XLVII

It's gonna be you and me

Note de l'auteur : Un chapitre tout doux. Sûrement le plus paisible que j'ai écrit depuis le début de cette histoire. Ils en avaient besoin et moi aussi. J'ai dans l'idée de faire de l'intrigue Starling une espèce de fil rouge qui restera en retrait jusqu'à ce qu'ils se confrontent tous les trois. Durant ce temps, d'autres intrigues secondaires viendront se mettre en place, qu'elles soient drôles, inattendues ou sanglantes. Il y a beaucoup de choses à traiter.

Bonne lecture et que cette ambiance soit bénéfique pour votre humeur. Je vous envoie plein d'ondes positives ^^

Fannibal : Ne déteste pas Clarice. Moi, je l'adore vraiment beaucoup. Et si j'ai prévu pas mal de choses pour elle dans cette fic, Hannibal ne va pas divorcer de Will pour aller avec elle XD Le "truc à trois" entre eux, c'est pas mon délire, pas avec elle, ça ne cadre pas du tout avec le personnage. Jack est un personnage trop ambivalent. Moi non plus je ne le porte pas (plus?) dans mon cœur alors que je l'appréciais au début. Je suis soulagée d'avoir mis un point final à cette intrigue. Pour le lemon, finalement il n'aura pas lieu dans ce chapitre non plus (pas ce lemon-là en tout cas) parce que je voulais pour une fois m'attarder sur l'après. J'espère que ça te plaira ^^ J'aime les longues reviews donc ne te retiens pas ;) Merci!

Crystal blue : Je me rends compte que je t'ai mal jugé. Ce que j'ai pris pour de l'immaturité est en fait une tentative d'oublier un peu un quotidien pénible. Dans ce cas, je m'excuse également, car je sais que je peux être dure dans mes paroles. En revanche, je te remercie de tes efforts, mais je suis cependant toujours intéressé par ton avis sur les chapitres, ces reviews-là ne me dérangent pas bien entendu. Ne culpabilise pas, je te pardonne aisément. Maintenant, on oublie, on efface tout et on recommence. N'hésite donc à me donner tes impressions sur ce chapitre. Fais-le simplement sur une seule review lol, d'autant plus que je ne peux pas te répondre directement n'oublie pas. Bonne lecture et à bientôt.

Filou : Oui, Bryan a un tas de projet pour sa saison 4, dont l'idée d'adapter le silence des agneaux (d'une manière très différente pour le coin). Je suis au courant pour Doctor Strange et je suis très impatiente de voir ce film, en espérant ne pas être déçue par le scénario avec une telle paire d'acteurs à l'affiche. Je ne me lacerai pas des compliments, surtout pas en ce moment où les reviews sont toujours des rayons de soleil dans un quotidien pas toujours évident, donc merci beaucoup. Si je n'ai pas le plaisir de te lire avant les fêtes, je te souhaite également un joyeux Noël et une bonne année.

Idoines : Merci beaucoup, j'espère aussi que l'inspiration ne me quittera pas de sitôt. Oui, j'ai un roman en cours d'écriture, un polar. Mais je ne dirais rien pour le moment ^^


Nous étions allongés sur le canapé, dans un amalgame de membres et de fluides, de lèvres et de mains, d'haleines tièdes et d'épiderme poisseux. La sueur avait emporté le sang, laissant des stries écarlates sur nos peaux humides. Nos vêtements parsemaient le sol, la table basse, dans un patchwork éclectique. Le souffle d'Hannibal chatouillait ma nuque, ses doigts jouaient avec les poils bruns de mon bas-ventre moite de transpiration et de sperme. Sa tête reposait contre mon épaule, sa cuisse dans le creux de mon aine. Nous étions face à face, serrés l'un contre l'autre sur l'étroit divan, et le temps semblait suspendu depuis qu'il m'avait plaqué sur les coussins en cuir. Un long vertige post-orgasmique me donnait l'impression que mon corps pesait une tonne, comme une chute sans fin, annihilant toute volonté de bouger. Notre étreinte avait été violente, brève et chaotique, teintée de rouge, imprégnée d'une odeur de fer et de sueur, vibrante de gémissements impatients et de paroles sans queue ni tête.

