LV
Like tomorrow doesn't exist
Note de l'auteur : Okay, je n'arrive pas à croire que j'ai écrit ça. Parfois, je m'auto-choc XD C'est venu comme ça, ce n'était pas prémédité, je le jure votre honneur !
Bonne lecture et ne mourrez pas trop.
Fannibal : De rien, ce fut un plaisir de l'écrire ^^ Quitte à couper au mauvais moment, autant reprendre au bon moment ;) J'adore la Nounou d'Enfer, je ne lasserai jamais de regarder les redifs XD Les mots crus viendront, Will arrivera à lui faire dire ce qu'il veut lol Will a bien fait joujou avec son coupe-papier ^^
Blue : Je ne trouve pas ça spécialement crade. C'est normal et naturel en fait. Et j'aime bien parsemer mon récit de détails profondément réels et banals, ça donne du relief aux actions. Will a un point de vue très masculin sur les hommes et très éclairé, puisqu'il en est un lui-même. Certes, tous les hommes ne sont pas comme il le dit et heureusement. Cynthia est dérangée, c'est certain et oui, elle y croit vraiment malheureusement.
Allongé sur le canapé du salon, entre rêve et réalité, mon corps voguait sur les flots tumultueux de mon inconscient. Je me sentais engourdi, parcouru d'ondulations, de palpitations. Mais mon cœur battait lentement, tranquillement, en rythme avec ma respiration profonde. Même la douleur dans mes bras et mon dos n'existait plus vraiment.
J'entendis le bruit d'une porte qui s'ouvre dans le lointain, la clenche qui pivote, le bruissement du battant, les couinements des chiens qui s'agitaient pour rentrer du jardin. Puis, la serrure qui se verrouille de nouveau, le frottement des lacets que l'on défait, le grincement du cuir, et mon nom chuchoté comme pour ne pas me déranger. Je sentis l'odeur des poils de mes compagnons, celle de la peau chaude d'Hannibal quand il pénétra dans le salon, ses pieds foulant silencieusement le carrelage.
Une caresse aérienne picota ma joue, deux lèvres frôlèrent mon front, le parfum d'Hannibal envahit mes narines, puis il s'éloigna. Le froissement du papier alimentaire, une inspiration, le chuintement de la porte du frigo.
« Je ne suis ni boucher, ni chirurgien. Donc j'ai tapé dans la cuisse. Le muscle est facile à prélever. »
Ma propre voix me paraissait étrangère, comme si les mots avaient été prononcés par une autre personne.
« Tu as bien fait. Où se trouve le reste ? »
« J'ai inauguré le gros congélateur de la cave. Il fallait bien qu'il nous serve un jour. »
« Parfait. » Conclut-il, de nouveau proche de moi.
Une main souleva mes jambes, le sofa s'affaissa sous son poids, mes mollets furent posés sur ses genoux, il caressa mes tibias à travers le jean que j'avais passé après mon bain.
« Je suis désolé. » Dis-je dans un murmure las, toujours sans ouvrir les yeux.
« Pourquoi ? »
« Il va falloir changer le grand tapis de ton bureau. Je sais que tu l'aimais bien. »
« Ce n'est pas grave. »
Tant mieux.
« Comment était ta journée ? »
« Pas aussi intéressante que la tienne, je pense. Ne serais-tu pas mieux dans notre lit ? »
« Je voulais t'attendre. Que tu ne penses pas que j'avais disparu. »
Ce n'était pas les mots exacts, mais il comprit où je voulais en venir. Il resserra sa prise sur ma jambe.
« Je suis là, maintenant. Alors va t'allonger, pendant que je vérifie que tu n'as rien laissé derrière toi. Ensuite, tu me raconteras ce qui s'est passé. »
« J'ai l'impression d'être englué au canapé, comme si tu venais de me faire l'amour durant des heures. »
« C'est à cause des endorphines. L'effet va s'estomper. » M'apprit-il, avant de se lever.
