XLIII
Over and over I fall for you
Note de l'auteur : Je ne pensais pas un jour devoir faire des recherches sur les appliques murales en fer forgé. Comme quoi, tout arrive. Bedelia cherche la merde et j'avoue, Will envoi du lourd quand il lui répond. Je me suis choquée moi-même. Certains n'approuveront peut-être pas la fin du chapitre, mais c'est un choix que j'ai fait, car j'aimerais tranquillement clôturer cette intrigue et il y a encore quelques trucs à développer.
Bonne lecture !
idoines : Répète-toi, ya pas de souci, je ne m'en lasserai pas XD Merci pour tes compliments.
MOI : Merci beaucoup. Je ne suis pas près de m'arrêter pour le moment, avec le paquet d'idées que j'ai encore en réserve ;)
Fannibal : Dans ce chapitre, c'est Bedelia qui en prend pour son grade et j'imagine trop sa tête. Le gâteau au chocolat, c'était pour apporter un peu de douceur lol. Je te laisse profiter de la scène "Will prend cher" XD
Crystal blue : En espérant que ce chapitre apaise ta frustration XD
« Cela finira par vous rattraper. »
La voix faible de Bedelia résonna dans la chambre silencieuse où je venais de la réinstaller.
« De quoi parlez-vous ? » Ne pus-je m'empêcher de demander, en sachant pourtant que je n'allais pas aimer la réponse.
« Vous ne faites que tolérer ses appétits, en vous imaginant qu'ainsi, il vous gardera toujours près de lui. Je le sais, je l'ai fait aussi. J'ai participé à cette vie, je n'ai plus aucune raison de ne pas l'avouer, à présent. Que se passera-t-il, d'après vous, quand il se désintéressera de vous ? Parce que cela arrivera, n'en doutez pas une seule seconde, Monsieur Graham. Hannibal est incapable d'aimer. Son cœur est bien trop noir pour cela, il est mort avec sa sœur, il y a bien longtemps. Ne vous fourvoyez pas en vous imaginant l'avoir ranimé. Ce n'est rien de plus qu'un sursaut cardiaque, une pulsation d'adrénaline, provoqués par l'idée exaltante de ne plus être le seul acteur de ce simulacre d'existence. »
« Vous vous trompez. » Répondis-je avec tout l'aplomb que je trouvai la force de rassembler.
Il fallait qu'elle se trompe. Il le fallait. Car sans lui, je n'avais plus rien.
« Que pensez-vous qu'il fera, quand vous aurez coupé tous les ponts qui vous relient à la vie que vous aviez à Baltimore ? Quand je ne serai plus là, quand vous aurez tué Jack Crawford qui était votre ami, quand plus personne ne sera à votre poursuite et qu'il n'aura plus besoin de vous pour surveiller ses arrières ? »
« Hannibal n'a pas besoin de moi pour se protéger. » Et c'était vrai. « Et s'il n'a pas besoin de moi, cela signifie qu'il ne m'utilise pas. »
« Cela est enivrant, n'est-ce pas ? D'être vu par un homme tel que lui. Cela vous transcende. Quand vous êtes avec lui, vous posez un regard neuf sur le monde. Comme si un filtre recouvrait chaque chose, chaque personne. Tout vous semble à votre portée, tout en ayant l'impression que rien ne peut vous atteindre. » Elle fit une pause, pour reprendre son souffle. « Hannibal est un maniaque du contrôle. Pensez-vous réellement faire exception ? Que vous êtes un électron libre dans son monde où tout est calculé, anticipé, où chaque chose est à sa place et où il y a une place pour chaque chose ? Il vous a réservé une place dans son tableau, Will Graham. Un périmètre bien défini, pour que vous n'en sortiez pas. J'ai fait l'erreur de sortir du mien et regardez où j'en suis. Que croyez-vous qu'il arrivera, quand il ira trop loin, même selon vos propres standards ? Quand vous ne serez pas d'accord avec lui, quand il voudra tuer une personne que vous souhaiterez épargner ? »
« Ce cas de figure s'est déjà présenté. Et il a laissé partir cette personne, il a respecté mon choix. De plus, il m'a déjà plusieurs fois laissé le bénéfice du doute. Il veut toujours que mon consentement soit pleinement conscient et réfléchi. » Rétorquai-je, sur la défensive, en m'occupant de la perfusion pour me donner une contenance.
