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Long as my heart is beating

Note de l'auteur : Cinquantième chapitre, mes fannibals adorés ! OMG ! Et pour l'occasion, c'est le 31 décembre ! C'est génial ! Sans compter que ce chapitre est plein de surprises, ce n'est pas n'importe quel chapitre. J'espère qu'il vous plaira. Passez un bon nouvel an et amusez-vous bien !

Bonne lecture et bonne année !

Julie : Tu as pris une photo ? XD

Fannibal : Oui, j'ai passé un bon Noël, et toi ? Je les préfère tous les deux aussi, je te rassure ^^ Oui, c'était très étrange à écrire aussi lol mais j'ai beaucoup aimé ^^ Hannibal est un manipulateur, c'est pas nouveau XD Il avait une autre forme de chasse en tête et a plus ou moins fait cadeau de sa proie à Will.


« Qu'est-ce que vous êtes exactement ? »

La question s'éleva dans la chambre et fit éclater le silence en morceaux. Le soleil était déjà haut dans le ciel, mais nous étions dimanche matin et aucune obligation ne nous attendait en dehors de notre lit. J'étais juste rapidement descendu pour faire sortir les chiens plus tôt dans la matinée, mais depuis, nous n'avions pas bougé, entrelacés sur les draps défaits, entre éveil et sommeil. Ignatus, sa tête reposant contre l'épaule d'Hannibal et sa main caressant mes cheveux, regardait le plafond d'un air absent en attendant une réponse. Sa formulation me surprit. Il ne voulait pas savoir qui nous étions, mais ce que nous étions. Ce qui démontrait, une fois de plus, son intelligence instinctive.

« Qu'est-ce qui te fait poser cette question ? » Répliqua finalement Hannibal.

« Tu plaisantes, j'espère ? » S'offensa Ig, comme si la demande était stupide. « Je sais reconnaître un impact de balle quand j'en vois un, et vous, vous en avez plusieurs. Sans compter vos autres cicatrices. Il t'est arrivé quoi, au juste ? » Il se tourna vers moi. « Tu t'es fait éventrer ? Par qui ? Pourquoi ? Et là, sur ton front, tu t'es ouvert le crâne ? » Il revint ensuite sur Hannibal. « Et la marque au fer rouge, dans ton dos, on en parle ? On dirait qu'on t'a marqué comme un animal. »

« Ce n'est pas une bonne idée. » Tenta Hannibal, mais il l'ignora.

« Donc, qu'est-ce que vous êtes ? Des espions ? Des tueurs à gages ? Des criminels ? Me suis-je fourré dans le genre d'emmerde où vous allez me dire : si je t'en parle, je devrais te tuer ensuite ? Non, parce que, si je ne dois pas sortir de cette baraque vivant, j'aimerais autant qu'on s'amuse encore un peu avant de mourir. »

Ce gamin était-il suicidaire ? S'imaginait-il vraiment que nous allions tout déballer en espérant qu'il n'allait pas partir en courant vers le premier commissariat venu ? Mais il était toujours aussi détendu et jouait maintenant avec les poils du torse d'Hannibal, alors que son pied caressait mon mollet. Je me collai à son dos en soupirant.

« Admettons que tu sois dans le vrai, cela ne t'effraie pas ? » Demandai-je, en embrassant son épaule.

« Si vous me vouliez du mal, je serais déjà mort. » Affirma-t-il avec aplomb.

Et il avait raison.

« Moins tu en sauras, mieux tu te porteras. » Ajouta Hannibal.

Un conseil très avisé.

« Je m'attendais à une réponse de ce genre. Si je tape « Hannibal et Will » sur Google, vais-je tomber sur quelque chose qui me donnera envie de m'arracher la peau rien qu'en me souvenant que vous m'avez touché ? »

« Si tu t'en tiens uniquement à la presse, il y a de grandes chances. » Répondit honnêtement Hannibal. « Les médias mentent, déforment, extrapolent les détails les plus morbides. Ils ne savent pas pourquoi nous agissons comme nous le faisons, et ils s'en fichent. La peur, c'est vendeur. »

« Je vois. »

Et il en resta là, comme si tout ceci n'avait aucune espèce d'importance, avant d'éclater de rire.

