I miss you when I can't sleep
Or right after coffee
Or right when I can't eat
I miss you in my front seat
Still got sand in my sweaters
From nights we don't remember
Do you miss me like I miss you?*
Le jour qui suivit, Draco et Harry s'évitaient comme la peste, comme si rien ne s'était passé entre eux. Et pourtant tout avait changé, d'une façon inexplicable. Ils se regardaient, se jugeaient, repensant sans cesse à la passion torride et féroce qui les avait habités cette après-midi-là...
Harry avait essayé de revenir à la seule « normalité » qu'il connaissait, c'est à-dire, à détester Draco Malfoy et à peu près tous les autres Serpentard – tout en se rappelant qu'il aurait pu en être un. Il avait rassuré ses amis lorsque ceux-ci lui demandèrent qu'fût-il arrivé à son dos qui portait des marques rouges, faite par Draco bien sûr mais comment était-il censé leur dire ça ? Il avait invité une histoire à dormir debout en rapport avec le saule cogneur mais elle dû quand même être plausible puisque tout le monde y croyait.
Il avait essayé très fort, allant même jusqu'à inviter Ginny lors de la sortie à Pré-au-Lard mais maintenant qu'il a eu Draco, il se rend compte que personne ne peut l'égaler. Il aurait aimé dire que ce qui s'était passé entre eux deux n'avaient été qu'une sombre erreur, que cela ne se reproduirait jamais. Mais en vérité, il ne pensait qu'à lui, qu'à son souffle chaud dans son oreille, qu'à lui susurrant son nom. Et tout ça lui donnait des frissons et il voulait plus, l'envie le dévorait métaphoriquement de l'intérieur.
Chaque jour qui passait, il se demandait ce qui le retenait de ne pas coincer Draco dans un couloir ou dans une salle de classe inutilisée. Et chaque jour il se disait la même chose : Draco Abraxas Malfoy ne veut rien à faire avec toi.
Et peut-être que ce n'était pas vrai et qu'il le voulait mais qu' Harry essayait juste de se protéger lui-même en se disant ça. Parce que le problème avec lui c'est que tous ceux qui s'approchent de lui finissent par mourir. Sirius, son parrain, en est la preuve. Harry avait eu tellement d'espoir qu'ils puissent être une famille, celle qu'ils ont tous les deux toujours voulus. Et Bellatrix Lestrange (née Black) lui a arraché. Harry mentirait s'il disait qu'il ne rêvait pas réussir l'Impardonnable, il se mentirait sacrément bien.
Il devrait détester Draco pour être le neveu de la femme qui lui a enlevé son parrain mais il n'y arrive pas. Il n'y arrive pas, pas depuis ce qui s'est passé entre eux. C'est comme s'il était entré dans cet abîme au fond de lui que rien, ni personne, n'arrivait à reboucher et que lui y était parvenu. Et depuis, il était comme une partie de lui. Une partie qu'il détestait pour l'aimer.
Et décidant que c'était trop, qu'il ne pouvait continuer sans savoir ce que Draco pensait vraiment de lui, sans savoir s'il ressentait la même chose, il décida de lui donner rendez-vous.
C'est donc comme ça qu'il se retrouva dans la même salle où il avait rencontré Draco confectionnait un cadeau pour sa mère, cette même salle où ils avaient fait l'amour. Lorsque Draco arriva enfin, il était en retard de 10 minutes et semblait avoir pris une douche vu que ses cheveux étaient trempés. Harry soupira de soulagement à sa présence.
« J'ai cru que tu ne viendrais jamais.
- Pour tout te dire, moi non plus. Répondit Draco, grattant sa nuque, légèrement gêné.»
Harry le trouvait vraiment mignon, là, comme ça. Ses cheveux n'étaient pas plaqués en arrière comme ils étaient habituellement, ils ressemblaient presque aux siens à vrai dire. Il détailla chaque partie de lui, comme s'il allait quitter la pièce et le laissé seul. Ses yeux, d'une couleur bleue virant au gris – celui des Black, ressortaient dans le noir de la pièce. Son nez aquilin et ses pommettes saillantes, montraient définitivement que son héritage était l'un des plus purs.
Lorsqu'il comprit qu'il regardait Draco avec insistance depuis plusieurs minutes et que celui-ci avait viré aux rouge pivoines s'en étant rendu compte également, il décida d'expliquer la raison de sa présence.