Je ne savais pas ce qu'Hannibal fabriquait avec Jack, mais s'il ne se dépêchait pas de revenir, j'allais achever moi-même cette femme. Le coussin sous sa nuque me faisait déjà de l'œil.
« Évidemment qu'il veut votre entière approbation. Hannibal exerce sur son entourage une forme tout à fait particulière de coercition. Il n'aime pas contraindre les autres à agir par la menace, cela n'a aucun intérêt à ses yeux. Cela leur donnerait la possibilité de clamer avoir été manipulés ensuite et ainsi, se dédouaner de toutes responsabilités. Il préfère vous savoir entièrement lucide, parfaitement libre de vos choix, tout en guidant votre main. Il débusque vos penchants les plus sombres et les nourrit avec la même ferveur qu'une mère donnant le sein à son enfant, jusqu'à ce qu'ils grandissent suffisamment pour se passer de son influence. Le moment viendra où il vous regardera tuer, sans intervenir. Un jour, vous irez chasser sans lui et vous rentrerez pour trouver une maison vide. Il ne vous restera alors que vos yeux pour pleurer et vos remords comme compagnie. Il vous a déjà fait quitter votre famille, vos amis, votre vie. Ne vous rendez-vous pas compte que vous n'avez déjà plus que lui ? »
J'en étais plus que conscient, au contraire. Mais je refusais de douter avoir agi de mon plein gré. Cela reviendrait à dire qu'elle avait raison. Sauf qu'à ma connaissance, Hannibal n'avait jamais fait pour personne ce qu'il faisait pour moi, sans que j'aie à le lui demander. L'avantage d'avoir subi l'influence d'Hannibal à une époque où ses intentions étaient de me rendre fou et de me faire enfermer, c'était que plus aucune tentative de manipulation ne fonctionnait sur moi. J'avais déjà enduré l'une des plus corrosives d'entre elles. L'une des plus destructrices. Que pensait-elle faire exactement, en me rappelant une vie dont j'avais déjà fait le deuil et des choix que je ne regrettais jamais, même durant les heures les plus sombres de la nuit ? Je me penchai à son oreille pour chuchoter.
« Arrêtez de mettre nos situations en parallèle, Bedelia. Cela reviendrait à comparer le goût insipide d'un repas de régime à celui d'un plat gastronomique. Vous n'étiez qu'un piètre substitut. Dites-moi, quand il vous baisait, faisait-il passer votre plaisir avant le sien ? Passait-il des heures à vous faire crier de plaisir, jusqu'à vous vider de toute substance, de toute volonté autre que d'accéder à l'orgasme ? Je ne pense pas. Durant votre séjour à Florence, vous incitait-il à dépasser vos limites pour vous sentir plus grande ? Faisait-il en sorte que vous exprimiez tout votre potentiel ? Je ne crois pas. Vous n'étiez qu'un réceptacle, un récipient, où il répandait sa rancœur envers moi et toute l'étendue de sa souffrance, autant que son sperme. Et quand vous avez finalement débordé, il vous a laissé derrière pour sauver sa peau. Là où moi, je ne serai jamais assez plein de lui, car il se déverse en moi autant que je me déverse en lui. Nous sommes un cycle fermé qui se suffit à lui-même. »
Je sentis son souffle contre ma joue devenir désordonné au fur et à mesure que je m'épanchais dans son canal auditif, je vis la compréhension et l'horreur dans son regard, quand je me relevai finalement.