« Hier, quand je vous ai demandé si vous aviez déménagé si loin parce que votre entourage désapprouvait votre relation, ce n'est exactement ce que j'avais en tête. »

« Où sont tes parents, Ignatus ? » Demandai-je, soudainement.

« Loin d'ici. Et c'est pour le mieux. »

« Ils n'acceptent pas que tu préfères les hommes ? » Tentai-je, quand je vis qu'il n'approfondissait pas.

« C'est plus qu'un problème d'orientation sexuelle, même si cela fait partie des choses qu'ils me reprochent. Je suis… Étranger à cette famille. Je ne leur ressemble pas et ne suis qu'une source de déceptions pour eux. » Avoua-t-il, en fixant de nouveau le plafond. « Quand tu disais que je méritais un meilleur travail que celui que j'exerce, à quoi pensais-tu ? » Questionna-t-il Hannibal.

« C'est à toi de décider. Quelqu'un comme toi peut faire ce qu'il veut, s'il s'en donne les moyens. Si c'est une question d'argent, tu n'as plus de souci à te faire à propos de ça. »

« Pourquoi ferais-tu ça pour moi ? »

« Parce que je le peux. Quelle est ta passion, Ignatus ? »

« La danse. » Répondit-il, à ma grande surprise.

Il était vrai que le jeune homme possédait une certaine grâce dans ses mouvements, mais je n'aurais pas imaginé qu'il dansait.

« Quel genre de danse ? » Demanda Hannibal.

« Classique, principalement. Mais aussi moderne et contemporaine. »

« Depuis quand ? »

« Depuis que je sais marcher. Je n'ai jamais pu prendre de cours, mes parents ne voulaient pas. J'ai appris seul. »

« Aimerais-tu intégrer une école ? »

« Je n'ai pas vraiment les moyens. »

« Ce n'est pas la réponse à la question que je t'ai posée. »

« À la base, je suis venu à Paris pour faire le Conservatoire. Mais rien ne s'est passé comme prévu et il a fallu que je trouve un travail à plein-temps pour espérer garder mon appartement. »

Hannibal sourit mystérieusement, avant de brusquement se lever et d'enfiler un boxer et un pantalon de pyjama.

« Venez avec moi. » Nous dit-il, avant de quitter la chambre en attrapant un t-shirt au passage.

Nous l'imitâmes, curieux, et je prêtai des vêtements décontractés à Ig, puisqu'il n'avait que son costume, avant de rejoindre Hannibal dans le salon où l'on entendait le frottement des pieds d'une table sur le sol. Quand nous entrâmes, il était déjà installé devant son clavecin, en train de fouiller dans ses partitions, et avait poussé les meubles pour faire de la place. Ignatus me lança en regard perplexe, auquel je répondis d'un haussement d'épaules. Puis, les premières notes d'une musique que je ne connaissais pas s'élevèrent dans la pièce. Contrairement à ses habitudes, le morceau était plutôt gai et entraînant.

« Danse. » Dit-il simplement à Ig.

Le jeune homme hésita clairement quelques secondes, mal à l'aise d'avoir un public et d'être pris au dépourvu. Mais Hannibal, imperturbable, continua de jouer, et Ig finit par esquisser quelques mouvements, d'abord maladroits, avant de se prendre au jeu. Il ne portait qu'un de mes jeans et je pouvais voir ses muscles secs rouler sous sa peau pâle, son corps presque trop mince bouger comme s'il ne pesait rien. Il éclata de rire en tournoyant dans notre salon et Hannibal accéléra le rythme de ses doigts qui volaient sur les touches blanches et noires.

Alors que je m'émerveillais devant le spectacle, Ig attrapa ma main et m'entraîna avec lui. Mes pas étaient maladroits, ce qui ne fit qu'accentuer son hilarité.