Il reposa mes jambes, avant de glisser une main sous mes omoplates et l'autre derrière mes cuisses, puis me souleva en expirant brusquement. Je posai ma tête contre son épaule et n'eus aucun scrupule à me laisser bercer par le rythme de ses pas lourds sur le sol et dans l'escalier qu'il gravit en réajustant sa prise. Puis il tourna, poussa une porte avec son pied, et je fus posé sur le matelas.
« Dors. Je viendrai te réveiller pour dîner. »
« Hum hum. » Marmonnai-je, en m'installant confortablement.
Il baisa doucement mes lèvres, puis quitta la pièce.
…
Je dus m'assoupir un certain temps, car quand je revins aux portes de la conscience, je pus percevoir à travers mes paupières closes que la luminosité avait grandement baissé dans la chambre. Mes idées étaient bien plus claires et je me sentais reposé, mais décidais de ne pas bouger tout de suite. Je tendis l'oreille, à l'affût du moindre bruit, pour essayer de déterminer la position d'Hannibal dans la maison. Le grincement d'une marche me renseigna. Comme s'il avait senti que j'étais réveillé, il gravit l'escalier, et quelques secondes plus tard, son aura était en expansion dans la pièce. Il s'assit à côté de moi et caressa mes boucles brunes.
« J'allais préparer le dîner. Veux-tu te joindre à moi ? »
J'ouvris les yeux, quand sa voix vola jusqu'à moi. Il avait retroussé les manches de sa chemise et marchait pieds nus. J'aimais être le seul à avoir le privilège de le voir dans ces moments où il se relâchait. Son invitation était tentante, mais j'avais autre chose en tête dans l'immédiat. Ce n'était pas mon estomac qui réclamait mon attention. Pas tout de suite.
Il dut le lire clairement dans mon regard, car l'ambiance changea dans la chambre. L'air s'alourdit entre nous, vibra d'une manière différente. Il esquissa un geste, mais je fus plus rapide, empoignai son col, et le plaquai au matelas en faisant sauter un bouton dans la manœuvre. Puis j'enjambai son bassin, aplatis une main sur son épaule pour le maintenir en place et déboutonnai de l'autre. Il me regarda batailler avec les minuscules ronds de plastiques, en haussant un sourcil interrogateur. Puis j'ouvris sa ceinture et son pantalon dans des mouvements secs et déterminés, faisant claquer la lanière de cuir. Son regard suivit chacun de mes gestes.
« Puis-je… »
« Non. Je vais te prendre sur ce lit, et je vais le faire maintenant. » L'intimai-je au silence, en reculant pour lui retirer ses vêtements, avant de les jeter au sol.
Ne lui restait que sa chemise grande ouverte sur son torse nu et je décidai de la laisser. J'agrippai ses hanches, le tirai à moi pour l'appuyer sur les cuisses, l'obligeant à éclater ses jambes pour me laisser la place de m'imposer entre elles.
« Tu es encore habillé. » Constata-t-il, en nouant ses chevilles dans le bas de mon dos.
« Et je compte le rester. » Répondis-je, en me contentant d'ouvrir mon jean et de l'abaisser légèrement.
« Pourquoi ? »
« Parce que tu aimes ça. » Affirmai-je, en me saisissant de son érection bien présente contre mon bas-ventre.
Il siffla entre ses dents serrées et se cambra sur le matelas. Je pris la bouteille de lubrifiant qui traînait sur la table de nuit – l'une d'entre elles, et je ne savais pas combien il y en avait disséminé dans la maison – avant de l'ouvrir du pouce et d'en verser directement entre ses cuisses. Puis je plongeai mes doigts en lui sans préavis, en continuant à caresser son membre brûlant et dur dans ma main. Il tenta de rester impassible, juste pour le plaisir de me provoquer, en me regardant dans les yeux, mais montra des signes de faiblesse quand une phalange trouva sa prostate pour ne plus la lâcher. Il agrippa mon bras, tira sur mon t-shirt, ferma ses paupières en rejetant la tête en arrière, avança ses hanches vers moi.
Le voir dans cet état me bouleversait toujours profondément, parce que je savais qu'il ne se donnait qu'à moi. Que j'étais le seul à le voir dans une position aussi vulnérable.