« Vous avez complètement embrassé ses ténèbres. Il n'y a plus aucun espoir pour vous, Will Graham. Vous êtes condamné aussi sûrement que je le suis. Hannibal a détruit ma vie, ma carrière, tout ce que je possédais, et il en fera de même pour vous, si ce n'est pas déjà le cas. Parce que c'est la seule chose qu'il sait faire. Briser, démolir, pour mieux reconstruire à son image et laisser ses créations errer sur Terre, tel un marin ayant une femme dans chaque port, tel Lucifer distillant ses démons parmi les hommes de Dieu. Vous serez bientôt l'un d'entre eux, même si je ne serais plus là pour le voir. »
« Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau. » (1)
Je sursautai presque, en entendant la voix d'Hannibal s'élever subitement dans la pièce.
« Crains sa colère autant que moi, Bedelia. Car, de bien des manières, Will est plus dangereux que je ne le serai jamais. » Ajouta-t-il, en s'approchant de moi, ses yeux fixés sur le visage de la femme allongée sur le lit. « Il possède une chose que je n'ai pas. Son empathie. Sa faculté à se glisser dans la peau de l'autre lui donne le pouvoir d'être totalement clairvoyant sur le mal ou le bien qu'il fait. Et, savoir c'est pouvoir, or le pouvoir est dangereux. »
Il dit cela avec une telle vénération que je sentis mes os se liquéfier, ma peau devenir brûlante, mon bas-ventre s'embraser. Sa main vint se lover dans le creux de mes reins, ses lèvres sur ma nuque offerte. Cet homme avait la capacité de faire de moi sa chose en un geste, un regard. Mais j'acceptais ce fait, car je pouvais en faire de même avec lui, comme j'avais pu de nouveau le constater ce soir. Il ne l'avait visiblement pas oublié non plus, car la tension que je sentis quand il se colla à moi était sans équivoque. Ses doigts, qui s'enfoncèrent dans la chair tendre d'une de mes fesses, disaient : « Je te veux, maintenant. » C'est cela que Bedelia ne savait pas, ceci qu'elle ne comprenait pas. Hannibal n'avait jamais été dépendant de qui que soit. À part moi. Et il n'essayait même pas de le cacher. Il n'en avait ni honte, ni peur. Plus maintenant qu'il était certain que je ne l'abandonnerai plus. Encore et encore, je tombais pour lui. Comme il tombait pour moi. Et je n'essayais même plus de ne pas succomber.
« Laissons cette chère Bedelia se reposer, mano meilė. » Murmura-t-il à mon oreille, avant d'embrasser mon cou.
Je fermai les yeux sous la caresse, avant de le laisser me mener en dehors de la pièce dont il ne prit même pas la peine de fermer la porte. Il me poussa dans le couloir, me plaqua contre un mur, impatient. Une étagère trembla, un bibelot se renversa et ses mains partirent à l'assaut de ma chemise avec un empressement que je ne lui connaissais pas. Il ne comptait apparemment pas aller jusqu'à la chambre où nous dormions. Il dévorait mes lèvres, ma gorge, mon torse, ses mains semblaient partout, ma chemise finit au sol. Je tentai de lui rendre la pareille mais, engoncé dans son costume trois-pièces, il avait un avantage certain. Il dut avoir pitié de moi, car il défit sa cravate, puis il me fixa un instant, avant d'examiner le mur au-dessus de moi, en souriant d'une manière étrange. Je suivis son regard, en penchant ma tête en arrière, alors qu'il se saisissait de mes avant-bras. Ma nuque craqua et je fronçai les sourcils d'incompréhension. La cloison était nue, à l'exception d'une applique murale en fer forgé qui diffusait une douce lumière dans le corridor. Puis, je baissai mes yeux sur mes mains, en sentant la caresse de la soie s'enrouler autour de mes poignets.
« Qu'as-tu en tête ? » Lui demandai-je.
