un pas lourd jusqu'à la salle de bain.