Je retirai mes doigts et le relâchai alors qu'il semblait au bord de la jouissance, le laissant offert, quémandeur, ouvert, sous mes yeux. Il me défia du regard, le souffle lourd et rapide. Je lui souris malicieusement, avant de m'enfoncer en lui d'un coup de reins brutal qui lui arracha une plainte presque suppliante, me priant de continuer. Ses mains empoignèrent mes fesses, ses genoux remontèrent contre mes flancs et je passai mes bras en dessous, avant de me pencher sur lui, en m'insinuant un peu plus ardemment dans son corps. Je serrai les draps dans mes poings, donnai de l'amplitude aux mouvements de mes hanches, frappai dur et fort contre ses cuisses. Il releva la tête, m'emporta dans un baiser chaotique, passionné, étouffant ses gémissements contre mes lèvres.
Notre étreinte fut brève, emportée, brusque, et nous précipita dans un orgasme ravageur qui nous terrassa presque en même temps.
Nous restâmes un certain temps, imbriqués l'un à l'autre, sur les draps froissés, alors que la nuit tombait pour de bon, nos souffles mêlés et nos mains effleurant nos peaux moites.
« Raconte-moi ce qui s'est passé. » Me demanda-t-il soudainement, en glissant ses doigts dans mes cheveux.
« Tu veux parler de ça, alors que je suis encore en toi ? »
« Peut-être ai-je envie de t'entendre pendant que tu me fais l'amour une deuxième fois. » Chuchota-t-il en réponse.
Et sa voix se distilla comme un feu liquide le long de ma colonne vertébral pour aller embraser mon bas-ventre. Comment pouvait-il avoir ce pouvoir sur moi avec une simple phrase ? Il se mit à onduler doucement contre moi. Mon dos et mes bras encore douloureux ne semblaient pas du tout d'accord avec l'idée et, avant que je puisse trouver une posture plus confortable, il inversa nos positions sans se détacher de moi. Puis il s'appuya sur mon torse et trouva son propre rythme. Une cadence lancinante, presque douloureuse pour mon membre hypersensible. Je posai mes paumes sur sa taille, accompagnai les oscillations hypnotiques de son corps.
« Je t'écoute. »
Je ne répondis pas immédiatement, doutant de ma capacité à m'exprimer clairement, alors qu'il se servait de moi ainsi pour se procurer du plaisir.
« Je l'ai trouvé… Dans ton bureau… En arrivant. » Débutai-je laborieusement. « Je pensais que ce serait toi. Mais… J'ai rapidement compris… Que tu ne viendrais pas. Puis… Elle a dit toutes ces… Conneries… Sur elle et toi. Complètement folle… »
Mon discours était quelque peu décousu, et qu'il adopte un rythme plus dur ne m'aida absolument pas à rassembler mes souvenirs.
« Continue… Quelle arme as-tu utilisée ? »
« Un… Un coupe-papier… Je l'ai incité à se lever… Je voulais… Faire ça proprement. »
« Mon cher Will… » Me gratifia-t-il, en accélérant encore.
J'étais de nouveau au bord du gouffre et mes doigts se crispèrent sur ses hanches.
« Je lui ai planté… Dans le cœur. Je ne pensais pas… La lame s'est enfoncée si facilement… Je savais que ça saignerait moins… Que si je l'égorgeais… Elle s'est effondrée instantanément… Elle avait cet air surpris… Figé sur son visage. »
L'image s'imposa dans mon esprit et je fus quelque peu confus de jouir violemment en me souvenant de l'argent plongeant dans la poitrine de Cynthia et son sang chaud sur ma main.
Hannibal continua, implacable, alors que la sensation commençait à devenir presque insupportable. J'enfonçai mes ongles dans sa peau, y laissai des marques rouges en forme de demi-lunes, alors qu'il se prenait en main en gémissant. Sa tête bascula en arrière et il vint sur mon ventre, mon torse, en murmurant mon nom. Magnifique.