Sans répondre, il serra un nœud marin que je serai capable de défaire très facilement, ce qu'il savait très bien. Son sourire s'accentua et ses iris brillaient d'un éclat sauvage. Il remonta mes bras au-dessus de ma tête, mes épaules s'étirèrent, les muscles de mon os se tendirent pour suivre le mouvement et je me mis sur la pointe des pieds quand il tira un peu plus, jusqu'à accrocher sa cravate au luminaire. Puis, ses doigts descendirent lentement le long de mon torse étiré, avant d'ouvrir mon pantalon et de l'enlever d'un geste souple, avec mon boxer, mes chaussures et mes chaussettes.
Je me retrouvai nu, attaché dans un couloir, à quelques mètres de la porte ouverte derrière laquelle se trouvait Bedelia.
Il recula d'un pas, comme pour admirer un tableau de maître accroché au mur d'un musée, et il sembla apprécier la vue. J'étais en équilibre précaire sur mes orteils, mes biceps bandés pour soutenir mon poids. Il disparut ensuite très brièvement dans la chambre. Quand il revint, je le vis glisser une bouteille de lubrifiant dans la poche de son veston. Il avait enlevé sa veste. Lentement et sans me quitter des yeux, il déboucla sa ceinture dans un bruit métallique, déboutonna son pantalon d'un geste sec, puis le baissa suffisamment pour révéler son sexe pourpre et dur, avant de s'avancer vers moi. Il agrippa fermement mes cuisses et me souleva, soulageant mes muscles, avant de m'appuyer en partie contre le mur. Je nouai mes jambes autour de sa taille, m'accrochai à lui. Il me porta d'une main et de l'autre, s'empara du tube, avant d'en faire sauter le bouchon du pouce. Il en versa sur son membre, puis l'abandonna sur une étagère à sa portée, avant de me rehausser légèrement en empoignant mes fesses, pour me pénétrer progressivement en laissant mon propre poids m'empaler sur lui.
Mes poumons se vidèrent brutalement, mes mains se crispèrent sur la structure en fer qui, étonnamment, ne montra aucun signe de faiblesse. Ses lèvres baisèrent mon front, mes pommettes, l'arête de mon nez, et conquirent ma bouche quand il s'enfonça totalement en moi dans un soupir. Un gémissement mourut dans ma gorge. Il me prit fort et durement. Mon dos frappait le mur à chacun de ses coups de reins, ma voix se répercutait dans l'étroit corridor, le frottement du tissu noble de son costume me donnait des frissons. Le fait qu'il reste habillé avait quelque chose de très érotique. La sueur perlait sur son visage, ses biceps tremblaient légèrement sous l'effort et je tirai sur mes bras pour le soulager jusqu'à ce que mes mains s'engourdissent. Je le sentais profondément en moi, comme rarement, ses mains cramponnées à mes cuisses, ses hanches me percutant rudement et c'était bon.
Ses dents emprisonnèrent ma lèvre inférieure, sa langue caressa la mienne, il accéléra le rythme, mordit mon cou, raffermit sa prise sur moi pour changer d'angle et frapper cette boule de nerfs à l'intérieur de moi qui faisait pulser le plaisir dans mes veines et dans mon érection serrée entre nos ventres. Mon dos était douloureux, des fourmillements remontaient dans mes avant-bras, mes jambes tremblaient, mais la jouissance monta inexorablement dans mon ventre, avant d'exploser sur mon abdomen, mon corps tendu contre le sien et son nom sur mes lèvres qu'il embrassa quand il vint en moi dans un dernier mouvement brusque.
À bout de souffle, son front collé au mien, il s'accorda quelques secondes avant de réunir ses dernières forces et me soulever suffisamment pour que je puisse décrocher mes poignets. Puis il me reposa doucement à terre où mes jambes refusèrent de me porter. Je m'assis à même le sol et il m'y rejoignit après avoir rajusté sa tenue. Il me détacha, caressa mon visage, repoussa mes boucles brunes trempées en arrière, accueillit ma tête contre son épaule.