« Parfois… » Dis-je d'une voix légèrement éraillée. « … J'ai l'impression que c'est plus fort à chaque fois. Puis, je me dis que c'est stupide, parce que depuis le temps, mon cœur et ma tête auraient déjà explosé. »

Un éclat de rire rauque me répondit, résonna contre ma poitrine et effleura mon cou. Comme s'il était contagieux, un sourire étira mes lèvres.

« N'est-ce pas censé être le contraire, d'ailleurs ? » M'interrogeai-je.

« Moins intense au fil du temps ? »

« C'est ce que les gens disent, non ? » Il releva les yeux vers moi, semblant étudier sérieusement la question. « C'était le cas, avec Molly. » Ajoutai-je, dans un murmure.

Je regrettai instantanément d'avoir évoqué ce nom dans un moment pareil, mais il ne sembla pas s'en offusquer, au contraire.

« Ce constat te conforte-t-il dans le choix que tu as fait ? » Demanda-t-il.

Et sa capacité à prendre un air professionnel dans cette situation me fit lever les yeux au ciel. Le psychiatre en lui ne se situait pas dans les costumes improbables, ni dans ses carnets de notes ou sa gestuelle. Même nu et vautré dans la luxure, il était capable d'afficher ce regard analytique. Mon esprit m'imposa une image de lui attendant ses patients en tenue d'Adam, les jambes croisées, les mains posées sur son genou. J'imaginai Stanislas Siméon, avec son stoïcisme à toute épreuve, hausser à peine un sourcil et ne pas s'en formaliser. L'idée me fit sourire intérieurement.

« Est-on obligé de psychanalyser tout ce que je dis ? »

« Si cela est important. Et la manière dont tu perçois notre relation est importante. Nous avançons vers l'inconnu. Tout ceci est encore nouveau, pour toi comme pour moi, et les réponses à nos interrogations ne se trouvent certainement pas dans les livres conventionnels qui traitent du sujet. À vrai dire, d'après les statistiques existantes, cela ne devrait même pas fonctionner. »

« T'arrive-t-il de douter ? »

« Jamais. » Affirma-t-il, en se réinstallant plus confortablement.

« Comment peux-tu être aussi certain, si tu te poses des questions ? Ça me dépasse. »

« Au contraire, se remettre en question est un processus indispensable pour éviter d'être dans l'erreur. Cela ne fait que renforcer mes certitudes. »

Je méditai ses paroles quelques instants.

« Quand je mets en parallèle, ce que j'ai gagné et ce que j'ai perdu, je ne vois aucune raison de remettre mon choix en question. » Conclus-je finalement. « Parfois, je ne comprends juste pas comment tout ceci est possible. »

« Ça l'est, car toi et moi, nous avons renoncé à des choses auxquelles nous nous accrochions pourtant de toutes nos forces avant notre rencontre, et même longtemps après. Nos chères forteresses de solitude, nos secrets les plus enfouis, les remparts infranchissables de nos esprits tortueux. »

« Nous avons finalement abattu chacun un mur, pour construire un couloir entre nos palais mentaux et circuler librement de l'un à l'autre. Nous sommes toujours protégés du monde extérieur, mais nous vivons à deux à l'intérieur, à présent. » Un silence confortable suivit ma réplique. « Dis comme ça, on se croirait dans un livre de Danielle Steel. »

Une grimace déforma ses traits, comme si je venais de nommer un plat particulièrement répugnant, et il nicha son nez dans mon cou, comme pour cacher son embarras de voir notre relation comparée à un roman à l'eau de rose. Je ne pus maîtriser le rire qui monta dans ma gorge.