…
L'eau tiède de la douche effaça les dernières traces de nos ébats et soulagea mon corps perclus de courbatures. Les mains d'Hannibal qui faisaient mousser le gel douche sur ma peau détendirent mes muscles. Ses lèvres chaudes embrassèrent ma nuque, mon cou.
« Qu'as-tu fait ensuite ? » M'incita-t-il à reprendre.
« Je l'ai enroulée dans le tapis et descendue dans la cave, avant de l'allonger sur le sol. Je me souviens qu'elle était beaucoup plus lourde que son physique le laissait paraître. Puis je suis remonté t'emprunter un couteau, dans la cuisine. J'ai longuement réfléchi, pour finalement choisir la cuisse, facile d'accès. Le désossage, c'est dans mes cordes et j'ai pensé que ça te plairait. »
« Je sais déjà comment je vais l'accommoder. Avec une marinade au vin rouge, du piment et des pommes de terre grenaille au laurier et à l'ail. »
« Cela semble très appétissant. »
Il m'embrassa, appréciant visiblement le compliment.
« Tu surpasses la moindre de mes espérances, Will. »
Je me blottis contre son torse, alors que l'eau cascadait sur nous et que ses bras se refermaient sur moi.
…
Nous investîmes la cuisine, où les chiens nous suivirent comme les Juifs avaient suivi Moïse dans le désert. Le temps qu'Hannibal prépare les ingrédients sur le plan de travail, je mitonnais rapidement deux gamelles bien remplies qu'ils dévorèrent en quelques minutes. Je les observai se régaler, heureux qu'ils soient simplement là, puis distribuai quelques caresses, avant de me laver les mains et d'enfiler mon tablier de sous-chef.
Les petites pommes de terre grenaille furent lavées et finirent dans une cocotte, avec leur peau, de l'huile d'olive corsée, de l'ail et des feuilles de lauriers parfumées.
Le persil et la coriandre furent effeuillés et ciselés. Le piment égrainé, puis haché finement. L'ail épluché, dégermé, découpé. Le vin épicé, aromatisé du jus d'un citron. Puis la marinade fut réservée.
La viande, enfin, fut détaillée, coupée en fines tranches qui me firent penser à des bavettes de bœuf.
Durant la cuisson des patates, je mis la table, pendant qu'Hannibal nettoyait le plan de travail et ses ustensiles. Il était très méticuleux avec la propreté de sa cuisine. On aurait presque pu y opérer quelqu'un. Hannibal, dans les coulisses de ses repas, ne voulait l'aide de personne. Carole, la femme très discrète, à qui je n'avais parlé qu'en de rares occasions, et qui faisait le ménage chez nous une fois par semaine, n'avait pas le droit de mettre les pieds dans cette pièce sacrée. Il aimait réellement cette activité plus que beaucoup d'autres qu'il pratiquait pourtant avec autant de ferveur. La cuisine était une passion dévorante pour lui et il n'était pas loin de me refiler le virus. J'aimais les odeurs, les textures, les couleurs, les crépitements dans les casseroles, les claquements des couteaux sur la planche, et finalement, l'explosion des saveurs en bouche. Les sens étaient à l'honneur dans cette pièce et Hannibal affichait toujours un air détendu et un petit sourire.
Je le regardai avec un plaisir non-dissimulé, quand il ouvrit la cocotte, sembla satisfait, et sortit une poêle grill qu'il posa sur un feu avant d'y verser un filet d'huile d'olive. Le liquide doré chauffa, embauma l'air, grésilla doucement. Puis Hannibal sala la viande et trempa deux morceaux dans la marinade, avant de les mettre à griller. La poêle chanta, je mis les restes au frigo, et il fit cuire la viande rapidement, deux minutes sur chaque face. L'odeur me fit saliver sans que je puisse l'empêcher.
Puis il dressa les deux assiettes généreusement. Le plat était copieux. Exactement ce qu'il me fallait pour récupérer de cette journée harassante. Nous nous installâmes à la table de la salle à manger dans le calme d'une soirée de fin d'été. Les températures baissaient enfin, une brise fraîche entrait par une fenêtre ouverte. Hannibal mit de la musique pour accompagner notre dîner, je reconnus la patte de Chopin.