Quand le calme fut revenu, et que mon cœur consentit à ralentir, il m'aida à me relever pour me guider vers la chambre. De mes mains rendues maladroites par l'effort, je le déshabillai lentement. Le faire alors que mon corps vibrait encore de l'orgasme foudroyant qu'il m'avait donné, prenait une dimension affective, tendre, loin de l'empressement qui caractérisait notre étreinte. Il se laissa ensuite tomber sur le lit avec moi, s'enroula dans les draps frais, mêla ses jambes aux miennes, se lova contre mon torse. Je le serrai dans mes bras endoloris, en soupirant de bien-être quand mes muscles se détendirent. Il était tard, la journée avait été éprouvante, épuisante, et celle du lendemain ne serait pas plus reposante. Je m'endormis donc rapidement, mon nez enfouit dans ses cheveux en bataille et ses mains caressant mes flancs.
…
Un rayon de soleil solitaire, qui perçait à travers un rideau mal fermé, me réveilla. Il faisait déjà chaud dans la pièce et la sueur rendait nos corps poisseux. Mais je n'avais aucune envie de bouger. Les signaux douloureux tentaient déjà de percer la brume de mon cerveau. Des courbatures contractaient mes muscles trop sollicités. Contre mon flanc, Hannibal remua légèrement, preuve qu'il ne dormait plus lui aussi. Il déposa une myriade de baisers paresseux sur mon torse en resserrant une prise possessive sur mon ventre, quand mon estomac gronda.
« Allons prendre une douche. Ensuite, je nous préparerai un bon petit-déjeuner. » Dit-il, en s'étirant.
Son programme me plaisait beaucoup et je le suivis dans la salle de bain.
…
Bedelia cessa de parler au bout du troisième jour de son traitement, quand elle se réveilla avec un bras en moins, alors que nous avions dégusté une partie de son autre jambe la veille. Hannibal n'arrivait pas à totalement cacher sa déception. Gideon avait dû être bien plus solide que ça, comme il me le confirma quand je lui posai la question. Elle avait accepté son sort et n'essayait plus de me provoquer pour me faire réagir.
Jack, en revanche, s'il restait aussi avare de paroles, ne l'était pas pour les mêmes raisons. Il refusait de répondre à nos questions et semblait souvent perdu dans ses réflexions. Cela ne signifiait rien de bon. Mais la torture n'était pas quelque chose qu'appréciait Hannibal. C'était bien trop inesthétique à ses yeux. Aux miens aussi d'ailleurs. Et Jack refusait toujours de s'alimenter. Cela l'affaiblissait, mais il ne paraissait pas pouvoir s'y résoudre, comme si tous les aliments que l'on pourrait lui présenter seraient contaminés d'une manière ou d'une autre.
Chiyoh passait régulièrement, toujours en journée, et ne restait jamais longtemps. Elle était visiblement tout à fait consciente de ce qu'il se passait sous ce toit et ne voulait absolument pas y être mêlée. Elle faisait quelques courses pour nous, donnait au compte-gouttes des nouvelles de Lady Murasaki à Hannibal, quand il en demandait, essayait régulièrement de le convaincre d'aller la voir. Hannibal ne parvenait visiblement à prendre une décision et j'hésitais franchement à lui en parler. Le sujet était apparemment sensible, pour des raisons que j'ignorais encore.
Ce n'est que le quatrième jour qu'il se lassa finalement de Bedelia et de son mutisme. Je le sus dès qu'il ouvrit les yeux, ce matin-là. Ses iris avaient cet éclat froid teinté de rouge, dans la lumière matinale, et il me sourit quand il croisa mon regard sur l'oreiller. Cela voulait dire que le tour de Jack était venu.
(1) Apocalypse 6:16
