LVIII
I'm holding on for dear life
Note de l'auteur : La grippe, les amis. La grippe, c'est la mort de l'art. Après quatre jours alitée, je publie enfin la suite. Pardonnez-moi, mais quand mon cerveau s'écoule par mon nez et que ce qu'il en reste est envahi par la fièvre, je ne suis pas très productive XD En ce qui concerne ce chapitre, j'ai coupé la poire en deux. Pour ne pas froisser ceux qui ne voulaient pas que ça se reproduise et pour satisfaire ceux qui n'étaient pas contre l'idée. Le but n'étant pas, cette fois, d'explorer les limites de la relation d'Hannibal et Will, mais de mettre un point final à certaines choses. L'étau se resserre et il faudra bientôt mettre les voiles.
Bonne lecture et ne soyez pas trop sévère, je ne suis toujours pas au mieux de ma forme, même si ça va mieux.
Fannibal : Merci ! ^^ Hannibal est un grand romantique qui ne s'assume pas XD et le pauvre Will encaisse comme il peut. J'aimais l'idée de l'étreinte animale, à même le sol, ça leur ressemble aussi je trouve.
Blue : Si tu comptes sur mes finances pour ton enterrement, tu finiras dans un cercueil en sapin, dans la fosse commune XD Will est vulgaire, mais pas suicidaire XD Hannibal ne tolérerait pas trop de vulgarité. Mais j'aime en glisser de temps à autre dans mes dialogues. Si tous les entraînements se finissent comme ça, Will va finir à l'hôpital XD
Tout commença par la disparition de Svetlana Siméon. Les journaux ne parlaient que de ça. Stanislas était riche, influent et plus connu que je ne le pensais, si bien que, quand il avait signalé que sa femme était introuvable, il n'avait pas eu à attendre les quarante-huit heures réglementaires avant l'ouverture de l'enquête. Un bon point pour lui, qui pouvait également jouer en sa défaveur par la suite. Quand les corps commenceraient à sentir et qu'ils seraient découverts, l'on croirait à coup sûr qu'il avait prévenu les autorités pour brouiller les pistes.
En ce qui concernait Cynthia, si elle avait de la famille, soit ils n'avaient pas encore remarqué son absence, soit ils ne s'inquiétaient pas pour le moment. Et le lien entre les deux affaires ne serait sûrement pas fait, avant que l'on trouve les cadavres. À partir de là, seulement, les choses risquaient de se précipiter.
Mais la seule attitude à afficher, était de ne rien faire d'inhabituel, de continuer notre vie comme si tout était normal. Un voyage ou un déménagement nous feraient immédiatement paraître suspects. Nous devions rester disponibles et absolument normaux en apparence.
Hannibal semblait rodé à l'exercice et retourna travailler plutôt de bonne humeur, alors que je sursautais dès que j'entendais le téléphone et m'attendais à ce que l'on sonne à la porte à n'importe quel moment.
Nous vivions cachés depuis de nombreux mois maintenant, avec au-dessus de nos têtes, la menace constante d'être découverts. Mais pas comme ça. Peut-être que la bulle dans laquelle nous demeurions était sur le point de voler en éclat. Parce que je n'avais pas supporté que cette femme s'approche d'Hannibal.
Une part de moi voulait courir à l'étage et préparer nos bagages pour être prêt à dégager à la première occasion. Mais Hannibal aimait trop jouer avec les autorités, pour simplement fuir. Un jeu que je commençais à apprécier également et qui finirait peut-être par nous mener à notre perte.
…
Hannibal prenait mon entraînement très au sérieux. J'essayais d'y mettre la même rigueur, même si cela n'avait jamais été ma tasse de thé, et décidai donc de consacrer une partie de mon après-midi aux exercices qu'il m'avait donnés. Dans cette perspective, je n'avais pas pris la peine de remettre les meubles à leur place, et me fis la réflexion qu'une salle prévue à cet effet ne serait pas de trop. Il faudrait y songer à notre prochaine adresse.