« Je... Si tu es là, c'est parce que j'ai besoin de te parler.
- C'est déjà ce que tu fais, Potter. Répondit le Serpentard, un sourire au coin des lèvres.
- Je pense qu'après ce qui s'est passé entre nous, on peut s'appeler par nos prénoms respectifs. »
Draco déglutit comme s'il comprenait juste maintenant de quoi ils allaient parlés mais il se reprit rapidement.
« Je t'arrête tout de suite, Potter. Ce qui s'est passé entre nous était une erreur et rien de plus, dit-il fermement.»
Voilà la chose qu' Harry redoutait le plus, que Draco regrette ce qui s'était passé entre eux ou qu'il nie fermement leur attirance mutuelle.
« Donc si je t'embrassais là maintenant et que tu me répondais ce serait juste une erreur ? Demanda-t-il, se rapprochant dangereusement de Draco jusqu'à le plaquer contre le mur.
- Oui, exactement. Répondit celui-ci, frissonnant lorsqu'il sentit leurs deux membres l'un contre l'autre. »
Alors il l'embrassa. Il l'embrassa comme il n'avait jamais embrassé quelqu'un et comme s'il avait attendu ça toute sa vie. Et soudain, Draco n'avait plus de doute et se laissa faire. Il attrapa Harry par le col et le retourna de façon à ce que ce soit lui qui soit plaqué contre le mur, avant de nicher sa tête dans le cou d' Harry. Draco ne s'arrêta pas là, il posa une main dans le cou d' Harry et l'autre se rapprochait de plus en plus vers le pénis du Gryffondor. Il eut du mal à passer outre la ceinture mais y parvint et Harry su que c'était là qu'ils devaient s'arrêter.
« Attends...Draco...Je veux te parler de quelque chose. Essaya tant bien que mal de dire Harry alors que son partenaire s'appliquait à lui faire des suçons.
- Tout de suite ? Grogna-t-il d'une voix roque.
- Oui, s'il te plaît. »
Draco se retira de son cou en protestant qu'il pouvait parler à un autre moment mais Harry insistait.
« Bon de quoi est-ce que tu veux parler ?
- Je...Je ne sais pas de ce qui se passe entre nous, de ce qu'on est. Répondit-il, hésitant.
- Et tu n'aurais pas pu me dire ça avant de me chauffer ?
- Tu refusais d'admettre que tu ressentais même juste quelque chose pour moi ! Répondit Harry, sur la défensive.
- Et c'est toujours le cas.»
Un silence se fit dans lequel Harry et Draco ne se quittaient pas du regard, aucun des deux ne souhaitaient lâcher leur position. Harry soupira et se lança.
« Je ne crois pas que tu comprennes ce que tu me fais, Draco. Tu...Depuis que nous avons fait l'amour, c'est comme si tu m'avais jeté un sort, comme si la seule chose que je pouvais faire c'était penser à toi. Chaque mot que tu as prononcé lorsque nous étions ensemble est comme tatoué en moi et même si j'essaye de les effacer, tout ce que cela m'apporte est du sang. Et qu'importe ce que j'essaye, ils sont toujours là. Chaque fois que je ferme les yeux, c'est toi que je vois sous mes paupières. Tu es partout. Et je ne peux pas me passer de toi, j'ai cru que je pouvais y arriver et que tout ce qui s'était passé n'était qu'une erreur. Mais j'ai réalisé que non, que j'essayais juste de me convaincre que ce n'en était une que pour ne pas me blesser. Je me fais du mal quand je suis avec toi mais je me fais encore plus de mal quand tu n'es pas non plus là. Alors si je dois être blessé autant que ce soit dans tes bras, avec tes caresses et tes baisers.»
Draco qui était d'habitude si stoïque, apparaissait maintenant décontenancé et perplexe du monologue que venait de lui faire Harry. Et alors qu'il ne disait rien, la peur commençait à former une boule dans le ventre d' Harry.
« S'il te plaît, dis-moi que ce que je ressens n'est pas réciproque mais au moins dis-moi quelque chose.
-Je..»
* Paroles toujours tirées de la chanson I hate u, I love u de Gnash et d' Olivia O'Brien.
Note de l'auteur : Il y a comme vous devez vous en doutez une suite en préparation. J'espère en tout cas que vous avez apprécié le chapitre et je vous dis à bientôt, j'espère, pour le suivant.