La nourriture était délicieuse, comme à chaque fois. Une exécution rapide et sans douleur est toujours synonyme de chair tendre et goûteuse. Et mon ressentiment pour la jeune femme ne s'éteint totalement que quand mes dents la mâchèrent et qu'elle remplit mon estomac. L'avoir tué seul et le plaisir que j'en avais retiré – qui n'avait rien à voir avec ce que j'avais ressenti en étranglant Jack – rendirent l'expérience transcendante. Je me sentais presque euphorique, empli d'un sentiment d'accomplissement. Bedelia avait tort, tellement tort. Je ne tolérais plus seulement les appétits d'Hannibal, nous les partagions. J'avais tué sans sa participation, et il ne m'avait pas abandonné. Cela n'arriverait pas. Sinon, je jurai devant Dieu que je le tuerai de mes mains.
…
Le jour se leva sur nos corps enlacés, et avec lui, les détails que nous avions mis de côté la veille revinrent au premier plan. Hannibal devait partir travailler, mais nous devions réfléchir à un coupable à désigner pour le meurtre. Ce n'était pas la peine d'espérer que sa disparition passe inaperçue et elle était bien trop proche de nous pour que nous puissions nous permettre de laisser une enquête remonter jusqu'à nous. La police ne devait jamais s'approcher de cette maison. Nous devions les devancer et mettre les restes du cadavre et des preuves dans un lieu qui accuserait quelqu'un d'autre, si bien que les autorités n'iraient pas chercher plus loin. Cette personne devait, bien entendu, n'avoir aucun alibi au moment des faits et posséder un profil psychologique correspondant un minimum à ce dont on allait l'accuser.
La tâche serait ardue, mais étrangement, Hannibal semblait confiant. Le temps où il me cachait ses émotions était loin, maintenant. Je savais donc qu'il l'était réellement. Excès de confiance ou de zèle ? Je ne le saurai que quand il rentrerait. Mais il était évident qu'il avait une idée brillante derrière la tête.
« Je vais te donner une adresse. Attends que je t'envoie un SMS, plus tard dans la journée, peut-être même ce soir, dans ce cas, je rentrerai tard. Alors seulement, tu t'y rendras avec les restes que tu enrouleras dans le tapis. S'ils trouvent des fibres – et ils en trouveront – mais pas le tapis, ils se mettront à sa recherche. Il faut qu'il soit sur place. Tu cacheras le tout dans la cave de cette maison. Tu prendras également des organes que j'ai prélevés hier, pendant que tu dormais. Ils sont emballés dans un sachet en plastique, dans le réfrigérateur. Tu les rangeras au même endroit, une fois là-bas. Loue une voiture loin de chez nous pour faire le trajet et gare-toi là où on ne te verra pas. Fais ça le plus vite possible puis, rends le véhicule et rentre directement ici sans t'attarder. Ensuite seulement, préviens-moi. »
« Et l'arme du crime ? » Demandai-je, alors qu'il terminait de s'habiller.
« Je la prends avec moi, je vais en avoir besoin. »
« Que vas-tu faire ? »
« Nous avons besoin d'empreintes dessus, qui ne soient pas les nôtres. » M'expliqua-t-il.
« Celle de la personne qui habite dans cette maison. » Compris-je. « Se connaissaient-ils, au moins ? »
« Ce n'est pas nécessaire. Ils se sont rencontrés, c'est suffisant. »
« Très bien. Je me tiens prêt et j'attends ton signal. »
Il paraissait plus enjoué qu'inquiet. Ce nouveau jeu lui plaisait manifestement. La dernière fois qu'il avait fait accuser quelqu'un d'autre à sa place, c'était moi, et je savais d'expérience que s'il voulait être au-dessus de tout soupçon, il avait les facultés pour. Qui que soit cette personne, elle n'arriverait jamais à prouver son innocence, à moins qu'il le veuille. Et nous ne lui viendrons certainement pas en aide.