Je pris alors conscience que j'acceptais le fait que nous allions certainement bientôt quitter le pays. Quitter Nancy, Murasaki et probablement Chiyoh. Quitter Ignatus aussi. Le sourire du jeune homme m'apparut en pensée et cela me pinça le cœur. Je savais dès le début, que nous ne pouvions pas nous permettre de nous attacher aux gens. Mais passer son existence à courir n'était qu'une demi-vie. Et une demi-vie ne vaut pas une vie en soi. Partir, recommencer, flirter avec le danger, fuir de nouveau. Cependant, il était difficile de nous imaginer dans une maison, au milieu de nulle part, à vivre d'amour, d'eau fraîche et de pêche. Je l'avais supporté durant tant d'années, seul avec mes chiens, mais ce n'était plus mon dessein. Je ne voulais plus refréner mes instincts, renier mes besoins.
J'étais perdu dans mes pensées, torse nu au milieu du salon, essoufflé et transpirant, quand on sonna à la porte. Brusquement, toute la sueur couvrant ma peau sembla devenir glacée. Mais le coup de sonnette avait un je-ne-sais-quoi de familier et n'était pas insistant. De plus, les chiens n'aboyaient pas méchamment dans le jardin. Je m'obligeai donc à respirer calmement et à aller ouvrir sans trembler.
« Salut, » dit simplement Ignatus, ses cheveux d'or auréolant son visage à contre-jour.
« Salut, » répondis-je un peu bêtement, pris au dépourvu.
« J'imagine qu'Hannibal travaille, mais j'ai fini les cours pour aujourd'hui et on ne s'est pas vu depuis ma rentrée. Donc, j'ai pensé que… »
« Entre, » le coupai-je gentiment. « Tu n'as pas besoin d'une raison pour nous rendre visite. »
Il accepta volontiers et me précéda dans le salon, en laissant son regard appréciateur s'égarer sur mon corps dénudé.
« Je te dérange en pleine séance sportive ? »
« Hannibal m'apprend quelques trucs, j'étais en train de m'entraîner en espérant qu'il ne me mette pas trop vite au tapis, la prochaine fois. »
Ma réflexion le fit éclater de rire et je l'invitai à se diriger vers la cuisine.
« Tu me montres ? » Me demanda-t-il, espiègle.
« Une autre fois, peut-être, » répondis-je, en sortant deux verres d'un placard, avant de les poser sur le comptoir. « Qu'est-ce que je te sers ? » Enchaînai-je, en plongeant ma tête dans le frigo.
« Tu as peur d'être ridicule devant moi ? C'est mignon. »
Je suspendis mon geste et piquai un fard. Sans le regarder, je sortis une carafe de jus d'orange pressé le matin même, avant de nous servir.
« Comment se passent tes études ? »
« C'est très dur, le niveau est exigeant et j'ai l'impression de ne plus avoir aucune vie sociale. Mais c'est mon rêve et je ne voudrais y renoncer pour rien au monde, » admit-il, en acceptant de changer de sujet.
« Je suis heureux de l'entendre. »
Je bus une gorgée salvatrice, savourai la pulpe sucrée sur ma langue, avant de reposer mon verre.
« Tu me montres ? » Lui renvoyai-je malicieusement.
« Seulement si toi aussi. »
« Deal. »
…
Ignatus était gracieux, tout en restant ce qui le caractérisait. Un homme. Son corps mince et élancé avait gagné en muscle, ses gestes paraissaient plus sûrs, démontraient une maîtrise nouvellement acquise et dont il était visiblement fier. J'avais posé mon lecteur MP3 sur sa station et laissais l'appareil sur lecture alternative, alors que Ig se délestait de sa chemise. La voix particulière de Sia s'éleva dans la pièce, racontant qu'elle s'envoyait des verres en se balançant au chandelier, comme si demain n'existait pas, et Ig esquissa quelques pas rappelant le clip que j'avais déjà vu à la télévision. J'admirai ses progrès et l'élégance naturelle avec laquelle il se mouvait et lui fit part de mes compliments.