L'odeur de la soude caustique agressait mes voies respiratoires, malgré la porte entrouverte du garage et le masque sur mon nez et ma bouche. Des courbatures tétanisaient les muscles de mes bras, à cause des efforts fournis, autant pour étrangler Jack que pour transporter et découper les corps. À présent, le liquide corrosif coupé à l'eau, rongeait les restes avec appétit dans les barils, alors que les ingrédients pour nos repas des deux prochains jours reposaient dans le frigo.

Nous étions mardi et notre retour sur Paris initialement prévu pour jeudi soir. Et puisque les dépouilles mettraient à peu près autant de temps pour se dissoudre, nous avions décidé d'enfin prendre du temps pour nous. Sans prisonnier à surveiller, nourrir et interroger, sans Chiyoh dans les parages, sans crainte de nous faire arrêter pour le moment, sans obligation professionnelle. Juste lui et moi, de la nourriture délicieuse, du bon vin, de la bonne musique, en pleine nature, loin du tumulte de la capitale, et notre lit. Un savant mélange de nos visions mutuelles de ce qui s'approchait le plus du Paradis. Il ne manquait que mes chiens, mais je n'avais plus longtemps à patienter avant de les revoir.

Une fois les bidons et le garage refermés, et après une longue douche relaxante, je m'installai de nouveau sur le sofa, habillé d'un simple boxer, alors qu'Hannibal cuisinait notre déjeuner. Avant même que les effluves des différents ingrédients n'atteignent mes narines, je m'endormis.

Un discret frottement irrégulier finit par lentement me tirer du sommeil. Le bruit ne m'était pas inconnu, mais mon cerveau embrumé eut du mal à l'identifier immédiatement. Il avait quelque chose de rassurant. J'entrouvris à peine mes paupières et aperçus Hannibal assis dans un fauteuil, penché sur un grand carnet à dessin, les manches de sa chemise retroussées sur ses avant-bras, quelques mèches tombant sur son front. Le crissement répété était celui de la mine d'un crayon sur une feuille de papier, et vu la direction du regard d'Hannibal quand il relevait la tête, il devait esquisser ma silhouette au graphite sur le Canson. Concentré, il ne remarqua pas que je l'observais à travers mes cils. Je choisis donc de ne pas bouger et de refermer les yeux.

Sentir son regard scrutateur sur mon corps me fit frissonner. Je me concentrai sur le son, pour essayer d'imaginer ses mains fines et gracieuses, les tracés secs, la friction de ses doigts sur le grain de la feuille quand il ébauchait les ombres, sa respiration lente et apaisée. Je me demandai combien de fois il s'était adonné à cet exercice sans que j'en aie conscience. Avait-il un carnet rempli de croquis de moi-même ? L'idée emplit ma poitrine d'une douce chaleur et je ne pus retenir mes lèvres de s'étirer.

« Qu'est-ce qui te fait sourire ? » Murmura-t-il, sans s'interrompre.

« Fais-tu ça souvent ? »

« Un certain nombre de fois. » Avoua-t-il vaguement.

J'ouvris les yeux, toujours sans oser remuer.

« Tu me montreras après ? »

« Si tu le souhaites, avec plaisir. »

Il fixa un instant mon ventre, avant d'esquisser une courbe et de se concentrer sur un détail.

« J'ai dormi longtemps ? » Demandai-je, en remarquant que la luminosité de la pièce déclinait déjà.

« Plusieurs heures. »

« Je suis désolé. Je n'avais pas conscience d'être si fatigué. » M'excusai-je, en m'interrogeant sur ses activités de l'après-midi.

« Inutile de t'excuser. La matinée a été éprouvante pour toi. Tu avais besoin de te reposer et d'assimiler les derniers événements. Tu as faim ? »

Il souffla sur le papier, avant de rabattre la couverture et de poser le tout sur la table basse.

« Je suis affamé. »

« Parfait. »

Il se leva, alluma la station d'accueil du MP3 sur lequel il avait stocké sa playlist et se dirigea vers la cuisine. Debussy s'éleva pianissimo. J'étirai lentement mes muscles encore endoloris, avant de le rejoindre. Il réchauffa notre déjeuner au four, avant de le dresser et je mis la table et j'ouvris une bouteille de rosé de Provence. Puis il apporta les assiettes.