« Détends-toi. Tu es trop crispé. Ne regarde pas tes pieds. Laisse-toi aller, la musique doit te posséder, comme tu m'as possédé cette nuit. »

La remarque me réchauffa. Il l'avait dit avec tant de naturel. Je croisai le regard chaleureux d'Hannibal, il semblait ravi de nous voir chahuter ainsi. L'instant semblait hors du temps et j'avais le tournis. Puis nous nous arrêtâmes, en sueur et essoufflés à force de rire.

« Je meurs de soif. »

« Il y a de l'eau fraîche dans le frigo. » Lui dis-je, et il sortit pour aller dans la cuisine.

Hannibal jouait toujours, un air plus lent et mélancolique, je me laissai tomber dans un fauteuil, quand Buster entra dans la pièce en courant sur ses courtes pattes.

« Hey, buddy ! » M'exclamai-je en l'accueillant. « Comment es-tu entré ? »

« Vous avez une charmante visite. Je l'ai remarqué en revenant de la cuisine. » Nous informa Ignatus, dans l'encadrement de la porte.

« Japonaise ? » Demanda Hannibal, sans se laisser perturber dans son jeu, alors que je me relevais.

« Oui. » Confirma Ig. « Vous les connaissez ? Parce qu'elles ont les clés apparemment. »

La musique cessa brutalement sur une fausse note qui me fit grincer des dents, puis le silence tomba.

« Les ? » Le questionna Hannibal, le dos droit et raide tout à coup.

« Oui, la mère et la fille je dirais. Elles attendent dans l'entrée, dois-je leur dire de venir ? »

« Va plutôt t'habiller décemment. Tu trouveras ce qu'il te faut dans l'armoire de la chambre. Merci, Ignatus. »

Comme s'il avait clairement senti le changement d'ambiance, Ig sauta sur l'occasion pour s'éclipser volontiers de la pièce. Je n'eus pas cette chance et, à dire vrai, c'était tant mieux, car j'avais aisément deviné qui étaient nos invités et n'avais aucune envie de laisser Hannibal seul à ce moment précis.

Chiyoh entra, car apparemment, attendre d'être convié n'était pas nécessaire. Une conversation sur ce sujet s'imposait, dès que possible. Je n'aimais pas que l'on envahisse mon espace vital de la sorte, sans me demander mon avis. Et les chiens non plus, puisqu'ils étaient maintenant tous là, agglutinés entre nous et la porte du salon, comme un rempart protecteur. Ils n'étaient pas menaçants, mais sur leur garde, car s'ils connaissaient la jeune asiatique, ce n'était pas le cas de la personne qui l'accompagnait et qui apparut à sa suite.

Lady Murasaki était sûrement la plus belle femme qu'il m'ait été donné de rencontrer. Pas à cause de son visage, qui accusait dignement son âge – si je m'en tenais à la chronologie de l'histoire d'Hannibal, elle avait au moins dix ans de plus que lui – mais de son maintien, la prestance qu'elle dégageait et la grâce naturelle avec laquelle elle se déplaçait. Sa robe traditionnelle nipponne, qui tombait sur ses pieds, donna l'impression qu'elle flottait, au lieu de marcher, quand elle entra dans le salon.

Derrière moi, le banc du clavecin grinça quand Hannibal se leva, avant de s'approcher. Je n'osai me détourner des deux femmes, pour regarder son visage, mais la tension était si palpable, que je pus imaginer sans peine son expression froide et fermée derrière laquelle il se cachait. Comme un prolongement de moi-même, les chiens s'écartèrent quand je fis claquer ma langue contre mon palais, sans pour autant quitter la pièce. Tant que je serai méfiant, ils resteraient là. Et instinctivement, je compris que la tante d'Hannibal était bien plus dangereuse qu'elle n'en donnait l'air et redoutablement intelligente. Sans compter Chiyoh, qui tentait de se fondre dans un coin, comme un protecteur silencieux. Sauf que son allégeance n'allait pas à nous, aujourd'hui.