En contrepartie, il m'aida dans mon entraînement. Même si ses connaissances en combat rapproché se situaient bien en deçà des miennes, il suivit mes instructions et se plia volontiers au rôle d'adversaire passif, durant une heure éprouvante où je pris bien garde à ne surtout pas le blesser. Il ne s'agaça pas un seul instant d'être sans arrêt bloqué, plaqué, renversé. Pas comme moi la veille. Il n'y avait pas de violence en lui, ni de besoin de dominer l'autre. Il semblait même s'amuser de la situation et être impressionné.
« Si Hannibal te met au tapis, rappelle-moi de ne jamais me fâcher avec lui, » plaisanta-t-il.
Je l'aidai à se relever, en souriant, avant de nous resservir à boire dans la cuisine. Cela suffirait pour aujourd'hui. J'étais encore courbaturé et avalai presque un demi-litre d'eau, en espérant que ça me ferait du bien et pour me donner le temps de réfléchir.
Quelque chose clochait dans l'attitude du jeune homme. Les raisons de sa visite n'étaient pas très claires, pour commencer. Il s'était empêtré dans ses justifications et je l'avais coupé, en pensant à de l'embarras. Mais nous étions à moitié nus dans le salon depuis plus d'une heure et il semblait parfaitement à l'aise avec ce fait. Les mains s'étaient parfois attardées sur les corps, mais en totale connaissance de cause et sans volonté d'aller plus loin. Il ne craignait pas non plus qu'Hannibal rentre, puisqu'il n'avait posé aucune question à ce sujet et ne jetait pas régulièrement des coups d'œil vers l'entrée comme le ferait quelqu'un dans l'expectative. En apparence, il semblait tout à fait détendu, en réalité. Mais une chose tourmentait son esprit. Une chose dont il hésitait à parler. Cela devait donc être obligatoirement en rapport avec le versant sombre de nos vies, celui dont il ne voulait rien savoir. Avait-il appris ou deviné une information ? Je croisai son regard anxieux et compris que seule une attaque frontale serait efficace.
« Vas-tu me dire ce qui ne va pas ? »
Il réfléchit de longues secondes, cherchant ses mots.
« Quelqu'un est venu me voir à l'école. Une femme. Elle m'a posé des questions sur vous deux. »
« Quelle sorte de questions ? » Demandai-je calmement.
« C'est ça qui est bizarre. Je ne sais pas vraiment où elle voulait en venir. On aurait dit qu'elle voulait m'interroger, mais sans m'en dire trop, en restant très vague. Elle voulait savoir comment je vous avais connus, depuis combien de temps, quelle était la nature de notre relation, si je vous voyais souvent, si vous m'aviez parlé de vos passés respectifs, ce genre de choses. »
« Et que lui as-tu répondu ? »
« La vérité, dans les grandes lignes. Je n'avais aucune envie de lui parler de ce qui s'est passé entre nous. Et pour le reste, je ne sais presque rien. Je ne pense pas lui avoir été d'une grande aide. Puis, elle a voulu que je lui donne votre adresse, mais j'ai prétendu ne pas la connaître par cœur. Je pense qu'elle ne m'a pas cru, même si elle n'a pas insisté. »
« Je suis désolé. Je n'ai jamais voulu ça. Que tu te sentes obligé de mentir pour nous. »
« Ce n'est pas grand-chose, » balaya-t-il, d'un geste de la main.
« T'a-t-elle laissé une carte de visite ou un numéro où la joindre ? »
« Oui, » répondit-il, en sortant son portefeuille de son sac, avant de me tendre le rectangle en carton.