« Pavés de rumsteck aux poivres rares et asperges rôtis au thym. » Annonça-t-il, avant de s'asseoir en face de moi.

« Merci. » Dis-je, en servant le vin.

« Comptes-tu manger en sous-vêtement ? »

« Tout à fait. » Affirmai-je, sans me départir de mon sourire. « Cela te dérange ? »

« C'est un délice pour les yeux. En plus de celui des papilles. »

Je rougis malgré moi. Il avait le don de me désarmer en deux mots.

La soirée fut douce, le temps ralenti, les températures clémentes quand le soleil se coucha tardivement. Les draps se froissèrent dans un bruissement de soie. La sueur perla sur nos peaux, brilla sous un rayon de Lune. Nos ongles creusèrent des sillons écarlates, nos dents laissèrent des empreintes irrégulières, nos mains effleurèrent, empoignèrent, caressèrent, frôlèrent, creusèrent, taquinèrent. Nos yeux se croisèrent, se fondirent. Nos bouches se trouvèrent, se dévorèrent. Nos souffles se mêlèrent, devinrent erratiques, hachés. Il se fondit en moi, honora mon corps comme s'il était précieux, redessina chaque cicatrice, chaque relief, de sa langue, de la pulpe de ses doigts, avec la même dextérité qu'il employait à me crayonner un peu plus tôt. Il me prit avec force, et je l'accueillis profondément, assouvi d'être à nouveau plein, rempli de la puissance et la férocité de son amour. La chair fut palpée, agrippée, marquée. Nos gémissements emplirent la chambre, nos soupirs glissèrent sur les murs, nos cris vibrèrent dans l'air moite, s'envolèrent par la fenêtre ouverte. Nos muscles se délièrent, se tendirent. Ses bras me serrèrent, me saisirent, me soulevèrent, et je m'accrochais à lui, rendis chaque morsure, chaque griffure. Le plaisir monta dans nos ventres, escalada nos dos, fit vibrer nos os, explosa dans sa main, s'écoula dans mon corps. Nos respirations ralentirent, s'apaisèrent. Les chairs se détendirent, se cajolèrent. Alanguis sur le lit, nous restâmes allongés l'un contre l'autre à la lueur des étoiles, satisfaits, repus.

Mes doigts jouaient avec les poils fins de son torse qui se soulevait au rythme lent de sa respiration. Une jambe passée par-dessus les siennes, ma tête appuyée sur son épaule, je contemplai la nature s'éveillant sous les premiers éclats de l'aube de ce jeudi matin. Je me sentais reposé, confiant, après ces deux jours hors du temps. Dans quelques heures, nous serions rentrés. Une part de moi avait hâte d'y être, de retrouver mes compagnons, notre foyer, l'effervescence de Paris.

Quand nous bouclâmes nos valises et que les barils furent chargés dans le coffre, la maison en ordre et la porte verrouillée, nous nous mîmes en route en faisant un détour par une décharge pour y cacher nos crimes. Les paysages défilèrent, de plus en plus urbains. Les champs firent place au béton. Puis je retrouvai Montmartre, ses pavés, ses artistes, le Sacré-Cœur et notre maison. J'ouvris ma portière et un florilège d'aboiements s'éleva du jardin, des truffes se pressèrent contre la grille, puis contre mes jambes quand je transportai les bagages jusqu'à l'entrée. Hannibal m'aida, réceptionna Buster quand il sauta, avant qu'il ne salisse son costume propre, puis repartit rapidement pour rendre la voiture de location, après avoir embrassé Nancy qui attendait notre retour.

« Tu as bonne mine, mon garçon. La semaine a été reposante ? » Me demanda-t-elle, en préparant du thé, alors que j'alignais les sacs dans le salon en attendant de les ouvrir.