Lady Murasaki s'avança vers Hannibal, toujours sans prononcer un mot, et je dus lutter contre le besoin de m'interposer. Mais son regard noir et la main d'Hannibal sur mon épaule m'en dissuadèrent et je fis un pas sur le côté. Ils se firent face, se dévisagèrent durant de longues secondes. Puis, une gifle fouetta sèchement l'air et il se tint la joue d'une main, en fixant le sol. Mon premier réflexe aurait été de lui briser la nuque sur le champ, pour l'avoir touché. Mais Chiyoh se tenait prête à bondir et mon cher mari se reprit bien vite. Nous échangeâmes rapidement un regard où il me dit de ne pas bouger, puis, aussi brutalement qu'elle l'avait frappé, elle le prit dans ses bras frêles et le serra de toutes ses forces. Le changement fut si soudain, que je n'eus aucune réaction, jusqu'à ce qu'elle le relâche.

« Hannibal. » Murmura-t-elle d'une voix irréelle, en caressant la pommette qu'elle venait de blesser et qui prenait déjà une légère teinte rouge. « Quel genre de monstre es-tu devenu ? »

Il ne répondit pas, comme rendu muet par la douceur de cette main. J'osai à peine respirer. Winston gronda et je le fis taire d'un chuchotis. La dame posa alors ses yeux sur moi.

« Chiyoh m'a parlé de vous. » Me dit-elle simplement, comme si cela résumait tout.

Cela devait être proche de la vérité, car la jeune femme me connaissait bien.

« Tout comme Hannibal l'a fait pour vous. » Répliquai-je, même si ce n'était pas tout à fait vrai.

Je n'aimais pas l'idée qu'elle en sache plus sur moi, que moi sur elle.

« Vous savez donc qui je suis. »

« Tout comme vous savez qui je suis. »

« Je n'ai rien à redire là-dessus. Vous n'avez aucune raison de vous méfier de moi. »

« Laissez-moi en juger par moi-même. »

Si elle en fut offensée, elle ne le montra pas, et regarda de nouveau Hannibal.

« Aurais-tu oublié comment il convient de recevoir ? » Lui reprocha-t-elle soudainement.

Autant dire au soleil qu'il n'éclaire plus convenablement, et comme s'il se réveillait subitement d'un rêve, Hannibal se mit en mouvement et les invita à prendre place dans le salon, avant aller chercher une bonne bouteille et des verres dans la cuisine. Je l'accompagnai, pour ne pas me retrouver sous le joug de cette femme, et nous tombâmes sur Ig, juché sur le plan de travail, qui n'osait apparemment pas revenir. Il avait enfilé une de mes chemises à carreaux, un peu trop large pour lui au niveau des épaules, et semblait inquiet.

« Tu préfères peut-être que je rentre chez moi ? » demanda-t-il à Hannibal.

« Non. Tu es le bienvenu. La dame est ma tante. La veuve du frère de mon père. Ils sont morts tous les deux quand j'étais enfant et Lady Murasaki est un peu la seule famille qu'il me reste. La plus jeune, c'est Chiyoh, une amie de longue date. Donc, si tu veux rester, il n'y a aucun problème. »

« J'aimerais beaucoup les connaître. » Admit-il, en nous aidant à rassembler sur un plateau de quoi sustenter et désaltérer nos invités.

De retour dans le salon, Hannibal remit le mobilier en place, puis je posai notre collation sur la table basse. Les deux femmes avaient investi le canapé, nous laissant deux fauteuils sur trois. Je fis signe à Ig de se mettre dans l'un d'entre eux, avant de m'installer sur l'accoudoir du second où Hannibal s'était assis. Je l'assistai pour servir le vin et l'ambiance se détendit enfin.

« Qui est ce charmant jeune homme que nous avons aperçu en arrivant ? » Demanda Lady Murasaki, en souriant.

« Ignatus… »

« Mørck. Ignatus Mørck. » Compléta Ig.