« Clarice Starling, » lus-je distraitement. Hormis le numéro d'un portable français, il n'y avait rien. Ni profession, ni adresse. « Pourquoi as-tu accepté de t'entretenir avec elle, si elle ne s'est pas présentée comme un agent de police ou un inspecteur ? »
« Elle semblait… Je ne sais pas… Vous connaître ? Et elle devait avoir le même âge que moi, à vue d'œil. Je ne me suis pas vraiment méfié sur le moment. J'aurais dû ? » S'inquiéta-t-il.
« Non. Tu as réagi de la bonne manière et tu t'es suffisamment mouillé pour nous. Clarice est une vieille connaissance dont nous attendons la venue depuis un certain temps. »
«Alors, pourquoi j'ai l'impression que sa présence est une mauvaise nouvelle et que vous allez soudainement disparaître sans laisser de trace ? »
J'aurais voulu lui dire le contraire, mais les mots restèrent coincés dans ma gorge et mon regard fut une réponse en soi.
…
Hannibal rentra peu de temps après. Ignatus avait décidé de l'attendre, comme s'il craignait de le voir pour la dernière fois. Je sortais à peine d'une douche, quand il arriva, et c'est ainsi qu'il nous trouva. Ig assis dans le salon nouvellement réaménagé et moi, en peignoir, en train de préparer la gamelle des chiens. Il eut l'air étonné de voir le jeune homme et lui sourit, avant de s'approcher de moi et de m'embrasser. Ses lèvres m'avaient manqué. Elles me manquaient toujours. Qu'il s'absente une heure ou dix. C'était sûrement quelque peu pathétique, mais je n'y pouvais rien.
« Que nous vaut le plaisir ? » Demanda-t-il ensuite.
« Ignatus a reçu une visite inattendue, » répondis-je, en désignant la carte restée sur le comptoir.
Il la prit entre ses doigts, étudia longuement le nom qui y était écrit, avant de la reposer, l'air songeur.
« Veux-tu rester dîner ? » Invita-t-il soudainement Ignatus.
Apparemment, le sujet était remis à plus tard.
« Seulement pour dîner ? » Lui renvoya-t-il, en souriant.
« Cela ne tient qu'à toi, mon jeune ami, » lui répondit Hannibal, en se mettant à l'aise avant d'investir la cuisine.
Il sortit une bouteille de vin et nous servit tous les trois, pendant que je faisais rentrer les chiens pour leur donner à manger.
« À vrai dire… Je ne suis pas venu que pour vous prévenir qu'on m'avait posé des questions sur vous, » admit-il, en se levant pour nous rejoindre.
Il prit son verre et un air mystérieux qui me fit lever un sourcil interrogateur.
« J'aimerais vous présenter quelqu'un. »
« Oh, » dis-je, surpris. « Comment s'appelle-t-il ? » Le questionnai-je, en me lavant les mains, avant de prendre trois assiettes dans le lave-vaisselle.
« Henry, » prononça-t-il à la française. « Il est peintre. »
« Un artiste. Exactement ce qu'il te faut. Mais, pourquoi nous le présenter ? » Demanda Hannibal, en sortant des ingrédients du réfrigérateur. « Pas que je sois contre l'idée, bien entendu, je suis même très curieux, mais que lui as-tu dit précisément ? »
« Rien. Je n'ai pas envie de tout foutre en l'air. Mais vous êtes avant tout mes amis, et c'est ainsi que j'ai parlé de vous. Je voudrais ton avis, Will. Tu sais, avec ton don… »
« Tu veux être sûr que ce n'est pas un gros con ? » Résumai-je.
« Oui. J'ai assez donné avec ce type de mecs. J'ai un bon feeling avec Henry, mais j'espérais que tu pourrais t'en assurer pour moi. »
« À condition que tu me laisses le choix des informations que je partagerai avec toi. Il vaut quand même mieux que vous appreniez à vous connaître. Donc, ne compte pas sur moi pour te conter toute sa vie par le menu. »
« C'est d'accord. »
« Je suppose que cela signifie que notre arrangement est terminé, » constata Hannibal, en s'affairant derrière ses fourneaux. « Tu es néanmoins le bienvenu à notre table, » ajouta-t-il, en souriant.