« Très. » Mentis-je à moitié. « Mais nous avions tout de même hâte de rentrer. Merci de nous avoir prêté cette maison, c'est un très bel endroit. »

Je me laissai tomber sur le canapé du salon, étendis mes jambes courbaturées par les plusieurs heures de route et elle posa un plateau sur la table basse, avant de s'asseoir dans un fauteuil. Une théière fumante, deux tasses, deux cuillères et un sucrier. Mon regard se perdit dans un coin de la pièce, au-dessus du clavecin, dans les couleurs chatoyantes de la Primavera.

« De rien, Will. Retournez-y quand vous voulez. »

Les chiens envahirent le salon, excités de me revoir après cette longue semaine, et exceptionnellement, je les invitai à monter sur le sofa. Ils s'y entassèrent, se couchèrent en boule les uns sur les autres et je me retrouvai envahi de poils, recouvert de pattes et de truffes humides. Leur odeur rassurante et familière remplit mes narines et je m'étendis sur eux.

« Ils n'ont pas été trop pénibles ? » Lui demandai-je.

« Absolument pas. Ils sont tous adorables. Vous leur manquiez tous les deux. »

Winston lécha ma main et je fourrageai sa fourrure hirsute. Je me sentais enfin à la maison.

Quand Hannibal rentra, il faisait nuit et Nancy était partie. L'agence de location de voitures n'était pas loin à pied, mais il était chargé de sacs plastiques et je compris qu'il en avait profité pour faire quelques courses. Il haussa un sourcil, en me trouvant enterré sous ma couverture canine, devant les informations du soir, mais ne fit aucun commentaire. Il entreprit de ranger ses achats et Buster sauta du canapé pour le suivre dans la cuisine.

« Tu reprends le travail demain ? » Lui demandai-je.

« Je reçois mes patients dans l'après-midi. J'aimerais que nous reparlions de cette histoire de secrétaire. J'ai vraiment besoin de quelqu'un pour m'assister. »

L'idée ne m'enchantait toujours pas. À vrai dire, j'avais espéré qu'il oublie. Mais c'était sans compter sa mémoire infaillible.

« Nous pouvons passer une annonce demain matin et débuter les entretiens samedi. » Consentis-je, en sachant qu'il était inutile d'essayer de l'en dissuader.

« Tu auras ton mot à dire, bien entendu. » M'amadoua-t-il, en commençant à élaborer un dîner frugal et simple pour une fois.

« Si je refuse d'en engager une, tu accepteras sans poser de question ? »

« Tu as ma parole. Et elle ne sera présente que le vendredi. Le reste du temps, elle pourra très bien travailler chez elle. »

« Dans ces conditions, je suis d'accord. »

Périlleusement, je me dépêtrai des chiens pour le rejoindre. Après avoir secoué mes vêtements, je passai derrière le comptoir. Buster attendait patiemment, en espérant que quelque chose tombe au sol. Notre mécanique se remit naturellement en place, et je préparai les gamelles, pendant qu'il s'occupait de notre repas.

Sur l'écran plat, les nouvelles laissèrent place au film du début de soirée, et pour une fois, nous mangeâmes sur la table basse, assis sur l'épais tapis du salon. Puis, notre dîner dégusté, je l'aidai à débarrasser, il éteignit la télévision et s'installa derrière l'instrument qui trônait dans un coin de la pièce. Ses doigts agiles caressèrent le bois brillant du clavecin, les touches blanches et noires des deux claviers, puis il entama ce que je soupçonnai être une composition personnelle. La mélodie douce et mélancolique me berça, alors que mes pensées s'évadaient dans une forêt enneigée, dans la vaste propriété d'un manoir majestueux dont chaque pièce renfermait des dizaines de souvenirs teintés de nostalgie et culpabilité. Les chiens se nichèrent contre moi, sur le tapis, s'étendirent aux pieds d'Hannibal, et écoutèrent calmement les notes qui faisaient vibrer les cordes et s'élevaient dans la pièce.