Et je me rendis compte que nous ne connaissions pas son nom de famille. Cela sonnait scandinave. Avec un physique comme le sien, ce n'était pas si étonnant.

« Nous ne nous connaissons pas depuis longtemps mais… » Continua-t-il.

« Ignatus est un danseur de talent. » Le coupa Hannibal. « Je vais financer ses études au Conservatoire. Je souhaite l'aider, comme vous m'avez aidé quand j'en avais besoin. »

L'enfoiré. Il n'aurait pas pu choisir meilleure méthode pour annoncer la chose. Ainsi, Ig ne pouvait décemment pas refuser. D'ailleurs, son regard choqué parla pour lui, mais il n'ouvrit pas la bouche pour le détromper.

« C'est une bonne chose que vous tendiez la main, comme j'ai pu le faire pour vous. Cela est bon pour l'âme et vous rend certainement plus humain. »

« Hannibal est plus humain que la plupart des gens que je connais. » Intervins-je d'un ton acide.

« Voici donc le fameux William. Chiyoh n'a pas menti, c'est un vrai lion. »

« Oh, et qu'a-t-elle dit d'autre ? » La questionnai-je, en jetant un regard en biais à la jeune Japonaise.

« Qu'il ne fallait pas se fier à votre visage d'ange. Et que vous aviez embrassé l'obscurité de mon cher neveu, autant que sa lumière. »

« Une formulation bien poétique pour dire que je suis amoureux de lui. » Son regard cilla une fraction de seconde et je m'engouffrai dans la brèche. « Était-ce aussi votre cas, Lady Murasaki ? »

J'avais visiblement tapé dans le mille, puisqu'elle détourna les yeux. La main d'Hannibal se posa sur mon genou, dans un geste d'affection, autant que pour me calmer. L'idée ne m'atteint pas réellement, ni ne me choqua. Après tout, ils n'avaient aucun lien de sang et un destin tragique commun en avait fait les deux seuls survivants d'une illustre famille dont même le nom avait disparu des mémoires. J'étais même plutôt reconnaissant que le jeune Hannibal ait eu quelqu'un pour s'occuper de lui. Mais je voulais avant tout qu'elle sache qu'il n'était plus seul, à présent.

« Comptes-tu rester à Paris ? » Demanda-t-elle, en changeant radicalement de sujet.

« Aussi longtemps que possible. » Répondit Hannibal.

« Aussi longtemps que la police ne sera pas sur vos traces, donc. » Reformula-t-elle, d'un ton las, en buvant une gorgée de son verre.

Ignatus tressaillit légèrement, mais ne fit aucun commentaire. J'échangeai avec lui un regard rassurant. Lady Murasaki me déconcertait. Il était difficile de dire si elle était contente de revoir Hannibal ou non. Mais elle s'était bien déplacée ici pour une raison, et ce n'était probablement pas juste pour lui taper sur les doigts. Elle l'aimait toujours, mais n'avait jamais su accepter entièrement ce qu'il était. Et Hannibal l'avait sûrement aimée aussi. Je pouvais le voir, maintenant que je la rencontrais enfin. Ses bonnes manières, sa posture, sa façon de parler, de bouger, tout lui venait d'elle, et peut-être d'autres choses encore. Et tout comme elle ne savait pas sur quel pied danser, je n'arrivai pas non plus à décider si je l'appréciais ou non.

Mais cette maison n'avait jamais été aussi pleine, depuis que nous y avions emménagé. Pleine de vie et de gens qui ne voulaient pas nous voir morts. Les chiens s'étaient calmés et allongés où il y avait de la place, le vin était bon et la compagnie plutôt agréable. Je choisis donc de lui laisser une chance.


On m'a demandé à qui ressemblerait Ignatus si je devais choisir un acteur. Donc, j'ai fait rapidement un montage tout pourri, pour vous donner une idée. Mais puisqu'on ne peut toujours pas poster d'image ici, je vous invite à aller le voir à la fin du même chapitre sur le site AO3 (pseudo : Sherlock_Spock)