« Nous allons partager ce délicieux repas et je vais réfléchir à mon envie d'y mettre un terme ou non, » répliqua Ignatus, en faisant le tour du comptoir pour m'aider à mettre la table.
Au passage, il se colla au dos d'Hannibal et embrassa sa nuque, avant de sortir les couverts d'un tiroir. Je levai les yeux au ciel, amusé.
« Comptes-tu dîner en peignoir ? » Me demanda Hannibal, en jetant un œil critique à ma tenue.
« Je peux très bien l'enlever, » le provoquai-je, en tripotant le nœud de ma ceinture.
Il laissa échapper un ustensile et Ignatus éclata de rire.
« J'aimerais vraiment vivre une telle relation, un jour. Et si tu veux manger nu, ce n'est pas moi qui dirais non. »
L'idée me tenta, mais je décidai tout de même de monter enfiler une tenue correcte, par égard pour les bonnes manières de mon cher mari.
…
Je remuai doucement dans mon sommeil, quand un rayon de soleil atteint mon visage. Je sentis sa chaleur, avant de percevoir son éclat derrière mes paupières, et m'étirai longuement contre le corps collé à mon dos. Hannibal resserra son bras autour de mon torse, déposa un baiser sur mon épaule. Paresseusement, je tendis une main à l'aveugle, agrippai une hanche, et tirai le deuxième corps à moi. Ignatus se blottit contre moi, en marmonnant. Ainsi enveloppé, je somnolai encore un certain temps, avant de renoncer à me rendormir.
« Je vais être en retard, » Murmura Hannibal.
« Quelle heure ? » Demanda vaguement Ig.
J'ouvris un œil et décryptai les chiffres digitaux sur le radio réveil.
« Sept heures et demie. »
Ig retint une exclamation vulgaire et rejeta rageusement le drap.
« Tu as cours, ce matin ? » Le questionnai-je, alors qu'Hannibal s'asseyait sur le bord du matelas.
« Dans une demi-heure, je n'y serai jamais, » répondit-il, en cherchant frénétiquement ses vêtements dans la chambre.
« Je vais te déposer à moto. Tu seras à l'heure, » lui assura Hannibal, en enfilant un costume propre à la hâte.
« Merci. »
« Si je comprends bien, vous m'abandonnez, » plaisantai-je, en lançant un oreiller sur Hannibal, qu'il évita savamment.
Le coussin atterrit par terre et je me levai à mon tour, pour me serrer contre lui. Il accueillit mon corps nu dans ses bras et m'embrassa.
« Si vous continuez comme ça, personne n'ira nulle part, » intervint Ig, en riant.
Hannibal colla son front au mien et déposa un dernier baiser sur mes lèvres, avant de me relâcher.
« Je rentre pour déjeuner. Sois prudent. Je n'aime pas savoir Clarice Starling dans les parages. »
« Gérer l'imprévu, n'est-ce pas ? Je m'en sortirai, » répondis-je, en enfilant un boxer et un pantalon, pour m'occuper des chiens.
Ils étaient déjà agglutinés devant la porte d'entrée, quand nous descendîmes au rez-de-chaussée, leurs queues s'agitant dans tous les sens, impatients de sortir. Je leur ouvris et ils se précipitèrent dehors. Je les observai un moment, depuis le seuil, le temps se rafraîchissait et un frisson me parcourut. Deux lèvres chaudes se posèrent sur ma nuque, puis je laissai passer Hannibal. Ignatus le suivit.
« Tu nous présentes Henry quand tu veux, Ig. »
« Je vous tiens au courant, » m'assura-t-il, avec un sourire un peu triste, avant de m'embrasser une dernière fois.
Nous ne rencontrerions probablement jamais son ami, mais je n'avais aucune envie de le laisser partir sur une note négative. Alors, je les regardai mettre leurs casques et enfourcher la moto, en souriant, jusqu'à ce qu'ils disparaissent à l'angle, avant de refermer la porte.
